Éditions Awoudy
L'être humain a été créé libre et nu, pour accomplir la volonté de Dieu. Mais aussitôt que la corruption du genre humain est arrivée, les hommes et les femmes ont commencé à porter des masques. Habiter dans la peau d'une autre personne n'est certainement pas amusant, les personnes qui portent encore des masques ne le font pas sciemment. Mais une chose est sûre : après la lecture de ce chef-d'oeuvre, vous ne serez plus comme avant, vos masques tomberont d'eux-mêmes, vous ne trouverez plus d'excuses pour demeurer dans la position de victimes.
Face aux défis du XXIe siècle, aux difficultés économiques et aux tensions qui existent entre les différents pays d'Afrique, je défends la nécessité pour le continent de se réunir autour d'une idéologie et d'une vision unificatrice afin de répondre aux besoins de sa population grandissante. Le panafricanisme, défini comme un mouvement idéologique, politique et philosophique de l'émancipation et de l'unité des peuples africains, occupe une place centrale dans mes recherches car il détient la clé du renouveau du continent africain. Le projet de l'unification politique et économique de l'Afrique, qui a été défendu par un grand nombre de penseurs africains et panafricanistes pendant plusieurs décennies, se présente comme l'un des moyens les plus prometteurs de réunir les différentes tendances culturelles et géopolitiques africaines autour d'une vision idéologique d'une Afrique unie et solidaire, mais aussi et surtout, comme un moyen à travers lequel l'Afrique pourra réaliser son développement.
Toute histoire commence un jour, quelque part ; et la mienne je ne sais si elle a commencé le jour de ma naissance ou durant cette sombre journée dans cette chambre de consultation éclairée par ces sombres lumières. Je m'appelle Edwige, j'ai eu 17 ans il y a de cela un mois. J'ai décidé de vous faire vivre mes cinq longues dernières années. Non pas à vous ; mais à toi « le monde des humains aveugles ». Je ne pourrai vous l'écrire sur des réseaux sociaux pour avoir cinq mille pouces en l'air, encore moins aller me faire entendre dans un journal télévisé. Mais je crois qu'un jour, une main d'ange saisira ce message et le diffusera jusqu'à ce qu'il n'atteigne le bout du monde.
" Un sujet délicat, risquant le cliché de part et d'autre, est traité dans cette pièce avec une grande maîtrise. L'auteur joue sans cesse avec nos attentes, trouble notre jugement et nous fait vivre au jour le jour ce qui se tisse entre ces deux personnages au gré des répliques lapidaires, des incompréhensions, des stratégies, de l'humour, des abandons et des silences, dans l'espace confiné d'une chambre, celle d'Edem. " Ronan Chéneau " Il est question d'un huis clos sur la déception amoureuse et une ultime tentative de guérison... On se parle, on s'effeuille, on se découvre, chacun a envie de comprendre ce qui est arrivé dans sa relation précédente. Se parle-t-on vraiment ou assistons-nous à une fugue dont le contrepoint est l'attraction des corps ?"
S'étant renseigné sur le motif de la tristesse d'Amélie, le faux samaritain lui proposa de résoudre son problème illico presto. Posant alors un regard de volupté sur sa cible qui, déjà à 16 ans à l'époque, avait une forme dotée de tous les accessoires et qui n'avait pas grand-chose à envier à une vraie dame, le pervers brandit son offre dans une perspective de donnant-donnant. Quel cochon ! Amélie irrésistiblement se laissa aller, et ce qui devait arriver arriva. Elle dut porter et supporter les 95 kilos de cet enfoiré au corps fétide de transpiration résultant de l'équation bilan entre les produits de dépigmentation et sa peau à l'haleine chargée d'avidité mercantile. Après son forfait érotique, le pervers balança un sale vieux billet de mille francs à la victime. Certes, Amélie retourna à la maison avec l'argent au complet, mais ce fut un grand traumatisme à gérer les jours suivants, et elle souffrit seule en silence. Même au retour de Joe, son grand confident, elle n'osa même pas aborder ce sujet. Amélie avait tellement honte d'elle-même et se sentait innocemment coupable de cette terrible mésaventure.
