Éditions Dricot
Entre Jean-Louis et le narrateur, une amitié de plus de vingt ans. Mais un sentiment solide au point de surmonter toutes les blessures et trahisons, ça n'existe pas. On passe au-dessus des petites dissensions, on comble tant bien que mal les fissures ...jusqu'à la déception de trop. « Avant même cette fameuse révélation d'avril dernier, quelque chose entre nous avait commencé à s'en aller sans qu'on le sache. Un mouvement inexorable était en marche, dont j'ignorais la mécanique et ne connaissais pas encore le ressort ultime. Le moment fatidique n'était pas arrivé que j'avais déjà mis fin à notre amitié. Mais tandis que je m'éloignais, malgré tout, tu me restais proche ; tu l'es toujours. Proche et lointain à la fois. » Un roman contemporain qui aborde la question essentielle des relations parfois complexes entre les êtres humains. EXTRAIT La dernière fois, nous n'avons rien trouvé à nous dire et je ne sais pas quand nous allons nous revoir. Nous avons rendez-vous la semaine prochaine, mais peut-être vais-je inventer quelque prétexte... Mon ami Jean-Louis, mon ami très cher, nous finirons par ne plus partager grand-chose. Rien que des banalités. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Joli travail, qui nous découpe au scalpel les sentiments et les ressentis des deux amis. Nous avons tous des zones d'ombres, elles n'empêchent pas l'amitié d'exister et de perdurer. [...] Une plume belge à découvrir. - Blog Le coin de Nath À PROPOS DE L'AUTEUR Martine Rouhart - Née à Mons en 1954. Juriste de formation, depuis toujours amoureuse des livres et de la littérature, elle a été naturellement amenée à prendre elle-même la plume. Mais c'est grâce à l'une de ces épreuves de la vie qui vous tombe dessus sans crier gare que l'écriture a définitivement pris le dessus.
Une nouvelle affaire commence pour l'inspecteur Convers après une découverte macabre en eaux liégeoises... À Liège, le cadavre d'une étudiante est repêché dans les eaux froides de la Dérivation. L'enquête est confiée à l'inspecteur Convers, qui vient d'être promu dans la "Cité ardente". Dans sa recherche de la vérité, il sera confronté au corporatisme du petit monde universitaire et à la loi du "milieu" de la drogue. Heureusement, il sera aidé par une jolie Espagnole, Eva Martinez, qui suit des cours de français à l'université. Pourra-t-il permettre aux parents de l'étudiante de faire leur deuil en découvrant l'assassin de leur fille ? Un polar troublant qui plante son décor dans la célèbre Cité ardente EXTRAIT Mais en automne, suivant un rituel immuable depuis des temps immémoriaux, c'était le jeu de billes qui était à l'honneur. Le plus fréquent était celui qu'on nommait dans la région liégeoise "al pote" ou "al fosse"2. Trois gamins s'affairaient, se disputaient la primauté et discutaient ferme les points, car le plus habile se réservait le droit de gagner les belles billes en verre strié de ses adversaires. Vite lassés par leur jeu, comme tous les enfants, ils décidèrent ensuite de lancer des pierres, visant, qui une boîte, qui une branche dérivant au fil de l'eau. Ils aimaient voir l'objectif plonger dans l'eau, puis réapparaître. Ils étaient assez précis, les bougres ! Ils venaient de choisir un objectif assez imposant, lorsqu'un vieux qui promenait son chien vint s'appuyer au muret pour les voir jouer. Les gamins faisaient mouche presque à tous les coups. D'abord admiratif, le vieux les encourageait, mais rapidement, il s'assombrit, car l'amas, en balançant, lui parut bizarre, inhabituel. A mieux y regarder, il commença même à s'inquiéter. Rapidement, il se dirigea vers l'"État-Major" afin de prévenir ses amis. Apparemment, tous en arrivaient à la même conclusion : c'était un corps. À PROPOS DE L'AUTEUR Charles Mouton est un Liégeois qui a mené une carrière d'enseignant à la Ville de Liège dans le secondaire, tout d'abord, où il fut professeur de latin et de grec, puis, au niveau universitaire, où il enseigna en slavistique. Il a écrit plusieurs ouvrages et articles scientifiques. Libéré de ces obligations, il a pu s'adonner à l'une de ses passions, l'écriture, et plus spécialement le roman policier. Ses livres de chevet dans ce domaine : Ceux de Georges Simenon et d'Agatha Christie.
C'est l'histoire d'une descente en enfer. C'est le récit d'une vie gâchée, d'un enfant battu qui vécut son premier placement dès sept ans par décision d'un juge de la jeunesse. J'ai connu Farid Bamouhammad, jeune adolescent placé au centre fermé pour délinquants juvéniles de Braine-le-Château. J'étais un jeune sous-directeur pédagogique du Ministère de la Justice. Lui était déjà considéré par ses pairs comme un dur, une tête brûlée. Une certaine presse le surnommait déjà " Farid le fou " tant son comportement était rebelle, parfois déraisonnable, au sens où nous, adultes, ne pouvions comprendre ses gestes insensés apparemment gratuits, hors des normes communément admises. Prévenons tout de suite le lecteur, le livre témoigne d'une violence extrême, mais n'est qu'un épisode de la vie de Farid Bamouhammad. Depuis la rédaction, Farid a replongé et a été condamné à une nouvelle lourde peine. Aujourd'hui, il va d'un quartier de haute sécurité à un autre, d'une prison à une autre. Et il n'est pas rare que les gardiens d'une prison ne se mettent en grève avec pour seule revendication son départ. J'ai pu être le témoin de mises au cachot suite à des incidents avec, en corollaire, des mesures de sécurité particulièrement dégradantes pour l'individu. Revenons au livre. Le récit est une sorte de journal décrivant principalement la situation carcérale et sa violence. Il est d'abord cathartique en ce sens que Farid se défoule en dénonçant les conditions de ses détentions successives. C'est surtout un cri d'amour désespéré à l'égard de sa fille qu'il sent lui échapper de plus en plus au fur et à mesure que son incarcération dure et que les incidents qui l'accompagnent se font de plus en plus nombreux. Huit années d'orphelinat et déjà vingt ans de prison ! " Je crains mes réactions ", écrit-il. Pourtant, son livre se termine par une volonté d'espérer et de construire pour et avec sa fille. - Claude LELIEVRE, Délégué général aux Droits de l'Enfant. Le récit interpellant de l'un des criminels les plus médiatisés de notre génération MOT DE L'AUTEUR Ce livre, je l'ai écrit en prison. Ce ne fut pas facile tous les jours. La prison est un univers violent. Outre ma feuille et mon stylo, il m'aurait fallu des boules " Quies " pour pouvoir m'isoler des bruits carcéraux, des cris, des ricanements sournois, des pleurs aussi. Comment parler de sentiments ou d'émotions autres que la rage et la violence dans un tel endroit ? La vie en prison, c'est la détresse totale, l'absence de compassion, la jalousie, les coups, la terreur, l'abandon et l'injustice. J'espère de tout mon coeur pouvoir atteindre mon but ou, à tout le moins, que ce livre pourra ouvrir les yeux de quelques personnes, celles qui ne savent pas ce qu'est la vie en prison ou celles qui ne comprennent pas le cheminement de certaines vies. Personne n'est à l'abri d'un incident de parcours. Le mien aurait pu être le leur.
Ce livre raconte l'histoire d'un peuple indomptable De la mythologie celte aux légendes gaéliques; de la fabrication du whiskey à la description des paysages de landes où se confondent parfois terre et mer; des chants et de la littérature aux tragédies qui secouèrent l'île; des passions et luttes de ce peuple de marins et de paysans; ce sont toutes les facettes et l'histoire de l'Irlande, des origines à nos jours, que retrace ce livre. Vivant et fouillé, mêlant tour à tour rigueur historique, humour et légèreté, "Irlande, si je t'oublie" est aussi une belle invitation, pour le lecteur, à la découverte personnelle de l'île d'émeraude. EXTRAIT A chacun des mes séjours sur l'île d'Émeraude, j'aurai mille fois l'occasion d'apprécier les Irlandais, au détour d'un pub, d'une rue de Dublin, ou le long d'une route perdue dans la brume de ces paysages de fin du monde, quand la terre, l'air et la mer ne font qu'un, et que votre salut, votre chemin ne sont retrouvés que par la voix rauque d'un pasteur qui mène ses moutons à la masure toute proche. A travers ses poètes, ses écrivains anciens ou actuels, ses chanteurs et ses héros. Quand le violon, la flûte, et la guitare secouent les pintes de Kilkenny et de Guinness, en même temps que le coeur et le corps des hommes ; quand résonne le rire des femmes de ce pays ; quand l'équipe de rugby de Dublin écrase celle de Cork ; que les jurons grommelés entre les dents par des géants barbus roux ou blonds se mêlent aux chants de la mer, de l'amour, des tragédies ou des plaisirs des hommes ; alors, l'Irlande vous conquiert tout entier. À PROPOS DE L'AUTEUR Ghislain Dubois est avocat. Il aime s'engager pour des causes mêmes perdues et n'a pas peur non plus de déboulonner des héros classiques.
