History of Architecture
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Après avoir été pendant longtemps au service de la pratique architecturale, l'histoire de l'architecture est devenue récemment un enjeu dans la légitimation culturelle d'une profession. Cette histoire elle-même, depuis le milieu du XIXe siècle, n'a cessé de gagner en autonomie : problématiques nouvelles, territoires et objets diversifiés posent à l'historien des questions fortes. En retraçant l'histoire de l'architecture jusqu'au développement de ses démarches les plus contemporaines, Gérard Monnier nous aide à mieux comprendre les orientations actuelles d'une discipline dont les enjeux esthétiques, mais aussi sociaux et politiques, se révèlent fondamentaux dans notre monde moderne.
Au moment où les historiens de l'art réhabilitent l'architecture de la fin du Moyen Âge, nous avons souhaité rééditer l'ouvrage pionnier consacré par Roland Sanfaçon en 1971 à L'Architecture flamboyante en France. Notre motivation se fonde sur l'appel encore incontournable à son contenu, sur l'absence d'une synthèse française équivalente et, enfin, sur la nécessité de faire de cet ouvrage un objet de réflexion historiographique et épistémologique. Plusieurs auteurs se sont ainsi réunis Autour de cette réédition pour évaluer leur dette envers la réflexion prodromique engagée par l'historien québécois sur l'architecture des xve et xvie siècles. Tout en interrogeant la problématique élaborée par l'auteur en son temps, forts d'un nouvel « outillage mental », ils écrivent les premières lignes d'une réflexion critique sur une architecture encore méconnue.
Nouvelle édition (entièrement recomposée) de ce monumental ouvrage sur le folklore de la France. Ce tome (4-a sur 4) reprend la partie consacrée aux Monuments : depuis la Préhistoire, à travers mégalithes, menhirs, dolmens, tumulus et autres pierres diverses et les cultes qui s'y rapportent, en passant par les monuments antiques, puis par églises, châteaux, rues, villes et les rites ou croyances qui s'y rattachent. On reste toujours surpris de la richesse du folklore recueilli, de sa diversité : on se prend à rêver tout au long des pages de ce livre, classique parmi les classiques du genre.Paul Sebillot, né à Matignon (Côtes d'Armor) en 1843 (il meurt en 1918), est une des figures majeures du folklore breton et français dans son ensemble. Auteur de nombreux ouvrages, dont la Littérature orale de la Haute-Bretagne, et surtout auteur de ce vaste Folklore de France, édité en 4 fort volumes entre 1904 et 1907.
La plupart des matériaux actuels de construction et des procédés mis en oeuvre sont récents et ont une origine industrielle. Cette mutation des techniques est restée en partie étrangère aux références culturelles utilisées dans les appréciations portées sur les édifices actuels. Ce livre souhaite réconcilier ces deux approches.
Si l'architecte Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc (1814-1879) n'eut que quelques expériences directes d'enseignement, il n'en eut pas moins de nombreux « élèves » car il ne renonça jamais à la transmission de ses idées. Outre les établissements dans lesquels il enseigna, ce fut au cours de sa pratique, dans son agence ou sur les chantiers de restauration, ou encore par le biais de ses publications qu'il transmit ses connaissances. Ainsi, si parmi ces « élèves » certains avaient réellement suivi un enseignement du « maître » dans un établissement d'enseignement, d'autres, les plus nombreux, reçurent les leçons violletleduciennes par d'autres biais, sans l'avoir nécessairement rencontré, ni même lui avoir été contemporains. Largement usité de nos jours, l'expression « élève de Viollet-le-Duc » méritait, nous l'avons cru, quelques éclaircissements. C'est l'ambition de ce volume qui, grâce aux contributions de 22 auteurs et autrices, interroge les biais de transmission de la pensée de Viollet-le-Duc et les productions de quelques-uns de ses continuateurs.
L'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris en avril 2019 a fait renaître les polémiques sur la conservation du patrimoine architectural. Le débat avait déjà fait rage, à la suite du romantisme, au xixe siècle, ainsi qu'après les deux guerres mondiales, y compris parmi les écrivains. L'inscription de l'architecture dans le discours littéraire est l'un des domaines de recherche privilégiés de Joëlle Prungnaud, où elle a renouvelé le regard de la critique sur la modernité fin-de-siècle. Cet intérêt pour le rapport qu'entretiennent architecture et littérature est né de son travail sur le genre gothique et la décadence. Les contributions contenues dans ce volume rendent ainsi hommage aux travaux et réflexions de Joëlle Prungnaud en s'intéressant, à travers des exemples précis du début du xixe à la fin du xxe siècle, aux fonctions que peuvent avoir des éléments architecturaux dans des oeuvres littéraires provenant des différentes cultures européennes.
