Cinema, TV & Animation
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Comment l'adjectif « burtonien » est-il devenu aussi éloquent que « kafkaïen » ou « hitchcockien » ? Est-ce grâce aux héros étranges, femme-chat ou barbier sanguinaire, qui peuplent son cinéma ? À l'esthétique de ses films, aux décors biscornus, en noir et blanc ou couleurs arc-en-ciel ? Ce qui fait la signature reconnaissable entre toutes de Tim Burton est sa filiation incontestable avec le gothique. Le cinéaste américain s'empare des codes littéraires et cinématographiques du genre, décline sans relâche le mythe de Frankenstein, croise l'humain et le monstrueux pour décrire un univers machinique, dont il faut s'extraire pour survivre. Tandis que les frontiè
Découvrez pourquoi Les Simpson reste la série culte intemporelle grâce à une analyse inédite de ses 40 saisons. Plongez dans les coulisses, les paradoxes et l’impact culturel d’un phénomène télévisuel unique !
Si "la Nouvelle Vague du cinéma coréen" a démarré à la fin des années 1990, c'est en 2003 qu'elle a dévoilé sa force au reste du monde. Cette année-là, les salles de cinéma du monde entier ont notamment accueilli Memories of Murder de Bong Joon-ho, Deux soeurs de Kim Jee-woon, et bien sûr Old Boy de Park Chan-wook.Park Chan-wook, Bong Joon-ho et Kim Jee-woon sont généralement associés à la frange « commerciale » de la Nouvelle Vague. Cette affiliation n'est pas péjorative - elle reflète surtout leur parcours, fait d'échecs cuisants, mais aussi de cartons au box-office local ; fait de films modestes, mais aussi de budgets (très) confortables. De plus, ces trois réalisateurs ont la singularité de voir leurs films largement diffusés en Occident et d'avoir mis un pied à Hollywood.Plus de vingt ans après le séisme Old Boy, avec au passage l'Oscar du meilleur film pour Parasite de Bong Joon-ho (2019), les longs-métrages des trois cinéastes continuent de détonner dans un paysage cinématographique qui n'a pas réussi à industrialiser leur style. Leurs oeuvres plus récentes ne témoignent pas d'un assagissement, malgré une capacité et une volonté de choquer qui ont diminué.Avec cet ouvrage, Stéphane Bouley décortique de manière transversale la filmographie passionnante de ces trois réalisateurs hors du commun, créant des ponts entre leurs approches tout en recontextualisant leurs créations en regard de l'histoire coréenne et de celle du cinéma.
Le festival de Cannes, le tapis rouge, son défilé de stars et le crépitement des flashs... Qui pourrait se douter que derrière la clinquante vitrine de la manifestation la plus prestigieuse du septième art se cache une tout autre histoire ? Pour la comprendre, il faut remonter le temps jusqu'à l'origine même du festival. Initialement prévue en étroite collaboration avec les États-Unis en 1939 pour concurrencer la Mostra de Venise de l'Italie fasciste, mais annulée à cause du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, sa première édition eut véritablement lieu en 1946 au lendemain du conflit. Le souffle et les espoirs de la Libération se ressentent jusque dans le palmarès où figure en haute place La Bataille du rail de René Clément, hymne à la Résistance cheminote produit par une coopérative ouvrière fondée par la CGT. Malgré le succès de cette première édition, la deuxième en 1947 fut longtemps menacée par le refus de l'État de financer l'organisation du festival dans un pays souffrant encore des pénuries et du rationnement. Les producteurs américains se montraient cette fois-ci très réservés. Il aura fallu toute l'énergie du maire de Cannes, le docteur Picaud, de ses habitants et des syndicats pour que la manifestation puisse voir le jour. C'est alors toute une ville qui se mobilise pour remettre bénévolement en état les plages, les boulevards et les jardins. Plus impressionnante encore fut la construction du Palais de la Croisette, nécessaire pour accueillir les projections. Pendant quatre mois seulement, des ouvrières et ouvriers, dont une large partie est syndiquée à la CGT, sont présents jour et nuit sur le chantier pour tenir les délais dans des conditions souvent précaires. À Paris, cet effort est relayé et prolongé par l'infatigable député communiste de Nice, Virgile Barel. Sans ce volontarisme et cette énergie, Cannes aurait pu perdre définitivement ce qui deviendra l'événement cinématographique le plus attendu de l'année... Dans cette histoire populaire et syndicale du festival de Cannes, l'historien Tangui Perron montre que la bataille pour l'existence d'un cinéma français et la pérennisation de la diversité culturelle commence par la construction d'un palais, suivie d'une importante manifestation de rue à Paris, en janvier 1948. Les lois d'aides, qui expliquent pour partie la vivacité du cinéma hexagonal et de belles et nombreuses coproductions, y trouvent leurs sources. Ce livre met ainsi en lumière le lien étroit et méconnu qui unit le cinéma et le mouvement ouvrier.
