Memoires Et Temoignages
La réédition augmentée des Mémoires de Gérard Filoche, figure de la gauche française, à paraître pour les 50 ans de Mai 68. Le témoignage d'un acteur clé des événements.
Jerry vit avec sa femme Ketty et leurs trois enfants, Jeremy, Anne-Laure et Alizée, à La Réunion. Nous sommes en 2008. Anne-Laure a 10 ans, elle entre en sixième.Elle dit être sujette depuis quelques temps à des migraines violentes. Inquiets, ses parents décident de l'emmener consulter. Mais au moment de l'examen ophtalmologique, tout s'interrompt brutalement : le médecin envoie immédiatement Anne-Laure aux urgences pédiatriques.Jerry et Ketty n'auraient jamais envisagé le pire. Lorsque le diagnostic tombe, c'est un choc : Anne-Laure a une tumeur au cerveau.Débutent des allers-retours à Paris, à l'Institut Curie. Jerry reste au chevet d'Anne-Laure, Ketty doit rentrer à La Réunion. La vie continue : même épuisée, Anne-Laure retourne à l'école, comme tous les enfants. Un quotidien ballotté entre espérances, désillusions, et douleurs...En 2010, lorsque la tumeur récidive, les espoirs d'Anne-Laure et de sa famille s'étiolent. Face à l'issue inévitable, celle-ci fait preuve d'un courage bouleversant...
En juin 2012, Raïf Badawi, 28 ans, est arrêté et jugé pour apostasie et insulte à l'islam. Son crime : avoir prôné sur Free Saudi Liberals, blog qu'il a créé, la libéralisation du royaume saoudien Il y défendait notamment le droit d'être athée. La justice le condamne à une peine de dix ans d'emprisonnement, assortie de mille coups de fouet. Détenu depuis 4 ans, il a reçu en janvier 2015 50 coups de fouet, ce qui a suscité l'indignation du monde entier.Aujourd'hui, Ensaf Haidar, son épouse depuis 2002, dénonce l'injustice et les sévices infligés à son mari. Exilée à Sherbrooke (Québec) avec ses trois enfants, elle en appelle aux responsables internationaux. Son combat ne cessera que lorsque Raïf aura été libéré. Car Raïf Badawi n'est pas seulement un militant des droits de l'homme : le lauréat du prix Sakharov 2015 est devenu un symbole mondial de la liberté.Ce livre est le témoignage de leur parcours, et du combat que mène Ensaf Haidar pour libérer son mari.
Parfois, une relation amoureuse nous détruit, au lieu de nous épanouir. Hélène Montel, victime d'un manipulateur, relate la manière insidieuse, sournoise, mais terriblement efficace utilisée par son mari afin de l'anéantir, tant psychologiquement que physiquement.Humiliée, déstabilisée, elle trouve le courage d'échapper à Dominique qui, tel un vampire affectif, n'a de cesse de la vider de toute volonté et d'esprit critique. À force de combats contre ses propres peurs et fantômes, Hélène parviendra pourtant à se reconstruire et à aimer de nouveau.Comment procède un pervers narcissique ? Comment lui échapper ? Et surtout, comment se reconstruire après avoir été victime d'un tel prédateur?Au-delà du témoignage, ce livre est un message d'espoir donné aux femmes sous emprise.En complément de ce récit, une psychologue donne son point de vue.
Une commune est un balcon d'observation de la vie sociale française sans égal. Au-delà de son parcours, l'auteur raconte, au quotidien, les petits et grands événements de sa vie de maire, de conseiller général du canton de Maurepas et de vice-président du Conseil général des Yvelines. Mieux : il dit dans quelles circonstances il s'est présenté pour la cinquième fois à l'élection municipale... et a été réélu !Le livre d'un homme de conviction attaché à la défense du bien commun comme à une certaine idée de la France.
