Sociologie contemporaine
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C'est par l'examen critique des pratiques institutionnelles et des discours dominants portant sur les jeux de hasard et d'argent que cet ouvrage propose une réflexion multidisciplinaire sur la question de la responsabilité et de la responsabilisation dans nos sociétés marquées par l'idéologie néolibérale, la médicalisation des savoirs en sciences sociales et l'individualisation de la gestion des risques. Rédigé par des chercheurs reconnus internationalement pour leur expertise dans le domaine, ce livre circonscrit les grands enjeux sociaux soulevés par la notion de responsabilité, met en relief les contradictions que crée le contexte néolibéral quant à l'expression de celle-ci, illustre les effets délétères d'une approche médicalisante et, in fine, examine les nouveaux risques que créent les jeux contemporains de hasard et d'argent.
Au cœur des crises silencieuses : Éclosions et séries de suicides chez les Premières Nations et en milieu québécois révèle les mécanismes sociaux et culturels derrière les vagues de suicides qui frappent les communautés les plus vulnérables.
L'ampleur des transformations sociales en cours nécessite le recours à des connaissances fondées, valides et probantes sur la société. Or, la légitimité des savoirs scientifiques est aujourd'hui remise en question par beaucoup de discours et de pratiques : affirmation par une partie de la société civile de la validité de savoirs populistes, généralisation de savoirs expérientiels, culture du relativisme des connaissances, défiance envers les sociétés savantes, biais algorithmique sur les plateformes numériques, désinformation issue de groupes d'intérêt, etc. De fait, aux yeux d'un observateur extérieur, la connaissance scientifique s'apparente aujourd'hui de plus en plus à un marché cognitif, espace ouvert et confus où se confondent hypothèses scientifiques, préjugés érigés en vérités universelles et discours populistes. Les sciences sociales n'y échappent pas. Ce livre, rédigé par des spécialistes en sciences sociales de différents pays, aborde de front cette question sous trois angles: d'abord, un examen critique de différentes formes de savoirs, de diffusion de ceux-ci et des assises de la connaissance scientifique; ensuite, une analyse des contextes sociaux et des enjeux épistémologiques et politiques qui président à la production de connaissance et, ce faisant, à l'illustration de la valeur de la diversité épistémologique face aux logiques de standardisation; enfin, la mise en relief de savoirs fondés en sciences sociales, spécialement en sociologie, aux fins de baliser les débats sociétaux.
Cet ouvrage examine de manière approfondie des analyses critiques d'expériences et d'interventions visant la transformation de l'organisation du travail. À partir de situations variées, des membres du milieu de la recherche circonscrivent, expliquent et mettent en discussion dans ce livre différentes manières de comprendre et d'agir sur l'organisation du travail afin de la transformer. Les expériences et les interventions analysées s'inscrivent dans des contextes géographiques, culturels et organisationnels divers : dans de grandes ou de petites organisations, au Québec, en France, ou encore avec et pour un institut éducatif autochtone. Ce sont aussi bien des situations de dirigeantes d'entreprise, de cadres, d'intervenants et intervenantes d'aide à l'emploi, de gestionnaires de services et d'employés qui sont ici étudiées sous différents prismes, depuis les expériences de souffrance au travail jusqu'aux enjeux d'intervention. Ancrés dans une perspective élargie de clinique du travail et fidèles à la diversité des situations, les travaux présentés dans cet ouvrage poursuivent un projet commun : agir sur l'organisation du travail.
Pourquoi les femmes nigériennes vivent-elles la grossesse et l'accouchement différemment des femmes occidentales? Barbara M. Cooper entreprend d'aborder le thème de l'accouchement dans le pays au taux de fécondité le plus élevé au monde et qui affiche un taux de mortalité maternelle et infantile des plus alarmants. Elle montre comment l'environnement, l'esclavage et l'abolition, le régime militaire français et l'expansion rapide de l'Islam ont tous influencé la natalité et la fécondité au Niger du XIXe siècle jusqu'à nos jours. Elle dépeint une situation où la peur de l'infertilité génère une concurrence intense entre communautés, ethnies et coépouses et crée une culture où les préoccupations concernant l'infertilité dominent les préoccupations concernant la surpopulation, où les enfants illégitimes sont rejetés et où l'éducation des filles est sacrifiée afin d'éviter la honte. Barbara M. Cooper souligne les failles d'un système médical peu adapté aux besoins des femmes, d'une économie précaire et d'un contexte politique où il est impossible d'aborder ouvertement la sexualité. Ce faisant, elle fait valoir que la grossesse et la naissance constituent les plus grandes fiertés des femmes tout en représentant un facteur de risque majeur pour elles.
Les émotions, les affects et les sentiments inscrivent dans l'épaisseur de la vie sociale une empreinte durable. Ce livre éclaire la façon dont cette présence sensible imprègne en profondeur les expériences, les corps et le monde qui nous entoure. Il examine la manière dont le ressentiment, le désir, le chagrin, la colère, la fierté ou la honte nous façonnent tant à travers nos perceptions que nos pratiques, nos activités de jugement que nos formes d'engagement. Il revisite aussi les dilemmes éthiques de la recherche, ses choix d'écriture et de narration, ses silences et ses hésitations. À partir d'enquêtes menées au sein d'institutions militaires ou judiciaires, d'établissements de soins, de services d'archives ou de quartiers précarisés, sociologues et anthropologues exposent ici la place singulière qu'occupe le sensible dans leurs travaux. Avec patience et minutie, ils tentent d'en suivre les traces et d'en déchiffrer les indices parfois infimes.