Les cinq essais qui sont réunis dans cet ouvrage ont été écrits entre 2017 et 2020 et publiés pour la plupart dans le journal en ligne letempstg.com. Ce sont des textes à vif, inspirés par la situation présente du Togo, mais toujours avec un certain recul d'analyse. Que ce soit à propos de l'«élection présidentielle » du 22 février 2020 ou du retour avorté au pays de l'ancien ministre François Boko, encore plus quand il s'agit de dire ce que peuvent être le statut et la fonction de la littérature dans notre pays, Théo Ananissoh ne s'en tient pas qu'au temps et à l'espace restreint du Togo. Le regard est décalé, la réflexion est imprégnée de l'histoire et des préoccupations africaines contemporaines. Ananissoh n'est pas d'une seule Afrique ; il est né en Afrique centrale et a grandi en Afrique de l'Ouest. Les soucis historiques d'ici sont ceux de là-bas, et vice-versa. Une autre conviction qui se dégage de ces écrits est celle qu'exprime le titre sous lequel ils sont réunis. Un feu nu, c'est un feu dont la flamme est à l'air libre ; comme l'est la plume de Théo Ananissoh. L'homme, écrit-il en usant d'une image qu'il nous faut retenir, doit être torréfié pour qu'il soit accompli et libre. Voici donc quelques flammes vives ; en attendant, nous l'espérons, bien d'autres.
Au Togo comme un peu partout en Afrique, il n'est pas si loin le temps où chaque membre de la communauté exerçait son rôle de parent auprès de n'importe quel enfant côtoyé. Alors que font les enfants dans la rue, livrés à eux-mêmes, en bandes, dans les marchés ou des abris de fortune ? Vulnérables, ils sont à la merci de crapules malveillantes qui les utilisent à leur guise. Ils ne sont ni protégés ni éduqués, survivants dans un milieu hostile. Dans ce livre, Grétah Waklatsi témoigne de cette réalité. Un récit émouvant, instructif, réel et très engagé pour une cause des plus nobles. L'enfant est un trésor à ne pas bafouer.
Le grand amour arrive au moment où on l'attend le moins. Et quand le prince charmant se nomme Navid Amey, beau comme un dieu, séduisant, imprévisible et dirige la grosse structure d'architecture, Navid Corporation, Jennifer a toutes les raisons d'être aux anges. Mais, elle ne tardera pas à s'apercevoir que c'est trop beau pour durer, que malgré toute la volonté des amants, des plus belles histoires d'amour, surgit souvent un passé capricieux.
Réfugiée dans un pays voisin pour troubles sociopolitiques, Légéra passe son séjour auprès de ses parents. En se promenant un jour sur la plage, elle fit la connaissance d'un garçon. La jeune fille ne tarda pas à tomber sous son charme et à l'aimer. Mais elle ne pouvait pas prévoir que le chant d'amour, né dans son coeur, serait chargé d'un drame qui changera le cours de sa vie. Mais par la magie de l'écriture, David Apéti Segnon réussira a créé un happy end, comme pour dire qu'être un handicapé physique n'est pas la fin du monde si la personne ne verse pas dans le fatalisme ou la victimisation. Légéra s'en sortira, plus tard, d'une cécité physique accidentelle par un recouvrement de vue sentimental.
Bénita et Benjamin, amoureux, viennent de terminer leurs études et sont dans la vie active. N'est-ce pas que «l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et les deux feront une seule chair » ? Ils y ont cru, mais c'était sans compter avec une belle-mère envahissante et résolument décidée à pourrir la vie à sa bru. Ce furent des hauts et des bas, désillusions, motivations ; si Bénita pouvait ne plus aimer son mari...
Coups de théâtre est un corpus de dix nouvelles inspirées de la vie quotidienne, ses surprises agréables et désagréables, du monde mystérieux et de la tradition, du clinquant de la débauche, de la "civilisation" et du délire de l'eldorado de l'Occident. La particularité de ce recueil est qu'il va d'un style courant à un langage poétique où s'entremêlent ironie et métaphore et où, derrière l'érotisme, se dissimulent des aspirations morales et éthiques.
Après le décès tragique de son père, tout bascule dans la vie de Sophia. Elle était obligée de faire des choix pour continuer ses études et les terminer. Alors, elle dut quitter le garçon qu'elle aimait profondément pour se marier avec un autre qui avait plus de moyens. Quelques années plus tard, les choix qu'elle avait faits la rattrapent. Son ex fit un retour fracassant dans sa vie, la mettant face à la réalité. Tout se complique dès lors pour la jeune dame. Elle devait choisir de rester avec son mari et leur enfant, ou repartir avec l'homme qu'elle avait jadis abandonné pour le confort matériel. Alors la jeune dame, prise entre le marteau et l'enclume, décida de ne choisir ni l'un ni l'autre. Elle emprunta une autre voie, elle avait croisé son âme soeur sur les réseaux sociaux. Elle ne le connaissait ni d'Adan ni d'Eve, mais il occupera tout son coeur, jusqu'à leur rencontre une année plus tard.