Un auteur se trouve englouti dans sa propre fiction, enfermé dans la peau d'un de ses personnages. Accusé de deux meurtres, il est interné dans un établissement de défense sociale. C'est là qu'une psychiatre l'interroge sur ses écrits, sous hypnose... Si Jean Blanchard, le journaliste local, avait su dans quelle situation inextricable l'Inspecteur principal, Christian Lablaque, le précipiterait, jamais il n'aurait commencé à rédiger son roman naturaliste "Lucietta et Gilbert" ! Construit à la manière d'un puzzle temporel, "Lablaque et Blanchard" peut être lu comme un roman à la fois policier, fantastique, social, sentimental, régional... Certains y verront une réflexion sur l'acte d'écrire (et donc de créer) et sa relation avec la réalité, un peu comme si la pipe peinte jadis par Magritte se mettait soudainement à fumer. D'autres ne manqueront pas d'y déceler un voyage dans la conscience, une allégorie sur le perfectionnement de l'être. À chacun sa partition, à chacun son plaisir. Un roman psychologique à mi-chemin entre fiction et réalité EXTRAIT Sylviane Henriet me paraît transfigurée. Pour un peu, son visage exprimerait la tendresse ; le maquillage sans doute. Sa voix est plus grave, ses lèvres plus charnues. Quand je m'étends sur le divan, elle se penche sur moi, me frôle, je sens son souffle, elle est parfumée au jasmin. Un trouble me saisit, à moins que ce soit Lablaque qu'il surprenne. J'ai une érection ou peut-être lui. Je me suis habitué à tout, me raser, me laver, uriner ou déféquer avec un corps étranger. Mais l'excitation sexuelle me rend toujours mal à l'aise. Cette verge raidie n'est pas la mienne, j'ai l'impression déplaisante d'être un imposteur. Pourtant, la sensation au creux des reins est délicieuse. Je ferme les yeux. Je vois Diana ou Lucietta... - À quoi pensez-vous ? La psychiatre a rompu le charme en une seconde ; je réponds bêtement : - Je me sens inquiet, Docteur. Que va-t-il se passer ? À PROPOS DE L'AUTEUR Yves Herlemont est né et vit à La Louvière (Hainaut, Belgique). Son premier roman se déroule dans le double imaginaire de sa ville natale : Abelville.
Lourd destin que celui de Philippe Mesville... Jeune chirurgien très aimé et très estimé par son entourage, il supporte, à la différence de son jeune frère, l'autorité de sa mère. Reconnaissant pour les sacrifices qu'elle a dû faire pour sauver une partie du domaine des Mesville, dilapidé par son défunt père, Philippe est conscient de l'emprise maternelle sur lui. Surtout depuis que sa mère s'est mise en tête de le marier à Nadia, dont le père est propriétaire du reste du domaine. Sa rencontre fortuite avec Irène, dont il tombe éperdument amoureux, va être le point de départ de la transformation de son caractère pour se libérer du joug maternel. Son amour pour Irène sera-t-il assez fort pour déjouer les pièges et manigances de sa mère et de Nadia, la fille de son riche voisin ? Un roman familial sur les relations mère-fils et le besoin crucial d'indépendance EXTRAIT Le jour où Anne épousa Jean Mesville, le domaine des « Tourelles » appartenait à l'oncle de son mari, François Mesville. Celui-ci, étant veuf et sans enfant, avait désigné Jean comme héritier de ses propriétés. Un an plus tard, Oncle François succomba d'une grippe mal soignée. Jean Mesville devint donc le nouveau maître des « Tourelles ». Le domaine s'étendait sur plusieurs hectares et tourna vite la tête à son jeune propriétaire, qui pensait que sa fortune était inépuisable. Jean prit goût au jeu et aux courses de chevaux, ses folles passions dilapidèrent rapidement ses biens et il fut contraint de vendre ses terres afin de combler ses dettes. Anne essaya de le raisonner, mais Jean était comme possédé. C'est dans ce climat d'incertitude qu'Anne mit au monde son premier fils, Philippe. Le nouveau-né hérita du prénom de son grand-père qui mourut quelques mois plus tard, emporté par le chagrin de voir son fils se ruiner et perdre ainsi le domaine familial. Après la mort de son père, Jean parut se ressaisir, mais le vice du jeu l'habitait toujours. À PROPOS DE L'AUTEUR Martine Paternotte est née le 17 novembre 1961 à Morlanwelz, dans le Hainaut. Mariée et maman d'une grande jeune fille, elle habite à Estinnes-au-Val, près de Binche. Infirmière depuis l'âge de 22 ans au Centre Hospitalier Régional-Clinique Saint-Joseph de Mons, elle aime relever les défis. Passionnée d'Histoire et pourvue d'une imagination inépuisable, elle a la plume facile depuis son adolescence, écrivant plusieurs nouvelles pour s'amuser et dont elle fait partager son entourage. Sa passion d'écrire l'amène à relever un nouveau défi, rédiger un roman où elle fera voyager sans relâche le lecteur au travers d'une fiction où chacun y trouvera son pareil et où l'intrigue sentimentale se terminera sur une heureuse issue.
Pourquoi le commissaire Saint-Loup boude-t-il un succès que nul ne conteste ? Si la redoutable filière qu'il vient de démanteler a mobilisé toute son énergie, il ne peut s'empêcher de penser à l'exceptionnelle personnalité du tueur... La motivation lui échappe et la relation entre les différents crimes lui apparaît incohérente. Il faut être malade (ou désespéré) pour exécuter sauvagement des jeunes gens promis à un bel avenir. Théo rumine de sombres pensées et sa victoire à la Pyrrhus conforte sa perplexité. Et puis il y a ce dingue qui fauche stupidement des jonquilles dans un jardin public... "Seul dans son bureau, Théo regarde sa montre : quatre heures du matin... Il fait silence dans le centre ville à part les beuglements intermittents de quelques ivrognes... Le commissaire a tout relu pour la centième fois. Il n'y a rien, rien qui puisse le mener à un embryon de piste..." Avec "Le Tueur de jonquille", Michel Joiret signe son troisième polar EXTRAIT - Faut vraiment être givré pour commettre un acte aussi répugnant ! - Mais que vous arrive-t-il, ma chère Jacqueline, et de qui parlez-vous ? Jeanne Crayon, une petite dame à la coiffure rehaussée d'un curieux chignon gris traversé par une épingle observe Madame Pernelle, habillée de son sempiternel tablier bleu, qui pointe un doigt accusateur vers le massif de jonquilles au centre du square Marie-Louise à Bruxelles. - Là, là, regardez ce qu'« ils » ont osé faire ! Les deux locataires s'avancent sur le trottoir pour mieux fixer le parterre qui garnit le coeur du petit parc. Le cercle des fleurs printanières y a été proprement investi et les jonquilles « exécutées » ! Comment dire cet état de désolation qui sape le moral au premier regard ? Il ne reste rien de ce jardin d'avril qui invite à la promenade et à la rêverie. Les quatre bancs où viennent s'asseoir les habitants du square s'érigent comme les sentinelles d'une imprévisible désolation. Les jonquilles qui ont été sectionnées à la base et piétinées rageusement ne sont plus qu'un champ de bataille après l'affrontement, un amas de déchets... À PROPOS DE L'AUTEUR Michel Joiret est né à Bruxelles le 31 janvier 1942. Professeur de français dans l'enseignement secondaire. Depuis 1980, détaché pédagogique puis chargé de mission du CPEONS (Conseil des Pouvoirs organisateurs de l'Enseignement officiel neutre subventionné). Animateur du Projet-Lecture Charles Bertin en Hainaut (Belgique), tente de concilier enseignement et culture autour de projets interdisciplinaires. Aujourd'hui conseiller pédagogique à la Fondation Michel de Ghelderode et animateur de la revue trimestrielle d'art et de littérature LE NON-DIT. Organisateur de débats, foires du livre, conférencier. Responsable de séjours pédagogiques dans les sites littéraires pertinents : Alain-Fournier, Marcel Proust, Ronsard, Pierre Loti, Chateaubriand et George Sand. Ecrivain (roman, poésie, essai, nouvelle théâtre). Nommé Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en 1990 par Jack Lang, Ministre de la Culture, de la Communication, des Grands Travaux et du Bicentenaire.
C'est l'été. La nuit est tombée sur le village de Saint-Maël. Poussés par la peur, la faim ou le besoin d'aventure, huit personnages déambulent dans les ruelles. Il y a la veuve Suzie, Antoine-le-délinquant, une adolescente écervelée, un ermite en quête d'amour, un loup égaré, un enfant désobéissant, un aveugle et un fantôme. A leur insu, tous redonneront vie à une légende qu'on croyait oubliée. Ces huit personnages ne se connaissent pas. Ils n'ont qu'une complice : la lune... Un roman haut en couleur pourvu de personnages plus attachants les uns que les autres EXTRAIT Un incendie a complètement détruit la bibliothèque de Saint-Maël. Il n'y a pas eu de victimes, mais tous les livres qu'elle abritait ont été réduits en cendres. Bien peu de journaux ont relaté l'événement. A peine un entrefilet dans un quotidien local. Il faut dire que la plupart des gens ignoraient l'existence d'une bibliothèque dans un si petit village et que celle-ci n'ouvrait ses portes qu'une matinée par semaine, à condition que l'employé municipal responsable n'en ait point oublié les clefs. Il serait exagéré de dire que les quelque quatre cents livres passablement poussiéreux et rangés de manière anarchique sur six étagères en bois vermoulu constituaient un trésor de littérature : tout juste quelques récits de voyage, des légendes de la région ainsi que deux ou trois fardes d'archives départementales, dont on ignorait comment elles avaient un jour abouti à la bibliothèque de Saint-Maël. Parmi ces livres, il en était un qui relatait une bien curieuse histoire, qui se serait déroulée au sein même du village. C'était un opuscule d'apparence insignifiante, dont la couverture en carton était protégée par une toile brute, au ton écru. L'ouvrage n'était pas signé. Il racontait l'histoire de Saturnin, un jeune poète, qui habitait seul à l'entrée du village. Tout le monde aimait le voir parcourir les rues, de sa démarche chaloupée. Sous sa chevelure hirsute, ses yeux semblaient toujours rire, et sa barbe claire s'ouvrait sur un sourire immuable. À PROPOS DE L'AUTEUR Gilles HORIAC est né à Bruxelles en 1954. Professeur de français dans la banlieue de la capitale, il se sent très concerné par l'éducation des jeunes les plus défavorisés. Gilles HORIAC est également auteur compositeur de chansons françaises.
