FeniXX réédition numérique (La Brèche)
Ce onzième livre de Serge Livrozet inspire la peur. Le drame qu'il nous relate pourrait arriver à chacun d'entre nous. Cinquante pour cent des détenus dans les prisons françaises sont des prévenus, présumés innocents. Serge Livrozet raconte comment il a fini par devenir l'un de ces prévenus-là. Il raconte l'acharnement, le mensonge, l'interprétation, l'aveuglement terrible de certains magistrats qui refusent de se dédire même devant l'évidence d'une erreur. Ce que peut ressentir un homme emprisonné, présumé innocent, mais que la force de la loi fait tout pour rendre coupable, il nous le décrit dans son style unique et percutant ; avec cette fougue généreuse qu'on lui connaît, animé de cette indignation qui est le propre de l'homme incarcéré, incarcéré à tort qui plus est. La description du dépôt, de la souricière et, en général, de l'univers judiciaire et carcéral, font de ce livre un témoignage passionnant. L'analyse et la critique du processus accusatoire, en font un ouvrage indispensable pour ceux qui désirent en comprendre le déroulement kafkaïen, surréaliste, presque irréel qui tend, au fil des jours, à transformer un témoin en coupable, puis en coupable du refus de se reconnaître coupable, de ne pas accepter ce rôle que d'autres, sans raison, lui assignent.
De Staline à Gorbatchev, Contribution à l’histoire de l’URSS offre une analyse unique de l’effondrement du premier État prolétarien par un témoin engagé.
1984-1988 : la Nouvelle-Calédonie s’embrase. Ce livre plonge au cœur des luttes kanakes, des tragédies d’Ouvéa et de Canala, et des échecs répétés de la décolonisation française.
Qu'est-ce que l'aliénation ? Une idée métaphysique se référant à la perte d'une « essence » humaine ? une notion confuse recouvrant tous les maux et tous les manques dont nous souffrons ? ou un moyen fécond de comprendre en profondeur les réalités économiques et sociales, le fonctionnement des sociétés, à l'Est comme à l'Ouest, les réactions des individus ? Le problème n'est pas nouveau... Dans ces essais et articles qui jalonnent plusieurs décennies d'activités théoriques et politiques, l'auteur le reprend et l'élargit à l'analyse des aspects spécifiques de l'aliénation politique et militante, notamment dans le PCF. À l'aliénation dont le poids dans le monde moderne se fait de plus en plus accablant, il oppose l'antidote de l'autogestion qu'il analyse dans ses rapports avec le marxisme et les luttes contemporaines. Il voit dans le rejet du politique une aspiration à la désaliénation et, dans le choix entre aliénation et autogestion, le dilemme de notre temps.
On savait le néolibéralisme à bout de souffle. Le krach boursier d'octobre 1987 est venu marquer sa déroute. Les notions, combien ressassées, de « désengagement de l'État » et de « déréglementation », sont sérieusement mises en question. Nous entrons dans l'ère de l'après-libéralisme. À l'épreuve de cette nouvelle crise, où en sont les grands acteurs sociaux, patronat et classe ouvrière ? Comment se transforme l'intervention de l'État ? Quelles sont les conséquences de la restructuration de l'outil de production ? Comment se modifient les formes de prise de conscience et la combativité de la classe ouvrière ? Construit autour de ces questions, l'après-libéralisme, de Nicolas Benies, met en lumière l'escroquerie que représente la théorie libérale, une théorie qui non seulement n'explique rien mais cherche surtout à justifier les attaques contre les travailleurs, qu'ils soient salariés ou chômeurs.
Quarante ans d’histoire syndicale à la loupe : La FEN au tournant retrace la trajectoire d’une fédération enseignante en pleine mutation, entre crise de la laïcité, division syndicale et recomposition politique.
Entre révolution sanglante et miracle économique, le Mexique des années 1980 déroute. La Tourmente mexicaine décrypte les paradoxes d’un pays où pétrole et dette, liberté et répression, croissance et appauvrissement s’entremêlent.
Quels sont les vrais enjeux de l'école aujourd'hui ? Pour l'école de Laurent Batsch analyse sans détour la crise de l'enseignement, les défis des programmes et la réalité des enseignants.
1848, Martinique. À travers le journal intime d’un colon rongé par la maladie et le doute, Frères volcans plonge le lecteur au cœur des bouleversements de l’abolition de l’esclavage.
De la Commune de Paris à Mai 68, Ernest Mandel revisite les grands mouvements révolutionnaires à travers une analyse marxiste rigoureuse.
Encore un livre sur l'idéologie ? Oui ! La « bouche d'ombre » n'a pas fini de parler, sur le plan théorique, aussi bien que sur le plan politique et, peut-être, fantasmatique. G. Labicas revient à ses premiers mots, chez Marx et Engels qui n'ont sans doute pas dit tout ce qu'ils avaient à dire, et dans lesquels on (le marxisme) n'a peut-être pas pensé tout ce qu'il y avait à penser. Cet exercice n'a rien d'académique. Il compte pour aujourd'hui, c'est-à-dire pour l'information de nos luttes, leur critique et leurs perspectives, qui demeurent, à l'encontre des idées reçues, des modes intellectuelles et des lâchetés du temps, révolutionnaires. Un livre de théorie militante qui veut, délibérément, déranger.
En répondant, publiquement, aux articles de Louis Althusser et Jean Elleinstein, Ernest Mandel s'adresse aux militants du PCF et à tous les travailleurs désorientés par l'échec de l'Union de la gauche. Il engage le débat sur le centralisme démocratique, le droit de tendance, l'unité des travailleurs, le stalinisme, le socialisme et la démocratie, la stratégie révolutionnaire. Le but de cette discussion n'est pas seulement de clarifier les idées, mais aussi de contribuer à un retour au marxisme révolutionnaire et à l'unité d'action anticapitaliste indispensable pour la victoire du socialisme !
Dans cet essai de « Critique marxiste de la critique marxiste de l'art et de la littérature », le premier travail consistait à établir, parmi ce qui se réclame du marxisme, ce qui mérite ou non d'être considéré comme tel. C'est à quoi Michel Lequenne s'est essayé, mettant à jour qu'en ce domaine - comme dans n'importe quel autre - les théoriciens ne sont pas au-dessus ou à côté des positions révolutionnaires de classe ou - autrement dit - que la divergence avec le marxisme authentique, donc révolutionnaire, se retrouve toujours inévitablement projetée dans les tentatives d'application de la méthode marxiste à quelque discipline que ce soit.