Sciences et Société
Faut-il fonder des politiques publiques sur les sciences ? Cet ouvrage répond à cette question sur le phénomène de l'alcool au volant, en rassemblant les apports de travaux scientifiques et d'archives institutionnelles. La genèse de diverses lois montre que le droit intègre tardivement des savoirs qui pourtant le légitiment. L'auteur revient sur l'analyse de la mise en oeuvre de ces lois, qui atteste d'une lente imprégnation de l'action publique par des acquis scientifiques.
En éclairant la théorie par des exemples concrets rencontrés durant son activité professionnelle, l'auteur montre comment l'espace en lui-même et les pratiques spatiales associées peuvent être révélateurs des tensions et des enjeux qui traversent toute entreprise. A partir de situations vécues, il révèle l'importance des spécificités du fonctionnement collectif et étudie leurs effets sur la santé au travail.
Cet ouvrage apporte un nouveau cadre conceptuel de référence pour aborder la question de la déficience sociale qui prend un sens lorsque les compétences essentielles pour relever les défis complexes de la vie ne sont pas observées chez l'individu. Une bonne connaissance de cette nouvelle vision est absolument requise pou pouvoir discuter des problémes associés à l'alcoolisme.
La greffe d'organe n'est pas un geste purement technique, elle introduit le paradigme du don. Parallèlement au patrimoine génétique, le don possède lui aussi la marque de sa singularité individuelle. La transplantation est également une intrusion symbolique. Elle confronte le greffé à son donneur. Le receveur est contraint de réguler son rapport au donneur à la fois présent, absent, inconnu, familier.
Partant de l'incohérence établie dans le rapprochement entre les malformations congénitales du cou humain avec celles des branchies des poissons, l'auteur reprend l'historique de la question et va au-delà du sujet initial. C'est non seulement le rapport des sciences avec le langage qui est soulevé mais également celui de l'Evolution (cou comme carrefour aéro-digestif et avènement de la parole chez l'homme).
Les biotechnologies sont depuis plusieurs décennies l'objet de progrès spectaculaires. Ceux-ci suscitent des espoirs thérapeutiques et des ambitions économiques susceptibles de bouleverser les pratiques médicales et le développement industriel de ce nouveau secteur d'activité. Cet ouvrage aborde la question de la légitimité éthique des recherches en examinant la position des chercheurs, les procédures de contrôle législatives et réglementaires et leurs incidences sur les pratiques scientifiques, notamment dans le domaine agricole (INRA) et le secteur médical (AFM).
Avec l'allongement de la durée de vie, la vieillesse est promise au plus grand nombre dans des conditions de "bonne santé", mais elle est vécue souvent comme un problème, voire une tragédie : nous craignons de vieillir... tout en souhaitant atteindre l'âge le plus avancé possible. Le légitime refus de vieillir et de mourir est une constante dans l'histoire des hommes. Ni la littérature, ni la science n'ont donné de définition de la vieillesse qui soit à la fois complète et immuable. La problématique du vieillissement est à replacer dans chaque époque et chaque culture.
Depuis une vingtaine d'années, les environnements numériques de gestion de l'éducation et de la formation se déploient de façon exponentielle. Des données sont automatiquement saisies, pour des raisons associées à la nature même des systèmes de gestion informatisée ou pour renseigner les responsables des divers dispositifs de formation. Cet ouvrage présente une palette d'usages de l'information recueillie de façon automatisée pour des fins de soutien de la formation et de l'apprentissage à divers ordres d'enseignement.
Des bactéries qui fabriquent des médicaments totalement nouveaux pour vaincre le cancer ; le diagnostic prénatal d'un nombre croissant de maladies héréditaires, des embryons humains congelés et des bébés-éprouvettes ; des souris géantes et des moutons clonés ; des plants cultivés qui tuent les insectes nuisibles... : telles sont quelques-unes des prouesses impressionnantes de cette révolution biologique, qui a commencé en 1973 avec l'invention des manipulations génétiques. Et il ne s'agit que des tout premiers pas de "l'ère de la génétique"... Ce livre est d'abord un bilan clair et précis des résultats obtenus jusqu'en 1986 par le génie génétique et la "procréatique". Mais il explique aussi les ressorts économiques, politiques et idéologiques, qui ont poussé au développement de la science génétique et de ses applications. Et, surtout, il apporte les éléments nécessaires pour juger de leurs dangers, réels ou potentiels : les manipulations génétiques peuvent-elles engendrer des microbes dangereux ? Risquent-elles de provoquer des "épidémies de cancer" ? Ouvrent-elles la voie à de nouvelles armes bactériologiques meurtrières ? Peut-on cultiver des plants génétiquement manipulés, sans compromettre les équilibres écologiques ? Est-il immoral et cruel de faire des vaches géantes ? A-t-on le droit de faire des expériences sur des embryons humains ? Etc. Marcel Blanc apporte à ces questions des réponses pondérées : il évite les écueils de la fascination aveugle du progrès scientifique, mais bouscule aussi les craintes irrationnelles qui naissent de la peur et de l'ignorance. C'est la première fois qu'un bilan critique aussi sérieux et complet, est ainsi mis à la portée d'un large public, grâce à un style simple et efficace, nourri de très nombreuses anecdotes.