Après Hachichiyyin, découvrez la suite des aventures de Zayane et de son mari Février 2014, durant les Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi, Zayane et son mari, le professeur Pierret, décident de s'offrir une petite escapade moscovite. Tandis qu'ils profitent de la douceur du Café Pouchkine, un marginal vient leur proposer de prendre part à une émission ayant pour but de récolter des fonds en faveur des nombreux mendiants de la capitale russe. Cet olibrius ajoute qu'il est un descendant direct de Staline. Pressentant le piège mais séduits par la noble cause du projet, Zayane et Pierret se lanceront dans une aventure qui les entraînera dans les dérives obscures d'un gouvernement qu'ils oseront défier. Bien documenté, Pascal Riguelle nous plonge dans l'univers des 250.000 sans-abri qui croupissent dans des lieux infâmes de Moscou, dans les arcanes d'une politique mafieuse que l'auteur dénonce, se fondant sur certains faits avérés. « Que la lumière se taise » raconte également le parcours bouleversant d'une femme au courage exceptionnel : la protectrice des pauvres. Sur fond de thriller, aux accents de services secrets internationaux, l'auteur nous livre une intrigue haletante, truffée de rebondissements. EXTRAIT Cela faisait plus de cinq jours qu'une effroyable tempête sévissait sur la capitale française. Des bourrasques et des pluies torrentielles avaient contraint la mairie à interdire toute circulation sur les axes tant principaux que secondaires. Trams, métros et bus étaient à l'arrêt et seuls de rares passants tentaient, tant bien que mal, de se rendre à leur travail. Sur les terrasses des troquets du centre, habituellement si bruyants à cette heure-là, seule la force du vent et de la pluie faisait quelque peu monter les décibels. Depuis quarante-huit heures, la Seine était sortie de son lit et les autorités craignaient que le fleuve n'atteignît les limites de la crue de 1910, quand il avait dépassé les huit mètres sur l'échelle hydrométrique du pont d'Austerlitz. Cette année-là, le nombre de victimes avait endeuillé une multitude de familles parisiennes et il était hors de question qu'une telle catastrophe pût se reproduire. Policiers, pompiers et protection civile s'affairaient donc à vérifier que les mesures d'interdiction de circuler étaient bien respectées. Malgré tous ces efforts, une vieille dame avait péri noyée en tentant de sauver son chat. Affolé, l'animal avait quitté la maison et s'était retrouvé sur une planche à la dérive. Sa maîtresse n'avait pu se résigner à l'abandonner. À PROPOS DE L'AUTEUR Pascal Riguelle est né à Namur (Belgique) en 1968. Ses romans se caractérisent par des sources documentées qui ajoutent un fond historique à un scénario très captivant. Nous faisant souvent voyager aux quatre coins de la planète, l'auteur aborde également des sujets graves et contemporains tel que le terrorisme international. Après « Hachichiyyin, la prophétie des assassins » paru en 2011 à la maison parisienne « la société des écrivains », il nous revient avec les mêmes personnages dans de nouvelles aventures. Le troisième et dernier tome de la trilogie devrait paraître prochainement et s'intitulera « l'or du mont Elbrouz ».
Une fois la construction de la Station Spatiale Internationale (ISS) terminée, l'Homme se lancera un nouveau défi spatial : retourner sur la Lune et ensuite se lancer dans la grande aventure martienne En 2002, Pierre-Emmanuel Paulis, enseignant détaché à l'Euro Space Society de Dirk Frimout, et passionné par la conquête de l'espace, a participé à une mission de simulation de séjour sur la planète rouge. L'objectif ? Préparer les procédures de débarquement de l'Homme sur Mars... Dans ce récit, Paul-Emmanuel Paulis nous relate cette odyssée hors du commun à bord de la Mars Desert Research Station du désert de l'Utah. EXTRAIT Depuis de nombreuses années, une amitié indéfectible me lie à Vladimir Pletser, responsable des vols paraboliques à l'Agence Spatiale Européenne (ESA) et candidat astronaute belge. Vladimir fait partie des 5 candidats astronautes sélectionnés par la Belgique en 1991 mais malheureusement, son rêve d'aller dans l'espace ne s'est pas encore concrétisé. Nous avons déjà vécu pas mal d'aventures ensemble, comme voler en impesanteur, ou encore assister à un lancement de la navette spatiale emmenant notre ami commun Jean-François Clervoy. Vladimir m'a également conseillé lors de la rédaction du scénario de mes bandes dessinées Tania. Sur l'Île de Devon, dans le Grand Nord Canadien, en juillet 2001, Vladimir a participé à une mission de simulation de séjour sur la planète Mars, à bord de la « Flashline Mars Artic Research Station ». Là-bas, dans un cratère météoritique, la Mars Society américaine a installé un Module Spatial, un habitat martien dans lequel se relayent des équipages d'« astronautes » qui simulent un travail à la surface de la planète rouge. L'isolement est total et les sorties se déroulent en scaphandre spatial. Cette aventure exceptionnelle, Vladimir me l'a fait vivre jour après jour grâce aux courriels qu'il me faisait le plaisir de m'envoyer. Il la partage encore régulièrement avec son public lors de ses passionnantes conférences. À PROPOS DE L'AUTEUR Après des études à l'Institut Supérieur des Beaux-Arts Saint-Luc de liège, section Illustration-Bande Dessinée et un Certificat d'aptitude Pédagogique de l'Institut Saint-Laurent à Liège, Pierre-Emmanuel Paulis est actuellement Enseignant détaché (Space Teacher) auprès de l'Euro Space Society de l'astronaute belge Dirk Frimout.
Il y a des milieux où le crime paraît insolite... Pourtant, c'est peut-être parce qu'il y est d'autant plus inattendu qu'il en devient plus effrayant. L'affaire que va tenter de résoudre l'inspecteur Alexandre Convers se déroule parmi les enseignants "bon teint" d'un collège réputé et conservateur. Comment s'imaginer que ceux qui s'érigent en modèles pour la jeunesse en arrivent parfois à de telles bassesses dans leur rapports sociaux qu'ils créent un terrain propice au crime ? Et quel crime ! Un des plus horribles qui soit. Ruminé, machiné depuis longtemps. Un polar qui met en lumière les facettes les plus sombres de l'âme humaine EXTRAIT Lundi 23 septembre Le gyrophare d'une ambulance striait le petit matin de Bourbonne-les-Bains de ses reflets bleutés. Des infirmiers s'affairaient auprès d'une petite vieille visiblement en état de choc. Elle était toute menue, ses cheveux blancs avaient eux aussi des reflets bleutés, mais son visage était presque aussi blanc que ses cheveux. Quelques minutes auparavant, elle avait découvert la chose en promenant son chien dans le parc d'Orfeuil comme chaque matin. Sans trop se rendre compte tout d'abord, elle avait puisé le courage, on ne sait où, d'avertir la police. C'est en revenant sur les lieux qu'elle avait craqué. On emmenait maintenant la pauvre Ruth Meyer vers l'hôpital le plus proche. A quelques pas de là, une autre équipe de professionnels : la brigade du Commissaire Alain Roussel. Même eux n'en menaient pas large. Jamais dans une si paisible petite ville, ils n'avaient eu à affronter un tel spectacle. La victime était affalée près d'un banc, ombré de deux flaques de sang coagulé et visqueux. À PROPOS DE L'AUTEUR Charles Mouton est un Liégeois qui a mené une carrière d'enseignant à la Ville de Liège dans le secondaire, tout d'abord, où il fut professeur de latin et de grec, puis, au niveau universitaire, où il enseigna en slavistique. Il a écrit plusieurs ouvrages et articles scientifiques. Libéré de ces obligations, il a pu s'adonner à l'une de ses passions, l'écriture, et plus spécialement le roman policier. Ses livres de chevet dans ce domaine : Ceux de Georges Simenon et d'Agatha Christie.
Un conte des sept nuits... Il avait de grands yeux noirs, des cheveux noirs, une âme un peu noire aussi. Il lui chantait de sa belle voix grave des chansons de son pays, sur l'oreiller, jusque tard dans la nuit. Ce qui se devait d'être une idylle n'en est pas une pour Iléna. À son retour en Europe, la jeune femme s'entête à retrouver la trace de l'homme aimé laissé en terre marocaine. Leur histoire peut-elle se conjuguer à tous les temps ? Ou l'illusion de l'amour ne tient-elle qu'à un fil ? Trente-six lettres, échangées à trois mille kilomètres de distance et de culture, tissent la trame de cette passion épistolaire. À l'heure d'Internet et du téléphone portable, est-il encore pensable d'écrire avec une plume des lettres d'amour ? Il se passe pourtant sur la toile des milliers d'histoires « épistolaires », qui restent bien souvent du domaine du rêve. Et les relations de couple entre cultures différentes, complexes et fragiles, sont d'une sensible actualité. L'auteure nous emmène en voyage dans les ambiances fascinantes et les paysages flamboyants du Maroc, en voyage d'amour, en voyage de vie... au fil de soi. EXTRAIT La musique, surtout, l'enchante. Il est stupéfait que je n'aie jamais entendu parler du chanteur algérien Cheb Khaled et se met à fredonner les plus connues de ses chansons d'amour. Sa voix magnifique tournoie, dans la tiédeur du soir étoilé. Nous passons une partie de la nuit à parler, à rire. C'est bon de l'entendre dire : « Il y a longtemps que je n'ai pas ri comme ça ! ». Il ose une étreinte. Puis un baiser. Je ne lui dis pas : Khalil, tu as vingt-et-un ans, tu es musulman et tu me troubles profondément. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Entre récit épistolaire et narration traditionnelle, on découvre une nouvelle fois les ravages de la passion sur une personne amoureuse et prête à tout pour renouer avec celui dont l'absence troue la vie. - Georgie Bartolomé, Bruxelles News À PROPOS DE L'AUTEUR D'origine italienne, Myriam Buscema, née à Nimy (Belgique), vit dans un petit village blotti au creux de la campagne hesbignonne. Passionnée par la rencontre d'artistes et d'acteurs du monde culturel, elle met son art de l'organisation au service du théâtre. Elle puise dans ses expériences de vie la matière de ses récits. « Au fil de soi » est son quatrième livre inspiré d'une histoire personnelle.
