Essays & Writings on Architecture
Essays & Writings on Architecture
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L’architecture en danger ? Insoumission sonne l’alarme. Rudy Ricciotti, architecte rebelle et lauréat du Grand Prix national, dénonce sans détour la bureaucratie étouffante et les diktats esthétiques qui menacent la créativité.
Réparons la ville Nos villes sont les grandes oubliées du débat politique. Elles fondent pourtant nos relations humaines. Leur construction doit être culturelle et sensible pour répondre à nos besoins. Au moment où nous entamons une décennie décisive pour l'avenir de l'homme sur la Terre, nous ne pouvons plus attendre : il faut proposer une vision courageuse de la ville, à la hauteur des enjeux du siècle. Une vision qui tienne compte de ses habitants comme du ménagement de la planète. Mais alors qu'il y a urgence à adapter la ville qui nous entoure aux chocs qui commencent, nous privilégions encore l'étalement urbain et la construction neuve. Dans ce livre, les auteurs sont optimistes : puisque l'essentiel de la ville de 2050 est déjà là, il est temps d'en assumer l'héritage et d'engager sa transformation. Comment faire ? En réparant la ville pour la rendre adaptable à nos envies et nos besoins. En bâtissant une ville qui donne envie d'y vivre. Un livre écrit à deux voix, à l'attention des citoyens comme des décideurs. Un ouvrage sur nos villes, pour nous tous. Christine Leconte est présidente du Conseil national de l'ordre des architectes depuis juin 2021. Enseignante à l'ENSA-Versailles, son engagement est écologique, social et culturel. Elle prône le droit à l'architecture pour tous, et pousse le développement des solutions pionnières qui existent en urbanisme et en architecture pour s'adapter et atténuer les effets du changement climatique. Sylvain Grisot est urbaniste et fondateur de dixit.net, une agence de conseil et de recherche urbaine résolument engagée pour les transitions de la fabrique de la ville. Conférencier, enseignant et chercheur, il est l'auteur du Manifeste pour un urbanisme circulaire (éditions Apogée, 2021), dans lequel il invite les acteurs de la ville à faire la transition pour une ville frugale, proche, résiliente et inclusive.
Ce manuel propose un état des connaissances actuelles sur le fonctionnement de la nature en milieu yrbain : son écologie. Les villes sont des structures complexes qui abritent une disparité de conditions de vie. Elles peuvent générer des viviers de biodiversité comme elles peuvent les détruire. Elles sont elles-mêmes des organismes qui se développent, mutent, périclitent. Ce manuel analyse ces phénomènes. Il affirme quelques principes afin de pallier la cécité écologique des citadins, et parer à l'agonie des écosystèmes urbains. Ce manuel entend provoquer une prise de conscience. Elle est nécessaire, insuffisante et pourtant indispensable. Chaque être vivant dépend des interactions entretenues avec les milieux et le vivant qui l'entourent, quels qu'ils soient. L'ouvrage souligne par là même les dimensions sociologiques, urbanistiques et politiques induites.
C'est dans ces notes, brèves et incisives, tirées des Carnets rédigés par Antoni Gaudí (1852 - 1926) alors qu'il n'avait pas trente ans, que se trouvent les principes essentiels qui ont nourri son oeuvre et sa vie.Elles révèlent la parfaite connaissance et la totale maîtrise qu'avait l'architecte catalan des techniques dans tous les domaines (architecture, sculpture, céramique, verrerie, ferronnerie, etc.) et son apport essentiel à l'art moderne. On y découvre aussi la philosophie de cet homme ascétique et religieux, hanté par la mort, qui puise son inspiration dans la nature et pour qui la beauté doit habiter, comme une transcendance, les moindres aspects de notre quotidien.
« Celui qui fait une construction du début à la fin en retire un supplément de bonheur, de plaisir et de bien-être. » Ce traité sanskrit d'architecture, rédigé par un auteur inconnu résidant dans l'Inde méridionale, est l'un des textes les plus complets au sujet des bâtiments et des agglomérations de l'Inde classique, notamment en pays tamoul et malayalam. Combinaison de considérations techniques, pratiques et religieuses, le Mayamata indique comment choisir le site d'une construction suivant la classe sociale de ses futurs occupants, quel plan et quelle orientation adopter pour une maison d'habitation, un palais ou un temple garantissant le bien-être de ses résidents, quelles techniques constructives il convient d'utiliser dans chacun de ces cas. Il détaille la cérémonie à réaliser lors de la pose de la première pierre ou lors de la prise de possession du bâtiment, décrit le mobilier, le linga (représentation phallique symbolique de ´Siva) et la façon de figurer les dieux dans les édifices. La présente édition illustrée, aux allures de carnet d'architecte, reprend des extraits de la traduction du Mayamata, revue pour l'occasion par Bruno Dagens, avec un appareil de notes allégé et une nouvelle introduction resituant ce traité des points de vue historique, géographie, mais aussi par rapport à l'ensemble de la tradition indienne classique d'écrits sur l'architecture et l'art d'habiter.
