Mercure de France
"Dans sa cuisine de Vitry-sur-Seine, je demande à Ama, ma grand-mère, de me raconter sa vie autrefois, en Chine dans les rizières, dans l'Indochine française au service du dernier empereur d'Annam, puis en France. Elle répond : à quoi ça sert ? Une histoire de nà quê, ça intéresse qui ? Il n'y a pas de souvenir d'enfance, dis-tu. Rien à quoi m'accrocher pour me représenter ce monde dont tu viens, ce monde que tu veux oublier alors que je ne cesse d'y revenir, d'excaver ta mémoire, notre mémoire. J'ai cherché ce qui nous relie et nous sépare, ce chemin de boue et de poussière, cette distance spatio-temporelle réduite à néant quand nos peaux se trouvent l'une contre l'autre, quand je reconnais le parfum du riz au jasmin et le goût de ta cuisine." Ce roman est une quête des origines, un voyage sur les traces effacées d'une famille française et sino-vietnamienne. Il interroge l'exil et la mémoire, ce dont on hérite ou pas, les traumas et les silences, les fantômes que l'on porte malgré soi, les assignations qui ont façonné chaque génération, l'identité plurielle et métisse. Dans une langue vive, poignante et poétique, Jeanne Pham Tran tente de réparer, avec pudeur et tendresse, le fil brisé de la transmission.
"Je ne peux pas dire que j'aie abandonné la peinture sans me retourner, je me suis retourné sans cesse, j'ai interrogé ma pratique du cinéma selon une perspective qui était celle des arts plastiques et, quoi que j'y fasse, c'est à travers la pratique de la peinture que j'ai construit ma propre pensée de l'art." O.A.
"Je ne peux pas dire que j'aie abandonné la peinture sans me retourner, je me suis retourné sans cesse, j'ai interrogé ma pratique du cinéma selon une perspective qui était celle des arts plastiques et, quoi que j'y fasse, c'est à travers la pratique de la peinture que j'ai construit ma propre pensée de l'art." O.A.
"Je scrutai une dernière fois le visage de mon arrière-grand-mère. J'aurais tant aimé lui accorder cette humanité qui m'a ému dans ses livres, faire apparaître des irisations de délicatesse, de bonté. J'ai entretenu l'espoir de pouvoir relativiser la colère de mon grand-père, de dessiller le regard sur son histoire, espérant qu'il ait involontairement laissé des pistes de côté. Mireille était une femme blessée. Une orpheline confiée à l'Assistance publique. Une survivante, réduite à l'état de bête." Pour brosser le portrait de son arrière-grand-mère Mireille, Robin Josserand dispose d'un témoin privilégié : Jean-Claude, son grand-père. Celui-ci a quatre ans et demi quand sa mère est arrêtée et déportée pour faits de résistance. À son retour, neuf mois plus tard, elle n'est plus la même, désormais incapable de prendre soin de ses enfants. Sa peine, elle l'écrira dans deux livres. Fils mal aimé, Jean-Claude est devenu un homme meurtri. Grâce à de nombreuses conversations avec le narrateur, il pourra enfin saisir toute la complexité de l'histoire de sa mère, esquissant le début d'un pardon. Comment vivre après avoir connu les camps ? Roman familial aux entrées multiples, Après Mireille parle de mémoire et de transmission. Robin Josserand nous entraîne dans une enquête passionnante sur les traces de son aïeule.
Quelque part en Amérique du Sud, dans la moiteur de la jungle équatorienne, deux femmes sont face à face : Nora, guérillera engagée dans la lutte armée, et Dolorès, son otage. Pendant les vingt-deux semaines de la détention, les conditions de vie sont difficiles, mais la promiscuité et l'isolement rapprochent le bourreau et sa victime. Quinze ans plus tard, dans une villa cossue, Dolorès voit apparaître sur l'écran de sa télévision le visage de Nora, devenue une personnalité politique écologiste de premier plan. Comment Dolorès a-t-elle survécu ? Et que se passerait-il si elle décidait de révéler qui est Nora ? Vinciane Moeschler compose ici un roman âpre et envoûtant. Et brosse le portrait de deux femmes révoltées aspirant chacune à sa liberté.