Les hommes roulaient en DS ; les femmes portaient des mini-jupes dessinées par Mary Quant. Dans les transports, on donnait son ticket à un poinçonneur. La musique s'écoutait sur 45 ou 33 tours. Plus tard, le walkman fera l'effet d'une révolution. Dans les salles de cinéma, des ouvreuses nous menaient à notre fauteuil. Les films, eux, étaient vus d'abord sur grand écran, puis en VHS.Dans ce Dictionnaire des choses perdues, Patrick Poivre d'Arvor se rappelle un temps où la crise était loin, une époque heureuse qui mérite d'être célébrée.En se livrant, de façon intime, il la fait revivre les apéritifs d'antan, l'âge d'or des paquebots, les biscuits que son grand-père lui ramenait de ses voyages ou les Dinky Toys qu'il collectionnait enfant...Par petites touches personnelles, il brosse le roman des Trente Glorieuses.
Qu'est-ce que le cancer ? Comme se forme-t-il ? De quels moyens thérapeutiques disposons-nous pour le combattre ? Quelle démarche psychologique adopter face à la maladie ? Autant de questions auxquelles Marcel Angenault répond avec simplicité, grâce aux témoignages des acteurs du combat qu'il a rassemblés dans ce livre, et en montrant aussi qu'il est possible de sortir vainqueur de l'épreuve. Le livre rassemble en effet les contributions de tous ceux qui luttent au quotidien patients, infirmières, médecins, psychologues, responsables de soins palliatifs.
Le 1er mai 1944, Jacques et Madeleine Goldstein sont débarqués sur la rampe d'Auschwitz et immédiatement séparés. Déportés dans le même wagon au départ de Drancy, ils comprennent qu'ils n'ont aucune chance de se revoir et échangent un ultime baiser. Sous les coups des SS, parmi les aboiements des chiens, à la lumière des projecteurs, Jacques voit disparaître Madeleine. Transféré à Auschwitz, il survit aux travaux forcés. Le 17 janvier 1945, devant l'imminente arrivée des Soviétiques, il est transféré à Buchenwald, puis prend part à la " marche de la mort ". Une épreuve que Madeleine, toujours loin de lui, ne peut endurer : elle s'écroule dans un fossé, au risque d être aussitôt abattue. Le soldat allemand ne se donnera pas cette peine Un mois plus tard, en mai 1945, accueilli à l Hôtel Lutetia, Jacques apprend que Madeleine a survécu. Alors qu'il peut à peine tenir sur ses jambes, il échappe à la surveillance médicale et se précipite dans le hall pour partir retrouver sa femme, à Lyon au moment même où celle-ci franchit la porte à tambour du grand hôtel parisien ! Cette histoire incroyable, Jacques et Madeleine ont attendu près de soixante ans pour la raconter. Années 30 : c'est à Montmartre, dans la classe d'hébreu et d'instruction religieuse des demoiselles Israël, que s'étaient regardés pour la première fois ces deux " gamins de Paris " que rien ne destinait à affronter l'innommable. Engagés dans la Résistance, arrêtés en janvier 1944, ils ont survécu à l'enfer. Ce livre est le récit de la jeunesse, du combat, de l'épreuve et du retour à la vie de deux "Titis parisiens ", mariés en 1939, miraculés en 1945.
Place Saint-Pierre de Rome, 13 mai 1981. Un homme caché dans la foule fait feu à deux reprises sur Jean-Paul II. Le pape, bien que gravement touché, s'en sortira miraculeusement.Cet homme, à qui Jean-Paul II accordera par la suite son pardon, est un jeune Turc, âgé alors de 23 ans : Mehmet Ali Agca.Pour la première fois, ce dernier revient sur sa vie tumultueuse. Petit voyou sans grande envergure, il fait partie d'un gang de rue avant d'être enrôlé par Les Loups Gris, groupuscule islamiste d'extrême droite antichrétien, antijuif et anti-Occident.Son premier fait d'arme majeur - l'assassinat en 1979 d'un journaliste turc - lui vaut d'être emprisonné dans la prison la mieux gardée du pays, dont il parvient à s'échapper. Il gagne alors la Bulgarie et divers pays du Proche-Orient avant de pénétrer en Italie sous une fausse identité pour y accomplir sa mission...Dans ce témoignage, il dévoile le nom du commanditaire de l'attentat contre Jean-Paul II. Une révélation qui bat en brèche les hypothèses les plus couramment admises...