" Ce livre présente des films qui méritent, de façon absolue, d'être vus. Vous y trouverez des immenses classiques, des incontournables, des chefs-d'oeuvre moins connus, des gloires passées qu'il est nécessaire de réhabiliter. " 100 films policiers à voir absolument ! C'est le défi relevé par Philippe-Henri Rambaud. Avec cet ouvrage, il nous embarque dans une plongée passionnée au coeur du cinéma policier français et nous propose à sa manière une sélection de cent polars incontournables. Cent films à voir de notre patrimoine cinématographique. Du Cercle rouge de Melville aux répliques savoureuses du Cave se rebiffe, en passant par des classiques du genre comme Quai des Orfèvres de Clouzot, Touchez pas au grisbi de Jacques Becker, et quelques trésors méconnus : Symphonie pour un massacre de Jacques Deray, La Métamorphose des cloportes de Pierre Granier-Deferre, Un si joli village d'Étienne Périer, sans oublier, bien entendu, les modernes 36, quai des Orfèvres d'Oliviers Marchal, La French de Cédric Jimenez, Mesrine de Jean-François Richet... Ce livre célèbre toutes les facettes du polar à la française. Chaque film fait l'objet d'une fiche détaillée, mêlant récit de l'intrigue, analyse critique et anecdotes. Le tout dans un style qui sent bon les dialogues d'Audiard, avec un ton décalé et mordant. Action, suspense, humour grinçant et courses-poursuites effrénées, l'auteur nous offre une véritable immersion en zone de police. Un ouvrage qui s'adresse aussi bien aux fins connaisseurs qu'aux curieux en quête de découverte.
Les comédies romantiques ont longtemps été l'apanage du cinéma anglo-saxon. Mais voilà, qu'en France, une vague de jeunes cinéastes s'empare de la rom-com. Ils rangent les princes charmants au placard, s'intéressent à la routine plutôt qu'aux coups de foudre et questionnent les schémas classiques du couple. Ils font souffler un vent de fraîcheur sur les dialogues, bouleversent les situations, continuent à faire advenir des rencontres improbables. Précédé d'un essai introductif, La Rom-com à tout prix propose une série d'entretiens avec des cinéastes qui croient encore en l'amour, et qui nous donnent les clés pour le porter à l'écran, encore, et pour toujours. Avec Victor Rodenbach (Le Beau Rôle) Mourad Winter (L'amour c'est surcoté) Amélie Bonnin (Partir un jour) Alice Douard (Des preuves d'amour) Alice Vial (L'Âme idéale) Martin Jauvat (Baise-en-ville) Sophie Beaulieu (La Poupée) Sandra Onana est critique de cinéma et cheffe adjointe du service culture de Libération. Lucas Aubry est rédacteur en chef adjoint de Sofilm et auteur de Takeshi Kitano : Hors catégorie (2022) et Natalie Wood : Un jeu d'enfant (2024), tous deux publiés aux éditions Capricci. Quentin Mével est directeur artistique de l'ACRIF, auteur de plusieurs livres d'entretiens avec des cinéastes (Laurent Cantet, Patricia Mazuy, Sophie Fillières...) et coauteur de Mathieu Amalric, l'Art et la Matière (2017).