Raymond et Annick ont 19 ans quand ils se rencontrent en 1934 à Paris. Annick appartient à la bourgeoisie catholique, Raymond est étudiant à HEC. Les sentiments amoureux naissent rapidement. Mais lorsque Raymond révèle qu'il est juif, il provoque un cataclysme : un "mariage mixte" est impossible. La rupture est inévitable. Bientôt, la guerre se profile : Raymond reçoit ses papiers militaires, mais partir sans avoir revu Annick est impensable. Son amour est intact. Bravant les interdits familiaux, Annick et Raymond choisissent de s'aimer coûte que coûte. Une fois Raymond démobilisé, ils se marient le 26 octobre 1940. Dans la France occupée, Raymond doit trouver du travail, mais les mesures antisémites s'aggravent, la ligne de démarcation est difficile à franchir, les familles sont séparées... Annick et Raymond surmontent les épreuves, soudés, et prouvent que leur amour est une force. Éminemment romanesque, faite de rebondissements multiples, cette histoire est une histoire vraie. Raymond et Annick sont les parents de Caroline Huppert, qui livre ici le récit émouvant de leur vie, celle d'un couple d'amoureux ballottés par la guerre.
Récompensé par le Prix Médicis Essai 2025. "Le centre du monde s'appelle le Central : c'est à cette place que je m'installe, une place en corbeille, au deuxième rang derrière la petite rambarde de fer forgé marquant la frontière avec le parquet, dans cette salle aujourd'hui disparue. J'y ai vécu, et continue peut-être d'y vivre, l'imagination n'en étant pas morte, les moments les plus heureux de mon enfance, de mon adolescence aussi." F. G.
"Gandhiji n'avait pas toujours raison. Lorsque quelqu'un menace ton corps, tu as tout à fait le droit de te protéger. La résistance passive c'est peut-être bien pour les manifestations pour la liberté, mais pas quand quelqu'un essaie de te violer. Tu n'es pas obligée d'aimer les connards qui t'oppriment, ne laisse personne te dire le contraire." En Inde, parfois mieux vaut être veuve que mariée ! Pour Geeta, c'est indéniable. Il y a cinq ans, son mari violent a disparu sans laisser de trace. Le mystère reste entier, mais dans son village tout le monde pense qu'elle l'a tué... Depuis, elle s'épanouit et, grâce au groupe de microcrédit qu'elle a rejoint, sa petite entreprise de bijoux artisanaux est florissante. Sa tranquillité de veuve fait bien des envieuses. Bientôt, Farah vient lui demander conseil pour se débarrasser de son propre époux. Puis c'est au tour de Preity... Les sollicitations de femmes mariées affluent, et Geeta est prise dans un engrenage de vengeances qu'elle ne maîtrise plus - à moins qu'il ne s'agisse de solidarité féminine en action ?
Plongez dans le Paris des années 60 avec Barbès créole blues, où Émilienne et Boris, deux Martiniquais que tout oppose, voient leurs destins s’entremêler entre rêves brisés et réalité cruelle.
Plongez dans les nuits électrisantes des années 1980 avec DJ. Portrait de l'artiste en animale nocturne, où Anne F. Garréta raconte son apprentissage de DJ au Katmandou, entre Paris, New York et Berlin.
"Devenir DJ, c'était fuir, me rebeller contre un ordre diurne du temps et des corps. Déserter la norme. Vivre quand les autres dorment. Me lever tard. Flâner dans la ville, sortir de boîte, me glisser dans une autre, prolonger les nuits jusque dans le jour. Échapper à la classe, au bureau. Échapper à ma classe, sortir de mon état, de mon milieu, pour plonger dans cet étrange milieu, le milieu de la nuit, le milieu des femmes." Un voyage éblouissant dans la mémoire d'Anne F. Garréta qui revient sur les lieux de son premier livre écrit en 1986, à l'âge de 23 ans : Sphinx, roman virtuose devenu culte, disséquait dans une langue classique la passion, sur fond de boîtes de nuit, entre deux personnages de sexe indécidable. Quarante ans après, l'envers du décor se dévoile. Anne F. Garréta, nous plonge de façon abrupte et radicale dans la nuit des années 1980, où elle fit l'apprentissage du métier de DJ au Katmandou, boîte de la rue du Vieux-Colombier. Vertige, beauté, éclat de ce parcours initiatique entre Paris, New York et Berlin ; traversée nocturne, nomade où les gestes de la DJ se diffractent avec élégance dans ceux de l'écriture, de la danse et de l'amour.
