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La Comtesse Anna de Noailles (1876-1933) a été l'une des figures les plus marquantes du monde littéraire du début du XXème siècle. A la fois aristocrate séduisante et femme de lettres incontournable, elle fascinait ses pairs par son génie poétique, incarnant une sorte d'icône féminine. Sa mort l'a pourtant plongée dans l'oubli. Nous la redécouvrons aujourd'hui avec cette première édition de Passions et Vanités, recueil de trois chroniques parues dans la revue Vogue en 1926 et de deux textes lyriques datant de 1912 et 1913.
Alors que la poésie du XVIII° siècle se perd dans les mondanités fugitives et le rationalisme didactique, il semble que les poètes créoles redonnent souffle et vie à une littérature néoclassique de plus en plus en désaccord avec l'histoire : Parny (1753-1814), Bertin (1752-1790), originaires de l'île Bourbon, et le Guadeloupéen Léonard (1744-1793) déplacent les sources d'inspiration, développent le sentiment de la nature et de la passion. Mais, dans quelle mesure l'origine créole de ces trois poètes marque-t-elle leur vision du monde et leur travail sur la langue ? Il s'agit de redonner à ces poètes oubliés par l'histoire le statut de rénovateurs, dans le cadre de l'élégie et de l'idylle, mais aussi du poème en prose. Ce second volume continue d'étudier les oeuvres de Bertin (Mélanges, Lettres) et s'intéresse aux oeuvres de Léonard.
Alors que la poésie du XVIII° siècle se perd dans les mondanités fugitives et le rationalisme didactique, il semble que les poètes créoles redonnent souffle et vie à une littérature néoclassique de plus en plus en désaccord avec l'histoire : Parny (1753-1814), Bertin (1752-1790), originaires de l'île Bourbon, et le Guadeloupéen Léonard (1744-1793) déplacent les sources d'inspiration, développent le sentiment de la nature et de la passion. Mais, dans quelle mesure l'origine créole de ces trois poètes marque-t-elle leur vision du monde et leur travail sur la langue ? Il s'agit de redonner à ces poètes oubliés par l'histoire le statut de rénovateurs, dans le cadre de l'élégie et de l'idylle, mais aussi du poème en prose. Ce premier volume s'intéresse aux oeuvres de Parny et de Bertin.
A la fois poète, éditeur et traducteur, Vincent Campenon (1772-1843) est en 1813 le premier membre guadeloupéen de l'Académie française. Mêlant le vers et la prose, son oeuvre est diverse et parfois surprenante. Léonore, la Juive de Cambrai, Marie Stuart ou Louise de la Vallière s'expriment en effet par la plume de Campenon, qui s'institue à la fois amante, mère et soeur.
Jamais dans le monde il n'y eut, comme aujourd'hui, un plus grand nombre d'organistes capables d'écrire - ou d'exécuter avec un talent de premier ordre - préludes, fugues, fantaisies, chorals, sonates ou symphonies. Peut-on prévoir dans quel sens évolueront les artistes, riches d'études et d'observations, qui voudront créer - pour l'orgue - un style nouveau ? Fiers du passé et du présent, nous demeurons sans inquiétude en face de l'avenir, car l'auguste instrument se défend lui-même ; il réclame de l'éloquence "don de l'âme", et sa grande voix, élément d'éternité, est invendable. Félix Raugel