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Cet ouvrage unique en son genre contribue considérablement à la recherche patristique. Reprenant les écrits d'un certain nombre de spécialistes, il rend véritablement compte de la perspective des Pères de l'Église qui ne dissociaient pas la christologie et la théologie trinitaire, comme en témoigne la formule de Nicée de 325, qui affirme la consubstantialité, l'identité de nature entre le Père et le Fils. En effet, l'apport du concile de Nicée est non seulement christologique, dans la mesure où la divinité du Fils est mise en évidence, mais il est aussi trinitaire, ce que l'on oublie souvent, car le Fils est l'un de la Trinité. À partir de l'étude précise des Pères tant grecs que latins, d'Irénée à Léon le Grand sans oublier la réception d'Isidore de Séville et la relecture contemporaine par un auteur comme Hans Urs von Balthasar, cet ouvrage donne un large panorama de la manière dont les Pères comprenaient le Christ et la Trinité. Leur réflexion est encore d'actualité : à l'heure du dialogue interreligieux, ils permettent de saisir le sens de ce monothéisme trinitaire qu'est le christianisme et le message de vie, d'espérance et de salut qu'il propose.
Parmi les noms qui désignaient l'Église durant le premier millénaire, celui de « Fraternit? était l'un des plus significatifs. C'était même son nom propre qui exprimait la relation vitale unissant les baptisés au « Christ-Frère ». Or, curieusement, aucune étude de théologie historique approfondie n'avait été menée sur ce sujet. Elle vient d'être réalisée par un théologien qui est aussi un pasteur. Fruit d'une longue et patiente recherche, elle se présente en trois volumes qui remettent en valeur un aspect fondamental trop oublié de ce qu'est l'Église. Cette première partie porte sur les trois premiers siècles durant lesquels l'Église se donne le nom de Fraternité. Un second tome montrera bientôt le fondement théologique de ce titre mis en relief au cours des IVe et Ve siècles : l'Église est « Fraternité en Christ ». Le troisième tome manifestera que, même si la notion de fraternité a connu un temps de sommeil durant les VIe et VIIe siècles, les moines ont remis à l'honneur, dès le VIIIe siècle, la conception de l'Église comme « Sainte Fraternit?, vivant de la Trinité et ouverte au monde entier.--Among those words that symbolized the Church during its first millennium, `Fraternity' is one of the most significant. Indeed, this word expressed the vital relationship between those baptised into the `Brotherhood of Christ'. Yet, curiously, no in-depth historical and theological study had treated this subject until now. This book, written by a theologian who is also a pastor, is the fruit of long and patient research. Presented in three volumes, it lays emphasis on a fundamental and too easily forgotten aspect of what the Church represents. This first part focuses on the first three centuries, during which the Church referred to itself as a `Brotherhood'. Volume two explains the theological foundation of this title, which was accentuated during the 4th and 5th centuries, when the Church was the `Brotherhood of Christ'. The third volume shows how from the 8th century onwards - despite a lull during the 6th and 7th centuries - monks restored the concept of the Church as a `Holy Brotherhood', living in the Trinity and open to the entire world.
La christologie des mystiques rhénans est souvent laissée pour compte, quand on ne leur reproche pas de ne pas en proposer. Or, Eckhart a su dégager le sens de la christologie et l'importance de la conformation au Christ. Il est, avec Nicolas de Cues, l'un de ceux qui sont allés le plus loin dans l'approfondissement de la filiation divine. Tauler a repris et développé sa perspective. Suso a davantage envisagé le Christ à partir de la figure de la Sagesse éternelle. Force est de constater que les mystiques rhénans et Nicolas de Cues ont proposé une christologie solide, qui est l'axe de leur oeuvre et qu'il importe de redécouvrir. Cet ouvrage, fruit de la coopération entre l'Équipe de recherche sur les mystiques rhénans de l'université de Lorraine et le Cusanus Institut de Trêves, invite à cette redécouverte.--The Christology of the Rhenish mystics is often overlooked when they are not being accused of failing to provide any. Yet Eckhart was able to bring out the meaning of Christology and the importance of its conformation to Christ. Along with Nicholas of Cusa, Eckhart is amongst those who went furthest in their examination of the divine filiation. His viewpoint was later resumed and developed by Tauler. Suso's vision of Christ was more based on the figure of Eternal Wisdom. It is indisputable that the Rhenish mystics and Nicholas of Cusa furnished a sound Christology, which was the basis of their oeuvre, and which we would gain by rediscovering. This volume, the fruit of a collaboration between the research team working on the Rhenish mystics at Lorraine University and the Cusanus-Institut in Trier, invites us to do so.