A la fin du tome 1, suite aux travaux de Silvio Zitelli et de son équipe, un enfant transgénique surdoué est né. La méthode fonctionne et la mise au monde de tels enfants est mise en route grâce aux infrastructures de « La firme ». Cependant, des dissensions ne tardent pas à apparaître : le groupe des modérés d'une part et les adeptes de la théorie nazie d'Heinrich Himmler d'autre part, ceux-ci ayant pout but la création d'une race des seigneurs dans la pure tradition du national-socialisme. Le lutte qui va éclater entre ces deux factions finira par conduire à un véritable drame humain dans la clinique de Steinhring. Ce drame ne mettra pourtant pas le point final à l'aventure qui continuera dans le tome 3 dans lequel les surdoués, devenus adultes, vont commencer à influencer le monde. Leur intelligence supérieure suffira-t-elle à maîtriser les nombreuses menaces qui pèsent sur la société ? Découvrez le deuxième volet du thriller scientifique et dystopique GeneGenius ! EXTRAIT Cette ville, associée dans son esprit à Adolf Hitler, n'était pas le but de son voyage ; rien à voir avec un pèlerinage. Il avait simplement voulu emprunter cette route, comme le font de nombreux touristes. Peut-être aurait-on pu trouver dans ces touristes quelques néonazis, mais ce n'était pas le cas de Silvio, même si le Führer avait toujours exercé sur lui une certaine fascination, comme pourrait le faire une attirante fleur du mal. Il avait trouvé une chambre d'hôte bien aménagée dans une maison située entre le Knigsee et Berchtesgaden, une maison tenue par monsieur et madame Ebner. À PROPOS DE L'AUTEUR Louis Varetto, docteur en sciences, enseigne au sein d'une Haute Ecole. Lors de ses recherches, il a écrit plusieurs articles scientifiques dans des revues internationales comme Journal of Theoretical Biology. C'est récemment qu'il s'est tourné vers la fiction en langue française. La trilogie GeneGenius est son « premier roman ». Après « Couleurs Lila » tome 1, voici « Chrysanthèmes couleur Lila » tome 2.
Vous voilà au Touquet, en bord de mer. Vous avez projeté ce séjour dans le but de vous ressourcer par des séances de thalassothérapie. Vous avez décidé d'être à l'écoute des vagues qui s'énervent en grondant, du vent qui fait décoller les cerfs-volants, du soleil qui plonge dans la mer à la nuit venue... Vous allez respirer l'air parfumé par les pins maritimes, durant vos balades à travers la forêt plantée voilà plus d'un siècle, sur des kilomètres de dunes. Ce que vous ignoriez, c'est que vous croiseriez le chemin de différentes personnes, cocasses, agaçantes, touchantes, étonnantes, mais souvent attachantes. « Évidemment ! Vous avez le pompon pour vous mêler de ce qui ne vous regarde pas ! », vous souffle la « Dérision » qui vous suit pas à pas en se moquant de vous. Vous rencontrerez Flore, la pianiste qui veut changer de vie ; de vieux jumeaux querelleurs ; Rose, une gamine surdouée ; Marie, la béguine qui a jeté ses cornettes au feu ; Honoré, le misanthrope... et d'autres qui attiseront votre appétence. Car, il faut bien l'avouer, votre principale qualité, c'est la curiosité... Et, bien entendu, vous ne sortirez pas indemne de telles rencontres. Mais que serait la vie sans les échanges avec les autres ? Découvrez une galerie de personnages attachants en bord de mer. EXTRAIT Donc, vous connaissez son prénom, Flore, « même si je le trouve ridicule, mais soit ! » vous, il vous fait rêver. Allez savoir pourquoi ? Vous voilà au bord de la plage, tout près des vagues qui vont et viennent ; elles sont un peu indécises, c'est le propre des vagues... Et elle est là, juste devant vous, les pieds nus dans le sable « Quelle cruche ! Il fait froid, non ? » Bref ! Elle marche pieds nus, ses ongles sont vernis de rouge carmin. « Ce n'est pas un peu démodé ? » Donc, vous qui n'y connaissez pas grand-chose à la mode, vous trouvez ses pieds jolis. Vous posez les vôtres sur l'empreinte de ses pas marqués dans le sable. Donc, Flore marche devant vous, et, évidemment, vous la rejoignez. Voilà que vous êtes pieds nus, vous aussi. « Malin ! Vous allez attraper froid. » À PROPOS DE L'AUTEUR Bien connue du public belge, Anouchka Sikorsky fut animatrice radio à la RTBF avant de rejoindre les équipes de RTL Télévision puis de RTL TVI en qualité d'animatrice et productrice. Elle a rédigé des articles, des interviews, des nouvelles, pour différents magazines. Ce livre est son cinquième roman.
Romain est un chercheur brillant spécialisé en génétique. Lorsqu'il fait une importante découverte et parvient à créer des souris surdouées, la tentation est grande de braver l'interdit en passant de la souris à l'homme. Prêt à toutes les transgressions afin d'atteindre son but, il va rapidement franchir la ligne rouge. Mais alors que sa passion pour Lila le fait douter, une firme aux intentions mystérieuses prend contact avec lui. Romain apprendra alors que l'on ne joue pas à l'apprenti dieu sans conséquence... Un thriller scientifique où l'éthique, la passion et la raison forment un triptyque explosif. EXTRAIT Ils s'étaient rencontrés une semaine auparavant, chez des amis. Une fille différente, s'était-il dit alors qu'ils prenaient l'apéritif et que les conversations ne s'étaient pas encore dispersées en séries de dialogues. Ils avaient été présentés, mais comme d'habitude, le nouveau nom avait quitté son esprit sans s'y arrêter, non par indifférence, mais comme si l'image et le son ne pouvaient s'imprimer simultanément. Le hasard n'avait pas mis pas longtemps pour unir à nouveau le nom et le visage de la jeune femme. - Lila, un petit verre ? proposa Martine, l'hôtesse de la soirée, s'adressant ainsi à l'inconnue. Ah oui, Lila, il se souvenait à présent du prénom à la prononciation solfégienne. Dore, remi, misol, solla, lasi, sido,... Lila. C'est joli Lila. À PROPOS DE L'AUTEUR Louis Varetto, docteur en sciences, enseigne au sein d'une Haute Ecole. Lors de ses recherches, il a écrit plusieurs articles scientifiques dans des revues internationales comme Journal of Theoretical Biology. C'est récemment qu'il s'est tourné vers la fiction en langue française. La trilogie GeneGenius, dont « Couleurs Lila » est le tome 1, est son « premier roman ».
Tout le monde vous le dira. Il est improbable que l'on puisse se souvenir sans faute d'événements qui se sont déroulés il y a trente ans. Il en va de même pour le romancier à succès François Valais qui s'entête à vouloir évoquer sa vie et celle de ses copains à l'internat alors qu'il occulte tous les mauvais souvenirs pour ne garder que les bons. Forcément, le récit évoque une fausse réalité. Le lecteur n'est pas sot. C'est pourquoi le dernier ouvrage de l'auteur fait un flop ! Pour éviter que le roman suivant connaisse le même sort, deux copains, Pierre Orsini et Guillaume Gentil, épaulés par une poignée d'amis, déploient toute leur énergie afin de réveiller la mémoire de l'auteur. Et voilà que l'affaire de la disparition de Jérôme, vingt-huit ans plus tôt, le quatrième copain de la bande, est extirpée des affaires classées... Et voilà que le crime rôde... Et voilà que la police s'en mêle : l'ex-commissaire Constantin Charlier prête main-forte au nouveau commissaire Aimé de Sécillon, un sentimental lunatique tombé dans la police comme un cheveu sur la soupe. Ces enquêteurs sillonneront les quartiers, de Liège à Visé, pour faire la lumière sur le crime et sur les souvenirs de l'écrivain. Un roman policier palpitant qui entraîne les lecteurs dans une enquête à travers la Cité ardente. EXTRAIT Ce que je sais, c'est que tout a commencé ce soir-là. Nous flânions dans la Cité ardente, nous réjouissant d'un doux soir d'été liégeois au coeur d'un juillet nonchalant. Nous passions la soirée entre amis, comme il nous arrivait de le faire chaque fois que l'un d'entre nous avait envie de rattraper ses dix-sept ans. Aujourd'hui, nous avions hardiment passé la quarantaine, qu'importe. Nous étions trois. On aurait préféré être quatre, il en manquait un. Il faisait défaut depuis longtemps... On y pensait, parfois. Après avoir pris l'apéro sur la place Cathédrale tandis qu'un soleil rouge descendait sur Liège, nos pas nous guidèrent « Chez Pauline », parce que nous y allions déjà quand nous étions adolescents. C'était notre refuge, notre ailleurs. C'était chez nous. À PROPOS DE L'AUTEUR Bien connue du public belge, Anouchka Sikorsky fut animatrice radio à la RTBF avant de rejoindre les équipes de RTL Télévision puis de RTL TVI en qualité d'animatrice et productrice. Elle a rédigé des articles, des interviews, des nouvelles, pour différents magazines.