Le périurbain a longtemps eu mauvaise presse. Il lui a été reproché tout à la fois de contrecarrer les objectifs de sobriété énergétique, d'artificialiser les sols et de favoriser la sécession sociale des classes moyennes. Par-delà ces critiques longtemps reprises par les décideurs politiques, de nombreuses recherches, portant sur des terrains variés ont montré que s'y inventaient de multiples solutions portant sur les mobilités, les modes d'habiter, les pratiques agricoles ou les formes de sociabilité. Le contexte est en train de changer. La crise climatique qui s'inscrit dans le temps long conduit à repenser les modèles de ville compacte, la pandémie heurte brutalement les habitudes et les pratiques et contribue à accélérer le processus. Cet ouvrage se propose de mettre en lumière certaines des transformations souterraines en maturation. Différentes générations de chercheuses et chercheurs travaillant sur les espaces périurbains y ont participé : des pionniers et pionnières des études périurbaines aux jeunes doctorantes et doctorants. Tous témoignent que les espaces périurbains sont des territoires d'innovation où il devient concevable de répondre à certains des défis auxquels sont confrontées nos sociétés.
Pour le sens commun, l'architecte conçoit et construit ce qui constitue le cadre matériel de notre vie quotidienne. Mais que fait-il vraiment ? Comment s'y prend-il pour faire exister les différentes architectures ? C'est à ces questions que ce livre s'efforce de répondre. Plus précisément, il développe une sociologie de l'architecture, qui analyse le métier, les compétences, les pratiques et la culture de l'architecte, en s'appuyant sur un rigoureux travail d'observation.
Actuellement, l'implication du numérique dans le design échappe aux mécanismes historiques qui ont fait l'architecture jusque-là. L'algorithmique constitue une nouvelle écriture universelle et devient la nouvelle méthode pour esquisser des formes en architecture. L'usage des technologies numériques en design fait revivre le débat sur des théories qui ont toujours marqué l'histoire de l'architecture. Questionner à l'heure actuelle le devenir de l'architecture, revient également à étudier ses distances par rapport aux fameuses problématiques historiques telles que celle de l'ornement ou de l'alternance des styles. L'implication numérique dans les pratiques de design pousse vers une rupture paradigmatique historique. Les formes à double courbure n'ont laissé aucune chance à l'architectonique historique, leurs plis excessifs ont exigé des motifs paramétriques qui ont donné naissance à une nouvelle matérialité intelligente et cinétique. Les architectes sont devenus plus distanciés que jamais de la conception et paradoxalement plus proches de leurs chantiers.
"Michel Possompès nous montre que l'architecture peut être comprise de tous. Chaque chapitre nous place à un poste privilégié qui permet d'observer comment elle se fait. Et où se fait- elle ? Partout, semble-t-il. Sur les chantiers, dans les ateliers, mais aussi en voyage ou sur la nappe d'un restaurant, au hasard d'une rencontre. Le propos s'adresse à un très large public : ceux qui, de près ou de loin, sont conduits à participer à l'acte de bâtir et à l'aménagement, ceux qui enseignent et ceux qui étudient, et ceux que l'on nomme les habitants." Patrick Céleste (extrait de la préface) "Dans ce livre indispensable pour faire connaître auprès des jeunes architectes et du grand public la diversité et la complexité de l'exercice du métier d'architecte, Michel Possompès décrit parfaitement la difficulté de concevoir une architecture pour un commanditaire et de conduire sa réalisation avec des constructeurs. Il est pour moi l'illustration de la devise du président Abraham Lincoln résumant le fonctionnement de la démocratie : ...du peuple, par le peuple, pour le peuple " Patrick Bouchain
Le château de Versailles... comme vous ne l'avez jamais vu ! Les photographes du château vous ouvrent toutes ses portes, même les plus secrètes. Une visite exceptionnelle dans les pas de Louis XIV, de Madame de Pompadour ou de Marie-Antoinette...