Elle entendait la voix égale et limpide du garçon, ni lion ni souffle n'en altérait la placide assurance. Il semblait, lui, aussi, ce Denis, pareil aux petites feuilles du lilas, se consumer sans brûler. Il s'écarta brusquement, tournant le dos au père, puis il prit la main de la fille dans un geste d'une telle tendresse qu'elle s'en trouva presque déconcertée. Ils revinrent vers l'hôtel, leurs pas unis, sans un coup d'oeil derrière eux. Il ne veut pas nous reconnaître, il ne veut pas de nous le pauvre homme, nous sommes libres ! chuchota le garçon avec joie. Il sembla à la fille qu'une joie de même nature exactement la grisait en toute lucidité. Libres, enfin libres ! répétait Denis en riant. "
Elle entendait la voix égale et limpide du garçon, ni lion ni souffle n'en altérait la placide assurance. Il semblait, lui, aussi, ce Denis, pareil aux petites feuilles du lilas, se consumer sans brûler. Il s'écarta brusquement, tournant le dos au père, puis il prit la main de la fille dans un geste d'une telle tendresse qu'elle s'en trouva presque déconcertée. Ils revinrent vers l'hôtel, leurs pas unis, sans un coup d'oeil derrière eux. Il ne veut pas nous reconnaître, il ne veut pas de nous le pauvre homme, nous sommes libres ! chuchota le garçon avec joie. Il sembla à la fille qu'une joie de même nature exactement la grisait en toute lucidité. Libres, enfin libres ! répétait Denis en riant. "
Plongez dans l'univers tendre et drôle de Dialogues de bêtes, où Colette donne la parole à Toby-chien et Kiki-la-doucette. Un chef-d'œuvre poétique et drôle, à savourer pour son humour et sa sensibilité unique.
Javiera, une jeune Chilienne, débarque à Barcelone grâce à une bourse d'étude. Le confort de l'Espagne la fait rêver, mais les loyers y sont inabordables. Elle trouve une collocation avec un certain Manuel, qui joue de la musique punk et écrit un mémoire sur Almodóvar. Javiera tombe tout de suite sous son charme, car avec Manuel le sexe est merveilleux. Seul bémol, il pratique l'amour libre. Elle est d'abord séduite par cette idée qui va éviter l'ennui et les tromperies des histoires d'amour monogames. Avec l'entrée en scène de Laura et Armonía, deux amoureuses de Manuel, la rationalité de Javiera ne fait pas long feu. Le polyamour, c'est bien en théorie. Mais elle sombre dans une spirale de jalousie qui, combinée à sa tendance innée à l'absurde, la transforme en apprentie meurtrière... Elle fantasme des scénarios pour tuer ses rivales et s'en débarrasser. Peut-être devrait-elle d'abord se faire la main sur le lapin de Laura qui est si mignon ? "Un voyage vertigineux au coeur des contradictions d'une génération façonnée par le féminisme, le capitalisme émotionnel et la précarité structurelle." Catalunya Plural
Javiera, une jeune Chilienne, débarque à Barcelone grâce à une bourse d'étude. Le confort de l'Espagne la fait rêver, mais les loyers y sont inabordables. Elle trouve une collocation avec un certain Manuel, qui joue de la musique punk et écrit un mémoire sur Almodóvar. Javiera tombe tout de suite sous son charme, car avec Manuel le sexe est merveilleux. Seul bémol, il pratique l'amour libre. Elle est d'abord séduite par cette idée qui va éviter l'ennui et les tromperies des histoires d'amour monogames. Avec l'entrée en scène de Laura et Armonía, deux amoureuses de Manuel, la rationalité de Javiera ne fait pas long feu. Le polyamour, c'est bien en théorie. Mais elle sombre dans une spirale de jalousie qui, combinée à sa tendance innée à l'absurde, la transforme en apprentie meurtrière... Elle fantasme des scénarios pour tuer ses rivales et s'en débarrasser. Peut-être devrait-elle d'abord se faire la main sur le lapin de Laura qui est si mignon ? "Un voyage vertigineux au coeur des contradictions d'une génération façonnée par le féminisme, le capitalisme émotionnel et la précarité structurelle." Catalunya Plural
Plongez dans Au cinéma Central, le récit envoûtant et primé de Fabrice Gabriel, où la salle obscure devient le théâtre d’une enfance et d’une éducation sentimentale.
