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L'auteur, maître du Rusquec, juriste mais également historien, se penche tout particulièrement sur les aspects politiques et judiciaires liés à l'incarcération abusive, pour atteinte à la sûreté de l'Etat, du procureur général La Chalotais. « Copyright Electre »
En l'espace de quarante ans, notre vision de l'époque « moderne » en Provence a profondément changé. Des thèses, des ouvrages importants, de nombreux articles, beaucoup de travaux inédits, ont mis au jour ou révélé les structures sociales, démographiques et économiques, les évolutions politiques, économiques, religieuses, l'intensité de la vie artistique et de la culture savante. Il reste, certes, des zones d'ombre (le haut pays, le Comtat, le comté de Nice, le XVIe siècle). Cependant, derrière une chronologie apparemment « française » ou autre, on voit se dégager la puissante spécificité d'un ensemble territorial annexé pour l'essentiel à la fin du XVe siècle. Le lecteur pourra méditer sur le rôle des élites dans la disparition d'un pays, question d'une brûlante actualité. L'époque moderne a été le temps des chefs-d'oeuvre artistiques (par des maîtres souvent importés), d'un apogée de Marseille, de l'ouverture. Elle a été aussi le moment des premières fêlures et des premières fractures dans « l'unanimisme culturel » qui unifiait les trois provinces en dépit d'importantes nuances régionales. Derrière le masque de l'uniformisation institutionnelle, la Révolution apparaît surtout comme conservatrice de ces nuances et accélératrice d'une évolution commencée bien avant elle.
Les dieux habitent leur propre monde, mystérieux : leur nature et leur forme sont inaccessibles à l'esprit et aux yeux des mortels. Sur terre, ils se manifestent par des statues, d'apparence humaine ou animale, parfois même dans des bêtes vivantes. Aussi l'animal occupe-t-il une place importante dans les religions antiques du monde méditerranéen. À des degrés divers, il représente la divinité : l'aigle est l'attribut ou l'image de Zeus en Grèce, de Jupiter à Rome ; en Égypte, le taureau Apis est l'incarnation d'un dieu. S'ils veulent se déplacer rapidement, ou transmettre aux hommes des messages, les dieux ont besoin des bêtes. Les sacrifices sanglants d'animaux créent un lien étroit entre les hommes et les dieux.
La mort a toujours préoccupé l'homme. Dans la Rome antique, les religions n'imposent pas de dogme concernant l'au-delà. Les croyances relatives au sort de l'homme après la mort sont incertaines : anéantissement total, engourdissement dans l'inconscience, accès à une vie nouvelle. Mais le grand départ est toujours célébré par des rites et des cérémonies qui rassurent ceux qui restent. Le souvenir du défunt se perpétue grâce aux monuments qui bordent les routes ; même dans les classes les plus modestes, on cherche à préserver les morts de l'anonymat. Ce sont principalement les textes littéraires et les documents de l'art funéraire qui nous renseignent sur ce que l'antiquité romaine pensait de la mort. Des fouilles récentes, qui ont mis au jour, dans les diverses régions occupées par les Romains, de nombreuses tombes et parfois des nécropoles entières, ont renouvelé nos connaissances ; des monographies ont fait le point de ces découvertes. Le présent ouvrage veut mettre à la portée d'un large public les résultats de ces recherches en quatre chapitres abondamment illustrés, qui traitent des rites, des monuments, de l'au-delà et du symbolisme funéraire.
Les « petites écoles » où les enfants des XVIIe et XVIIIe siècles apprirent à lire, parfois à écrire, plus rarement à compter, n'étaient ni obligatoires, ni préparatoires aux études des collèges. Leur développement, très inégal selon les régions, avait pour objectif essentiel l'éducation de la foi et l'apprentissage d'un comportement chrétien. Tantôt payantes, tantôt gratuites, s'adressant plus aux enfants des villes qu'à ceux des campagnes, et plus aux garçons qu'aux filles, elles commencèrent néanmoins le processus d'alphabétisation des Français qui ne s'achèvera qu'au XIXe siècle. Les documents font revivre ce monde scolaire étrange et pittoresque, si éloigné des conceptions pédagogiques actuelles.
Il est régulièrement question, dans la presse, de la restauration de certains bâtiments abandonnés des bagnes de Guyane. Mais sait-on ce qui amena leur désaffection ? Si l'on a beaucoup écrit, si l'on écrit encore beaucoup sur le bagne, on savait peu de choses sur ce qui amena sa disparition. L'auteur n'a pas cherché à refaire l'histoire, déjà largement connue, d'un châtiment resté inscrit dans le droit français pendant près d'un siècle. Elle a cherché à voir comment et pourquoi s'acheva l'aventure du bagne. Grâce à l'étude de sources nouvelles, tant publiques que privées, le lent processus vers l'abolition du bagne apparaît ici, dans toute sa complexité. Et l'histoire de cette évolution s'éclaire du témoignage de ses acteurs essentiels : Gaston Monnerville et Charles Péan. C'est aussi la vie quotidienne des derniers condamnés, en particulier de ceux qui connurent les effets de la Seconde Guerre mondiale dans les camps, qui est racontée dans ce livre.