FeniXX réédition numérique (Don Bosco)
-
- Préhistoire & Protohistoire
- Antiquité (jusqu'en 476)
- Moyen Âge (de 476 à 1492)
- Temps modernes (de 1492 à 1799)
- Époque contemporaine (depuis 1799)
- Histoire de France
- Histoire de l'Europe
- Histoire du Maghreb & du Moyen-orient
- Histoire de l'Afrique subsaharienne
- Histoire des Amériques
- Histoire de l'Asie
- Histoire de l'Océanie
-
- Maternelle
- Primaire
- Collège
- Seconde & Lycée voie générale
- Lycée voie technologique
- Lycée professionnel
- BTS
- DUT
- Cahiers de vacances
- Soutien & Entraînement Maternelle
- Soutien & Entraînement Primaire
- Soutien & Entraînement Collège
- Brevet des collèges (préparation)
- Brevet des collèges (annales)
- Soutien & Entraînement - Seconde & Lycée voie générale
- Baccalauréat général (préparation)
- Baccalauréat général (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée voie technologique
- Baccalauréat technologique (préparation)
- Baccalauréat technologique (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée professionnel
- CAP & BEP - bac professionnel (préparation)
- CAP & BEP - bac professionnel (annales)
- Prépas scientifiques
- Prépas littéraires
- Prépas commerciales
- Classiques - Textes & Commentaires
- Ouvrages pédagogiques de référence
- Pédagogie
- Concours & Examens supérieur
- Langues
Pour tous les métiers, dans toutes les professions, une formation est proposée et souvent imposée, sanctionnée par un diplôme. Elle peut durer plusieurs années. On demande aux enseignants et aux éducateurs, avant d'être mis en contact avec les enfants, d'acquérir une compétence vérifiée par un examen. Rien de tel n'est demandé aux parents. Certes ils auront, dès la vie utérine, les conseils de l'obstétricienne et, après la naissance, ceux de l'infirmière ou de la sage-femme : règles d'hygiène ou d'alimentation. Mais qui leur apprendra les lois du développement affectif et intellectuel de l'enfant ? Qui leur apprendra à éduquer, à élever, à guider le jeune vers l'âge adulte ? Éduquer est affaire d'instinct ? Si instinct il y a, contentons-nous de compter sur lui. Éduquer un enfant serait une science ? Il suffira de l'apprendre. Heureusement, l'éducation ne se réduit ni à la science, ni à l'instinct. C'est un art, et tout art demande du talent, mais aussi un savoir-faire, ce savoir acquis auprès des maîtres, et qui libère l'artiste des contraintes de la technique quand il crée un chef-d'oeuvre.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
La pédagogie chrétienne, mise en oeuvre et réfléchie par les Chrétiens à la lumière de l'Évangile, représente un capital intellectuel et spirituel remarquable. Il est peu connu, souvent négligé ou marginalisé. La pauvreté longtemps persistante des recherches en histoire de l'éducation, la violence des courants laïcistes, et une certaine timidité des Chrétiens à l'égard de leur tradition, se sont jointes et associées pour marginaliser, occulter ou méconnaître l'extraordinaire densité des initiatives dues à des Chrétiens - catholiques ou issus de la Réforme - dans le domaine de l'éducation où, malgré tant de représentations malveillantes, ils furent pionniers. Tout cela est à redécouvrir et tel est l'objet de la présente collection.
En 1549, le riche diplomate Eustache Chapuys décide de financer la création d'un collège, à Annecy, au coeur du Duché de Savoie. Pour ce fidèle serviteur de l'Église catholique, fonder une école, c'est oeuvrer contre l'hérésie calviniste qui se propage depuis Genève. N'a-t-il pas érigé à Louvain, où il réside depuis quelques années, un collège universitaire en faveur des pauvres étudiants savoyards ? Ces deux institutions constituent ainsi un dispositif d'éducation et de formation chrétiennes, richement doté et voué à l'éternité. Pourtant, quelque soixante ans plus tard, le collège d'Annecy, moribond, sera cédé à la congrégation des Barnabites. Quelles ont été les étapes et les enjeux de cette évolution ? Telle est la question abordée dans cette ouvrage. Si l'histoire de ce collège, ancêtre lointain des collèges et lycées actuels, est avant tout un éclairage sur les différentes facettes de la vie d'un établissement au XVIe siècle (contenus et méthodes d'enseignement, gestion et administratif, vie des élèves, situation du personnel enseignant...), elle dépasse l'événementiel et le local, pour éclairer plus largement l'histoire du siècle et celle des écoles "secondaires", et révèle la permanence de débats et de questions éducatives.
L'abbé de l'Épée, en créant à Paris - dès 1760 - la première école pour sourds-muets au monde, ouvrait une voie qui sera largement suivie. À la fin du XIXe siècle, la France comptait soixante-dix écoles semblables. Quinze d'entre elles, regroupant près d'un millier d'élèves, soit environ le quart de la population des enfants sourds scolarisés, étaient dirigées par deux congrégations montfortaines, les Frères de Saint-Gabriel et les Filles de la Sagesse. Ils furent des pionniers de la recherche pédagogique et méthodologique pour la rééducation des handicapés sensoriels. Le frère Bernard inventa la phonodactylographie. Soeur Marguerite et le frère Adrien Douillard sortirent Marie Heurtin et Bernard Ruez de leur triple nuit (cécité, surdité, mutisme), et en firent des sortes de génies. C'est cette épopée que ce livre veut retracer, depuis la première école des soeurs et des frères, fondée à la Chartreuse d'Auray au début du XIX siècle par Gabriel Deshayes, jusqu'à celles, toutes récentes, ouvertes en Inde et à Haïti.