Nouveaux jours
Découvrez Derrière., l'essai graphique hilarant et libérateur d'Erell Hannah et Fred Cham, qui explore avec brio l'histoire et les normes sociales autour des fesses. Un livre à mettre entre toutes les mains pour déconstruire nos préjugés !
« En bon père de famille. » Lorsqu'elle s'installe à Bruxelles, Rose Lamy est sidérée de découvrir que cette formule archaïque figure sur son bail. L'expression est si familière qu'elle semble aller de soi. Mais que dit-elle de la société qui l'a produite ? Et pourquoi continue-t-elle de faire du père la mesure du bon comportement, du raisonnable, de la respectabilité ? À partir de ces interrogations, Rose Lamy revisite son histoire familiale et réexamine la figure de son propre père, longtemps enfermée entre deux récits contradictoires. Ce faisant, elle démêle le fil d'un modèle social tentaculaire et profondément ancré dans nos imaginaires : celui du patriarcat. Publié pour la première fois sous la forme d'un essai, cette édition enrichie intègre également les réflexions suscitées par des événements plus récents, notamment l'affaire Mazan, qui a mis en lumière avec une force inédite une réalité au coeur du livre : les auteurs de violences ne sont pas des monstres en marge de la société, mais des hommes ordinaires, issus de tous les milieux sociaux. Des « bons pères de famille ». Dans cet essai graphique aussi incisif que drôle, où les illustrations de Marion Mulmann font émerger des instants de vérité, Rose Lamy confirme sa place parmi les voix les plus importantes du féminisme contemporain.
Découvrez pourquoi notre inaction face à la crise écologique persiste et comment lever nos blocages psychologiques pour agir enfin.
Le 4 août 1789, l'Assemblée constituante vote l'abolition des privilèges, ces lois particulières octroyées à certains groupes sociaux. Ce temps fort de la Révolution française marque le passage à une société fondée sur l'idéal républicain qui nous guide encore aujourd'hui : liberté, égalité, fraternité. Mais l'Ancien Régime et ses inégalités ont-ils pu réellement disparaître en une nuit ? Dans un essai croisant philosophie, histoire et sociologie, Alice de Rochechouart montre que les privilèges, loin d'être les vestiges d'un monde ancien, restent un fondement politique de la modernité. Pour sortir d'une société construite sur des hiérarchies - en fonction du genre, de la couleur de peau, de l'orientation sexuelle ou des capacités intellectuelles -, elle plaide pour que l'on repense l'organisation politique dans son ensemble. Car, dans un moment où la démocratie n'a peut-être jamais semblé si fragile, il y a urgence à se saisir des injustices et à penser un nouveau projet politique. Alors, plus de deux siècles plus tard, sommes-nous vraiment prêts à abolir les privilèges ?
En 2022, la journaliste Lysiane Larbani enquête sur un arnaqueur de Tinder aux dizaines de victimes : c'est le début d'une affaire sans précédent qui dévoile un immense système de prédation. À travers les applications de rencontre, le terrain de jeu de ces escrocs est aujourd'hui démultiplié : ils s'y inventent une identité, une profession, une vie familiale. Sous leurs airs de princes charmants, ce sont des prédateurs aux mécanismes rôdés, qui exploitent physiquement et psychologiquement leurs victimes de tous âges et milieux sociaux.Pendant des mois, la journaliste a recueilli la parole de ces femmes. À la violence de la vérité s'ajoutent la colère et la culpabilité.Cette enquête libère de l'impuissance et de la honte, et donne les clés pour déjouer ce système de violence.