Quand la Grèce rejoignit l'Europe après plus de trois siècles de domination ottomane, il lui fallut se construire une culture moderne en rapport avec l'héritage plusieurs fois millénaire dont elle restait la dépositaire. Le néohellénisme a trouvé dans l'architecture un mode d'expression privilégié, où se croisaient les attentes d'une élite internationale en mal de références classiques et la tradition toujours vivante du monde byzantin, ciment de l'identité nationale. De l'ajustement de ces ambitions dans un contexte économique et politique difficile est née une production originale, tirant de sa confrontation avec l'Occident une forme d'authenticité d'autant plus significative qu'elle était soumise à la pression constante des pays dominants. Entre identité et modernité, c'est un double projet qu'elle a poursuivi tout au cours du xixe siècle pour se situer au sein d'un univers en pleine mutation.
Les cryptes médiévales constituent un patrimoine chargé de mystère dont la variété et les questions qu'elles suscitent restent méconnues. Trente chercheurs apportent leur contribution à la connaissance des cryptes de deux régions. L'Île-de-France et la Picardie présentent un corpus multiforme de cryptes, de l'époque carolingienne au xve siècle, et des plus connues comme Saint-Denis, Jouarre ou Saint-Médard de Soissons, aux plus secrètes. Une approche pluridisciplinaire en aborde tous les aspects, tant sur le plan architectural que sur celui de l'utilisation liturgique, ou sur leur rôle dans la dévotion aux corps saints, dont un chapitre fait l'inventaire. Une analyse historique et archéologique renouvelée lève bien des interrogations. Une partie est consacrée à des structures situées sous des églises, mais qui ne sont pas des cryptes : des critères précis permettent de mettre fin aux confusions. Un inventaire des cryptes existantes, disparues ou rejetées clôt l'ouvrage.
De 1940 à la fin du second conflit mondial, le Nord et le Pas-de-Calais subissent plusieurs vagues de destruction. Reconstruire la région est un processus complexe, d'autant que la guerre aggrave une situation déjà difficile - dès 1939 de nombreuses villes nordistes avaient déjà besoin de se moderniser. Relever les ruines ne suffit pas, un immense effort d'édification d'infrastructures et de logements neufs s'impose. Cependant, les résultats d'une telle entreprise apparaissent mitigés : la lenteur de cette seconde Reconstruction condamne beaucoup d'habitants à vivre des années dans des bâtiments provisoires et de surcroît peu esthétiques. Faut-il réviser ce jugement stylistique ? Le bilan économique semble tout aussi incertain. Les défis étaient peut-être trop importants pour une région ravagée deux fois en une génération. Mais les principes adoptés pour le relèvement de l'économie ne portent-ils pas aussi leur part de responsabilité ?
Que vous soyez professionnels de l'architecture ou passionnés d'urbanisme et de voyages, partez à la découverte de la cité des cinq clochers ! Ce troisième Guide d'architecture moderne et contemporaine consacré à Tournai et la Wallonie picarde invite à regarder l'architecture autrement au travers d'une sélection de plus de deux cent cinquante projets, illustrés de plans et situés sur des cartes, commentés par de nombreux auteurs et photographiés par Barbara Dits. Ces projets sont le fruit de la modernité revisitée à chaque époque par les architectes, de l'Art nouveau à aujourd'hui : programmes modestes ou réalisations d'envergure, commandes privées et bâtiments publics. Ce volume est réalisé en partenariat avec la Faculté d'architecture, d'ingénierie architecturale, d'urbanisme, sous la direction de Charlotte Lheureux et Bernard Wittevrongel. Publié avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, cet ouvrage de référence richement documenté retrace l'histoire architecturale de Tournai et de la Wallonie picarde, entre art nouveau et modernité. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Une belle réussite accessible à tous qui donnera sans doute l'envie d'une balade urbaine, guide à la main. -Emmeline Beinaert, Vlan À PROPOS DES AUTEURS Architecte de formation, Charlotte Lheureux obtient son diplôme de l'Institut Supérieur d'architecture Saint-Luc en 2010, sous le grade de major de promotion. Collaboratrice au sein de l'agence ZigZag Arc. et assistante de recherche à l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve, elle poursuit depuis 2014 un doctorat au sein de la faculté d'architecture LOCI. Outre ses activités en bureau et en université, Charlotte Lheureux collabore régulièrement à des publications spécialisées (L'art même, A+, etc.) Bernard Wittevrongel est architecte, chef de travaux et secrétaire de la commission de programme « Master en architecture » à la nouvelle Faculté d'architecture, d'ingénierie architecturale, d'urbanisme LOCI de l'Université Catholique de Louvain.
Ce livre propose de découvrir (ou redécouvrir) - depuis ses coulisses - la scène française de l'architecture contemporaine de 1965 à aujourd'hui. Pour chaque date, il propose un éclairage original sur un événement marquant (Mai 68, Mai 81, Banlieues 89...), une personnalité influente (Michel Foucault, Henri Lefebvre, Michel Houellebecq, Jean Nouvel...) ou une réalisation phare (les Halles, centre George Pompidou, tour Montparnasse, pyramide du Louvre, parc de la Villette, Institut du monde arabe...), tout en analysant ses répercussions dans le champ de l'architecture et de la ville.Ce panorama ludique invite ainsi le lecteur à voyager dans le temps et dans l'espace, à partir de points d'ancrage qui lui sont familiers.Les textes qui composent cet ouvrage, issus en partie de chroniques publiées dans la revue AMC, peuvent se lire, à l'instar de récits ou de "petites histoires", de manière autonome et sans ordre prédéterminé.