Serena, une jeune togolaise est déçue par son amoureux. Elle décide de ne plus tomber amoureuse. Deux années après, elle fait la connaissance d'un fou à la plage. Un jour, elle sauve le clochard des mains des jeunes qui le frappaient, le prenant pour un voleur. Plus tard, son nouvel ami lui apprendqu'il était un étudiant béninois et qu'il se nommait Kevin. Il s'était déguisé en fou pour échapper à certains problèmes familiaux ; L'amour naquitentre les deux jeunes gens et ils purent résoudre les problèmes de Kevin
Un amour comme deux Amoureuse d'un garçon et contrainte à un mariage forcé avec un riche commerçant du village pour sortir sa famille de la pauvreté, Bouam va fuir avec son amant pour vivre leur histoire loin des oppositions. Mais c'est mal connaitre l'amour. La famille Néya La famille Néya, pauvre matériellement, n'avait pas décidé d'exploiter les ressources, les « jeunes chairs fraîches » dont elle disposait. Mais quand un banquier se présenta comme le bon samaritain pour aider les jeunes filles sur le point d'abandonner les études, la contrepartie s'imposa. Les conséquences aussi. Le raccourci vers le bonheur s'est transformé en un drame.
Par ce recueil Soleils sous les ténèbres, l'auteur retrace le chemin de la lumière à l'homme déchu et perdu dans le labyrinthe ténébreux de la vie. Le soir tombe dans un lac de sang Qui se répand dans le champ du couchant Où le soleil, par un sourire à peine voilé, Se baigne comme dans un vase doré. Puis l'ombre du soir Drapée de son voile noir Eteint les derniers rayons du soleil Et les derniers chants des oiseaux qui veillent Aux heures du retour des paysans Annoncent l'arrêt des travaux des champs.
Dans ce monde où les rires d'enfants devraient emplir l'air, certains grandissent trop vite, poussés par le poids de responsabilités qu'ils n'auraient jamais dû porter. Ils affrontent des peines et des choix d'adultes, bien avant d'en avoir l'âge. Problèmes d'adultes raconte la fragilité de ces jeunes vies, prises au piège entre l'innocence, la dure réalité et la responsabilité parentale.
Je reviendrai au pays mien Bâti sur les ruines de mes pères Sur le sang et le sacrifice de nos martyrs Ressusciter leur mémoire Que je graverai sur le marbre et le parchemin. Puis j'embrasserai mes frères et soeurs Je saluerai le champ et les paysans La foule qui attend et celle qui désespère Je leur annoncerai la nouvelle de l'espérance Comme la joie de l'abondance et de la quiétude.
Il n'y a de doctrine aussi mal cernée que la nouvelle naissance dans l'église du Seigneur Jésus-Christ de nos jours. Pour certains, la nouvelle naissance est juste l'adhésion à une nouvelle religion ou la fréquentation d'une église locale les dimanches matins. Pour d'autres, c'est un changement de vie, le fait de mener une nouvelle vie sans commettre « encore de péchés » jusqu'à leur mort sur la terre. Les opinions, les écrits et les enseignements sur le sujet de la nouvelle naissance sont nombreux et divers. Certes la confusion et les mauvaises interprétations sur le sujet demeurent immenses. Par cet ouvrage vous connaitrez les vérités scripturaires sur la nouvelle naissance et comprendrez le dynamisme de cette expérience unique dans la vie de tout enfant de Dieu.
Les difficultés ne manquaient pas, mais ce qui me maintenait debout était cette joie que j'avais trouvée lors de ma nouvelle naissance. Cela m'accompagnait chaque jour et me permettait d'affronter chaque défi qui se présentait sur mon chemin. Puis, vint le temps où je devais libérer la maison de cette soeur qui m'hébergeait. A court de moyens financiers, je me résignai enfin à demander de l'aide à ma famille. Malheureusement, mon père s'était chargé de prévenir tout le monde de ne point me venir en aide, y compris ceux-là qui vivaient dans les pays étrangers. Je me retrouvais dans l'obligation de faire un prêt pour louer une petite maison qui me servait de dortoir. Ce n'était pas une maison qui donnait envie d'y habiter, mais je pouvais au moins poser ma tête chaque soir pour dormir. N'était-ce pas le plus important ?