La campagne m'évoque une harmonie supérieure, sans lutte intérieure. Tout y est à sa place dans une sérénité divine, une harmonie pure. Le tintement des clôtures, l'aboiement d'un chien, le moteur de l'un ou l'autre convoi agricole sont comme des trouvailles inattendues, à la manière de Beethoven. Elles n'arrivent pas à troubler la paix de ma campagne. Patrick Courcenet est apprenti-luthier à Chalon-sur-Saône. L'amour de la musique et celui de la nature parmi les vignes du châlonnais suffiront-ils à préserver l'harmonie dans sa vie ? Le silence de la période de l'entre-deux guerres n'est-il pas porteur du son discordant que Patrick redoute ? Ou serait-ce l'arrivée de l'étrange Estelle ? Un roman historique de l'entre-deux-guerres qui traite des thèmes de l'amour et de la musique. EXTRAIT Estelle D'Auterive m'intrigue, de même son nom qui n'est pas bourguignon. Puisqu'elle est tournée vers Billoux, j'en profite pour la dévisager. Ce n'est plus une toute jeune fille comme me l'avaient suggéré sa silhouette frêle et ses pas timides. Elle doit avoir vingt-cinq, vingt-six ans. Les traits de son visage s'affirment en lames osseuses et saillies, avec juste ce qu'il faut de rondeur dans les joues. Le nez est court et légèrement busqué. Des mèches de cheveux auburn s'échappent de son chapeau cloche. Ses yeux n'arrivent pas à se fixer sur mon maître. Ils ont pris pour cible son établi où repose le Milanollo. À PROPOS DE L'AUTEUR Josiane Van Melle est traductrice et romancière, amoureuse des langues et en particulier de la langue française. Elle a deux filles et vit dans le Kent avec son mari.
Pourquoi Gabrielle a-t-elle tué sa mère ? « Si grand-mère avait encore été là, elle aurait, comme je l'ai fait, mis la main sur la poitrine en fontaine de Maman. Sur sa main, comme sur la mienne, le sang tiède de sa fille aurait tracé des moraines de gouache rouge. Elle l'aurait traitée de maladroite. Moi je n'ai pu que crier : Maman, Maman, pardon Maman. Hurler d'agonie. » Gabrielle, petite dernière d'une grande fratrie, sort de prison, inculpée pour matricide. Les raisons de son acte se dévoilent peu à peu. Un roman qui aborde la question des relations familiales et des raisons qui poussent à commettre l'irréparable. EXTRAIT J'émerge lentement du sommeil. Le fil de mon rêve va se casser. Chaque matin m'apporte cette rupture. Jamais une délivrance. Il suffit d'une légère secousse de la poitrine, comme au sortir d'une apnée, pour rompre une cadence, dégager l'air emprisonné. Une fois rompu le fil ténu du rêve, je ne pourrai plus le ramener. Il s'effacera complètement, ne me laissant plus qu'une impression, un goût dans la bouche, une image floue, parfois tenace. Des larmes aussi. Surtout, garder les yeux fortement pressés contre la nuit de contrefaçon, juste derrière les paupières. Les codétenues n'aiment pas les pleureuses. Nos banquettes en vis-à-vis, nous avons de la chance de n'être que deux dans la cellule. L'autre, c'est Thérèse, un prénom sorti d'une bouche serrée de rides, à peine la porte refermée sur moi. La promiscuité ose ce lâcher de prénoms sans préambule. « Moi, c'est Gabrielle », ai-je dit sur le ton amical que je prenais à la fac. El, ça veut dire « puissant » et « Dieu ». Maman entendait aussi le rire dans mon prénom. Ils m'ont abandonnée tous les deux. À PROPOS DE L'AUTEUR Josiane Van Melle est traductrice et romancière, amoureuse des langues et en particulier de la langue française. Elle a deux filles et vit dans le Kent avec son mari.
Une jeune femme aux facultés hors du commun va participer à sa manière à la Grande Guerre. Octobre 1922, forêt de Freyer. Les feuilles mortes crissent sous les pas des chevaux de Justine, récemment médecin, et de Werner, son époux, médecin également. Au détour du chemin, surgit un homme dont le visage est masqué de cuir noir. Les chevaux hennissent tandis que l'apparition enlève la carapace qui dévoile une cruelle réalité. Il n'a plus de visage, rien qu'un trou béant : sa pommette gauche, son nez, ont été amputé, laissant voir la langue. - Êtes-vous la fameuse Justine dont mon capitaine m'a parlé à Digne, affirmant que vous étiez la seule à pouvoir me soigner ? - Ce n'est pas pour nous, dit Werner qui, comme Justine, a mis pied à terre. Il faut aller aux États-Unis. - Impossible, rétorque le malheureux. Le voyage seul coûterait une fortune ! Impossible, Une fortune ?... pense Justine, dont le père vient de découvrir au Congo une mine de diamants... Un roman historique qui prend comme cadre les tranchées de la Première Guerre mondiale. EXTRAIT Justine était née presque avec le siècle : à la mi-mai de 1898. C'était un enfant du printemps, que l'on promène dès les premiers jours de leur vie. Sa « maman » ne la quittait pas. Elle la portait dans un sac à dos et la déposait contre un arbre pendant ses cueillettes forestières. Le bon lait de Mariette la fortifiait rapidement. En février, elle fit ses premiers pas. À deux ans, elle parlait intelligiblement. Elle était d'une beauté stupéfiante. Elle n'avait pas les cheveux auburn de sa mère. Elle était brune, avec de grands yeux bleus et de longs cils. Elle consolait Sylvie de son chagrin. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE D'une écriture coulant au rythme palpitant des faits de l'Histoire, il nous fait découvrir la « sale guerre » et le travail des troupes médicales à l'arrière des champs de batailles ensanglantés. [...] Une lecture passionnante. - Blog Les plaisirs de Marc Page À PROPOS DE L'AUTEUR Docteur en médecine chirurgie et accouchements, Christian Oosterbosch participe à plusieurs expéditions africaines : plusieurs traversées du Sahara et une première mondiale sur la face Nord-est du mont Kenya. Il est également le fondateur des Chambres syndicales de médecins et a été président de la Croix-Rouge de Herstal de 1974 à 2005.
Au bistrot de la place T'sertsevens, comme partout à Thuin, on adorait parler de ceux de l'Avalant. Le dimanche midi, quand le café était bondé et que les bateliers commençaient à être bourrés, on aurait pu penser qu'il s'y tenait un colloque tellement il y avait de l'animation. On parlait du Père et de la Mère jusqu'à l'écluse de Charleroi et on y allait gaiement car on l'avait bien remarqué, ces indiscrétions ne semblaient pas affecter le couple qui, assidûment silencieux, éternellement indifférent, ne s'apercevait même pas que toute la ville faisait de sa vie un mystère. Un roman régional et pittoresque à découvrir sans attendre ! EXTRAIT Ceux de l'Avalant sont des sots. Plus qu'une certitude, c'était une évidence. La Mère, elle, ne sortait pratiquement jamais de la cabine. On ne la voyait que lorsqu'elle faisait son marché, le vendredi à l'aube, quand les vendeurs n'avaient pas encore déployé leur marchandise sur les étals. Elle débarquait au milieu de l'agitation avec ses sabots en bois et son sac en jute, désignait d'un index silencieux ce qu'elle voulait, payait et s'en allait. C'était aussi rapide qu'un courant d'air un jour de grand vent. Si au début, les gens d'à terre s'étaient montrés vexés par l'impolitesse de son silence, bien vite, ils s'en étaient réjouis : les passages de la Mère, aussi furtifs fussent-ils, avaient au moins le mérite d'alimenter les conversations jusqu'à l'heure de l'apéro. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE L'Avalant... une fabuleuse intrigue au fil de l'eau ! - RobT, Babelio À PROPOS DE L'AUTEUR Née en 1980 quelque part en bord de Sambre, Melissa Collignon est, depuis toujours, passionnée par les lettres. Infiltrée dans la grande mafia ihecsienne en 1998, elle en sort quatre ans plus tard avec l'envie de travailler dans la com (ce qu'elle fera) et de changer le monde (ce qu'elle abandonnera bien vite). Après une spécialisation en humanitaire à l'UCL, Melissa part en voyage par-ci par-là, avant de poser ses valises à Nivelles, auprès de ses deux petits garçons. Pendant des années, des tas de romans se sont accumulés dans le bazar de son salon (Barjavel, Murakami, Werber, Ancion, Maalouf,...). Et puis un jour, elle a eu envie d'en ajouter un en haut de la pile. Le sien. Après quelques succès à des concours de nouvelles, Melissa se lance dans l'écriture de l'Avalant, son premier roman.
