portative
Ce roman est basé sur des faits réels. Il raconte la vie de Rose depuis son enfance jusqu'au troisième âge. Grandie dans un milieu modeste, Rose travaille comme serveuse quand elle rencontre l'homme qui devient son mari et le père de son enfant. Le mariage tourne en enfer pour Rose qui s'en va. Elle vit dans la misère jusqu'au moment où elle apprend qu'elle est l'héritière d'une maison. Une fois installée dans cette maison elle cherche à comprendre l'histoire de ce couple dont elle a hérité. Elle lit beaucoup et commence une correspondance avec l'auteur de La Dérobade, avec qui elle s'identifie. Être l'autre, qui n'en a pas rêvé un jour, ne serait-ce qu'une seconde, une minute. Un tout petit instant volé au temps. La permission de désobéir, personne ne nous la donne, surtout pas celle d'usurper la personnalité d'autrui. C'est pourtant ce que Rose va faire, s'appropriant celle de Jeanne, écrivaine célèbre qu'elle va inonder de lettres qui n'en finissent pas, où défile sa vie. Vie d'une femme malheureuse, brutalisée par son mari. Vie d'une femme tombée amoureuse d'un double qu'elle s'est crée. À travers l'histoire de l'autre. Tout cela va la conduire à la clinique psychiatrique. D'où elle ne sortira que grâce à la bienveillance d'un psychiatre et après de multiples rebondissements. Extrait : « Mon nom est Rose Boucher. Je sais, Rose et boucher, ça ne va pas ensemble. Même si maintenant on voit entre les morceaux de viande des roses en plastique rouge. C'était pas comme ça quand j'étais petite. Quand j'étais petite, c'était des grosses mouches noires qu'on voyait entre les morceaux de viande. Dans le coin d'où je viens au moins. Je viens d'un bled qui s'appelle Dives-sur-Mer. C'est même pas au bord de la mer. Il faut faire plusieurs kilomètres pour s'en approcher. En tout cas, chez le boucher dans le quartier où j'habitais à Dives, n'y avait pas la clim, ni ces portes nickels qui ne laissent rien passer. Pour rentrer dans la boucherie il suffisait d'écarter deux rideaux de toile épaisse à rayures rouges et blanches. Et à peine rentré, une odeur suffocante vous prenait à la gorge. Ça sentait la viande, la bidoche, la barbaque ! Le sang ! Tout sauf la rose ! C'est pour ça, je le répète, que Rose et boucher, ça ne va pas ensemble ».
Plongez dans le récit brut et poignant de Jeanne Cordelier, qui raconte sa cavale désespérée entre errance, amour et survie.
Entre un samedi matin et un dimanche soir, un jeune homme erre dans une zone de béton et d’ordures, où chaque instant bascule entre désespoir et grâce. Malparade est ce roman rare qui transforme l’ordinaire en épopée poétique et crue.
"En 1997, dans la moiteur et l'atmosphère oppressante d'un Vietnam rongé par la dictature et la misère, Alice, épouse délaissée d'un diplomate, rencontre Khanh, un peintre vietnamien, dont elle tombe amoureuse. Son amour pour lui, lié à sa soif de justice et de liberté, va l'amener à prendre des risques dont elle ne mesure pas toujours la gravité. Une nuit, Khanh sera renversé par deux sbires du parti et Alice, malgré ses privilèges diplomatiques, se verra refoulée à l'aéroport." Biblioteca, Paris. "Chère Madame, À travers votre écrit les lecteurs peuvent mieux connaître le Viet Nam, son peuple, son âme au temps présent... À mon avis, depuis la fin du temps colonial, aucun auteur européen n'a essayé de refléter notre pays dans sa vie intérieure. À ce titre, votre roman fera date... Vous avez su appréhender la vie, les moeurs et coutumes vietnamiens souvent difficiles à saisir pour un occidental... Votre, Tin"
À travers les yeux d’une enfant, La mort de Blanche-Neige dévoile l’horreur de l’inceste et la perte brutale de l’innocence.
