FeniXX réédition numérique (Palatine)
-
- Préhistoire & Protohistoire
- Antiquité (jusqu'en 476)
- Moyen Âge (de 476 à 1492)
- Temps modernes (de 1492 à 1799)
- Époque contemporaine (depuis 1799)
- Histoire de France
- Histoire de l'Europe
- Histoire du Maghreb & du Moyen-orient
- Histoire de l'Afrique subsaharienne
- Histoire des Amériques
- Histoire de l'Asie
- Histoire de l'Océanie
-
- Maternelle
- Primaire
- Collège
- Seconde & Lycée voie générale
- Lycée voie technologique
- Lycée professionnel
- BTS
- DUT
- Cahiers de vacances
- Soutien & Entraînement Maternelle
- Soutien & Entraînement Primaire
- Soutien & Entraînement Collège
- Brevet des collèges (préparation)
- Brevet des collèges (annales)
- Soutien & Entraînement - Seconde & Lycée voie générale
- Baccalauréat général (préparation)
- Baccalauréat général (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée voie technologique
- Baccalauréat technologique (préparation)
- Baccalauréat technologique (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée professionnel
- CAP & BEP - bac professionnel (préparation)
- CAP & BEP - bac professionnel (annales)
- Prépas scientifiques
- Prépas littéraires
- Prépas commerciales
- Classiques - Textes & Commentaires
- Ouvrages pédagogiques de référence
- Pédagogie
- Concours & Examens supérieur
- Langues
Sans cesse cité, Rivarol demeure encore peu connu. Cet écrivain, qui fut un des plus grands connaisseurs de la langue française et l'écrivit à la perfection, n'eut qu'une édition de ses oeuvres complètes - cinq volumes, publiés en 1808 - jamais réimprimés et, au demeurant, ni complètes, ni même assurées de ne pas compter des apocryphes. Ivan Loiseau nous présente - sous ses divers aspects de moraliste, de pamphlétaire, de philosophe politique et d'écrivain - celui que tous les historiens ont considéré comme le « Tacite » de la Révolution. Rivarol tenait Laclos pour un ennemi et, seul, il devina - dès l'été de 1789 - son véritable rôle. Mais Laclos était plus secret que quiconque. Il ne laissa aucune trace de son activité politique. La disparition de tous les documents, l'étrange réserve du Tribunal révolutionnaire, qui évita de l'interroger, l'amitié de Robespierre, puis celle de Bonaparte, laissèrent dans l'ombre ce qui y avait été perpétré. Il semble que l'éclat même et le succès des « Liaisons dangereuses » - ce livre, qui attirait et épouvantait aussi bien Baudelaire que Giraudoux - aient contribué à maintenir ce profond secret, que M. Loiseau, s'inspirant des travaux d'Émile Dard, achève de pénétrer.
Benjamin Constant avait dix-neuf ans quand il rencontra Mme de Charrière, elle en avait vingt-huit de plus que lui. Pendant dix ans, ils ne purent se quitter, malgré de nombreux orages. Condamnés l'un et l'autre à vivre sans illusions et à voir - avec trop de lucidité - l'absurdité de l'existence humaine, ils se firent du mal, parce qu'ils étaient trop semblables. Sensibles à l'excès, sous un masque de scepticisme, ils étaient deux écorchés, qui prenaient plaisir à aviver leurs plaies. Belle aimait Benjamin, autant pour les défauts, que pour les qualités de cet être insaisissable, diabolique et séduisant ; mais elle commit une erreur impardonnable. Benjamin était fantasque et très jeune ; amoureuse ardente, elle affecta l'indulgence philosophique et laissa la porte ouverte à son dangereux partenaire. Lorsqu'il y eut partage - et partage avec Mme de Staël - souffrant trop, elle préféra partir. La dernière visite de Benjamin à Belle fut morose et consternante : « Je le trouve bien changé, dit-elle, peut-être sont-ce les yeux avec lesquels je le regarde, qui diffèrent de ceux d'autrefois. »