Some people are fated to love each other till death do them part. They are soul mates. No matter how people try to separate them or what they say about them, their love grows even stronger as if those people were fueling it. Almost everybody in this world has his or her own soul mate. If you find yours, you will live happily ever after.
Combien d'efforts n'ont pas été investis par les partenaires techniques et financiers dans le but d'aider les pays en voie de développement à décoller réellement, mais les résultats ne sont pas toujours ce qu'on espère. D'où la nécessité à ces pays, dirigeants comme citoyens de repenser un certain nombre de facteurs de développement. C'est à ce titre que Essohouna Didjonima, togolaise de la diaspora, prend la parole en tant qu'actrice de la société civile pour exprimer sa vision du développement pour l'Afrique en général et son pays en particulier.
Pour sortir le roi de l'ennui dans lequel il est plongé, le conseiller a trouvé une distraction inhabituelle : les belles filles du royaume passeront exécuter des prouesses de danses devant le roi. L'une d'entre elles se fait remarquer à la fois par son hardiesse et par sa désinvolture. La curiosité et l'intérêt du roi pour cette fille l'amènent à découvrir la vraie identité de Dambé et la meilleure façon de gouverner son royaume.
En 1967, un gendarme avait tiré à bout portant sur le président de République et l'avait raté. Condamné à mort, l'homme avait été gracié, dit-on. Trente-neuf ans plus tard, Marianne, une ancienne journaliste se met à la recherche de cet homme en qui le peuple voit désormais un héros. Elle le retrouve et lui propose de se présenter aux prochaines élections présidentielles. Mais l'homme refuse. Retiré sur des terres cultivables, il nourrit d'autres ambitions avec le jeune disciple qu'il a pris sous son aile. Qui est cette ancienne journaliste et comment cette équipe s'organisera-t-elle autour du presque héros ? Premier volet d'une trilogie sur les thèmes de la chute et du relèvement des nations, la pièce Eka tutu 1/ Kerim Bosso est une libre réflexion sur les fondements même de nos luttes à la fois politiques et existentielles.
Dans une société qui n'en est plus vraiment une, la jeunesse en mal de légitimité brûle ses rêves sur les routes de la révolte. Pour éviter le pire aux siens, un homme se compromet et se voit abandonné des siens. Seule sa fille reste encore avec lui, mais pour elle aussi, il est temps de partir dans la rue revendiquer le droit et la justice. Une manifestation d'étudiants tourne mal. L'homme se retrouve sur les lieux à la recherche de sa fille.
« MISS JEZABEL : (Elle se rapproche de Général 24 étoiles et veut le toucher.) Ah ! La force ! J'aime bien qu'on me prenne parfois de force ! Ça fait du bien, la douceur de la force !... Allons-y. Prends-moi. Une séance de beau match si tu le désires. Un vrai foot bas sans arbitres. Rien que toi et moi comme deux équipes nues sur le terrain. Je serai la gardienne de but de mon équipe ; tu seras l'attaquant tranchant de l'équipe adverse. J'encaisserai des buts, tes buts de jouissance à mort. Pas de remplaçants sur le banc de touche. Pas de coach avarié... Un bon coach, ça assassine quand ça bande. J'aime, toi, ta manière de bander et de dégainer à l'envers : du sang, c'est excitant ! A nous deux. Pour le plaisir. Plus que pour le plaisir de jouer et de jouir. »
Dans ce roman Il faut sauver Pandora !, Ferdinand Farara nous livre le panorama de la vie de Jeff dans une période d'un peu plus d'une décennie. Devenu chômeur, il quitte sa ville Akra et ses parents, pour aller se rendre utile à Liebundkomm, où il oeuvre activement pour la protection de l'environnement au parc d'Assise. Il emporte avec lui une médaille, à lui remise par sa maman, qui l'a reçue de Grand-père peu avant sa mort. La médaille en question provient de Tarsis, jeté en prison pour une « affaire d'Etat », grand ami de Grand-père et compagnon du père de Jeff. Là, au parc d'Assise, Jeff retrouve le couple Joe-Amélie et Chaminade, le fils de François, son cousin. Par un heureux hasard, Jeff tombe sur une lettre émouvante de Tarsis et enfin sur Tarsis lui-même en personne, libéré de la prison, mais qui mourra peu de temps après dans les bras de Jeff. A son retour à Akra, Jeff se fait embaucher dans une agence de tourisme comme guide. Quant au jeune Chaminade, il poursuit sa vocation sacerdotale et sera ordonné prêtre, puis envoyé en mission à Pandora. Le désormais Abbé Chaminade y croise une fille de joie du nom de Joviale. Elle devient la fiancée de Jeff contre l'avis du père de ce dernier, qui cherchera à défendre à tout prix l'honneur de la famille.