Avec Parasite, Bong Joon-ho a écrit une page d'histoire en devenant le premier cinéaste coréen à gagner la Palme d'or du festival de Cannes, puis lauréat des Oscars - entre autres celui du meilleur film, récompense inédite pour une oeuvre tournée dans une langue autre que l'anglais. Ce triomphe a entériné la place de Bong Joon-ho comme l'un des chefs de file de la nouvelle génération de réalisateurs coréens. Tout en tutoyant les sommets, Bong Joon-ho ne quitte pas des yeux les abîmes et ceux qui y sont relégués. Du polar Memories of Murder au film de monstre The Host, en passant par ses productions internationales Snowpiercer et Mickey 17, chacun de ses films décrit crûment un monde où les démunis sont laminés par le système économique. Dans cette vision désespérée de la société, héritée de l'histoire sanglante de la Corée et des années de dictature, les issues positives sont des chimères et le chaos règne en maître. Bong Joon-ho, désordre social raconte le parcours d'un réalisateur dont l'activisme balaye tout le spectre des problématiques sociales, et qui met sa virtuosité au service d'une conscience aiguë de la verticalité du monde. Erwan Desbois est critique de cinéma. Il appartient au comité de rédaction du site Accreds et est membre de l'International Cinephile Society. Aux éditions Playlist Society, il est l'auteur de J.J. Abrams ou l'éternel recommencement (2017), Lilly et Lana Wachoswki, la grande émancipation (2019), Hideo Kojima, aux frontières du jeu (2022) et a contribué à l'ouvrage collectif Mad Max, au-delà de la radicalité (2022).
Entretiens avec celles et ceux qui font le cinéma de genre français Ils sont cinéastes, producteurs, scénaristes, chefs opérateurs ou maquilleurs. Tous ont participé au renouveau du cinéma de genre en France depuis une dizaine d'années, au travers de films tels que Grave, Teddy, Le Règne animal, Vermines, Vincent doit mourir ou The Substance. Dans Un genre à soi, ils racontent, tour à tour, leur rapport au métier, au cinéma et à l'industrie. Les clés de fabrication confiées ici permettent de comprendre le genre, son élaboration et ses spécificités. Avec, en point d'orgue, une question : et si le nouveau cinéma de genre français était parti pour durer ? Avec Cassandre Warnauts (productrice) Ludovic et Zoran Boukherma (réalisateurs) Olivier Afonso et Frédéric Lainé (maquillage et effets spéciaux) Manuel Dacosse (directeur de la photographie) Sébastien Vanicek (réalisateur) Marc Missonnier (producteur) Coralie Fargeat (réalisatrice) Judith Beauvallet est journaliste cinéma (Écran large, Demoiselles d'Horreur...) et réalisatrice de courts-métrages. Axel Cadieux est rédacteur en chef de Sofilm et auteur de plusieurs ouvrages sur le cinéma. Quentin Mével est délégué général de l'ACRIF, auteur de plusieurs livres d'entretiens avec des cinéastes (Laurent Cantet, Patricia Mazuy, Sophie Fillières...) et coauteur de Mathieu Amalric, l'Art et la Matière (2017).
Biographie définitive d'une des plus grandes légendes du cinéma hollywoodien. Réédition suite à sa mort le 16 septembre 2025. 765 Pages - 2 cahiers de photos inédites de la collection privée de l'auteur Comptant parmi les stars de Hollywood les plus estimées et les plus aimées, Redford a remporté les plus prestigieuses récompenses pour ses performances d'acteur, réalisateur et producteur. Son festival du film de Sundance a transformé le monde du cinéma ; ses films ont modelé toute une génération. On le connaît comme le Sundance Kid, ou Jay Gatsby, mais cette biographie nous révèle l'homme complexe et surprenant sous la façade hollywoodienne. S'appuyant sur les journaux et la correspondance de Redford, ainsi que sur des centaines d'heures d'interviews, Michael Feeney Callan met en lumière la star de légende et nous fait découvrir sa famille éclatée et sa jeunesse agitée, ses débuts difficiles dans la comédie, la mort de son fils, son engagement politique, ses amours et ses amitiés. Un portrait honnête et surprenant d'un homme dont les rôles emblématiques (Butch Cassidy et le Kid, Les Hommes du président) et le génie de la mise en scène (Des gens comme les autres, Quiz Show) ont à la fois défini et occulté l'une des stars les plus renommées de notre époque.
De sa trilogie culte (Totally F***ed Up, The Doom Generation et Nowhere) à sa série Now Apocalypse, Gregg Araki s'est toujours affranchi des normes génériques, formelles et sexuelles. Capable de passer, au sein d'un même film, du drame adolescent à la science-fiction apocalyptique, il met en scène les marginaux et les laissés-pour-compte du rêve américain. Créateur d'une oeuvre protéiforme, puisant ses influences dans la culture pop et le cinéma d'avant-garde, il redéfinit la question de l'identité à travers des personnages libérés du carcan d'une société conservatrice, qui exclut les individus LGBTQIA+. Portrait d'un cinéaste inclassable, Gregg Araki, le génie queer interroge l'évolution des représentations des minorités sexuelles et de genre au sein d'une industrie cinématographique qui bien qu'en apparence plus inclusive, nie pourtant leur singularité. Fabien Demangeot est docteur en Lettres modernes et en Études cinématographiques. Auteur de La Transgression selon David Cronenberg (Playlist Society, 2021), il écrit également pour la revue en ligne Le Rayon vert.
