FeniXX réédition numérique (Presses de Valmy)
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L'affaire Louis XVII rebondit ! Poursuivant ses investigations, l'auteur, Philippe A. Boiry faisant suite à son ouvrage Louis XVII - Naundorff devant l'ADN (droit de réponse magistral et sans appel à ceux qui prétendent que l'affaire est réglée) nous fait des révélations pour le moins étonnantes. Il a pu établir qu'en 1979, un amateur, dépourvu de toute autorisation officielle, a procédé à une exhumation clandestine au pied de l'église Sainte Marguerite, saccageant le site de la tombe de l'enfant mort au Temple. L'auteur a réuni beaucoup d'éléments et produit un reportage complet (avec photos) sur cette profanation. Il y a peu de temps, des journalistes ont lancé l'idée d'effectuer une analyse ADN du coeur du même enfant récupéré par Pelletan à l'époque de sa mort. Cette « relique » a tellement voyagé que l'on peut douter de son authenticité... Pour s'assurer de celle-ci, l'auteur a proposé aux initiateurs de ce projet de comparer l'ADN de ce coeur à celui du fils aîné de Louis XVI qu'il a réussi à localiser à la Basilique de Saint-Denis. Celui-ci, hélas, a bizarrement disparu. Mais, au fait, la preuve par l'ADN est-elle concluante ? De très récentes découvertes scientifiques amènent l'auteur à proposer de nouvelles perspectives. Qui a intérêt à tuer encore Louis XVII ?
« Je regardais, par-delà les monts et les collines, le soleil qui terminait paisiblement sa course en se dirigeant vers la pointeuse perpétuelle du méridien d'un jour nouveau. - Qu'y a-t-il ? Ça ne va pas ? s'inquiéta Marie en me découvrant adossé à un arbre, le regard perdu dans le lointain. Elle s'approcha et me dévisagea avec l'acuité assidue d'un apprenti cardiologue. Mais j'allais bien beaucoup trop bien... Ce bonheur immense, cet amour infini que je ressentais m'étouffait presque. Je redoutais le jour où il me faudrait passer à la caisse pour en régler les intérêts. Jamais je n'aurai les moyens de m'acquitter d'une telle dette. - Mais si, au contraire. Regarde cette nature magnifique, répondis-je à ma fée, après un certain temps de perditions pensives. En prononçant ces mots, je l'enlaçai avec force. Surprise mais intuitive, Marie m'étreignit à son tour en me serrant avec la même intensité exagérée. Nous restâmes ainsi scotchés l'un à l'autre pendant de longues, très longues minutes, sans dire une parole. Des gouttelettes douces dévalèrent mes joues. Mon amour, le visage enfoui au creux de mon épaule, ne les vit pas. Les eût-elle comprises, ces larmes ? Que n'ai-je vu les siennes ! »
Un essai sur Stendhal avec une particularité éditoriale : l'appareil critique de ce livre n'est disponible que sur Internet. « Copyright Electre »
« Pendant le quart d'heure où ma vie a continué sans moi, je faisais du pédalo sur le lac du casino, en amont des chutes du Niagara, à moins que ce ne fût du Zambèze. Je pédalais comme un fou mais, irrésistiblement, l'embarcation dérivait vers la cataracte. J'étais nu, gelé par le froid ou brûlé par le chaud, je ne sais plus, mais la peau cloquée j'en suis sûr... Un kangourou, un peu trop décontracté à mon goût, se contentait de mouliner des pattes à mes côtés... Il portait un kilt et une cravate avec les pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos, la Camel décontractée au bord des lèvres... Peu m'importait que son inertie me vouât à une mort prochaine dans le bouillonnement de la chute d'eau. Ce que je ne lui pardonnais pas, c'était de ne pas pédaler ! Je pestais contre l'éducation, en général, des kangourous, probablement trop gâtés par leurs parents pendant leur enfance et qui en ont perdu jusqu'au sens du moindre effort. J'imaginais que chez lui, il ne devait ni toucher à la vaisselle ni faire son lit. » Hugo, le narrateur, pouvait-il se douter qu'il « en arriverait là » quand, au tout début de l'histoire, il assiste aux obsèques de son grand-père ?
Un voyage par le train, un matin de printemps. Un retour automnal en autocar dans le soir tombant. Une promenade à pied sur un sentier de montagne. La découverte d'une maison en ruines dans un pré solitaire. Des étés au bord de la Méditerranée. Tous ces thèmes sont repris en variations dont les résonances secrètes évoquent ce que Marguerite Yourcenar nommait « le goût passionné de la vie et l'interrogation amère sur la vie ». Un livre délicieusement kaléidoscopique où la peinture précise des êtres et des choses ainsi que l'acuité des regards intérieurs se conjuguent au rythme délicat d'une écriture sensible et colorée.
Des milliers de livres et d'articles ont été publiés sur ce sujet vaste qu'est la Franc-maçonnerie. Pourtant, le mystère demeure... Aussi bien les Francs-Maçons que les profanes, malgré leurs tentatives, n'ont jamais exposé qu'une théorie ou une vue de l'extérieur. Pour la première fois, un Franc-Maçon accompli, un sage, nous dévoile le « vécu » d'un Franc-Maçon dans sa loge, dans ses rapports avec ses « frères » et aussi avec le monde extérieur. Les « planches » publiées dans ce livre n'étaient pas destinées au grand public mais vont permettre de suivre ces cinquante ans de vie maçonnique et l'évolution spirituelle du maçon Charles Bernholc depuis la « Loge bleue » jusqu'aux « Ateliers de perfection ». « Le sage se distingue du savant dans la mesure où il vit sa doctrine et où sa vie constitue en elle-même une réalisation et un témoignage de la vérité ». Dans une de ses planches, Charles Bernholc nous dit que « la pensée génère l'action ». Sa vie le prouve : Croix de Guerre 39/40, Chevalier de la Légion d'Honneur (signée par le Général de Gaulle), Médaille de la Résistance.