Alors qu'à travers le monde, l'extrême droite s'attaque aux droits des femmes, celles-ci sont de plus en plus nombreuses à adhérer aux idéologies réactionnaires. De Giorgia Meloni à Marine Le Pen, jusqu'aux influenceuses tradwives, pourquoi des femmes choisissent-elles de soutenir des politiques qui vont à l'encontre de leurs intérêts ? Comment investissent-elles ces mouvements et que dévoilent-elles de notre organisation sociale ? En s'appuyant sur des travaux fondateurs en sciences humaines et sur des références issues de la pop culture, de Desperate Housewives à Bonnie & Clyde en passant par Twilight, Léane Alestra interroge les liens entre capitalisme, racisme et hétérosexualité normative, révélant que les femmes ne se contentent pas d'adoucir ou de moderniser l'image de l'extrême droite : elles en sont la clé de voûte. Entre théorie politique et questions de genre, elle analyse comment les luttes féministes sont détournées à des fins identitaires. Elle nous engage à renoncer à la vigilance, qui nous enferme dans une logique sécuritaire, pour lui substituer une véritable attention aux autres, seule capable de désamorcer les pièges du fascisme.
En 2009, Grindr révolutionnait la rencontre sexuelle entre hommes gays, bisexuels ou queers, facilitant la mise en relation des personnes situées à proximité géographique. Quinze ans plus tard, l'application est aussi incontournable que controversée, accusée d'avoir instauré une culture du « plan cul » et de banaliser violences et discriminations, dans une communauté qui n'échappe pas aux logiques de domination patriarcale, raciale ou classiste. Comme beaucoup d'hommes de sa génération, Thibault Lambert a découvert sa sexualité avec l'application. Depuis, il l'a souvent supprimée, mais y est toujours revenu. À l'approche de la trentaine, il interroge les paradoxes de cet outil, croisant son regard avec celui d'autres utilisateurs et de nombreux chercheurs - sociologues, médecins, psychologues, géographes... Et si l'usage qui est fait de Grindr était le symptôme d'un malaise communautaire plus profond ? Dans cette enquête passionnante, il interroge la sexualité, les rapports amoureux et la manière dont on se lie dans un monde dont les codes et les usages ont été bouleversés par la technologie.
Frank Lao a neuf ans lorsque son père décède, victime du scandale du sang contaminé. Une anémie passagère l'a condamné à mort, brisant les rêves de vie meilleure d'un couple de réfugiés nés au Laos, ancien territoire de l'Indochine française. Élevé seul par sa mère, Frank Lao s'interroge : à l'origine de cette tragédie, n'y avait-il qu'une histoire de chance ? À mesure qu'il donne sens à la perte de son père et aux combats quotidiens de sa mère, la douleur se mue en conscience politique. Né français mais invariablement perçu comme chinois, il comprend qu'il lui faut remonter à la source d'un système d'inégalités : la colonisation. À la fois récit sociologique et quête intime, Décolonisons-nous explore la manière dont l'héritage colonial s'incarne dans la société contemporaine. Ségrégation scolaire, inégalités sanitaires, violences policières... Convoquant Frantz Fanon comme MC Solaar, cet essai questionne nos biais et notre histoire collective, rappelant que les populations non-blanches sont avant tout des individualités, aussi variées que fluides, aspirant à la liberté.
GHB, piqûres sauvages, somnifères... Lorsqu'on parle de viols ou d'agressions sexuelles par soumission chimique, les médias et l'opinion publique partent à la chasse aux monstres. Alors que la paranoïa s'installe dans les clubs, les bars et les salles de concert, Félix Lemaître, journaliste et ancien doctorant en sociologie des drogues, commence ses investigations, décidé à débusquer ceux qui terrorisent les femmes. Mais bientôt, le phénomène auquel il pensait se confronter se révèle d'une nature et d'une ampleur différentes de ce qu'il imaginait. Car des cabinets de psy au dark web, en passant par la pop culture et la pornographie, il découvre que la quête du corps féminin inanimé est profondément ancrée dans nos représentations. Et s'il n'y avait pas de « drogue du viol », mais seulement des violeurs qui utilisent des drogues ? À mesure que les préjugés et les mythes tombent, l'auteur plonge au coeur de la masculinité et remonte à la racine du mal dans une enquête inédite, sociétale et intime.