Diffusée entre 1997 et 2003, la série Buffy contre les vampires raconte en sept saisons le passage à l'âge adulte d'un groupe d'adolescent·es américain·es aux prises avec une multitude de démons, métaphores de leurs angoisses. Leur leadeuse, Buffy, est une Tueuse de vampires aux pouvoirs surnaturels, qui apprend à s'émanciper de toutes les formes de domination, en particulier d'un système patriarcal omniprésent. Célébrée par les fans à travers le monde, analysée par de nombreux·ses universitaires, Buffy contre les vampires a inspiré des générations de showrunners et est entrée au panthéon de la pop culture. Échappant à Joss Whedon, son créateur, Buffy Summers est devenue un symbole de réappropriation du pouvoir par les femmes. Au-delà de cette figure féminine puissante, la série revalorise les bienfaits du collectif dans notre société individualiste en crise. Buffy ou la révolte à coups de pieu explore les différentes facettes d'une série unique, qui offre des pistes de réflexion pour mieux vivre ensemble, et peut-être même sauver le monde. Marion Olité est journaliste culture pour Têtu, Madmoizelle et Elle. Elle analyse en particulier la représentation de l'adolescence, de la condition féminine et de la communauté LGBTQIA+ sur les écrans. Spécialisée dans les séries, elle a été rédactrice en chef de Konbini Biiinge.
"Au fil du village" retrace l'itinéraire singulier de Fanny Lacroix : de son arrivée en 2014 dans un village des Alpes du Sud, à son élection comme maire en 2020, jusqu'à son engagement national en tant que vice-présidente de l'Association des maires ruraux de France. Dix années d'un parcours politique incarné, ancré, parfois rude, toujours guidé par la volonté de faire ensemble. Un parcours qui a déjà inspiré le cinéma, à travers le film de Mélanie Aufret, Les Petites victoires. Un roman de la vie politique qui dévoile les coulisses du pouvoir local, les rapports de force, les résistances... mais aussi les victoires, la place fondamentale de la commune, la vitalité des initiatives citoyennes en milieu rural et ce que cela signifie, aujourd'hui, d'être une femme en politique. À l'approche des prochaines élections municipales, ce livre résonne comme un témoignage instructif, sincère et incarné. Une invitation à croire, encore, que la démocratie peut se reconstruire à hauteur de femmes et d'hommes, avec l'échelle du village pour base afin que la politique retrouve enfin son sens premier : celui d'un projet collectif. À PROPOS DE L'AUTRICE Fanny Lacroix incarne une nouvelle génération d'élues de terrain. Elle débute sa carrière professionnelle à Paris, mais en 2010 elle choisit de rejoindre la fonction publique territoriale, d'abord en Isère, puis comme secrétaire de mairie et ensuite maire dans un village de montagne entre Vercors et Dévoluy. En 2019, elle corédige l'ouvrage Des communes et des citoyens - Engagez-vous ! aux côtés de quatre autres élus ruraux. Élue vice-présidente de l'Association des maires ruraux de France en 2021, elle contribue au lancement de deux réflexions majeures : sur la place des femmes en politique et sur la transition écologique dans les territoires ruraux.
Du papier à la pellicule Qui n'a jamais rêvé de transformer la fin d'un film ? Ou été impressionné par un rebondissement inattendu ? Le scénario relève de la dramaturgie, discipline antique et actuelle à la fois. Structurer une histoire est un art méticuleux pour transmettre une narration avec fluidité. La plupart des ouvrages publiés sur le sujet peinent à proposer une méthodologie, tant la matière est riche et complexe. Conçu et rédigé par une spécialiste, ce livre propose une initiation en 9 étapes, exemples et exercices à l'appui, pour permettre à tout un chacun de maîtriser les bases de l'écriture scénaristique.