Retrouver un carnet manuscrit comme seul espoir de sauver sa peau... Professeur à l'université de Memphis où il enseigne le journalisme, Paul Krueger se prépare à savourer des vacances méritées en compagnie de son chat George W. lorsqu'il reçoit une étrange invitation à se rendre à Zurich. D'abord séduit par l'élégance cossue de la ville suisse, Paul découvre rapidement qu'une partie de son passé relève d'une véritable escroquerie de la mémoire. Plongé à son corps défendant dans un monde parallèle où la raison d'État autorise tous les coups, il va se rendre compte qu'il n'est qu'un pion en sursis sur un échiquier mortel. L'enjeu de la partie ? Une discrète Fondation dont le réseau plonge notamment ses tentacules dans le marché des « terres rares », des métaux à haute valeur stratégique. S'il veut avoir une petite chance de se dégager du piège qui le broie lentement, Paul doit retrouver un carnet noir dont personne ne connaît le contenu. Seul signe distinctif : ses pages ont été écrites au crayon... Découvrez ce polar palpitant sur fond d'espionnage ! EXTRAIT Cher Monsieur Krueger, Des événements importants survenus très récemment nous ont appris votre existence. À ce stade de nos relations - et pour des raisons que vous comprendrez bientôt -, il nous est malheureusement impossible de nous présenter, mais nous aurons tout le loisir de faire connaissance si vous nous accordez votre confiance. En annexe de la présente, vous trouverez un billet d'avion pour Zurich et une somme d'argent. Veuillez considérer le premier comme la clé qui vous conduira à nous et la seconde comme un modeste défraiement pour les dépenses que pourrait vous occasionner votre bref séjour en Suisse. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE L'histoire est passionnante, bien construite et bien documentée. [...] D'un point de vue littéraire, j'aime beaucoup le style de Francis Groff. Je suis un amoureux de la langue française, très sensible de ce fait à ce que j'appelle "l'esthétique de l'écriture" d'un auteur, et j'ai trouvé la sienne très agréable. - Blog d'Hugues Alexan À PROPOS DE L'AUTEUR Journaliste en presse écrite, Francis Groff a travaillé pour des quotidiens et des hebdomadaires comme l'Echo de la Bourse, la Nouvelle Gazette ou Le Vif/l'Express. Après une expérience enrichissante en radio (Radio Métropole, devenue RFM puis Bel RTL), il a longtemps collaboré aux journaux télévisés et émissions d'information de RTL. Au terme d'une interruption professionnelle durant laquelle il a été Ombudsman de la ville de Charleroi (une première pour la Belgique francophone et Bruxelles), il est devenu scénariste et réalisateur indépendant de films documentaires, notamment pour la RTBF. Francis Groff a écrit une douzaine d'ouvrages sur des sujets très divers : les « Gueules noires » et l'industrie charbonnière, la première biographie d'Albert Frère, celle de Gabrielle Vincent (Ernest & Célestine), l'histoire de la télévision publique belge, l'exploitation du manganèse en Afrique, l'histoire de Caterpillar Belgium et même... la bière trappiste. « L'homme qui écrivait au crayon » est sa première oeuvre de fiction.
Le roman L'oncle Six Noces, prince de Mont-Saint-Aubert plonge le lecteur dans la vie quotidienne des Tournaisiens aux 19ème et 20ème siècles. Mont-Saint-Aubert, magnifique village champêtre niché sur les hauteurs du Tournaisis offre aux visiteurs éblouis une vue panoramique de la cité de Clovis. Au milieu du 19ème siècle, cet écrin de verdure fut le théâtre d'une aventure amoureuse princière. En mars 1848, la jolie servante de l'auberge « Au cheval blanc » fut séduite par le prince Louis-Napoléon Bonaparte de retour d'exil en Angleterre. Neuf mois plus tard, Marie-Louise mit au monde un petit garçon de père inconnu. Cette naissance illégitime alimenta toutes les conversations du village. Le curé était inquiet. L'évêque de Tournai, monseigneur Labis, prélat autoritaire et colérique négocia un arrangement avec l'entourage du prince-président qui fut proclamé empereur sous le nom de Napoléon III, après le coup d'État du 2 décembre 1851. Quel fut le sort de la pauvre paysanne séduite par le prince frivole ? Quel destin tourmenté attend le bâtard de Napoléon III, invité à l'exposition universelle de Paris en 1867 ? Il assiste à la défaite de la France face aux Prussiens en septembre 1870. L'abdication de l'empereur, sa mort en Angleterre en 1879 laissèrent peu d'espoir aux héritiers du bonapartisme, encore moins aux rejetons d'amours ancillaires. Histoire ou légende ? Le récit captivant d'une grand-mère conteuse nous fait revivre un épisode méconnu du mythe de Napoléon. EXTRAIT Femme exceptionnelle, intelligente, conteuse merveilleuse, Anna égrène des anecdotes, fait revivre par le verbe et la gestuelle des légendes oubliées. Aède de la saga familiale et villageoise, gardienne d'une tradition orale que les historiens commencent à décrypter, elle perpétue la mémoire collective comme l'ont réalisé, avant elle, les poètes grecs, les troubadours du moyen âge, les griots d'Afrique noire. Jamais elle n'a été une adepte de la langue de bois, de discours convenus qu'on débite, la bouche en cul de poule, dans des salons mondains. Volontiers frondeuse, Anna n'a jamais jaugé les hommes et les femmes à l'aune d'une morale bourgeoise qu'elle estime hypocrite. Elle en a connu des donneurs de leçons de morale qui se révélaient être de pauvres types englués dans leurs certitudes béates. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Jean-Pierre Delhaye raconte l'histoire de leur région, et plus globalement de la Belgique, les premiers mouvements sociaux, les luttes entre catholiques et socialistes, les combats politiques opposant ouvriers et bourgeois. Et c'est tout le 20e siècle qu'il recrée avec brio et enthousiasme. - Culture - Université de Liège À PROPOS DE L'AUTEUR Jean-Pierre Delhaye : Né à Mouscron, le 22 mai 1944. Licencié-Agrégé en Philosophie et Lettres (Histoire) de l'université de Liège (1968). Proviseur à l'athénée Jules Bara de Tournai (1991-2004). Président du Cercle Culturel des Collines et de la Commission du Patrimoine de Flobecq, membre du conseil d'administration du Cercle d'Histoire d'Ath. Il a écrit des scénarios pour des spectacles de rue comme "1918, la route du Casino" (2007) et "1797, Sandou, la descente aux enfers" (2013) (en collaboration avec Anita Goeffers).
Sofonisba Anguissola, artiste peintre de la Renaissance italienne, fut oubliée pendant plus de trois siècles. La plupart de ses oeuvres furent perdues, détruites ou bien attribuées à d'autres peintres. Pourtant, elle fut l'une des premières femmes artistes dont la renommée fut internationale. Michel-Ange apprécia quelques dessins de sa jeunesse, le pape Paul IV voulut un portrait de sa main, le roi d'Espagne Philippe II la fit venir à Madrid comme artiste de cour auprès de son épouse Élisabeth de Valois. Elle fut proche de l'archiduchesse Isabelle, future souveraine des Pays-Bas, dont elle entoura la petite enfance après le décès prématuré de sa mère. Elle fut bien connue du peintre Rubens qu'elle accueillit parfois dans sa maison de Gênes. Enfin, tout à la fin de sa vie, elle reçut la visite à Palerme du jeune peintre Van Dyck, illustre portraitiste en devenir, qui la considérait comme un exemple à suivre.... Sofonisba était née à Crémone en 1532. Elle mourut à Palerme en 1625. De nombreux autoportraits ponctuent ce long itinéraire de vie, dix-sept reconnus à ce jour, le premier réalisé à l'âge de treize ou quatorze ans, le dernier quand elle en eut quatre-vingt-huit. Alors pourquoi ce long silence autour d'elle ? Découvrez le portrait fascinant d'une artiste peintre de la Renaissance et femme du XVIe siècle ! EXTRAIT Dans ces années-là, un souffle nouveau touche les villes lombardes où les peintres en devenir, conscients d'avoir à redéfinir leur espace de création, cherchent d'autres codes et de nouvelles sources d'inspiration. Une question de survie, pourrait-on dire, car, au cours des deux ou trois générations précédentes, la peinture italienne a atteint de tels sommets d'élégance et d'harmonie que la question se pose : - Comment peindre après Botticelli, Vinci ou Raffaello ? Pour ne citer que ces noms-là parmi des dizaines d'autres. Comment, en ce milieu du seizième siècle, faire en sorte d'éblouir encore Florence, Rome, ou Venise ? Ou même Naples et Milan ? Partout, on a touché du doigt l'idéal absolu. Et cela, malgré des guerres incessantes et peut-être même grâce à elles. On a ravi leur pouvoir aux princes régnants des plus grandes familles féodales, on a pu accéder du même coup aux éblouissements de leurs cours, on souhaite désormais en accroître encore les splendeurs. C'est possible puisqu'on en a les moyens : la croissance des villes est au rendez-vous et on assiste à un élan commercial sans précédent. Les marchands circulent, les capitaux aussi. Naissent des États concurrents et prospères, en quête de prestige et de légitimité. Rien ne pourra mieux les leur accorder que le spectacle des arts. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE [L]es amateurs d'Histoire devraient se délecter à la lecture de La jeune fille au clavicorde, et ils apprécieront l'important travail de recherche que représente ce roman, autant que l'élégance de la plume d'Agnès Sautois. - Blog d'Hugues Alexan À PROPOS DE L'AUTEUR Passionnée de littérature et d'histoire, Agnès Sautois s'y plonge avec délices en écrivant des histoires dans l'Histoire où elle invite le lecteur à la suivre sur la piste de faits révolus ou à la rencontre de destins singuliers du passé. Parfois surgissent dans le récit d'autres péripéties ou d'autres personnages et la fiction se mêle alors à la réalité ; pour l'auteure, une façon de tenir en haleine, d'apporter un autre regard sur les choses ou tout simplement de les regarder par un autre petit bout de la lorgnette.
