FeniXX réédition numérique (L'esprit frappeur)
Le 10 décembre 1997, le CIRC lançait l'opération Chanvre des députés, envoyant à tous les membres de l'Assemblée nationale son livre Cannabis, lettre ouverte aux législateurs accompagné d'un petit « pétard » made in France. Suite à cette action symbolique, onze députés ont porté plainte contre Jean-Pierre Galland, président de la Fédération des CIRC, ce qui lui a valu une inculpation pour « acquisition, détention, transport, offre ou cession, provocation à l'usage et présentation sous un jour favorable » du cannabis. Considérant que cette action pétaradante était une démarche politique et collective, les présidents des CIRC régionaux, des membres du CIRC ainsi que des sympathisants se sont dénoncés par solidarité, revendiquant dans des lettres individuelles adressées au procureur leur participation à ce joyeux complot cannabique. Ce sont ces lettres sérieuses, fumeuses, thérapeutiques, botaniques, campagnardes ou citadines, ludiques, hédonistes, frondeuses, libérales, libertaires ou républicaines, sages ou furieuses, mais toutes pour la liberté, que le CIRC présente ici. Elles sont accompagnées d'un petit texte Coupables... mais responsables où le CIRC explique les raisons qui l'ont amené à violer symboliquement, en acte et en parole, la funeste loi de 70.
La « guerre des sexes » et celle du sexe, violence, ambiguïté des rapports entre hommes et femmes... L'exemple des États-Unis donne la mesure du conflit, dans lequel militantes du libéralisme sexuel et puritaines forcenées s'érigent contre le pouvoir masculin et ses avatars. Il s'agit de briser le modèle traditionnel de la Maman ou la Putain. Le corps est diabolisé par les puritains, la sexualité niée, et la libido féminine doit composer avec l'héritage judéo-chrétien. Une nouvelle génération de féministes tente de juguler l'intolérance, exhortant les femmes à reprendre possession de leur corps, en n'hésitant pas à assumer leur fantasmatique, à revaloriser l'érotisme et la représentation pornographique. Un plaidoyer libertaire pour l'érotisme au féminin.
Arrestations arbitraires, contrôles de police, jugements iniques... autant de signes du malaise d'une société qui utilise la répression comme échappatoire à des problèmes sociaux qu'elle crée et ne sait pas régler. Incarnée par la police, la justice, voire par un État « libéral paternaliste » à double vitesse, la répression est rencontrée au quotidien par les associations, auteurs, collectifs et syndicats qui signent ces 25 textes sérieux, légers ou virulents, afin que chacun en prenne conscience. Il ne faut plus subir, il faut agir !
L'insécurité est, depuis quelques années, un thème récurrent dans les médias comme dans les débats politiques, chacun insistant sur son aggravation comme si autrefois il n'en allait pas de même. L'exemple du Paris de Louis XIV prouve le contraire. Sous le règne de notre monarque le plus célèbre, la ville était une véritable jungle à côté de laquelle nos banlieues les plus mal famées sont des havres de paix. Beaucoup plus que par la répression, cette situation a évolué grâce à des mesures de prévention et à l'amélioration des conditions de vie de la population.
1997 : un livre-manifeste envoyé aux députés avec un joint, suivi d’un procès. Cannabis, lettre ouverte aux législateurs expose sans détour l’échec de la prohibition et propose une alternative radicale à la politique française.
Le mois de mai 1968 a profondément marqué la France contemporaine, tant politiquement et socialement que culturellement, mais que s'est-il exactement passé il y a trente ans, au cours de ces fameux trente et un jours ? C'est ce qui raconte ce livre en forme de chronique quotidienne, relatant à la fois les événements de la rue parisienne et les réactions des différentes forces politiques en présence ainsi que la façon dont les médias de l'époque en ont rendu compte. Michel Gomez est journaliste.
Court-circuitant les Nations unies, les pays membres du directoire de l'OTAN se sont autorisés à intervenir militairement en Yougoslavie, au nom de la morale et de « l'humanitaire », pour régler des questions nationales aux racines complexes. Les États-Unis et leurs alliés, dont le gouvernement français, ne poursuivent-ils pas d'autres buts moins avouables que d'aider le Kosovo ? Les auteurs de Réflexions sur la guerre en Yougoslavie ont rapproché ce que ces pays prétendent faire de l'OTAN et les objectifs qu'ils poursuivent avec l'AMI, comme le « grand partenariat transatlantique » ou l'extension des moyens exorbitants déjà mis à la disposition des grands groupes industriels à l'Organisation mondiale du commerce : pour comprendre les ambiguïtés de la politique suivie regard de Slobodan Milosevic et du statut politique du Kosovo...
Depuis les années soixante, la politique africaine de la France a coûté plus de six millions de morts sans jamais être remise en question. Alors que tous les faits sont sous nos yeux, nous refusons toujours d'admettre l'étendue de la responsabilité française dans un des actes les plus barbares du siècle : le génocide des Tutsis du Rwanda. Pourquoi ? Il est grand temps d'examiner sans concession cette politique criminelle et ses motivations - afin d'y mettre un terme.