Abandonnée par ses parents, Sameem passe les sept premières années de sa vie dans un foyer en Angleterre : des années heureuses et insouciantes.Tout bascule avec le retour de sa mère,qui arrive du Pakistan avec le reste de sa fratrie. Lorsqu'on lui dit que sa famille désire la retrouver, Sameem est d'abord impatiente à l'idée de commencer une nouvelle vie. Cependant, elle ne trouve qu'une maison insalubre où elle est assignée à des corvées et se sent étrangère : la culture et la langue pakistanaises lui sont inconnues. Surtout, elle devient le souffre-douleur de la famille et son malheur la mène à l'automutilation.Aussi quel n'est pas son enthousiasme lorsqu'elle prend l'avion avec sa mère pour le Pakistan. Elle a 13 ans. Cependant, les prétendues vacances virent au cauchemar. Sameem est mariée de force à un parfait étranger, qui abuse d'elle. Deux mois plus tard, enceinte, elle retourne à Glasgow où elle est de nouveau maltraitée par sa famille.Ce n'est qu'après avoir rencontré le grand amour que Sameem décide de se libérer de ce cauchemar en s'enfuyant vers Manchester accompagnée de son jeune fils. Mais elle ignore alors les représailles qui l'attendent - elle a bafoué l'honneur familial...
Le samedi 30 octobre 2004, Géraldine, la fille du comédien Roland Giraud, séjourne dans la résidence secondaire de la famille avec Katia Lherbier, une amie rencontrée deux semaines auparavant. Le 1er novembre, un dernier appel téléphonique constitue l'ultime signe de vie donné par les deux femmes. Après trois semaines de recherches, la police interpelle Jean-Pierre Treiber, garde forestier et ouvrier agricole, qui est arrêté en possession des cartes bancaires de Géraldine et Katia. En décembre 2004, on retrouve les corps calcinés des deux victimes au fond d'un puits, dans la propriété du suspect, à Villeneuve-sur-Yonne. Aujourd'hui, l'ex-femme du principal suspect, Marie Pascale Treiber, raconte son itinéraire, les années passées au côté de son mari, sa vision de l'affaire et de ses principaux protagonistes.
Joseph Bialot est l'un des rares Français à avoir vécu la libération d'Auschwitz. Entre le 18 janvier 1945, début de l'évacuation du camp et des marches de la mort, et le 27 janvier, date de l'arrivée des Soviétiques, la vie - ou la mort - de milliers de déportés s'est jouée en Haute-Silésie.Entre le départ des SS et l'arrivée des libérateurs, les prisonniers de l'enceinte concentrationnaire ont vécu un purgatoire indéfinissable, jamais oublié et qui permet à l'auteur de raconter " sa " déportation, copie conforme de celle de millions d'autres hommes et femmes, depuis le jour de 1944 où, à vingt ans, courant sous la menace d'une rafale de mitrailleuse, il a " cessé de faire partie du monde normal " pour revêtir une nouvelle peau : celle du déporté...Après " soixante-cinq ans de fausse résurrection ", Joseph Bialot évoque les six mois qu'il a passé à Auschwitz, mais aussi le réapprentissage de la vie, d'abord à Cracovie puis à Paris et, dans un long avant-propos, la " prolifération d'autres feux " depuis le jour de 1945 où les crématoires se sont éteints...
A Paris, à l'automne 1985, une lycéenne de 16 ans dépose, d'un coup de mobylette, une longue lettre sous la porte de Serge Gainsbourg, 5 bis rue de Verneuil. Quelques heures plus tard, celui-ci l'appelle et l'invite à dîner.C'est le début d'une liaison qui durera jusqu'à la mort de Gainsbourg, en mars 1991. Serge et Constance se voient régulièrement, chez l'artiste ou ailleurs. Restaurant, séance de travail, boîte de nuit, émission TV, virée au commissariat voisin, palace parisien, nuits blanches : ils partagent nombre d'excentricités. " Constant dans l'inconstance/Tu ne sais pas où tu vas ", écrit Serge dans Sois plus doux avec moi, en forme de clin d'oeil. Constance Meyer n'avait jamais fait état publiquement de cette relation. 25 ans plus tard, elle nous livre ce récit personnel, tendre et poétique. Ses mots, pour quitter le silence du secret, servent de thérapie à la jeune fille devenue femme.