En quête permanente d'un équilibre physique et psychique, Thierry se vit comme un étranger « imbécile », comme un saumon laborieux égaré dans le monde prestigieux des pingouins. Pourtant depuis sa plus tendre enfance, il est heureux. Relativement bien dans sa tête et dans sa peau, il n'oublie pas la leçon de sa mère qui lui enjoignait de comprendre les autres plutôt que de les juger. Aussi n'a-t-il jamais pu s'empêcher de se prendre pour Zorro et d'aider ceux qui, comme Maria, sa voisine, viennent lui demander un soutien psychologique. Lucide sur ses capacités réelles, il se limite à une écoute attentive et bienveillante. Mais il enrage de ne pouvoir aller plus loin d'autant qu'il a constaté que nombre de ses contemporains vivent mal derrière leurs masques, qu'ils peinent à trouver une aide appropriée et que notre société ne semble pas s'en inquiéter. Pour soigner le corps, il y a profusion de moyens, mais pour l'esprit, c'est l'indigence. Ce désintérêt est d'autant plus dommageable à notre époque qui privilégie tout ce qui détourne de l'essentielle connaissance de soi et des autres : argent, technologie, efficacité, individualisme, consommation et mondialisation. Il ne s'étonne donc pas que les jeunes Wallons se disent déboussolés et que Monsieur Toulemonde a de plus en plus de mal à étancher sa soif de bonheur. Aussi tente-t-il de faire passer le message qu'il faut se soucier autant du bien-être mental que de la santé physique, mais « l'imbécile heureux » sait qu'il n'a guère de chance d'être entendu. On est plus facilement mouche du coche que Zorro. Un roman contemporain qui souligne l'importance du bien-être psychique. EXTRAIT - C'est normal. Je ne défends nullement l'idée qu'il faut vivre sans masque. Ce que je pourfends c'est le fait que certains d'entre eux nous rigidifient et nous obligent à jouer des rôles qui nous éloignent du plus profond de nous-mêmes et donc des autres. Vivre nu ce serait ne s'accorder aucune protection, ce serait étaler sa vulnérabilité, ce qui générerait le besoin d'être sur ses gardes et de se défendre. Du coup, nous serions en permanence sur le pied de guerre. Ce serait pire. - Donc, nous devons nous déguiser, mais seulement jusqu'à un certain point ? C'est cela que tu veux dire ? - Oui. Je vais prendre un exemple. Dans l'émission « Rendez-vous en terre inconnue » de Frédéric Lopez, le scénario est toujours le même. Une personne célèbre accepte de passer deux semaines avec une tribu retirée du monde qui a gardé son mode de vie ancestral et qui passe l'essentiel de son temps à essayer de subvenir à ses besoins primaires : se nourrir, se vêtir, se protéger. Chaque fois, la star est bouleversée par la chaleur, la simplicité, la solidarité et surtout le bonheur et le sens de l'essentiel de ces gens qui ne se plaignent pas ou peu. À PROPOS DE L'AUTEUR Jean Ghyssens débute comme enseignant à Kinshasa, puis dans l'Entre-Sambre-et-Meuse. Ensuite, dans le cadre d'un projet de lutte contre l'échec scolaire, il donne des formations et accompagne des professeurs tout en travaillant comme collaborateur aux Facultés de Namur. Après un passage à la direction d'une école de la Basse-Sambre, il devient responsable pédagogique pour le secondaire catholique au Bureau de l'Enseignement à Namur. Pendant 9 ans, il va gérer la formation continuée et, avec des conseillers pédagogiques, il va assurer l'accompagnement et l'inspection des professeurs dans les provinces de Namur et de Luxembourg. Il prend sa retraite en 2006.
A la fin du tome 2, nous avons assisté à la catastrophe de Steinhring... 55 enfants manipulés génétiquement, destinés à devenir des « surdoués », ont subit le sort cruel réservé pour eux par Andor Gulbrandsen, lequel a réglé le problème à la façon troisième Reich. Le présent tome 3 raconte comment, au prix de négociations pleines de rebondissements avec de nouveaux groupes d'intérêt, un programme sera mis en place qui verra la naissance d'une nouvelle série de bébés surdoués. Ceux-ci, devenant progressivement adultes, vont commencer à influencer le monde. Leur intelligence supérieure sera-t-elle, comme prévu, mise au service du bien, ou alors ? Un dernier opus à rebondissements pour la saga de thrillers scientifiques et dystopiques GeneGenius ! EXTRAIT Ange Garaffo se revoyait assis à son banc, dans la classe de quatrième année primaire, un vieux banc d'écolier en bois avec un trou pour l'encrier. Il pouvait encore sentir l'odeur de son index et de son majeur tachés par le porte-plume, l'odeur du savoir transmis par la main. Le mardi matin il se souvenait très bien que c'était le mardi matin , son instituteur avait l'habitude de faire lecture de romans d'aventures. Théâtral et enthousiasmant, le maître enchantait la totalité de ses élèves, à tel point que la mémoire d'Ange lui renvoyait encore aujourd'hui de nombreuses images, comme celle d'Ivanhoé, du roman de Walter Scott. À PROPOS DE L'AUTEUR Louis Varetto, docteur en sciences, enseigne au sein d'une Haute Ecole. Lors de ses recherches, il a écrit plusieurs articles scientifiques dans des revues internationales comme Journal of Theoretical Biology. C'est récemment qu'il s'est tourné vers la fiction en langue française. La trilogie GeneGenius, dont « Les blancs chrysanthèmes » est le tome 3, est son « premier roman ».
Quand les plans de vie dérapent... Aude, frêle et raffinée jeune fille peu gâtée par le sort, est au comble du bonheur lorsqu'elle rencontre Yves, un solide gaillard dynamique : elle va enfin pouvoir vivre sa vie et créer le foyer dont elle rêve. Tout se passe d'abord comme elle le souhaite, mais petit à petit toute sa maisonnée se retrouve au bord du précipice. Lorsqu'elle découvre enfin un moyen de la sortir du guêpier, le destin s'acharne une nouvelle fois sur elle. De drames en réjouissances, de suspenses en rebondissements cette saga familiale vous tiendra en haleine jusqu'à la fin. EXTRAIT Aude est épuisée. Elle n'en peut plus. Les bourrasques n'en finissent pas de la gifler. Perdue dans ce bois au sommet des roches calcaires qui dominent la cité mosane, gelée par la pluie de cette nuit interminable, cassée par le sol cahoteux qui la jette brutalement dans les bras irritants de ronces goulues, elle n'a plus qu'un souhait : en terminer avec cette existence qui ne cesse de la broyer depuis 35 ans. - Il y a une semaine, quand j'ai fugué, je voulais partir à la recherche d'une vie meilleure, mais peut-être qu'en fait inconsciemment, je voulais déjà mettre un terme à mes malheurs, se dit-elle. À PROPOS DE L'AUTEUR Jean Ghyssens débute comme enseignant à Kinshasa, puis dans l'Entre-Sambre-et-Meuse. Ensuite, dans le cadre d'un projet de lutte contre l'échec scolaire, il donne des formations et accompagne des professeurs tout en travaillant comme collaborateur aux Facultés de Namur. Après un passage à la direction d'une école de la Basse-Sambre, il devient responsable pédagogique pour le secondaire catholique au Bureau de l'Enseignement à Namur. Pendant 9 ans, il va gérer la formation continuée et, avec des conseillers pédagogiques, il va assurer l'accompagnement et l'inspection des professeurs dans les provinces de Namur et de Luxembourg. Il prend sa retraite en 2006.
Quand la nature reprend ses droits... Tout a commencé parce qu'une bouche de captage d'eau de mer était partiellement obstruée par un corps solide non répertorié dans la base de données du système de filtrage. Un incident apparemment anodin mais qui, de fil en aiguille, allait déboucher sur un constat décisif : la vie sur la terre ferme était à nouveau possible pour les mammifères. Il n'en fallait pas plus pour que Jonatan Jonas et quelques autres scientifiques soient envoyés en reconnaissance sur le continent... Passionnant roman d'aventures qui emmène le lecteur dans un monde où une nature plus luxuriante que jamais a repris ses droits, Pakh'm est aussi un roman philosophique dans lequel l'auteur brosse un portrait atypique de l'espèce humaine, cet ensemble d'animaux bizarres au sein duquel la violence, l'intolérance et la cupidité côtoient la paix, le respect d'autrui, la sagesse et l'humour. Un roman d'aventures et de science-fiction qui emmène les lecteurs dans un monde où l'humanité a bien changé. EXTRAIT Jorge était donc profondément enfoncé dans son fauteuil, attendant que rien ne se passe, comme la plupart des nuits où il était de garde. Il lisait un bouquin en écoutant de la musique et s'apprêtait à entamer un paquet de chocolat lorsqu'une alarme visuelle et sonore le ramena à la réalité. Le problème concernait la bouche de captage numéro vingt-sept, une des plus proches de la côte et donc située à une profondeur relativement faible. Le système bloquait le démarrage du broyeur-déchiqueteur, car il n'arrivait pas à identifier avec certitude un solide soumis à son analyse. Jorge prit connaissance des données et sentit une bouffée de chaleur envahir son visage et la sueur sourdre de ses pores. - Merde, c'est pas vrai ! L'analyse des données laissait penser qu'il s'agissait d'un cadavre. Un cadavre humain, s'entend. À PROPOS DE L'AUTEUR Né à Namur en 1964, Hugues Alexan habite à présent à Bouvignes-sur-Meuse, un petit village médiéval accolé à la ville de Dinant. Cadre par la force des choses et rêveur par nature, épris d'indépendance et de son épouse, misanthrope capable d'aimer intensément l'être humain pris individuellement, ses principaux centres d'intérêt sont la lecture et - bien sûr - l'écriture. Pour notre plus grand plaisir.
Des histoires autour des vieux trams et des dépôts de Bruxelles du début des années septante. Ces vieux trams qui faisaient rire ou pleurer leurs conducteurs et qui font encore aujourd'hui parler d'eux avec nostalgie. Des petites histoires de gens liés entre eux par ces trams d'antan. Une série d'anecdotes romancées ayant pour point commun les trams bruxellois... EXTRAIT Les bourrasques de début mars balayaient les rues de Bruxelles : l'aube n'allait pas tarder. Au dépôt d'Ixelles, la journée était depuis longtemps entamée, les premiers convois de trams le quittaient à cinq heures huit. Dans la salle du personnel, le chauffage maintenait une température tiède. Les hommes ne s'attardaient jamais très longtemps et ceux qui traînaient dans le coin devaient avoir une bonne raison. L'endroit n'était pas spécialement accueillant. Le vieux lino laissait voir le plancher, les tables étaient remplies de taches d'encre et de café. Peu de chaises assuraient une assise confortable ! Le plafond était noir de la fumée des cigarettes et des pipes, si ce n'étaient pas les restants de la suie de l'ancien poêle qui trônait avec sa buse au milieu de la pièce. Il donnait juste l'impression d'une douceur d'antan et n'avait rien à voir avec la chaleur du temps présent, fournie par un chauffage central mal entretenu. À PROPOS DE L'AUTEUR Anna Dvorakova (Dvorak) est née à Prague (ex-Tchécoslovaquie) en 1944. Après avoir été bibliothécaire à Prague, elle est venue en Belgique où elle a été, entre autres, conductrice des trams à Bruxelles, employée de bureau et, finalement, administrateur de sociétés à Bruxelles et à Vincennes (France). Après avoir pris sa retraite, elle s'est mise à sérieusement exploiter son hobby d'enfance : la peinture. Depuis 2003, elle expose en Belgique, en France, en Italie et ailleurs. Cette activité artistique, uniquement axée sur l'abstrait, l'a incité à écrire son premier livre : Zigzags de la vie.