6h13. La moto de Koffi, un militaire, est en panne sèche. Il doit impérativement être à 6h55 au poste où une urgente mission l'attend. Il trouve Tang un vendeur d'essence qui refuse de lui vendre du carburant. Sans-Volant, conducteur de Taxi-moto, compère de Tang rôde autour d'eux visiblement nerveux. Tang : Nous rendons tous des services à ce pays. Du balayeur sans cache-nez au veilleur de nuit... Taxi-moto, Gakpogblégblé ! Les stations-d'essence-sur-pilotis. Nous créons des emplois... l'économie informelle... nous pesons des milliards... nous... Koffi : Emploi chans chécourité chochiale. Gros richque d'inchendie !... Tang : Le risque, c'est la contrepartie du profit. Et il n'y a pas de sot métier. Koffi : Cha dépend ! Tang : Il n'y a que des métiers... Koffi : ... illichites. Tang : Et de sautes gens. Koffi : ... Tang : Et ça profite à plus d'un.
Nestor, après avoir détourné de gros sous destinés à construire un pont dans son pays, prépare sa fuite vers un pays étranger quand son ami Jonas lui en donne l'opportunité. Partir en Europe en barque, voilà leur projet. Durant la traversée, ils sont interceptés par des garde-côtes et lâchés dans le désert. Jonas: Dix minutes que tu nous perds le temps. Nestor: Je sais. Jonas: Qu'est-ce que tu cherches ? Nestor: Rien. Jonas: Je veux seulement t'aider. Nestor: Pas besoin. Merde ! Jonas: On y va. On ne va pas y passer la journée. Nestor: Impossible de continuer si je retrouve pas ce que je cherche. Jonas: Un porte-bonheur. Nestor: Si tu veux. Mais je ne pars pas sans l'avoir trouvé. Tu peux te reposer le temps que je trouve ce que je cherche. Jonas: Peut-être que je l'ai ? Nestor: Donne-moi cette foutue...
[...] Le démon de la politique, c'est tout simplement le génie du mal qui anime les acteurs politiques c'est-à-dire l'esprit malfaisant qui les met sous son contrôle et qui leur assigne la mission de détruire ou de s'autodétruire. Lorsqu'il s'empare des gouvernants, le démon de la politique demeure insensible et destructeur du bonheur des peuples parce qu'il refuse l'alternance c'est-à-dire le bon sens - la chose la mieux partagée. Or le sens du partage contribue au bien-être collectif et renforce la démocratie, autrement dit, la bonne redistribution des richesses du pays qui assure la justice sociale. [...] Le démon de la politique est un obstacle à la démocratie et au développement surtout pour nos pays africains, pays en développement, si fragiles, souvent influencés par des pesanteurs historiques et ethniques, pays sans défense, dangereusement et en permanence exposés à la convoitise et à la gourmandise de la puissance subversive de l'intelligentsia impérialiste des pays développés. En tout cas, à l'heure actuelle, le commun des mortels, le bas peuple togolais, ne peut percevoir dans la politique togolaise que l'image d'un démon qui a pris la place du génie du peuple togolais, un démon qui s'est insidieusement installé dans les consciences et dans les pratiques au point d'hypothéquer la destinée du Togo... En vérité, pour la réécriture de l'Histoire du pays et pour le bien des générations futures, le Togo a besoin beaucoup plus du triomphe perpétuel du génie bienfaisant que du règne sarcastique du démon destructeur. Le Togo doit à ses enfants la victoire sur le mal, notamment sur l'esprit de division et de destruction. L'évidence est que la dictature peut tuer tous les jours mais elle tombe toujours.