Ils viennent de la télévision, du cinéma, du théâtre ou de YouTube. Ils ont grandi avec les films de Claude Zidi et de Judd Apatow, et les sketches des Nuls et des Inconnus. Ils renouvellent la comédie française, tout en marchant dans les pas de leurs prédécesseurs. Précédé d'une introduction, Des gens drôles propose une série d'entretiens avec des cinéastes dont les films ont l'humour pour moteur, questionnant ainsi la fabrique de la drôlerie à l'écran. Avec : Michel Hazanavicius (OSS 117, The Artist, Coupez !...) Sophie Letourneur (Énorme, Voyages en Italie...) David Marsais pour Le Palmashow (La Folle Histoire de Max et Léon, Les Vedettes...) Émilie Noblet (Parlement, Bis repetita...) Jean-Pascal Zadi (Tout simplement noir...) Judith Davis (Tout ce qu'il me reste de la révolution...) Florent Bernard (Suricate, Nous, les Leroy...) Postface de Martin Jauvat (Grand Paris) Lucile Commeaux est journaliste (France Culture, Libération, Cahiers du cinéma). Adrien Dénouette est réalisateur et auteur d'essais sur le cinéma. Quentin Mével est délégué de l'ACRIF, réalisateur et auteur de plusieurs livres d'entretiens avec des cinéastes. Guillaume Orignac est réalisateur et auteur d'essais sur le cinéma. Théo Ribeton est critique cinéma (Les Inrockuptibles, Libération, Première).
San Francisco est le cadre de films de suspense d'Alfred Hitchcock (Sueurs froides, Les Oiseaux), de l'une des poursuites automobiles les plus célèbres du cinéma (Bullitt), de la merveilleuse histoire d'amour qui révéla Dustin Hoffman (Le Lauréat). Mais c'est aussi la ville de la jeunesse qui s'interroge sur son avenir (American Graffiti) et la cité de la contre-culture américaine où ont pris corps revendications et révoltes (Harvey Milk, Black Panthers, etc.)Ce ciné-guide, enrichi de nombreuses cartes illustrées, nous fait redécouvrir plus de quarante films emblématiques.
Treize Ozu 1949-1962 revient sur la dernière période de l'oeuvre prolifique (54 longs métrages) de Yasujiro Ozu (1903-1963). Il apporte de nouveaux éclairages sur ses 13 derniers films, traités en autant de textes courts et vivants. Rappelant le long processus qui a inscrit l'auteur de Voyage à Tokyo (1953) parmi les plus grands cinéastes du monde, le livre met en évidence la cohérence de ces 13 films, entre eux et au sein de la totalité des réalisations d'Ozu, mais aussi la singularité trop souvent sous-estimée de chacun d'eux. Éclairant des aspects méconnus du cinéma d'Ozu - son rapport à la violence, à l'humour, à la politique, à la jeunesse - Jean-Michel Frodon offre ici une approche passionnante qui confirme la puissance d'une oeuvre à revisiter constamment, autant pour le plaisir et l'admiration qu'inspire chaque film que pour le caractère stimulant de cette oeuvre considérée comme un tout. Treize Ozu 1949-1962 paraît alors que redevient enfin visible l'un des joyaux de cette période, le film de 1950 Les Soeurs Munakata, que des problèmes de droits avaient, durant des décennies, tenu à l'écart des écrans. Jean-Michel Frodon, critique, enseignant, écrivain, a dirigé la rubrique « cinéma » du Monde et a été le directeur de la rédaction des Cahiers du cinéma, de 2003 à 2009. Il publie actuellement sur Slate.fr et AOC, il est professeur associé à Sciences Po et est l'auteur de plus de vingt livres consacrés au cinéma. Les 13 films traités dans le livre : Printemps tardif (1949) Les Soeurs Munakata (1950) Été précoce (1951) Le Goût du riz au thé vert (1952) Voyage à Tokyo (1953) Printemps précoce (1956) Crépuscule à Tokyo (1957) Fleurs d'équinoxe (1958) Bonjour (1959) Herbes flottantes (1959) Fin d'automne (1960) Dernier Caprice (1961) Le Goût du saké (1962)
De Caligari à Hitler : ce titre célèbre caractérise en un significatif raccourci la période la plus riche de l'histoire du septième art allemand. En 1919, Le Cabinet du Dr Caligari ouvrait, en effet, l'ère de l'« écran démoniaque » et en 1933 Hitler brisait net le sonore. Entre ces deux dates, l'expressionnisme témoigna des tourments de l'âme germanique tandis que le réalisme analysait une société en crise. Rarement le cinéma fut plus profondément enraciné dans la vie culturelle, politique et sociale d'un peuple. Siegfried Kracauer devint en 1920 le critique cinématographique de la Frankfurter Zeitung et il y demeura jusqu'en 1933. C'est dire qu'il a suivi pas à pas le développement du cinéma dans son pays. Théoricien de l'esthétique, historien, philosophe, il entreprend d'étudier la propagande et les films nazis lorsqu'il arrive aux États-Unis, ce qui le conduit à remonter le courant et à écrire une étude psychologique fouillée qu'il publie en 1947 : From Caligari to Hitler. Ce texte, le premier qui utilise en cette matière les conquêtes du marxisme liées à celles de la psychanalyse, montre que le septième art, mieux que tout autre moyen d'expression, révèle dans sa vérité complexe la mentalité d'une nation. Immédiatement, ce livre monumental s'imposa comme un classique.