L'histoire vraie d'une famille de 1924 à 1984. Pour quelle raison ai-je envie, par moments, de mettre sur papier ces quelques souvenirs ? Le temps a depuis longtemps balayé les cendres de ceux qui sont au centre de ce récit. Peut-être ai-je envie de vous présenter ces deux familles, séparées par les frontières, par leurs langues, par leurs vécus et, pourtant, réunies par leurs enfants. De la Belgique vers la Tchécoslovaquie, en passant par la France et l'Allemagne, vous retournerez de nouveau en Belgique. Découvrez dans ce récit les destins d'une mère et d'une fille entre la Belgique et la Tchécoslovaquie en passant par la France et l'Allemagne. EXTRAIT Il était passé minuit, quand la fille d'Esther et de Giàcomo vint au monde. Louise la déposa dans les bras de la jeune mère. Un hurlement déchira le silence des lieux. - Nooon, ce n'est pas ma fille, c'est un singe ! De longs poils noirs recouvraient le visage et le corps de bébé. Louise reprit la petite et caressa les cheveux châtain foncé d'Esther. - Du calme, les poils tomberont d'ici peu, dit Louise. Elle doit avoir une peau très fragile, c'est pour ça. Eh, dites, Esther, quel prénom voulez-vous lui donner ? - Anna. À PROPOS DE L'AUTEUR Anna Dvorakova (Dvorak) est née à Prague (ex-Tchécoslovaquie) en 1944. Après avoir été bibliothécaire à Prague, elle est venue en Belgique où elle a été, entre autres, conductrice des trams à Bruxelles, employée de bureau et, finalement, administrateur de sociétés à Bruxelles et à Vincennes (France). Après avoir pris sa retraite, elle s'est mise à sérieusement exploiter son hobby d'enfance : la peinture. Depuis 2003, elle expose en Belgique, en France, en Italie et ailleurs. Cette activité artistique, uniquement axée sur l'abstrait, l'a incité à écrire son premier livre : Zigzags de la vie.
Une soirée comme les autres vire soudainement au cauchemar au Crazy Love Julien officiait paisiblement derrière son bar. Les rires des filles perçaient, par moment, la douce ambiance musicale, lorsque soudain l'alarme, reliée à la chambre de Maggy, retentit par coups répétés. Cela était si rare que Julien demeura quelques secondes cloué de surprise. Enfin, soucieux de ne pas intriguer les clients, il quitta calmement son bar avant de gravir les marches deux par deux. Maggy l'attendait derrière la porte de la chambre, le visage blême, les yeux affolés, articulant péniblement : - Il est... là... derrière le lit... Revoilà la magie du verbe de Willy Grimmonprez qui nous entraîne cette fois dans un polar sombre, aux relents de vécu et aux ambiances souvent angoissantes. Il y sème par petites doses ses ingrédients favoris : atmosphère lourde, érotisme, suspense et rebondissements. Chères lectrices et chers lecteurs, l'aventure vous tend les bras. - Jean Louvet Un polar sombre et efficace À PROPOS DE L'AUTEUR Né à Haine-Saint-Pierre dans l'entité louviéroise en Hainaut, chauffeur de bus de profession au TEC de La Louvière. Auteur du témoignage "Le Marginal" diffusé sur Radio 21, il a publié chez le même éditeur, dans le recueil 3 "Histoire Insolite", dans le recueil 4 "La Traque" qui a été primée par la Communauté française au concours 1993 de la "Nouvelle Etrange", dans le recueil 5 "Le Solitaire". Ce texte a impressionné le jury lors du concours de la nouvelle policière, organisé en février 1992 par la R.T.B.F. Dans le recueil 6 "Au Sunny Girls", dans le recueil 7 "Cas de Conscience". Une nouvelle inédite, "Fièvre au Corps", a été publiée en feuilleton de l'été dans la Nouvelle Gazette - Edition du Centre.
Zayane, jeune Syrienne, est chassée de son foyer suite à son apprentissage secret de la langue copte, et se réfugie en France avec l'aide de son frère À quelque temps de là, Pierret, professeur de langues anciennes, est contacté par les services secrets qui souhaitent s'entourer d'intellectuels chevronnés afin de décrypter les messages envoyés par certains terroristes. Découvrant la liberté et l'indépendance, Zayane est loin de se douter que ses connaissances l'amèneront à participer, en compagnie de Pierret et du charismatique colonel Kleber, à une enquête explosive. Parfaitement rythmé, ce roman d'espionnage entrelace les points de vue des divers protagonistes et livre une intrigue haletante et en phase avec nos peurs modernes. Depuis les quatre coins du globe, nous plaçant tantôt du point de vue de héros passionnés, tantôt de celui de fanatiques sanguinaires, Pascal Riguelle développe un récit captivant et nerveux, fait de manipulations et rebondissements, et qui plonge dans l'histoire du terrorisme. Le premier tome d'une série de romans d'espionnage dont la suite est à découvrir dans Noces rouges à Andalus et Que la lumière se taise ! EXTRAIT L'École des Langues et Civilisations de l'Orient ancien était une institution pour le moins peu commune. On pouvait y apprendre des langues tels que l'araméen, l'arabe, le copte, l'égyptien hiéroglyphique, et aussi l'éthiopien, l'hébreu biblique ou même le hittite. Pas étonnant dès lors que cet établissement de haut niveau fût surtout fréquenté par de futurs prêtres et par des étudiants voulant parfaire leurs connaissances des civilisations anciennes. L'ELCOA proposait trois branches principales : le monde biblique, l'Orient chrétien et le Proche-Orient ancien. On y retrouvait surtout des chrétiens, et aussi quelques musulmans, bouddhistes, indouistes et des juifs. Dans cet univers multiculturel, les professeurs, quant à eux, étaient essentiellement issus du monde du clergé. Leur âge frôlait souvent celui de la retraite, voire le dépassait. À PROPOS DE L'AUTEUR Pascal Riguelle est né à Namur (Belgique) en 1968. Ses romans se caractérisent par des sources documentées qui ajoutent un fond historique à un scénario très captivant. Nous faisant souvent voyager aux quatre coins de la planète, l'auteur aborde également des sujets graves et contemporains tel que le terrorisme international. Après « Hachichiyyin, la prophétie des assassins » paru en 2011 à la maison parisienne « la société des écrivains », il nous revient avec les mêmes personnages dans de nouvelles aventures. Le troisième et dernier tome de la trilogie devrait paraître prochainement et s'intitulera « l'or du mont Elbrouz ».
Opportuniste sans scrupules pour les uns, justicier pour les autres, Mathias Scalo est le fondateur de www.katharsis-video.be. Chaque jour, il arpente les rues de Bruxelles pour filmer les incivilités et les poster on-line. Son business : l'humiliation. Entre insultes, colère et honte, Mathias sait exactement ce qui plaît à ses millions de followers. Alors il filme, sans cesse... Jusqu'au jour où c'est sa soeur jumelle, Marie Scalo, qui se retrouve à la une de son site, dans une humiliante mise en scène au terme de laquelle elle perd la vie... Un thriller dense qui vogue entre les thèmes très actuels du voyeurisme, de l'influence des médias et du Net. EXTRAIT Comme tous les mercredis peu après douze heures, le parc Royal était envahi de promeneurs venus profiter de l'ombre des immenses noisetiers qui bordaient les allées. Allongé sur un banc, Mathias s'éveilla en sursaut. Dans la poche droite de son jeans, les vibrations régulières de son téléphone lui chatouillaient la cuisse. Il se redressa et, l'esprit embrumé, décrocha. - Mathias ? Il reconnut la voix de Nina, la meilleure amie de sa soeur. La dernière personne qu'il avait envie d'entendre. Il regretta aussitôt d'avoir répondu et, avant même qu'il ait pu dire autre chose qu'un faible oui, Nina l'assaillit d'un flot de paroles débitées à toute vitesse. - Mathias, je suis inquiète pour Marie. D'habitude, on se téléphone tout le temps, mais là, j'essaie de la joindre depuis des jours et elle ne me répond pas. J'ai un drôle de pressentiment, je suis passée chez elle, mais personne n'ouvre. Tu es le seul à avoir le double des clés, va voir, s'il te plaît, va voir ta soeur et dis-lui que je m'inquiète... - Débrouille-toi, marmonna Mathias. À PROPOS DE L'AUTEUR Née en 1980 quelque part en bord de Sambre, Melissa Collignon est, depuis toujours, passionnée par les lettres. Infiltrée dans la grande mafia ihecsienne en 1998, elle en sort quatre ans plus tard avec l'envie de travailler dans la com (ce qu'elle fera) et de changer le monde (ce qu'elle abandonnera bien vite). Après une spécialisation en humanitaire à l'UCL, Melissa part en voyage par-ci par-là, avant de poser ses valises à Nivelles, auprès de ses deux petits garçons. Pendant des années, des tas de romans se sont accumulés dans le bazar de son salon (Barjavel, Murakami, Werber, Ancion, Maalouf,...). Et puis un jour, elle a eu envie d'en ajouter un en haut de la pile. Le sien. Après quelques succès à des concours de nouvelles, Melissa se lance dans l'écriture de l'Avalant, son premier roman.