J'ai fait mes études à l'école d'architecture de Saint Etienne où j'ai pu suivre avec joie et reconnaissance les cours de Jean-Loup Herbert, professeur d'anthropologie, pour qui l'architecture allait de pair avec une vision spirituelle de la société. Ayant consacré une part essentielle de ses recherches à la genèse de la ville de Brasilia, il qualifiait cette utopie urbaine comme une tentative de réduire « ce faux équilibre dans lequel nous vivons, cette coexistence choquante, acceptée comme normale, de la misère absolue avec l'abondance exorbitante ». Le présent essai, « Espace et temps du commun », tente d'articuler les trois membres de cette trilogie : spiritualité, architecture et dépassement des inégalités. Il constitue en ce sens une véritable recherche sur « l'hospitalité ».
Les espaces intérieurs sont des territoires d'expérimentation pour différents acteurs de la conception. Seuls ou en collaboration, ils y travaillent à la frontière de plusieurs disciplines, perméables les unes aux autres, qui prennent la forme de dialogues, de transferts et de contaminations, visant à produire des effets en termes d'espaces, de perceptions et d'émotions. Depuis des perspectives critiques, expérimentales et contemporaines, cette notion d'intérieur est abordée de l'échelle du corps à celle de la métropole, à l'aune des enjeux et des pratiques d'aujourd'hui. En dépassant les partages et les oppositions traditionnelles, il s'agit de penser et redéfinir l'intérieur dans sa relation aux milieux, aux territoires et aux usages, d'en saisir la pertinence historique et synchronique, d'en cerner l'opérationnalité conceptuelle pour la démarche de projet. Qu'est-ce qui fait intérieur ? Comment le conçoit-on ? Comment le lit-on ? Comment le pratique-t-on et le ressent-on ?
Le Bâtiment a rendez-vous avec l'Histoire et la transformation de la société : rendez-vous avec l'effet de serre et le carbone, rendez-vous avec l'énergie qu'il faut produire et utiliser au mieux, rendez-vous avec la nature et la biodiversité, rendez-vous avec la santé et le bien-être, rendez-vous avec le numérique, rendez-vous avec la qualité des Hommes et du travail bien fait. La mise en cohérence de ces rendez-vous est toute l'ambition de ce livre. Il montre que le Bâtiment est au carrefour des évolutions essentielles de la société. C'est un secteur d'avenir.
Les quartiers culturels et créatifs sont un concentré de dynamiques, de réseaux, de lieux et d'activités artistiques, culturelles et créatives dans les villes. Nés de façon spontanée, ces quartiers sont aujourd'hui un outil de transformation urbaine et de développement touristique des territoires mobilisé par les pouvoirs publics. Les enjeux sont multiples : création artistique, accès à la culture pour tous et cohésion sociale d'abord, ambiances urbaines, rayonnement et attractivité territoriale ensuite, gentrification, inégalités et fragmentation sociale enfin. Au fil d'une analyse scientifique résolument synthétique et illustrée, l'auteur éclaire les réalités, les tensions et les ambivalences de ces quartiers grâce à une immersion dans les villes de Paris, Nantes, Shanghai, Montréal et bien d'autres à travers le monde. Ce livre s'adresse aux chercheurs, enseignants, étudiants, acteurs culturels, professionnels de l'aménagement, décideurs publics et plus largement à toutes les personnes intéressées par les questions urbaines, l'avenir des villes et le rôle des activités artistiques et créatives dans le développement des territoires urbains.
La situation de transition que nous connaissons et qui fait cohabiter une culture du livre avec une culture de l'écran nous fait peu à peu basculer d'une raison graphique à une raison computationnelle. De la même manière que l'écriture a permis d'engendrer un mode particulier de pensée, où les listes, les tableaux et les formules ont joué un rôle primordial dans la modélisation des connaissances, avec le numérique s'inventent d'autres systèmes de mise en forme de l'information et de sa transmission. En effet, le développement du réseau, d'un vaste cyberespace, induit une rationalité particulière reposant sur le calcul plutôt que sur l'écriture, ce qui est la seule façon de le rendre intelligible.On comprend dès lors que les architectures de mémoire, dans leur actualisation contemporaine, essentiellement numérique, sont au coeur d'une transformation de l'esprit humain. Il est encore trop tôt pour déterminer exactement ce qu'il en est de cette transformation, mais il importe dès maintenant de tracer les contours de cette situation et d'explorer des pistes qui peuvent en baliser certains des aspects les plus saillants.