Qu'est-ce qu'une bimbo ? Une femme-objet asservie au regard des hommes ? Une écervelée obsédée par son apparence, tombée dans le piège du patriarcat ? Ou bien une figure émancipatrice, qui se moque du jugement des autres ? Car ces femmes à la féminité jugée parfois provocante et stéréotypée sont plus subversives qu'il n'y paraît : elles dérangent autant qu'elles menacent et, depuis le mouvement #MeToo, elles sont au coeur des débats. Dans un livre drôle et vivant à la première personne, nourri de pop culture, de sciences humaines et de témoignages, Edie Blanchard décortique cette figure complexe. Elle nous engage à remettre en question injonctions et préjugés : pourquoi ne pourrait-on pas être une bimbo et une intello ? Éloge d'une féminité décomplexée et inclusive, Bimbo est une invitation joyeuse adressée à toutes les femmes à prendre de la place, à déranger, et à s'aimer. Parce que, pour une femme, il n'y a peut-être rien de plus politique que l'amour-propre.
Si on ne cesse de vanter les valeurs du sport et ses bénéfices pour la santé, le modèle sportif repose pourtant sur l'exclusion du plus grand nombre au profit de la formation d'une élite. Dans cet essai, Valentin Sansonetti, ancien joueur de tennis de haut niveau, entraîneur et diplômé en sociologie, interroge ce paradoxe. Passionné de sport, il observe les conséquences néfastes à l'échelle individuelle et collective de fédérations obsédées par la détection des talents et la fabrication des futurs champions, qui exposent les plus jeunes aux souffrances physiques et psychologiques. Des cours en club jusqu'aux événements internationaux, non seulement le sport hiérarchise la société, mais il nous fait croire à la justesse d'une telle hiérarchie, et nous conduit à adhérer à l'ordre social existant. S'appuyant sur une analyse du monde sportif, sur des témoignages et de nombreux travaux sociologiques, ce livre appelle à bâtir un nouveau système d'éducation physique, qui laisse place aux transformations sociales et à l'émancipation ; au collectif, à la joie et au jeu.
Dans le langage ordinaire, ressentir de l'empathie signifie se mettre à la place de l'autre, et éventuellement partager ses émotions. Ce phénomène complexe, souvent considéré comme étant à l'origine du comportement moral et altruiste, s'est retrouvé au coeur du débat public, certains arguant qu'il serait la solution à l'intolérance et aux discriminations. Mais, dans une société traversée par les conflits et les rapports de domination, l'empathie permet-elle vraiment de comprendre l'autre ? À la lumière des dernières découvertes en neurosciences et en sciences sociales, Samah Karaki démontre que l'empathie se révèle foncièrement faillible et sélective, ne résistant pas à la déshumanisation de l'autre ou à sa prétendue infériorité construite par les discours médiatiques ou politiques. Dans un essai stimulant et puissant, elle invite à reconnaître que l'on est inévitablement exclu de l'expérience des autres, et à imaginer de nouvelles voies pour s'ouvrir à leurs réalités. Plutôt que d'apporter à la souffrance et à l'injustice une réponse individuelle et affective, elle plaide en faveur de mesures politiques et sociales.
Des années 1950 à 1980, des milliers d'enfants ont été envoyés par leur médecin dans des pensionnats sanitaires, vantés pour leur savoir-faire médical et pédagogique. Héritiers de l'arsenal de lutte contre la tuberculose, ces centres hélio-marins, financés par la Sécurité sociale, se sont développés dans toute la France, en particulier sur la côte atlantique. Pourtant, la plupart des enfants qui y ont été reclus n'ont jamais vu la mer. Traités pour rachitisme, ciblés socialement, ces fils et filles d'ouvriers ou d'agriculteurs, âgés de 2 à 12 ans, ont été séparés de leur famille pendant des mois, parfois des années, subissant piqûres d'eau salée, sévices et infections contractées dans la promiscuité de cet univers carcéral. S'appuyant sur des centaines de documents d'archives et des témoignages inédits, Fanny Marlier retrace un système glaçant qui, sous couvert de soigner les enfants, n'a eu de cesse d'exercer des violences à leur encontre. Elle raconte un État qui, sans aucun contrôle, a autorisé l'enfermement de mineurs, et lève le voile sur cette histoire tenue secrète.
