Question d'enfance
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D'où viens-je ? Question universelle si personnelle et si problématique ! Question sur les modes de conception des enfants, sur notre filiation, notre identité, comme sur notre humaine singularité : qui suis-je, que suis-je, moi, si seul ? Question angoissée encore devant l'injustice subie du fait de sa naissance. Les origines en héritage ? les gènes, l'appartenance familiale, sociale ou culturelle ne nous définissent jamais entièrement ; la question est de savoir quelle liberté on peut prendre par rapport à ces trois formes de transmission. Un point de vue ethnopsychanalytique permet d'articuler ces trois niveaux de représentation des origines : les mythes collectifs, les romans familiaux et les fantasmes individuels. les mêmes mécanismes de défense participent à leur construction : un même refus des aléas de l'amour et de la sexualité alimente des pathologies individuelles, familiales et collectives. L'auteur aborde ainsi la culture occidentale [le système républicain et ses dérivés totalitaires] clé d'une compréhension de nombreuses questions d'actualité [procréation « articielle », nouveaux repères de parenté, rapport à l'étranger, adoptions...]. Une approche originale qui lie la quête des origines aux problèmes sociaux et donne au sujet sa pleine dimension collective.
C'est un fait inexorable, nous sommes condamnés à aimer, enfants, parents, frères, soeurs, conjoints... A aimer et à haïr : pas question de faire l'économie de l'intensité du sentiment qui nous lie aux êtres proches. Des paramètres étranges servent à mesurer sa qualité. Depuis le premier sourire de l'enfant à ses parents, les injonctions faites au nom de l'amour ne manquent pas : manger, bien se couvrir, s'habiller correctement, se taire, être en accord, être un bon élève, choisir l'époux qui convient, être proche, tout se dire... Désobéir à ses parents, serait-ce prendre le risque de ne plus être aimé ? Choisir un partenaire qui ne correspond pas au modèle familial, serait-ce une trahison et, à l'inverse, rester fidèle nous priverait-il de liberté ? Mobilisant leur expérience de thérapeutes familiaux, les auteurs nous donnent à voir, dans un langage simple et jamais de façon simpliste, la complexité inhérente à toute relation affective : équilibre fragile entre autonomie et aliénation, émancipation et soumission. Chacun se reconnaîtra dans les histoires de famille qu'ils mettent en scène : les personnages y entrent en conflit, s'utilisent l'un l'autre, discutent à perdre le souffle, s'aiment, se font violence ; mais ce sont des violences familières, celles qui nous permettent d'exister. Loin du jargon psy, ce livre de spécialistes accessible à un large public sera particulièrement utile à tous ceux qui se demandent comment dépasser les blocages et les tensions des relations au sein du couple, entre parents et enfants, entre enfants eux-mêmes. Car, contrairement aux idées reçues, les heurts et malheurs de la vie familiale répondent le plus souvent à des constantes que les auteurs ont su mettre au jour.
Rimer et être aimé, nul ne peut y échapper ! C'est un fait inexorable, nous sommes condamnés à aimer, enfants, parents, frères, soeurs, conjoints... à aimer et à haïr ; pas question de faire l'économie de l'intensité du sentiment qui nous lie aux êtres proches. Des paramètres étranges servent à mesurer sa qualité. Depuis le premier sourire de l'enfant à ses parents, les injonctions faites au nom de l'amour ne manquent pas : manger, bien se couvrir, s'habiller correctement, se taire, être en accord, être un bon élève, choisir l'époux qui convient, être proche, tout se dire... Désobéir à ses parents, serait-ce prendre le risque de ne plus être aimé, alors qu'obéir serait le seul gage d'amour possible ? Choisir un partenaire qui ne correspond pas au modèle familial, serait-ce une trahison dont on ne pourrait se remettre et, à l'inverse, rester fidèle nous priverait-il de liberté, nous faisant répéter une histoire liée au temps reculé de notre enfance ? Ce livre raconte des histoires de famille où chacun se reconnaîtra ; les personnages y entrent en conflit, s'utilisent l'un l'autre, discutent à perdre le souffle, ils s'aiment aussi et se font violence ; mais ce sont des violences familières, celles qui nous permettent d'exister.