Plongez dans Brute, le thriller psychologique haletant d'Agnès Vannouvong, où un procès pour féminicide révèle les zones d'ombre d'une relation toxique.
La nuit de Noël, dans un chalet isolé, deux femmes se disputent violemment. Quelques heures après, Alice est retrouvée morte au fond d'un ravin. Deux ans plus tard s'ouvre le procès du féminicide : sur le banc des accusés, Sarah, sa compagne, et Serge, un guide de haute montagne. Sarah raconte leur histoire - les ruptures, l'emprise, les coups. Elle décrit la dynamique des violences conjugales, mais n'avoue jamais le crime. Une écrivaine assiste aux débats. Elle observe les voix qui se succèdent et se contredisent. Victimes, accusés : chacun parle depuis sa place, avec ses mots, et sa part brute. Au fil du procès, entre silences et angles morts, les certitudes vacillent : tout devient suspect. Jusqu'au verdict. Avec son neuvième livre, Agnès Vannouvong propose un roman sombre et envoûtant.
1998 Nul n'a oublié l'épopée Les matchs au suspens étouffant Le but en or de Laurent Blanc Les penaltys gorge crispée L'allégresse jamais stoppée I will survive infiniment, Nul n'a oublié l'épopée Les matchs au suspens étouffant J'ai encore la mélopée De ce triomphe dans le sang Thuram pensif Duga dansant Sa célébration chaloupée Nul n'a oublié l'épopée 90 poèmes pour 90 minutes de match : la passion de Guillaume Métayer pour le football est bien réelle. Il propose ici une vision poétique du football qui coïncide avec sa propre vie, commençant à la Coupe du monde 1978 jusqu'au tarissement de la passion (Je suis devenu tout à coup / Indifférent à Rocheteau / Au tir qui meurt sur le poteau / Au sport comme à un sudoku)... Nostalgie et souvenirs personnels composent son recueil qui, d'un poème à l'autre, tisse une mythologie footballistique. Faisant du football un territoire à part et une chambre d'écho du monde.
"J'étais folle du nom de ma nouvelle amie. S'appeler Vertu, tout de même ! Et Angenehm qui signifie agréable en allemand. Vertu Agréable ! Comme un personnage de conte. J'étais au premier et elle au rez-de-chaussée, dans des chambres assez semblables avec petit bureau sous la fenêtre donnant sur le jardin. Et tandis que je travaillotais au mien (prenant des notes, faisant des listes, n'écrivant pas vraiment), je pensais à Vertu située exactement au même endroit juste en dessous, et j'avais l'impression d'être dupliquée en quelque sorte, ce qui n'était pas désagréable." Dupliquée en trente médaillons, diffractée en trente facettes, telle est la narratrice de Vertu et Rosalinde. D'un récit à l'autre, son identité fluctue : tantôt adulte, tantôt enfant, tantôt Annelise, tantôt Hanna... Mêlant les genres et les tonalités, passant de l'émotion au saugrenu, du piquant au mélancolique, Anne Serre, une et multiple, nous entraîne dans une ronde étourdissante qui dessine un génial autoportrait.
"J'étais folle du nom de ma nouvelle amie. S'appeler Vertu, tout de même ! Et Angenehm qui signifie agréable en allemand. Vertu Agréable ! Comme un personnage de conte. J'étais au premier et elle au rez-de-chaussée, dans des chambres assez semblables avec petit bureau sous la fenêtre donnant sur le jardin. Et tandis que je travaillotais au mien (prenant des notes, faisant des listes, n'écrivant pas vraiment), je pensais à Vertu située exactement au même endroit juste en dessous, et j'avais l'impression d'être dupliquée en quelque sorte, ce qui n'était pas désagréable." Dupliquée en trente médaillons, diffractée en trente facettes, telle est la narratrice de Vertu et Rosalinde. D'un récit à l'autre, son identité fluctue : tantôt adulte, tantôt enfant, tantôt Annelise, tantôt Hanna... Mêlant les genres et les tonalités, passant de l'émotion au saugrenu, du piquant au mélancolique, Anne Serre, une et multiple, nous entraîne dans une ronde étourdissante qui dessine un génial autoportrait.
