FeniXX réédition numérique (Pierre Jean Oswald)
Entre poésie et ironie, Poésie farce d'Henri Peronnin bouscule les frontières entre vérité et mensonge, bien et mal.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Professeur de l'enseignement secondaire et supérieur (Sénégal, Côte d'Ivoire, France), Claire Céa a abandonné la fonction enseignante pour la vie paysanne. Elle participe, dans le Gard, à une expérience de culture biologique. Nous avons publié d'elle, en 1957 et 1959, deux recueils de poèmes : « Épreuves », qui obtint le prix J.-M. Dargaud et « L'aube inévitable », qui furent suivis, au CNAF de Toulouse, en 1963, par « Îles aimantées ». « Transhumer » est donc son quatrième recueil de poèmes. Mais Claire Céa est aussi l'exceptionnelle traductrice de Machado, Vallejo (« Espagne, éloigne de moi ce calice », à nos éditions) et Paz (Collection « Poètes d'aujourd'hui », chez Pierre Seghers). Or, si l'on ne peut parler d'influence à propos de son oeuvre personnelle, au moins peut-on légitimement parler de parenté. Car Claire Céa n'a jamais traduit que ceux avec qui elle se sentait en communion. Il y a dans son oeuvre « la clairvoyance dans l'amour » de Machado, la « ferveur » de Vallejo, le « sens de la magie » de Paz, à quoi s'ajoutent son humour très particulier, autant grinçant que désinvolte, et un sens aigu du fraternel et de l'humain, qui font de ces poèmes un mélange à la fois détonnant et tendre.
Tunisie, années 1970. Nos ancêtres les Bédouins plonge au cœur de la quête identitaire de Salah Garmadi, poète et intellectuel tunisien déchiré entre deux cultures.
Plongez dans La solitude d'Adam, un roman poignant de Maria Daraki, où la quête d'identité et la mélancolie se mêlent à une réflexion profonde sur l'isolement humain. Une œuvre intemporelle qui interroge notre place dans le monde.
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Une sensibilité de plus en plus marquée, un embrassement de plus en plus vaste des mythes éternels, un renouvellement incessant, classent Raymonde Chavanton en bonne place parmi les poètes actuels. De-ci, de-là, piquées dans le flot torrentiel d'un verbe commandé par un coeur douloureux, surgissent d'étranges images. S'y joignent les échos de rappels nostalgiques, auxquels des expressions très simples confèrent curieusement une grandeur certaine. Le lecteur retrouvera, dans ce nouvel ouvrage de Raymonde Chavanton, cette merveilleuse faculté d'émotion, dont témoignait déjà « Les enlacements de la Terre » envers les humains, ses frères, et la nature, sa compagne et amie. Nul doute que « Frissons des nuits » ne conquière à son tour ceux que « Les enlacements de la Terre » avait su toucher.
Il nous fallait cet essai, ce recueil, pour comparer les talents divers de Lucien Delaporte. Poèmes et proses poétiques s'allient pour exprimer la profondeur de tels sentiments à ceux qui risquent de ne les point partager. Parcourir un tel carnet de notes, d'impressions intimes, est d'un enrichissement sans égal. L'auteur s'attriste de la froide réalité de la vie quotidienne, et part au secours de l'homme ; son oeuvre est avant tout une ode à la fraternité. « Lucifer revenu pourrait être banquier-ministre ou vagabond-gangster ou diplomate » et pourtant, il serait vaincu par ce poète maniant un style percutant et ne reculant devant aucune image difficile.
Bekate Meyong est né au Cameroun, en 1937. Il y a fait ses études primaires et secondaires et y a été instituteur de 1958 à 1963, année de son départ pour Paris, où il devient auditeur libre au Conservatoire d'art dramatique, puis effectue des stages chez Jean-Louis Barrault et en province. Outre ses poèmes, il écrit aussi pour le théâtre. Le présent recueil est sa première oeuvre publiée. L'un des principaux poèmes de ce livre a reçu un prix « Zone des tempêtes » de la revue « AfricAsiA » en 1970. Vit actuellement au Cameroun.
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Voici le troisième recueil, le plus original sans doute, le plus grave et le plus profond certainement, de ce poète voltaïque, dont nous publions parallèlement les deux premières oeuvres poétiques : « Refrains sous le Sahel » et « Ça tire sous le Sahel » - le premier étant préfacé par le professeur Joseph Ki-Zerbo, qui écrit, en particulier, ceci : « Animateur culturel, directeur de nombreuses troupes théâtrales en Afrique et en France, sociologue et conférencier, Pacéré Titinga est aussi avocat... Il y a quelques années, pour des raisons toujours inconnues, il jeta au feu tous ses manuscrits. Seuls sont demeurés ceux que détenait Falinga, son épouse, actuellement professeur de lettres, et ceux qui avaient été retenus par le théâtre ou la presse. C'est « ce reste d'un tout consumé » qui, arrangé et complété, est proposé aujourd'hui au public. » Il est à souhaiter que, désormais, Pacéré Titinga ne nous prive plus de sa production et que de nombreuses oeuvres suivent ces trois premiers recueils d'un poète né en 1943, et qui a encore beaucoup à nous dire et à nous apprendre.
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Voici donc notre siècle, vu d'un pont hanté par les corbeaux(1)... I - éclairs = à la lueur de la foudre, le poète scrute notre temps : Camps de déportation (Ravensbrück), famines (Biafra), guerres civiles (Espagne) ou militaires (Viêt Nam), pollution (Hiroshima-le-dernier-homme), etc. II - Nuit et brouillard = conséquences humaines de tout cela ? Partout le désespoir et la mort des hommes. Le titre de cette deuxième partie est tiré du nom d'un plan d'extermination hitlérien. III - Aurore = les hommes vont-ils tourner sans fin dans les tourbillons de la fatalité ? Le poète répond d'abord en fredonnant des comptines... Car, pour celui qui est allé de l'autre côté de la mort, nos danses macabres ne sont pas autre chose que des rondes enfantines. Mais que jaillissent les chants de la révolte ! Prométhée, les frères-loups nous arrachent à la ronde infernale : ô poésie, espoir et joie ! Voici venir l'aurore et, devant nous, se dresse encore l'Arbre de Vie. 1 « Le pont des corbeaux » est une interprétation poétique du nom de Ravensbrück (Die Raben = les corbeaux ; die Brücke = le pont).