Éditions Zinedi
1920, Normandie. Emilio, jeune Italien fuyant la misère, débarque dans les mines de Soumont-Potigny. Entre solidarité ouvrière et montée du fascisme, son parcours incarne l’espoir et les luttes des immigrés dans une France en reconstruction.
Le sel des larmes est parfois doux raconte le périple de trois personnages à la recherche d'eux-mêmes et évoque par fragments l'histoire dont ils sont issus : 1896. Le Padre Pinto abandonne un jour d'été son église de Castelo das Fontes au Portugal et va fuir jusqu'au Cap-Vert loin de la révélation qui l'a saisi d'effroi. L'Obscurci, un simple d'esprit d'un village voisin, se lance au même moment sur les routes de la Serra da Estrela au nord du Portugal. A des milles de là, dans l'archipel du Cap-Vert, Artémisia, une jeune métisse, esclave affranchie, décide de quitter la plantation de Campina Morna. A travers leurs cheminements se conjuguent et se répondent trois destins dont chacun fait écho à l'autre, où se tissent, indissociables, la recherche d'identité, la quête de vérité et le désir impérieux de liberté. D'une écriture élégante et délicate, l'auteur nous entraîne dans leur histoire nourrie de mémoire collective qui prend sa source quelques siècles plus tôt. Par l'auteur de L'enchanteur et illustrissime gâteau café-café d'Irina Sasson,(éd. Intervista).
Des vies ordinaires, des destins discrets : Petites nouvelles oubliées sur la table donne la parole à ceux que l’on ne remarque plus.
Quand Coco, un chiot errant sur une plage du bout du monde, croise le regard de Gabriel, c'est sa vie qui bascule. Et une véritable histoire d'amour qui grandit entre ce duo à deux et quatre pattes. Or, l'amour réserve bien des surprises, aux hommes comme aux bêtes. Et des chambardements dans des existences bien huilées. Gabriel, en sait quelque chose, lui, le commandant ne jurant que par la mer et le rhum Don Papa. N'est-ce pas par amour qu'il a atterri sur une île perdue où Zohia, sa dulcinée à la voix veloutée, a entrepris d'ouvrir une maison d'hôtes et d'y recueillir une tripotée de chiens ? Dans ce paradis sur terre, hommes et bêtes vivent en harmonie jusqu'au jour où débarque un couple de jeunes globe-trotteurs...
Le Havre 1886 : Tandis que les dockers triment sur le port et que les sans-travail manifestent, la Compagnie générale transatlantique lance ses paquebots à destination de New York. Au Bistrot du port, Marie recueille un vagabond amnésique auquel elle n'aura de cesse de redonner son identité. Entremêlant grande Histoire et destins individuels, Martine Gasnier entraîne le lecteur dans un voyage au coeur des luttes ouvrières pour la dignité.
Ce roman est une descente dans les bas-fonds de l'exploitation humaine où la différence s'exhibait dans les foires ou dans des spectacles burlesques. Julien, « plus petit conscrit de France », mènera cette vie d'exhibé de son Perche natal à Marseille en passant par Luna Park, protégé malgré tout de la cruauté du public par son imprésario bienveillant.
À soixante-dix ans, le narrateur réalise que la vie bascule : le temps s’accélère, les souvenirs de Mésopotamie et de jeunesse parisienne affleurent.
La Grande Guerre a été déclarée, privant le pays de ses hommes partis au front. Pour faire tourner l'industrie de l'armement, on a recours aux femmes. Tandis que ces munitionnettes fournissent un effort de guerre sans précédent, leurs soeurs, les midinettes, triment dans les ateliers de couture... Au travers du destin d'Hélène et de Marguerite, héroïnes chacune à leur manière du roman, nous traversons une période que d'aucuns considèrent comme une première étape dans la libération de la femme, une étape souvent contrariée par le pouvoir politique.
Loïc, écrivain en panne d’inspiration, fuit son chagrin dans un bed & breakfast perdu des Cornouailles. Mais c’est sans compter sur l’arrivée de Laurette, une adolescente aussi mystérieuse que tourmentée, qui va tout changer.
1974, Avalon. Gérard Sicot, tromboniste fraîchement débarqué, voit ses collègues disparaître un à un sans explication.
Joseph Schwartz, 98 ans, dernier survivant de sa famille après la Rafle du Vel’d’Hiv, se confiait pour la dernière fois à Claude Bochurberg.
Paris, mai 1871 : la Commune s'achève dans un bain de sang. Les dernières barricades sont tombées. Le temps de la répression est venu. D'interminables cortèges d'insurgés partent pour Versailles où leur sort sera scellé par une justice expéditive. Parmi eux, Henri le relieur et Lucie la blanchisseuse unis par le combat qu'ils ont mené. Lui sera déporté en Nouvelle-Calédonie tandis qu'elle s'établira à Rouen. Au-delà de la page d'Histoire, ce roman nous interroge sur le pouvoir du temps et de l'oubli.