« Urbaniser près des gares » ; « assurer la diversité des fonctions dans les quartiers pour favoriser la marche à pied » : tels sont les objectifs de nombreuses politiques d'urbanisme. Au discours de l'effet structurant des transports sur les territoires semble se substituer une vulgate de l'effet structurant de l'urbanisme sur les mobilités. La ville contemporaine a été très fortement remodelée par et pour l'automobile, les principes d'urbanisme qui ont présidé à la configuration actuelle de ses périphéries correspondent assez étroitement aux conditions de l'efficacité automobile. Dans ce contexte, est-il possible de concevoir des agencements territoriaux qui favorisent l'usage pertinent d'autres modes de transport que l'automobile, que ce soient les transports collectifs, la marche à pied ou encore la bicyclette ? L'ouvrage promeut une approche non naïve : l'urbanisme ne peut pas tout et une vision principalement « spatiale » d'un urbanisme organisé en fonction des alternatives à l'automobile peut accentuer les processus ségrégatifs. Toutefois, il se refuse à tout renoncement à un aménagement du territoire qui favorise les modes de transports les moins polluants et les moins socialement sélectifs. Mais le voulons-nous vraiment ? Et nos institutions le permettent-elles ? Ces enjeux sont majeurs car la contribution de l'aménagement du territoire peut être décisive pour réduire les ségrégations sociales liées à la mobilité et pour répondre aux enjeux nés du changement climatique.
La politique de la ville date officiellement de 1981. Mais il faut remonter à la fin des années 1960 pour comprendre la manière dont elle a été pensée puis mise en oeuvre au travers des premières opérations Habitat et vie sociale. L'invention de la politique de la ville en France entre 1969 et 1981 se situe au croisement de plusieurs approches. Politique tout d'abord dans la mesure où le pouvoir politico-administratif prend acte des limites du modèle productiviste de construction des logements. Social ensuite car l'évolution du peuplement des HLM oblige à reconsidérer l'accompagnement social des habitants. Culturel enfin car la décennie 1970 voit aussi émerger « le problème de la banlieue » dans l'opinion publique. S'intéresser aux origines de la politique de la ville consiste donc à relire près d'un demi-siècle de notre histoire urbaine la plus récente et qui influence encore aujourd'hui les choix en matière d'action publique.
What is heritage ? This is the most fundamental but difficult question to be answered in heritage studies. It has been addressed many times, but singular definitions always seem to come up short. This book contributes to understandings of heritage as a multifarious construct. It sees it not as something defined by material objects, but as a cultural, economic, and political resource, a discursive practice, and as a process or performative act that engages with the past, present, and future. Notions of Heritage explores the challenges and consequences that result from overlapping, outdated understandings of heritage, as well as new notions of heritage altogether, whether in form or in practice, paving the way forward in the field of critical heritage studies. Qu'est-ce que le patrimoine ? C'est une question à la fois fondamentale et complexe à laquelle cherchent à répondre les études sur le patrimoine. Celle-ci a été maintes fois abordée, mais les définitions précises semblent toujours manquer. Cet ouvrage contribue à la compréhension du patrimoine comme construction multiforme. Il ne le considère pas en tant qu'objets matériels, mais comme une ressource culturelle, économique et politique, une pratique discursive, et en tant que processus ou acte performatif qui s'engage avec le passé, le présent et le futur. Notions de patrimoine explore les défis et les conséquences qui résultent des conceptions obsolètes et chevauchantes du patrimoine ainsi que les nouvelles notions du patrimoine, que ce soit dans la forme ou dans la pratique, qui ouvrent la voie aux études critiques sur le sujet. Jessica Mace, Ph.D., is a Postdoctoral Fellow in the Department of Art History at the University of Toronto and Adjunct Professor in the Department of Urban and Tourism Studies at the Université du Québec à Montréal. Yujie Zhu, Ph.D., is a Senior Lecturer at the Centre for Heritage and Museum Studies of the Australian National University. With contributions from Patrick Bailey, Adélie De Marre, Myriam Guillemette, Rebecca Hingley, Myriam Joannette, Jessica Mace, Ainslee Meredith, Magdalena Novoa E., Wenzhuo Zhang, Hao Zheng and Yujie Zhu.
