FeniXX réédition numérique (Presses de l'Université Paris-Sorbonne)
Une brillante carrière administrative et un très important rôle politique n'ont jamais empêché Yves Durand d'être un de nos grands historiens, reconnu comme tel depuis la publication en 1971 de sa thèse, Les Fermiers Généraux au XVIIIe siècle. Depuis, il n'a cessé d'explorer l'histoire de l'État et de la Société française aux XVIIe et XVIIIe siècles, comme le soulignent les études que lui offrent dans ce volume ses collègues et ses élèves. Tous les champs de ses publications sont couverts, depuis l'étude des structures sociales anciennes (Fidélités et clientèles), jusqu'à la vie provinciale (Vivre au pays au XVIIIe siècle...), en passant par l'étude du fonctionnement de l'État et celle de ses serviteurs. E Ouest, également, auquel il est tant attaché, ayant fondé et animé le Centre de Recherches sur l'Histoire de la France Atlantique de l'Université de Mantes, avant d'être élu en Sorbonne en 1987. Ainsi est offert un vaste panorama de recherches nouvelles sur la Frange de l'époque moderne, recherches qu'il a largement inspirées, guidées et suscitées.
Elaborées pour l'essentiel en 1883, Les complaintes de Jules Lafargue témoignent d'une modernité poétique placée sous le double signe d'une crise du vers et d'une crise du sujet. Ces dix études tentent de prendre la mesure historique et littéraire de ce mirage personnel de l'univers laforguien où se réfractent toutes les expériences et tous les savoirs d'une vie prématurément interrompue. « Copyright Electre »
On croit souvent que la notion d'Europe, conçue comme un ensemble politique, n'est apparue qu'après 1945. Or il n'en est rien. Le sentiment d'une certaine forme de communauté politique unissant les Européens, d'un Ordre européen, a surgi bien plus tôt, dès le XVIe siècle. Les travaux rassemblés dans cet ouvrage montrent que la notion d'Ordre européen est restée permanente jusqu'à ce que les deux guerres mondiales aient fait douter les Européens d'eux-mêmes. Cette notion était fondée au départ sur les valeurs de la Chrétienté, par la suite sur les valeurs libérales issues des Lumières et sur l'ensemble juridique progressivement construit depuis les traités de Westphalie, approfondi par le Congrès de Vienne, perfectionné tout au long du XIXe siècle et qui fut modifié mais non point aboli par les Traités de 1919, et qui survécut même à 1945. L'Ordre européen n'était pas simplement un équilibre mécanique entre les puissances, c'était un équilibre organique, reposant sur une unité de civilisation. En apparence la notion d'Ordre européen, généralement contestée après la catastrophe des deux guerres mondiales, paraît dépassée avec les progrès de la Construction européenne depuis les années cinquante. En fait elle n'a jamais totalement disparu, même après 1945, et elle retrouve son actualité avec la fin de la Guerre froide et l'établissement d'une architecture paneuropéenne de sécurité, concernant tout le continent, au-delà des limites géographiques de l'Union européenne.
Comment l'homme médiéval percevait-il le temps qu'il fait ? À cette question très importante, ce livre issu d'un séminaire dirigé par Claude Thomasset à Paris IV Sorbonne, tente de répondre par une série d'études centrées sur la météorologie. Les textes scientifiques sont confrontés aux textes littéraires, à la pensée religieuse. Toujours, l'homme médiéval scrute le ciel. Des univers culturels différents interprètent les météores. L'homme, qu'il lise la Bible ou le Coran, ou qu'il vive à l'époque de Virgile ou de Dante cherche à lire et à comprendre le ciel, la météorologie. À cause de son mystère, l'air troublé inspire l'imaginaire médiéval.
Du IVe au XVIe siècle, la sexualité dans l'Occident médiéval passe du divin à l'humain, de l'extérieur à l'intérieur du mariage. Cette métamorphose de l'amour passionnel et subversif en amour conjugal maîtrisé se fait par le passage de l'inceste et de la polygamie au couple monogame. À l'association de l'amour de la violence et de la mort, succède celle de l'amour, de la séduction et de la vie. Ainsi furent posées à travers de nombreuses crises, les bases de la société européenne.
On n'ignore plus que la littérature médiévale est un monde fascinant où voisinent prouesse héroïque et merveilles, contes et légendes, fées et démons. Elle nous présente un univers où tout est possible, ou presque, où les lois de causalité sont encore largement inconnues, où les hommes rencontrent des êtres surnaturels, des monstres et des morts, où l'on se rend dans l'autre monde et où des lueurs jaillissent la nuit des trésors enfouis. À cette époque, la parole était toute-puissante et les charmes, conjurations et bénédictions vous protégeaient des esprits malins ainsi que les phylactères, amulettes, ligatures et médailles pieuses...
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Comment l’Occident moderne a-t-il forgé l’idée même de Renaissance ? Ce recueil collectif, issu des travaux de l’Institut de recherches sur les civilisations de l’Occident moderne, explore les origines.
Bertran de Born, un troubadour dont la figure se dresse au carrefour de l'histoire et de la poésie. « Copyright Electre »
Analyse des transformations que subit l'histoire afin de fonder le régime absolutiste, le glorifier et le justifier à l'aide de symboles et de modèles. « Copyright Electre »
Premier bilan sur le journalisme soviétique à l'heure de la perestroïka. « Copyright Electre »