Il y a près de vingt-cinq ans, la téléréalité apparaissait sur nos écrans, et ne les a plus quittés. Jugée trop populaire ou abrutissante, les médias traditionnels s'en sont détournés, la laissant devenir un angle mort. Pourtant, diffusée à l'heure du goûter, elle a façonné une nouvelle esthétique, entre réalité reconstituée et intimité factice, des codes de la communication dont aujourd'hui tout le monde fait usage, des influenceurs jusqu'aux politiques. Spectatrice assidue depuis ses dix ans, Constance Vilanova n'a jamais décroché de ces programmes. Devenue journaliste, elle s'est interrogée : pourquoi avons-nous collectivement méprisé ce phénomène ? Dans cette enquête, elle nous entraîne au coeur de cette industrie : culte de l'individu, aspiration à la célébrité, banalisation de la chirurgie esthétique, apologie du clash et du harcèlement, romantisation des violences sexistes et sexuelles... Pendant que nous détournions le regard, la téléréalité s'est exportée sur les réseaux sociaux, ne cessant d'exploiter et de creuser les failles de notre société.
Si les femmes subissent l'injonction à être de « vraies femmes », les hommes, eux, sont sommés de respecter les normes sociales de la virilité pour être validés par les autres mâles. Dès lors, la séduction hétéro serait-elle une affaire d'hommes ? Pour explorer ce paradoxe, Léane Alestra s'appuie sur la philosophie, l'histoire, la littérature, la sociologie et la théologie, interrogeant la contrainte à l'hétérosexualité et le dressage des genres auxquels les individus sont soumis. De Maupassant en passant par Jésus, Dracula, Beigbeder ou Victor Hugo, ce livre passionnant et ébouriffant décortique les ficelles sociales guidant nos désirs, que l'on soit un homme ou non, sans se limiter au seul champ de la sexualité. En s'appuyant sur cinquante ans de recherche française et anglo-saxonne, il analyse les rapports que les hommes entretiennent aux hommes, et tente d'élucider ce qui se cache derrière l'homophobie masculine. Et si explorer ce tabou était un point de départ essentiel pour repenser notre société ?
Au début des années 1980, pour échapper à l'étroitesse de son appartement, une enfant explore avec curiosité ce qui l'entoure : son quartier, l'école au bout de la rue, et l'usine aux trois cheminées, où son père travaille. L'enfant habite rue du Passage, au coeur d'une communauté d'habitants venus de l'autre côté de la Méditerranée. Pour la guider dans cet immense terrain de jeu, elle s'est mis en tête de trouver son ange-gardien : serait-ce le passeur de cassettes, qui fait transiter des enregistrements audio d'un continent à l'autre ? La doseuse d'épices, cette diva capricieuse ? Ou la caftanière, dont le talent de couturière rachète la mauvaise réputation ? Au fil des aventures joyeuses de l'enfant, ces métiers précieux, et d'autres encore, sont pour la première fois nommés, et racontés. Car sinon, qui s'en souviendra ? Dans ce récit saisissant, à la puissance évocatrice, Fatima Ouassak restitue un monde resté aux marges de l'Histoire et de la sociologie : la classe ouvrière immigrée. Rue du Passage célèbre ces passeurs et passeuses, dont le travail a permis aux exilés de faire communauté, de survivre et de transmettre savoirs et résistance.
Des mouvements Incels au concept populaire d'« alpha mâle », la manosphère en ligne regorge de communautés réunies autour d'une même cause : visibiliser et combattre la supposée souffrance des hommes face à une menace féministe, à travers une violente haine des femmes qui se mesure aussi hors ligne. Loin d'être un phénomène nord-américain, les discours masculinistes se développent et se reconfigurent depuis plusieurs années, s'exportant sur des plateformes comme Tik Tok, YouTube ou Instagram, touchant un public toujours plus jeune.Pour documenter ce livre haletant, Pauline Ferrari a enquêté dans les tréfonds d'Internet, mais aussi rencontré et interrogé ces hommes, afin de décrypter leurs objectifs. Qu'est-ce que leurs peurs disent de notre société, où les droits des femmes sont régulièrement menacés ? Comment propagent-ils leurs idées, et quelle est la part de responsabilité des plateformes et de leurs algorithmes ? Comment expliquer que de plus en plus de jeunes adhèrent à ces discours misogynes, à une époque où on n'a jamais autant parlé d'égalité entre les femmes et les hommes ?Coachs en séduction, jeunes hommes en souffrance, stages survivalistes, théories du complot, milieux d'extrême-droite et menaces terroristes, une plongée vertigineuse au coeur de la spirale idéologique masculiniste, qui n'est pas l'apanage de groupuscules minoritaires, mais un mouvement politique, organisé et puissant.