L'été, si on se laissait faire, on ne dormirait jamais. Nous étions jeunes... À l'instar de Paul Nizan dans Aden Arabie, les personnages de ce recueil tout à coup confrontés à la réalité du monde pourraient chacun à leur tour s'exclamer : Nous étions jeunes et nous ne laisserons personne dire que c'est le plus bel âge de la vie. Au-delà de la révélation de l'amour, de l'amitié, et des trahisons qui les accompagnent, c'est en effet à la découverte de soi-même que cet âge oblige. Alors, si elle n'en est peut-être pas toujours la plus réjouissante, la Jeunesse, d'où qu'on vienne, est sans conteste la plus troublante et la plus enthousiasmante période de nos intrigantes existences.
Itinéraire d'un jeune homme depuis sa ville natale du Havre jusqu'aux collines du Perche et ses nombreux mystères. Un voyage initiatique au cours duquel il découvrira une part de son identité, rencontrera d'inquiétants personnages, d'autres lumineux qui l'aideront à quitter sa chrysalide pour prendre son envol vers la vie. Ce conte philosophique nous transporte depuis la Haute-Normandie jusqu'au Perche normand, dans l'Orne, en passant par le Calvados. Il exprime une fascination pour ces personnages dans des allers et retours, tout comme la marée qui monte et descend dans un mouvement perpétuel.
Dans la longue maison islandaise de la puissante Dame Audur, le scalde est arrivé, récits en bandoulière, lyre sur l'épaule. Ce soir, près du feu qui danse, il vous contera les tribulations de Grimkell Astuces, rusé Viking qui roula les géants jtnar dans la neige. Jour après jour, pour ne pas connaître un méchant sort, Grimkell dut leur livrer une histoire extraordinaire. Inspiré des grandes Sagas nordiques et de la tradition des scaldes, le roman revisite la mythologie scandinave avec finesse, humour et poésie. Entre paysages enneigés, créatures légendaires et échos des anciens dieux, il tisse une fresque où l'intelligence triomphe de la force, et où le pouvoir des histoires peut défier même les géants. « Ouvrir l'un des ouvrages de Pierre Efratas, c'est se laisser submerger par un flot d'images sur la toile de la nuit des temps, comme envoûté ici et là par la musicalité de mots millénaires éclos sur les terres les plus septentrionales. » (Idavoll, portail de ressources francophones sur l'âge viking.
Orphelin de la Shoah, Claude Bochurberg livre ici un recueil de nouvelles où mémoire et philosophie s’entrelacent.
« Il existe des femmes qui portent le rouge à lèvres comme d'autres arborent une médaille. Eugénie Poret-Petrucci, elle, en fait un manifeste. » (Gérard Ostermann) Ces traces parlent des petites touches qui recouvrent parfois le tragique des existences avec le rouge de la vie qui appelle, qui marque, qui séduit, qui veut résister à l'inhumanité. Préface de Gérard Ostermann, psychothérapeute-analyste, professeur de thérapeutique et médecin interniste, spécialiste en cardiologie et angiologie. Postface de Saül Karsz, philosophe, sociologue.
Découvrez l'histoire poignante et libératrice de la Cyclope, une femme marquée par le harcèlement et la résilience. Ce roman authentique, entre cruauté et espoir, vous transporte au cœur d’une quête de liberté et de beauté intérieure.
Vouant une grande passion pour la Grèce antique, Farhad, un Kurde originaire de Halabja, se rend dans ce pays. Ce voyage sur les traces d'Ulysse s'apparente à une résurrection. Grâce à des Grecques aussi charmeuses que les sirènes et aussi envoûtantes que les muses, Farhad s'arrache à la banalité de son quotidien sans pour autant oublier le martyre de sa ville et Chirine, l'amour de sa vie.
Fées et fés, goubelins et milloraines, diables bornés et malandrins idiots, amoureux maudits et fantômes terrifiants, époux meurtriers et lutins infects, médaillon protecteur et animal rusé, chanoine roublard et roi bonace... et bien d'autres personnages inoubliables encore... Dans cette version revisitée des contes et légendes de Normandie, les auteurs mêlent astucieusement une gouaille très rabelaisienne à un regard contemporain non dénué d'ironie, voire d'impertinence. Rires, frissons, chansons, larmes et réflexions sagaces parsèmeront votre chemin... avec, au bout du voyage, l'envie de le poursuivre !
La loi du silence imposée par le dictateur Torag règne sur la cité de Mutusia. Tout bruit est interdit, l'usage d'un marteau est passible de la peine de mort et élever la voix, c'est prendre le risque de se voir coudre les lèvres. Les jeunes Cloane et Gligor fuient avec un petit groupe dans la forêt alentour pour entrer en résistance.
Dernier témoin et acteur d'une famille décimée pendant les années noires de l'enfer nazi, Lazare Domniez éprouve le besoin de laisser un "Mémorial" pour que les disparus de la Shoah ne soient jamais oubliés. Préface de Serge Klarsfeld.