Entre 1976 et 1984, l'américain Chad Floyd, alors architecte au sein de l'agence d'architecture de Charles Moore, imagine et organise les Designathons : une série d'émissions d'une heure rassemblant les architectes de la firme et les téléspectateurs pour réfléchir sur la ville. Dans ce projet, la proximité avec le public est de toute importance et se traduit par sa participation lors d'ateliers de réflexion organisés dans plusieurs villes, mais également par l'exposition des architectes en train de travailler dans des vitrines ouvertes sur la rue. La scénarisation des architectes, l'ouverture des discussions collectives au sujet des aménagements urbains, s'inscrivent au sein d'une dynamique de sensibilisation et d'une pratique populaire et participative. Que pouvons-nous apprendre du Designathon ? Pourquoi ne se sert-on plus de la télévision pour sensibiliser le public à l'architecture ?
Comment le risque et l'incertitude sont-ils pris en compte dans les pratiques d'évaluation, de concertation, de production et de conduite des projets d'aménagement ? Le contexte de décision et de réalisation des projets est en effet incertain du fait des crises financières, sanitaires, sociales, environnementales, etc. Prévoir avec fiabilité une date de livraison, un niveau de fréquentation ou un rythme de commercialisation à une échéance lointaine est difficile. Les oppositions aux projets et les recours sont aussi plus nombreux, alors que l'impact environnemental est largement critiqué. Dans ce contexte, ce livre s'intéresse à la façon dont les pratiques des acteurs publics et privés évoluent et aux limites qu'elles rencontrent à partir d'exemples d'infrastructures de transport et d'énergie, de projets d'aménagement et d'urbanisme (quartiers en zone inondable, zones industrialo-portuaires, ZAC, centres commerciaux, etc) en Europe, Asie et Amérique. Trois thématiques sont abordées : - «Faire avec» le risque projet ; - Négociation de l'aléa et du risque dans les projets ; - L'évaluation socio-économique et environnementale et le traitement du risque dans les contrats d'aménagement.
L'architecture est matériau avant que d'être forme. L'histoire traditionnelle de l'architecture tend à faire oublier cette évidence au bénéfice d'une approche dominée par des concepts stylistiques. Or ceux-ci s'avèrent toujours impropres à rendre compte de l'extraordinaire complexité du mouvement créatif qui conduit le génie humain à passer du produit manufacturé de base - ici la brique - à l'oeuvre d'art qui constitue l'église, la porte de ville, le château ou la maison médiévale. L'enjeu de cet ouvrage est de montrer comment la brique s'est imposée en Espagne comme matériau de construction à la fin de l'époque médiévale, au terme d'un parcours historique au cours duquel elle fut, tour à tour et de manière infiniment variée, appréciée pour ses qualités pratiques, architectoniques, décoratives, mais aussi, de façon plus ambiguë ou subtile, pour sa légèreté, son coût modéré, sa valeur plastique, esthétique, voire idéologique. Une appréciation nuancée des caractéristiques et des modalités d'emploi du matériau, basée sur un vaste corpus d'oeuvres architecturales, est seule en mesure de faire comprendre les raisons de son succès et de remettre en question un certain nombre de poncifs qui nuisent à la juste appréciation du rôle majeur joué par la brique dans l'histoire de l'architecture espagnole.
S'inscrivant aujourd'hui dans le cercle des objets patrimoniaux et bénéficiant du label UNESCO, le patrimoine Le Corbusier est un objet de recherche en soi. Les textes et les écrits qui lui sont associés en font partie, tout comme leurs auteurs. Cet ouvrage, issu d'une trilogie, se situe entre la synthèse ethnographique et le complément . Enrichi de témoignages directs d'anciens habitants de l'Unité d'habitation de Firminy (Loire), il reconsidère l'histoire originale de cet ensemble qui fêtera ses 50 ans fin 2017.