Plongez dans l’histoire touchante de Camille et Nina, deux adolescentes inséparables dans le Bordeaux des années 1970. Ce roman sensible de Sophie Avon explore leur quête d’émancipation, entre amitié indéfectible et défis de l’âge adulte.
"Camille et Nina ne se ressemblent pas mais elles sont identiques au-dedans - à la recherche d'un air plus vif, loin de la couveuse de l'enfance. Elles rêvent des mêmes choses, se projettent dans un même idéal débarrassé des conformismes de leurs parents, ressentent les mêmes émotions sans limite." 1970, Bordeaux. Nina et Camille, 10 et 11 ans, entrent en sixième. Un monde inconnu et immense s'ouvre à elles... Inséparables, liées à la vie à la mort par une amitié exclusive et intransigeante, elles ont une seule préoccupation : grandir, sortir de l'enfance. Au fil de leur scolarité jusqu'à la terminale, les petites filles deviennent des jeunes filles. Leurs centres d'intérêt, leurs corps et leurs désirs se transforment. L'amitié résistera-t-elle au temps qui passe ? Seront-elles à la hauteur de l'existence qu'elles espèrent ? Avec son style enlevé et sensible, Sophie Avon se tient au plus près de ses jeunes personnages. Elle est l'autrice de nombreux romans, notamment Le vent se lève, Une femme remarquable et Le goût du bonheur.
L'esprit trumpiste règne en Floride et vient empoisonner le quotidien de Cherry. À vingt-huit ans, elle travaille dans un magasin miteux qui vend des aquariums et des reptiles. Mais sa vraie passion, c'est d'être clown. Avec ses costumes bariolés, son nez rouge et sa perruque bleue, elle devient Bunko, un cowboy terrifié par les chevaux. Faire rire, c'est sa façon d'échapper à la morosité de la vie, au manque d'argent, à sa famille compliquée. Si elle a l'espoir de rejoindre une troupe, elle se contente pour le moment de fêtes d'anniversaire, bar-mitsva et autres ateliers de rire dans les comités d'entreprise. Lorsque Cherry entame une relation avec Margot, une magicienne très connue, elle est sûre, qu'avec une mentore pareille sa carrière va décoller. Mais les choses ne se passent pas comme prévu... De gag en gag, Cherry nous rappelle une chose essentielle : ce sont des pires expériences que l'on tire les meilleures blagues.
Plongez dans l'univers déjanté et touchant de Clown ! de Kristen Arnett, où Cherry, clown queer en Floride, transforme sa vie précaire en une comédie burlesque et subversive.
Jeanne, la quarantaine, est professeure de littérature à la Sorbonne et spécialiste de Casanova. Son mari Samuel réfléchit à son avenir professionnel depuis un an, affalé devant la télé. Jeanne gère le quotidien, s'occupe de leur fille Maya, trois ans... Quand son père Armand, bientôt soixante-dix ans, l'appelle en larmes, l'univers de Jeanne vacille : gentleman farmer bourguignon, volage et infidèle, Armand, pris en flagrant délit d'adultère, vient de se faire plaquer par sa compagne. Il échoue sur le canapé parisien de Jeanne ! Éploré et inconsolable, il traîne en pyjama, envoie des SMS fébriles. Comment consoler son père d'un chagrin d'amour ? Invitée à donner une conférence à Venise, Jeanne l'emmène avec elle, espérant ainsi le distraire. Et, en effet, son âme de Casanova reprend le dessus. Quiproquos et malentendus en cascade avec une professeure italienne, le vaudeville n'est pas loin... Décidément, être la fille de Casanova n'est pas une mince affaire ! Scrutant la relation père-fille, alerte et enlevé, Je suis la fille de Casanova, le cinquième roman de Cécile Guidot, mêle avec brio différents registres. Il interroge le couple, le désir et les surprises de l'amour.