Dans le fond, il n'y a qu'une seule chose que je regrette : ne pas avoir brûlé le Louvre derrière nous. Le mot Bleu, on le sait, ne tache pas les doigts. C'est sans doute pour cela que les personnages des nouvelles de ce recueil, qu'ils soient de pure fiction, connus de tous tels Claude Monet et Chaïm Soutine, ou à même de le devenir demain comme Franciam Charlot et Roger Cosme Estève, ont recours à la peinture pour exprimer leur colère, soulager leur peine ou clamer leurs revendications. Mais face aux non-dits de la famille, au silence de la société et à l'indifférence des académies, tous finiront par délaisser les pinceaux et se mettront à peindre avec leurs mains, quand ce n'est pas avec leurs poings.
Après la mort violente du baron Raoul de Hurlebosque, son fils Philippe est atteint d'un mal étrange. Tous y voient la marque du diable. La jeune Morgane, avec sa tache de naissance au front, est un coupable tout désigné. Arrêtée par l'inquisiteur Henri Niger, torturée, Morgane avoue un crime qu'elle n'a pas commis. Tandis qu'elle attend la mort, un mystérieux sauveur la délivre. Mais elle va devoir honorer le pacte conclu... L'auteur entraîne le lecteur dans une véritable enquête policière au coeur du XVe siècle où la recherche de vérité se heurte aux superstitions et à l'ignorance. La fin du Moyen Âge est pour l'Europe chrétienne le temps de la malepeur du Diable, des bûchers et des chasses aux sorcières. Le Signe du Diable offre une immersion saisissante dans cet âge tourmenté et prompt à l'exaltation de l'irrationnel. Loin des codes traditionnels du roman historique, ce récit se place dans la veine des grands thrillers médiévaux : l'Histoire s'érige en scène de théâtre pour laisser se jouer une aventure inédite.
Ariane, avocate de soixante-quatre ans, quitte la Normandie pour rejoindre une amie à Buenos Aires. Une rencontre imprévue lors d'une escale à Toronto la conduit jusqu'en Terre de Feu, aux côtés de Philippe, un agriculteur parti sur les traces de son fils disparu. Entre eux, le silence, les confessions et la beauté des paysages composent peu à peu un dialogue sur la liberté, la perte et la seconde vie qu'on se construit à l'âge où tout semble déjà tracé. Autrice de romans et de poèmes, Sybille de Bollardière vit dans l'Orne, en Normandie, où elle organise et anime des ateliers d'écriture.
1939, Vienne. Eva Goldstein, prodige du violon, voit son destin basculer quand la guerre éteint les lumières de la culture. Entre résistance artistique et survie, son concerto deviendra une arme contre l’oubli.
Quand une femme portant le nom de Jeanne Darc est retrouvée carbonisée, l’enquête révèle bien plus qu’un simple meurtre. Qui donc s’acharne sur les membres de l’AP4C, cette étrange association de porteurs de noms célèbres ?
Des éclats de mémoire en nouvelles : un recueil où chaque fragment de vie, lumineux ou sombre, devient poésie. Hélène Jeusset-Vincelet y mêle tendresse, humour et profondeur, pour une lecture qui réconforte et inspire.
En cette fin de XVIIIe siècle, l'amour entre Marie, fille de la noblesse, et Jean, fils de la paysannerie, se joue aisément de la différence de condition pour les unir dans un même coeur. Cependant, arc-boutée sur ses privilèges, l'aristocratie n'a pas dit son dernier mot et séparera les amants. Leur passion traversera néanmoins la Révolution puis l'Empire, illuminée par ce siècle dit des Lumières, une épopée amoureuse et intemporelle.
La paisible île de Ré abrite au milieu des marais salants une sinistre clinique de cobayes humains vendus par leurs familles. Lors d'un jour hivernal, Corentin et Kléber réussissent à s'évader de cet enfer. Témoins vivants, les enfants représentent un danger pour les pratiques criminelles du docteur Malaquin qui envoie ses tueurs à leur poursuite.
L'autruche, certes, est un gros oiseau solide et puissant qui cache bien sa fragilité. L'adolescent, le jeune adulte, femme et homme en construction, ont de bonnes ressemblances avec ce curieux animal. Parades, immobilisme, réaction soudaine... tête dans le sable... ne pas voir ce qui fait peur, angoisses... trop-plein d'amour pour les siens... trop-plein de colères pour l'incompris... bec puissant qui serre et lance une pierre... propos crachés agressifs et colères... Tanguy... petits enfouis dans le sable... nid qu'on ne quitte pas... Les mauvaises routes sont indigestes, on s'étouffe, mais c'est tentant... l'oiseau avale tout et détale aussi vite... L'auteur propose une lecture de réflexion, de recherche pour se comprendre et comprendre l'autre avec des conseils face aux dangers décrits. Son expérience acquise à la direction du centre médico-psychologique de l'Abbaye, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, avec le Dr Claude Orsel apporte à cet ouvrage un humanisme fait d'espérance. Le psychanalyste affirme : « Oui, on s'en sort ; toute crise a une fin, cela nécessite d'accepter la main tendue de l'autre mais aussi de la prendre. »
Un village englouti, un tableau de Rubens, la guerre de 14... Quel fil relie ces nouvelles si ce n'est la puissante émotion ressentie par les personnages à un moment fort de leur existence ? Ils n'auront de cesse de vouloir retrouver ce qui en a été l'objet, au risque de se perdre.