Ingénieurs, historiens, designers, urbanistes, tous les spécialistes traitent des ' concepts ' de l'architecture sur des modes séparés, parfois concurrents. Quant aux architectes, ils sont naturellement enclins à privilégier leur époque et leur approche. Quels concepts commandent notre appréhension pratique aussi bien que théorique de l'architecture - concrètement ces édifices où nous vivons, que nous croisons chaque jour ou que nous allons voir en touristes admiratifs ? Dans un retour aux fondamentaux, indispensable car nous ne savons plus ' voir ' ce qui nous entoure si complètement, Yves Michaud dresse ici la liste des catégories sous lesquelles nous percevons, concevons et mettons en oeuvre l'architecture. Ce livre ne privilégie donc ni époque, ni style, ni orientation puisque les catégories répertoriées valent pour toutes les sortes d'architecture - vernaculaire, de masse, monumentale, de prestige. Il n'est pas conservateur mais ne chante pas non plus les louanges des ' starchitectes ' de notre temps. Il essaie de mettre en évidence tous les aspects sous lesquels un édifice peut être conçu et approché : le temps, la situation, la fonction, le projet, le dessin, le matériau, la forme, la structure, l'espace, l'ornement, le symbole - et même la beauté.
Ingénieurs, historiens, designers, urbanistes, tous les spécialistes traitent des ' concepts ' de l'architecture sur des modes séparés, parfois concurrents. Quant aux architectes, ils sont naturellement enclins à privilégier leur époque et leur approche. Quels concepts commandent notre appréhension pratique aussi bien que théorique de l'architecture - concrètement ces édifices où nous vivons, que nous croisons chaque jour ou que nous allons voir en touristes admiratifs ? Dans un retour aux fondamentaux, indispensable car nous ne savons plus ' voir ' ce qui nous entoure si complètement, Yves Michaud dresse ici la liste des catégories sous lesquelles nous percevons, concevons et mettons en oeuvre l'architecture. Ce livre ne privilégie donc ni époque, ni style, ni orientation puisque les catégories répertoriées valent pour toutes les sortes d'architecture - vernaculaire, de masse, monumentale, de prestige. Il n'est pas conservateur mais ne chante pas non plus les louanges des ' starchitectes ' de notre temps. Il essaie de mettre en évidence tous les aspects sous lesquels un édifice peut être conçu et approché : le temps, la situation, la fonction, le projet, le dessin, le matériau, la forme, la structure, l'espace, l'ornement, le symbole - et même la beauté.
Au-delà des théories classiques dont il retrace l'histoire de façon érudite, cet essai novateur propose une philosophie politique de l'architecture, conçue comme un art de la construction des possibles. Là où Michel Foucault étudiait l'architecture en tant que technologie de pouvoir, Ludger Schwarte tente à l'inverse de cerner son rôle dans les mouvements d'émancipation. Au-delà des théories classiques dont il retrace l'histoire en remontant à Platon ou à Vitruve, cet essai novateur propose une philosophie politique — et non pas simplement esthétique ou symbolique — de l'architecture. Partant du constat que la Révolution française s'est déroulée dans des rues et sur des places qui avaient été construites moins d'un siècle auparavant, et que les masses révolutionnaires n'auraient pas pu se rassembler si ces nouveaux espaces publics n'avaient pas existé, il s'interroge sur les conditions architecturales de la démocratie : quels types d'espaces rendent possibles ou impossibles certains types d'actes ou d'événements ? Où l'on apprend que le cours de l'histoire dépend de la construction de l'espace… Là où Michel Foucault avait étudié l'architecture en tant que technologie de pouvoir, Ludger Schwarte tente de cerner son rôle dans les mouvements d'émancipation. Si l'on conçoit les espaces publics comme des théâtres de l'action collective, alors la question est de savoir si leur configuration permet des interactions événementielles, des expérimentations créatrices. En ce sens, tout espace public authentique est fondamentalement anarchique.
Le jardinier paysagiste, voyageur du monde et écrivain Gilles Clément imagine : puisque, après l'incendie qui a détruit la toiture de Notre-Dame, la lumière est enfin entrée dans ce lieu, on pourrait en faire un jardin ! « La dernière aventure de Notre-Dame est un envol du chapeau par la force des flammes. Et brutalement, on y voit clair. Pourrait-on bénéficier de cette offre en ce siècle délicat des gestions de l'énergie ? Alors installons une serre, un jardin et, pourquoi cultivons-y une vigne grimpante pour en tirer un vin de messe unique au monde ! » Dans un texte drôle, roboratif et poétique, Gilles Clément montre avec brio que Notre-Dame-de-Paris est un roman et que l'incendie en est un chapitre. Un édifice en perpétuelle transformation qui bouleverse la notion de patrimoine en lui donnant un statut d'oeuvre changeante. Et aujourd'hui, si un tel projet venait à se réaliser, l'auteur en serait le monde vivant non-humain, un ensemble végétal et animal aux imprévisibles décisions.