Et si un perroquet devenait le confident inattendu des secrets les plus intimes ? La passion selon Gatien donne la parole à un perroquet aussi observateur que facétieux, qui révèle sans filtre les passions et les failles de ses maîtres.
"Fourmillant de situations dignes des grands romans 'populistes' du XIXe siècle, toujours émouvants, Sang et plumes est une fois de plus une réflexion amère, ironique, mais non exempte d'espoir, sur la misère, un regard sur ces rejetés, ces oubliés qui n'auront peut-être jamais accès à la culture, qui ont peur des livres, et n'auront pas de place dans une société définitivement hostile." Françoise Ducout, Elle, 1987. Édition originale de Hachette, 1987. "Parole d'homme ou de racaille ? Ni l'une ni l'autre. Quand Sylvain Fantin prend sa plume, il est interné, comme autrefois dans sa banlieue." Jeanne Cordelier. "[...] Jeanne Cordelier excelle dans cette écriture, gouailleuse et tendre. Du Balzac punk de banlieue [...]." Cosmopolitan.
31 nouvelles où l'humour noir le dispute à la tendresse, et où Jeanne Cordelier dépeint avec ironie et justesse les travers de ses personnages. Un recueil drôle, acide et profondément humain, à savourer sans modération.
New York, années 1980. Sara, une femme déterminée, se bat pour sauver l’homme qu’elle aime, pris dans les filets du Narcotic Bureau et de la mafia.
Dans un bar perdu, entre brume et désespoir, Chez l'Espérance dépeint la vie des oubliés, des paumés, des âmes en dérive.
" Fuyant sa famille, son passé et marqué par le souvenir d'une authentique comtesse italienne, Régis Coulon parcourt Paris, paumé et sans attache. Errant, il va affronter les hasards et les travers de la ville. Un voyage qui lui fera découvrir un monde interlope où survivent une hollandaise fragile, un gynéco musicien, un chinois fanatique, un barman amateur de science-fiction... Se mêlent alors les ombres et les désirs, les secrets et les lâchetés qui pousseront Régis à vivre dangereusement et finalement grandir." Extrait de la quatrième de l'édition originale, alteredit, 2003. " Je viens à peine de terminer la lecture de "L'Instruit". Quelle ne fut pas ma surprise! En effet, ayant encore en mémoire "Descendre à Bonne Nouvelle", je ne m'attendais pas à ce style. Quelle force! Votre plume dans ce roman, s'est transformée en pointe pour tailler la pierre. Ce livre, tel une sculpture, capte la lumière des personnages avec puissance et finesse pour nous renvoyer ce que l'on veut trop souvent se cacher. Cette misère de l'errance qui habille tant d'anonymes que l'on croise dans les rues des grandes villes et trop souvent maintenant dans les villages. J'ai été très sensible à cet amour qui n'ose pas dire son nom entre Régis et Joyce. La maladie de la jeune-femme est à demi-mots dévoilée. Sa maladie lui ressemble. Jusqu'au bout, elle la porte avec noblesse. Quant à Régis qui arrive à survivre dans cet enfer par la transmission et la main tendue, c'est une belle leçon d'humilité et d'humanité. Je n'ai qu'un regret, qu'il n'y ait pas davantage de scènes où la ville soit présente. Construite par votre plume un fantastique voyage.... " (Message d'une lectrice, 2003)
À travers un échange de lettres poignant, Premier Bal explore l’inceste et ses séquelles psychologiques, vu par une romancière engagée et un psychanalyste canadien. Un dialogue rare, entre littérature et psychanalyse, pour comprendre l’indicible.
" H n'est pas un outil. Du reste a-t-on déjà vu une hache à deux manches ? H n'est pas non plus un homme, ni pour cela une femme. C'est un halo d'espoir qui dispense avec humour sa contestation dans une société amorphe. " Jeanne Cordelier. SUS A LA MISERE !