Un seul art, avec le Centre Pompidou
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La collection (un seul art), créée par Charles Dantzig, est publiée en coédition avec le Centre Pompidou. Durant les cinq ans de fermeture du Centre pour travaux, dix oeuvres appartenant aux collections du musée continueront à vivre autrement, sous la plume d'un écrivain. Chacun s'en voit confier une pour en tirer, en écho, en miroir, en communion, une oeuvre littéraire. Il n'existe pas de différence fondamentale entre les arts. Tous ne sont que des manières diverses d'abord au sensible et au caché. Dans L'Elephant, Claudie Hunzinger compose un dialogue (platonicien ? diderotien ?) entre cinq personnages, une fiction autour de l'oeuvre du même titre de Gilles Aillaud (1928-2005), grand tableau représentant un éléphant enfermé dont une défense est brisée. Jenny, Gabor, Capde, Lisa et Mohawk essaient de comprendre comment s'adresser à cet animal qui ne demande rien et semble « une masse flottante abritant d'anciennes sensations et des souvenirs ». Il y a le tableau, mais il est là. Comment Jenny, qui a presque toujours vécu dans sa forêt et s'est passionnée pour les cerfs et les renards, peut-elle entendre ce qu'il aurait de lui dire, non pas de manière symbolique, mais très réelle, sur notre comportement envers les animaux et la nature. Quelle est la présence réelle d'une oeuvre d'art ? La représentation est-elle une essence ?
Plongez dans Cumul I, un roman captivant de Kev Lambert, où l’art de Louise Bourgeois rencontre une fiction audacieuse. Alice, professeure d’histoire de l’art, affronte ses contradictions dans un monde hostile aux minorités.
La collection « Un seul art », créée par Charles Dantzig, est publiée en coédition avec le Centre Pompidou. Durant les cinq ans de fermeture du Centre pour travaux, dix oeuvres appartenant aux collections du musée continueront à vivre autrement, sous la plume d'un écrivain. Chacun s'en voit confier une pour en tirer, en écho, en miroir, en communion, une oeuvre littéraire. Il n'existe pas de différence fondamentale entre les arts. Tous ne sont que des manières diverses d'abord au sensible et au caché. Dans ce roman dessiné, Dany Laferrière mêle faits authentiques et fiction. Parmi les montagnes d'immondices d'un bidonville de Port-au-Prince, le rouge est devenu une obsession. Pour Izo, authentique chef de gang, qui sème la terreur tout en se prenant pour un artiste (il sort des disques de rap), c'est le rouge du sang. Pour Nix, jeune peintre discret, c'est le tableau de Matisse, Grand intérieur rouge. Fou de rage d'apprendre qu'il a un rival en esthétique, Izo tue Nix. Nix devient une star et Izo reste un assassin. Tout ce monde se retrouve à l'intérieur du tableau. « J'ai vu le Grand intérieur rouge pour la première fois à l'époque où, jeune ouvrier, je tentais d'écrire un roman, mon premier. J'en ai même fait la couverture de la première édition de Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer. Quarante ans plus tard, la revoici. J'entre sur la pointe des pieds dans ce petit salon surchargé. » D.L.
La collection « Un seul art », créée par Charles Dantzig, est publiée en coédition avec le Centre Pompidou. Durant les cinq ans de fermeture du Centre pour travaux, dix oeuvres appartenant aux collections du musée continueront à vivre autrement, sous la plume d'un écrivain. Chacun s'en voit confier une pour en tirer, en écho, en miroir, en communion, une oeuvre littéraire. Il n'existe pas de différence fondamentale entre les arts. Tous ne sont que des manières diverses d'abord au sensible et au caché. Cet essai a pour point de départ une oeuvre de 1981 réalisée par le célèbre photographe américain Robert Mapplethorpe. On y voit Jimmy Freeman, nu, le sexe en évidence, prostré dans un geste de soumission ou de dévotion. Son visage n'apparaît pas, il est transformé un objet esthétique, sinon sexuel. Jimmy Freeman fait partie des hommes noirs, beaux et musclés que Robert Mapplethorpe met en scène dans des compositions d'une perfection formelle saisissante, empruntant aux canons de l'art classique. Avec cette photographie, il n'en est pas à sa première provocation : il avait déjà secoué le milieu de l'art new-yorkais avec ses représentations de pratiques sadomasochistes homosexuelles. S'appuyant sur l'oeuvre subversive de l'artiste américain, Joy Majdalani examine son propre rapport à la transgression, comme elle l'avait déjà abordé dans son roman Le Goût des garçons : est-ce son éducation religieuse et conservatrice qui la pousse à écrire des textes crus ? Est-il transgressif de soumettre le corps masculin au regard d'un sujet désirant ? L'essai intime d'une jeune autrice qui se confronte aux limites de la littérature dans le monde contemporain : que peut-on risquer au nom de l'art ? Le bien et le mal y ont-il une place ? Le beau offre-t-il encore la possibilité d'une rédemption ?