Greta vit à Hudson, une petite ville bobo de l'État de New York. Elle travaille pour un coach en sexothérapie et transcrit pour lui les enregistrements de ses séances. Elle tombe sous le charme de l'une de ses patientes, une femme à la voix profonde qui ressemble à du métal liquide. Ignorant tout de son identité, Greta surnomme cette femme attirante et d'origine suisse "Suissexe". Elles ont toutes les deux un passé sombre. Greta est torturée par le suicide de sa mère advenu lorsqu'elle avait treize ans. Suissexe, elle, refuse de se définir comme victime du passage à tabac qu'elle a subi. Un jour, Greta reconnaît dans la rue la voix de Suissexe. Elle panique face à cette rencontre aussi inattendue que souhaitée et se présente sous un faux nom : ainsi débute leur amitié, qui, malgré l'écart d'âge et le mari de Suissexe, devient une liaison aussi passionnée que complexe...
Greta vit à Hudson, une petite ville bobo de l'État de New York. Elle travaille pour un coach en sexothérapie et transcrit pour lui les enregistrements de ses séances. Elle tombe sous le charme de l'une de ses patientes, une femme à la voix profonde qui ressemble à du métal liquide. Ignorant tout de son identité, Greta surnomme cette femme attirante et d'origine suisse "Suissexe". Elles ont toutes les deux un passé sombre. Greta est torturée par le suicide de sa mère advenu lorsqu'elle avait treize ans. Suissexe, elle, refuse de se définir comme victime du passage à tabac qu'elle a subi. Un jour, Greta reconnaît dans la rue la voix de Suissexe. Elle panique face à cette rencontre aussi inattendue que souhaitée et se présente sous un faux nom : ainsi débute leur amitié, qui, malgré l'écart d'âge et le mari de Suissexe, devient une liaison aussi passionnée que complexe...
Jeanne, la quarantaine, est professeure de littérature à la Sorbonne et spécialiste de Casanova. Son mari Samuel réfléchit à son avenir professionnel depuis un an, affalé devant la télé. Jeanne gère le quotidien, s'occupe de leur fille Maya, trois ans... Quand son père Armand, bientôt soixante-dix ans, l'appelle en larmes, l'univers de Jeanne vacille : gentleman farmer bourguignon, volage et infidèle, Armand, pris en flagrant délit d'adultère, vient de se faire plaquer par sa compagne. Il échoue sur le canapé parisien de Jeanne ! Éploré et inconsolable, il traîne en pyjama, envoie des SMS fébriles. Comment consoler son père d'un chagrin d'amour ? Invitée à donner une conférence à Venise, Jeanne l'emmène avec elle, espérant ainsi le distraire. Et, en effet, son âme de Casanova reprend le dessus. Quiproquos et malentendus en cascade avec une professeure italienne, le vaudeville n'est pas loin... Décidément, être la fille de Casanova n'est pas une mince affaire ! Scrutant la relation père-fille, alerte et enlevé, Je suis la fille de Casanova, le cinquième roman de Cécile Guidot, mêle avec brio différents registres. Il interroge le couple, le désir et les surprises de l'amour.
Plongez dans Une femme sur le toit, le roman poignant de Souad Benkirane, où Mina, ancienne bonne à domicile, se bat pour retrouver sa fille abandonnée trente ans plus tôt.
Rabat, Maroc. Longtemps bonne à domicile, Mina ne supporte plus sa condition servile. Elle s'installe donc volontairement dans la rue, SDF, où elle vit depuis cinq ans. Désormais, pour subsister, elle loue ses services à la journée, pour des ménages ou de menus travaux chez des bourgeoises. Mais le soir, malgré l'inconfort et la précarité, elle n'est pas mécontente de retrouver son bout de trottoir : un chez-soi qui n'en est pas un, mais qu'elle a choisi. Elle vit au fond d'une impasse qui pue la sardine, mais elle est libre ! Mina est hantée par un drame intime : adolescente, elle a eu une petite fille que sa famille l'a forcée à abandonner. Une blessure toujours vivace. Quand, trente ans plus tard, par hasard, elle apprend que cette enfant devenue une jeune femme pourrait vivre à Casablanca, son destin bascule. Courageuse et persévérante, elle est prête à tout pour la retrouver. Jusqu'à s'installer sur le toit de l'immeuble cossu où elle a découvert qu'elle vivait... Après tout, ce n'est pas plus inconfortable que son impasse nauséabonde ! Les retrouvailles auront-elles lieu ? et à quel prix ?