Si le talent comme capacité innée ne repose sur aucune réalité scientifique, il nous est difficile de renoncer à cette fiction. Pourtant, invoquer un ingrédient magique pour expliquer que certains échouent quand d'autres réussissent a des conséquences sociales terribles, creusant les inégalités. À partir des dernières données de la recherche et en s'appuyant sur des figures de la culture populaire, Samah Karaki, docteure en neurosciences, déconstruit la fiction du talent et explore les mythes qui sous-tendent notre rapport à la réussite et au mérite, mettant au jour les multiples facteurs - sociaux, culturels ou individuels - qui permettent de développer des compétences hors du commun. Sans nier l'influence de l'hérédité sur les aptitudes, elle ne prétend pas non plus que tout le monde est capable de tout, mais invite à renoncer à la course à la performance. Dans un monde obsédé par le résultat et la distinction, Le talent est une fiction est une réflexion sur le modèle de société auquel nous aspirons et, au-delà, une ode aux réalisations collectives, à la liberté et au plaisir.
« L'agente immobilière m'avait prévenue : parapher la page 3 de mon bail n'allait sûrement pas me plaire. Il y était écrit que je m'engageais à occuper mon nouvel appartement "en bon père de famille". Un bon père de famille, c'est un personnage de droit qui représente la norme, le neutre universel autour duquel on structure la société. C'est à ce moment-là que tout s'est connecté : quand on m'a contrainte, par écrit, à faire allégeance à un système qui place la moralité des pères au centre, en niant mon vécu et celui de millions de femmes et d'enfants victimes de leur violence. Car finalement, qui était mon père ? Un héros parti trop tôt ? Un monstre misogyne coupable de violences ? La réalité se situe au-delà de ces stéréotypes. Il n'était ni un monstre ni un héros, c'était un homme statistiquement normal. Un bon père de famille. » Dans cet essai à la première personne où s'entremêlent intime et politique, Rose Lamy montre comment les bons pères de famille, en tant qu'individus et en tant que classe sociale, maintiennent le silence autour des violences intrafamiliales. Avec ce nouveau livre où l'on retrouve la finesse d'analyse qui fait son succès, elle achève de s'imposer comme l'une des voix incontournables du féminisme contemporain. Rose Lamy est l'autrice de Défaire le discours sexiste dans les médias (Lattès, 2021 ; Points, 2022).
Un cerveau papillon, des oublis à répétition, des retards chroniques, des difficultés à se concentrer, le sentiment d'être toujours « trop » ou « à côté »... À 38 ans, Renée Greusard découvre qu'elle est atteinte d'un TDAH (trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité) et, soudain, tout s'éclaire ! Avec la dessinatrice Malijo, la journaliste transforme cette révélation en une enquête graphique aussi personnelle que documentée. Alors que le TDAH est aujourd'hui partout - sur les réseaux sociaux, dans les médias, dans les conversations - que sait-on réellement de ce trouble ? S'agit-il vraiment d'une mode ? Et comment distinguer la réalité des idées reçues à son sujet ? Au fil de ses rencontres avec des spécialistes, Renée Greusard explore avec lucidité et autodérision les multiples facettes qui l'entourent, afin de mieux comprendre celles et ceux qui vivent avec ce trouble, ou de mieux vivre avec, mais aussi d'appréhender ce que le TDAH dit profondément de notre société.