Cet ouvrage, richement illustré, présente l'évolution historique des lieux, des édifices et des acteurs de l'architecture et de l'urbanisme en Algérie de 1830, fin de l'hégémonie ottomane au Maghreb, à l'aube du XXIe siècle, dans un pays ayant recouvré son indépendance depuis un demi-siècle. Il met en lumière la créativité des réalisations, les expérimentations techniques et l'importance de l'héritage matériel et culturel. Le but de ce livre est de décrypter ce passé afin de donner des pistes de recherches et d'analyses pour l'avenir.S'articulant autour de 1962, date de l'indépendance, l'ouvrage est rythmé par décennies. Ainsi, il met en évidence :- l'importation du modèle européen dans les villes, où l'architecture locale fut parfois malmenée ;- à la charnière des XIXe et XXe siècles, avec la frénésie pour les expositions universelles et coloniales, le goût pour l'orientalisme qui permit le sauvetage de quelques édifices ou ensembles urbains ;- durant les années 1930, la construction dopée par la célébration du centenaire de la conquête de l'Algérie et influencée par l'Art déco en vogue ;- après-guerre, l'émancipation de l'Algérie, qui devint un terrain d'expérimentation fabuleux pour les nouveautés architecturales et constructives du Mouvement moderne ;- à l'indépendance, l'édification de quelques projets importants confiés à des architectes internationalement reconnus, comme le brésilien Oscar Niemeyer, puis l'intégration des premiers architectes algériens dans les ministères, les administrations ou les organismes étatiques, permettant des réalisations parfois inspirées de l'architecture ottomane ;- depuis les années 1990, le virage libéral de l'État algérien, qui impacte le statut des architectes qui, toujours plus nombreux, ouvrent des agences privées dans les grandes villes.L'ouvrage met ainsi en évidence de nombreuses réalisations architecturales remarquables, pas seulement celles des principales villes d'Algérie que sont Alger, Oran et Constantine, mais de tout son territoire, comme à Orléansville (Chlef), Ghardaïa.Ce livre, véritable voyage dans l'histoire de l'architecture, constitue une référence pour les architectes et tous les curieux désireux de prendre conscience des efforts de l'administration algérienne et des architectes, algériens et étrangers, pour dépasser les empreintes du colonialisme et écrire une architecture ayant sa propre identité.
Toutes les cultures urbaines ont produit des écrits sur la ville et l'architecture. Mais - le sait-on ? - c'est en Occident qu'est apparu, pour la première fois, au XVème siècle, un discours théorique qui prétend fonder sur sa seule autorité les procédures d'engendrement du monde bâti. Ce discours "instaurateur" a, depuis, envahi la planète. Nous avons oublié qu'il fut insolite, voire scandaleux. Sous la forme des "théories d'urbanisme", il nous semble désormais aller de soi. Banalité fallacieuse. La Règle et le Modèle s'attache à le démontrer à travers la singularité des textes instaurateurs. Ainsi découvre-t-on que deux livres inauguraux, qui sont devenus les paradigmes des traités d'architecture et des utopies, le De reaedificatoria (1452) d'Alberti et l' Utopie (1516) de Thomas More, déterminent aujourd'hui encore la démarche des théories d'urbanisme. Ils ne lui ont pas seulement légué deux procédures opposées : la règle générative albertienne, ouverte à la demande et même au désir des utilisateurs, mais d'un usage précaire et périlleux ; le modèle spatial moréen, qui continue d'imposer presque partout l'ordre totalitaire de l'utopie. Davantage : la rationalité de surface dissimule, ici comme là, des formes textuelles apparentées au mythe et avec lesquelles, en dépit de ses prétentions scientifiques, la théorie d'urbanisme n'a jamais rompu. Découverte essentielle, qui devrait nous aider à renouveler la problématique de l'édification et nous réinviter, du même coup, à l'action.