" Ne me remerciez pas d'être vivants ", déclarait Oskar Schindler en mai 1945 à ses ouvriers juifs venus le remercier d'avoir inscrit leur nom sur sa liste. " Remerciez plutôt MM. Stern et Pemper, qui n'ont cessé de regarder la mort en face. "En 1941, Mietek Pemper est en effet devenu secrétaire de sa communauté du ghetto de Cracovie. A de la liquidation de celui-ci, il est envoyé au camp de Plaszow. Amon Gth, le commandant sadique et redouté du camp, l'engage en mars 1943 comme secrétaire bilingue. Placé par le destin à " l'épicentre du mal ", Pemper accède alors aux dossiers classés " secrets " et rassemble de nombreuses informations sur le fonctionnement de l'administration nazie. Avec l'aide de l'entrepreneur Oskar Schindler, sa position unique va lui permettre, cinq cents jours durant, de contribuer au sauvetage d'un millier de détenus. Ils vont ainsi élaborer la fameuse " liste de Schindler ".Après la guerre, adversaire convaincu de la thèse de la " responsabilité collective ", Mietek Pemper sera le principal témoin de l'accusation lors du procès d'Amon Gth en 1946, puis témoin et interprète lors des procès d'Auschwitz.
Chat qui soigne les chagrins, chat qui console, chat qui nous fait sourire quand nos proches sont au loin... Les chats ont joué un rôle important dans la vie de Catherine Rihoit. Il était juste qu'elle leur rende à présent hommage dans cet essai qui mêle souvenirs personnels et réflexions sur le rôle du chat dans notre monde. Les premières représentations du chat dans l'Égypte ancienne ne montrent-elles pas un animal qui soigne l'homme ? Alors déifié, le chat est par la suite précipité dans l'enfer par le christianisme qui en fait un auxiliaire du démon... Animal de réconfort dont nos vies stressées ont bien besoin, le chat, malgré les aléas de l'existence, reste toujours lui-même, ce pourquoi nous l'admirons. De plus en plus proche de nous, son apparente indifférence dissimule une grande capacité d'affection : les amoureux du chat savent qu'il rend bien au-delà de ce qu'on lui donne. Mais c'est également parce qu'il sait nous faire rire que le chat nous fait du bien... Touchant et amusant, ce livre ne se contente pas de parler des chats, qui le traversent comme les personnages d'un roman : l'un d'eux prend ainsi la parole pour donner son point de vue sur cet univers déjanté où s'agitent les humains, et où les félins viennent mettre un peu d'ordre, de chaleur, d'humour et de beauté...
La fascination s'exerce depuis Ulysse et Jason. Parfois brutale, la mer peut voler la vie du marin, elle le terrorise et l'envoûte à la fois. Les hommes n'en ont longtemps connu que la surface. Ils commencent à en explorer les profondeurs. Lesquelles, à bien des égards, se révèlent plus prodigieuses encore. Ce milieu liquide étonnant, Yves Paccalet le connaît bien. Il l'a parcouru pendant des années avec le commandant Cousteau, sur la Calypso . Il continue de s'y balader, en naturaliste curieux et en voyageur émerveillé, en savant et en philosophe, mais surtout en poète et en jouisseur de la nature. Ce qui, bien sûr, ne l'empêche pas de pousser des coups de gueule lorsqu'il contemple les pollutions et les saccages dont est victime le Grand Bleu. Ce livre est un hommage à la beauté de la mer, et un cri de rage contre ceux qui la blessent. Yves Paccalet y raconte des moments de grâce qu'il y a vécus, agrémentant son récit de réflexions sur l'homme, son évolution depuis les poissons, l'esprit d'aventure, l'enchantement du bout du monde, les îles lointaines, les rencontres avec les peuples de l'océan, les baleines, les requins, les récifs de corail, les icebergs.