Marcel Moreau a effectué de passionnantes recherches qui montrent toute l'importance de la contribution matérielle et spirituelle du monde celte dans la naissance de l'art roman. Les affinités de l'ornement celtique avec l'ornement roman sont telles que la parenté de l'un à l'autre n'est pas niable. Elles nous font sentir l'art roman comme émanant des plus anciennes traditions de l'Occident. Les connaissances contenues dans le druidisme ont joué un grand rôle dans la construction romane et son expression religieuse à base de symboles. Nous y voyons conservé le souvenir d'une tradition primitive, d'origine et d'expression purement occidentales, transmise par les druides au monde celte. Les peuples atlantes de l'ouest de l'Europe auraient été les premiers dépositaires d'une connaissance transcendante, base de la tradition primitive. Lors de la disparition de l'Atlantide, au XIe siècle av. J.-C., les druides recueillirent cette connaissance millénaire qu'ils disaient tenir de leurs ancêtres, qui " descendaient du dieu des mers ". Le christianisme confirma et compléta ces révélations antérieures. Marcel Moreau montre dans ce livre novateur comment ce savoir a été transmis depuis les monuments mégalithiques jusqu'à nos églises romanes dont la beauté nous permet de retrouver un peu de cette civilisation perdue. Elles sont l'expression la plus pure du Sacré, ainsi que des liens qui la rattachent au Cosmos, au Ciel et à la Divinité.
En un demi-siècle, la société paysanne a connu une mue stupéfiante, dont les effets se sont lus rapidement et violemment dans les paysages. Tandis que les remembrements remodelaient les territoires au gré des nouvelles pratiques agricoles, la standardisation gagnait les édifices désormais bien éloignés de la diversité des constructions traditionnelles. Si cet aboutissement est bien connu, les raisons et les modalités qui l'ont produit demeurent opaques. À travers l'évolution des édifices, cet ouvrage révèle les ressorts politiques, économiques et réglementaires de la transformation du monde rural durant la seconde partie du xxe siècle. Portés par des acteurs divers aux motivations multiples, de l'État aux dépositaires d'intérêts privés, en passant par les territoires, ces nouveaux modes d'organisation des campagnes modifient en profondeur et à un rythme soutenu les paysages, mais également la sociologie et l'organisation du monde paysan. Ce voyage dans l'histoire de l'architecture agricole, richement illustré et documenté, expose ainsi le processus complexe d'une modernisation, depuis les idéologies du progrès issues des Trente Glorieuses jusqu'au surgissement des questions environnementales, dans laquelle les résistances et les ajustements rusés des héritiers de la tradition eurent toute leur place.
Les bâtiments des centres d'archives, des bibliothèques et des musées fonctionnent comme des espaces de conservation et de présentation des collections. Offrant une diversité de formes architecturales et de modes de fonctionnement, réalisés à différentes périodes et susceptibles de transformations régulières, ils forment un corpus très hétérogène. Il s'agit donc, au travers d'études de cas et d'approches comparatives, de favoriser les croisements et les échanges sur plus de cinquante ans d'architecture de la conservation en France. L'évolution et les mutations des espaces sont interrogés dans une visée pluridisciplinaire. Les questionnements sur les pratiques, les expériences d'aménagement et de gestion des espaces, permettent d'établir un état des lieux global et de faire émerger des problématiques contemporaines, tout en dressant des pistes de réflexion communes. L'ouvrage se situe ainsi pleinement dans une actualité des politiques de la conservation et de la communication, et des pratiques d'aménagement de l'espace (architecture, urbanisme, design).
L'architecture des bibliothèques, point de départ ou d'aboutissement à l'existence même de celles-ci, cristallise les questionnements professionnels, et cela de manière encore plus aiguë à l'heure des mondes virtuels : quelles spécificités sont attachées à la construction de tels bâtiments culturels et comment envisager, dans l'architecture même, les évolutions du futur ? Quelles sont les attentes des professionnels, mais aussi des publics ? Comment peut-on insérer un projet de bibliothèque dans le maillage urbain et comment travailler avec les élus ? Pour répondre à ces questions, l'ouvrage Architecture et bibliothèque, 20 ans de constructions a réuni architectes, programmiste, journaliste spécialisée en architecture, conservateurs des bibliothèques, élus, et même dessinateur. Leurs discours s'entrecroisent, tissent un panorama de l'architecture des bibliothèques en France depuis plus de vingt ans et proposent quelques pistes de réflexion pour les évolutions à venir.