Née en 1961 à Marseille, l'architecte Manuelle Gautrand est notamment connue pour l'extension du LaM à Villeneuve-d'Ascq (2010), le showroom Citroën sur les Champs-Élysées (2007) ou la transformation de la Gaîté Lyrique à Paris (2011). Son oeuvre, caractérisée par une forme de poésie optimiste, même lorsqu'elle prend place dans des contextes délaissés, semble se tenir sur cette ligne de crête entre sobriété et spectaculaire, discrétion et ostentation, réel et imaginaire. Mais au-delà de l'oeuvre, le parcours accompli de Manuelle Gautrand est celui d'une femme architecte de la « génération nineties ». Loin de tout dogmatisme, sa position sans a priori assume tout autant l'adoption de méthodes rationnelles qu'une posture artistique accordant une place prépondérante au « projet ».Deuxième opus de la collection « Confidences sur l'architecture », cet ouvrage met en lumière le parcours de l'architecte française à travers un long entretien mené par Gauthier Bolle et Maxime Decommer. Les échanges ont eu lieu en septembre 2022 au sein de l'agence de Manuelle Gautrand à Paris. Ils sont structurés en trois parties : la première est celle de la construction du regard de l'architecte au cours de son enfance, sa formation et ses débuts professionnels ; la deuxième retrace l'épanouissement et l'affirmation de sa méthode de conception, et d'organisation de son travail ; la troisième est consacrée aux questions de la transmission et de la transformation de l'existant, inscrivant sa pratique dans des enjeux actuels.
Les principes ainsi que les règles de conception et de calcul des structures en acier des bâtiments et des ouvrages de génie civil sont fixés par l'Eurocode 3. CeFormulaire explicite l'ensemble des exigences et des formules de dimensionnement prévues par cette norme et par les annexes nationales associées qui en précisent les conditions d'utilisation dans le contexte français. Ilintègre également les différentes recommandations d'application élaborées par la CNC2M (Commission française de normalisation de la construction métallique).Cette cinquième édition s'inscrit dans le contexte particulier où une expérience significative a été acquise dans l'application du corpus des Eurocodes et où des travaux ont été engagés à l'échelon européen pour en tirer les enseignements en vue d'une future révision. Ainsi, la mise à jour propre à cet ouvrage porte sur l'ensemble des chapitres : leur rédaction a été systématiquement revue, améliorée et précisée. Toutes les références normatives ont été actualisées.Des compléments ont également été apportés sur la justification de la sécurité des structures dans le cadre de l'Eurocode 0, la détermination des actions du vent, la prévention de la mise en vibration des planchers, le calcul des assemblages. Quelques développements ont été par ailleurs introduits sur la méthode d'analysesismique, dite « en poussée progressive », prévue par l'Eurocode 8 et sur la normalisation visant l'exécution des structures métalliques.Véritable guide de conception, le Formulaire de la construction métallique :- rassemble les données d'entrée nécessaires aux calculs de dimensionnement : évaluation des actions et des charges suivant l'Eurocode 1 et l'Eurocode 8, règles de formation des combinaisons suivant l'Eurocode 0, caractéristiques des aciers et des produits sidérurgiques ;- précise les modalités de mise en oeuvre de l'analyse des structures et les vérifications d'états-limites de service ;- décrit les critè
Alors que la lutte contre l'artificialisation des sols (loi ZAN) enflamme le débat politique, voici un ouvrage qui montre combien la question du sol commun est essentielle à la qualité des relations humaines, et ne se résume pas à la préservation de quelques terres. L'autrice propose ici de reconsidérer notre rapport au sol pour l'aménagement, l'architecture et le paysage. À partir d'une approche théorique et pratique appuyée sur des expériences d'art contemporain et de danse, elle s'applique à décrire en quoi le sol fait sens commun, en quoi la considération de partenaires humains et non-humains au quotidien est essentielle pour vivre ensemble. Mêlant des intermèdes politiques et poétiques à son propos, elle nous permet de saisir de manière concrète la dimension vitale d'un sol commun, et de comprendre une grande partie de nos relations au vivant et à son énergie. Au-delà des frontières disciplinaires, ce texte invite le lecteur à penser une transformation globale des milieux dans toute la diversité des territoires.
Trendenser, c'est l'art d'être bien chez soi en suédois. Et si tout n'était qu'une question de logique ? Pour une déco intérieure réussie, nul besoin de mettre des milliers d'euros ! Il suffit de suivre les conseils de Frida Ramstedt. Appliquer le nombre d'or cher à Léonard de Vinci pour installer des tableaux, savoir préserver les proportions d'une pièce en posant son parquet, apprendre à disposer ses meubles pour mieux circuler, quel mur peindre en couleur pour avoir une pièce cocooning ou au contraire lui redonner du volume ? Toutes ces réponses dans le guide ultime proposé par Frida !