Si à Hollywood la comédie musicale est associée au romantisme et à l'onirisme, elle est dans le théâtre américain avant tout une forme satirique. Cet ouvrage enquête sur les vestiges cinématographiques de cette tradition satirique et les causes de son atténuation, pour des raisons notamment d'autocensure, mais aussi de ses résurgences. Cette histoire est centrée sur les performances féminines irrévérencieuses, issues du théâtre burlesque, qui ont caractérisé le style des grandes personnalités de la scène, et leur transposition hollywoodienne.
Quatre amis discutant de tout, et surtout de rien : à partir de cette simple formule, Jerry Seinfeld et Larry David ont façonné la série Seinfeld, qui durant neuf saisons récoltera récompenses et louanges, au point de devenir la sitcom la plus lucrative de l'histoire de la télévision américaine. Jerry Seinfeld y interprète son propre rôle, celui d'une vedette de stand-up, qui passe le plus clair de son temps à disséquer l'absurdité de la vie avec son groupe d'amis. Traversée de manière souterraine par les angoisses existentielles de ses auteurs, Seinfeld se faufile dans les interstices du quotidien pour dévoiler les vérités cachées sous l'apparente vanité des échanges. Seinfeld, fini de rire explore cette noirceur à travers la part d'ombre des personnages de la série, le tourment de leur non-existence, leur rapport au vide, à la maladie et à la mort. Autrement dit, l'art de faire rire pour ne pas pleurer. Hendy Bicaise est critique de cinéma. Il est le cofondateur du site Accreds.fr, coauteur de l'ouvrage Contes de l'au-delà, le cinéma de M. Night Shyamalan (Éditions Vendémiaire, 2015) et auteur de l'essai Le Réalisme magique du cinéma chinois (Playlist Society, 2022).
Nike, Levi's, Carglass, Mikado, Evian, autant de marques dont les films publicitaires constituent des très courts-métrages de fiction, que l'on peut analyser comme tels, à travers leurs choix de mise en scène, la grammaire particulière qu'ils déploient, et leur inscription dans les genres cinématographiques, du thriller à la comédie musicale. Réalisés par des spécialistes de la pub ou par de grands cinéastes - de Etienne Chatiliez à Quentin Dupieux, de Tony Scott à John Woo -, les films publicitaires nourrissent l'oeuvre et la filmographie de leurs auteurs. Bien que soumis aux contraintes de leurs commanditaires, ces objets audiovisuels font preuve d'une liberté hors norme, au niveau de leur ton, de leur esthétique et de leurs expérimentations. Le Film publicitaire, chef-d'oeuvre est une plongée dans ce monde foisonnant, où les images, qu'il s'agisse d'une pub télé, d'une bande-annonce pour un long métrage, d'un clip vidéo, ou d'un générique de série, sont destinées à faire la promotion d'autre chose qu'elles-mêmes, pour finalement s'émanciper et se révéler comme de véritables chefs-d'oeuvre, dissociés de leur sujet originel. Luc Chomarat est écrivain. Il a reçu en 2016, le Grand prix de littérature policière pour Un trou dans la toile (Rivages/Noir) et le Prix Transfuge du meilleur livre de cinéma en 2022 pour L'Invention du cinéma (Marest). Il a travaillé comme concepteur-rédacteur en agence de publicité, notamment pour les groupes DDB, Euro RSCG et Ogilvy. Son dernier roman, Le Livre de la rentrée, est sorti à la Manufacture de livres en 2023.
Capitale d'une Catalogne en effervescence permanente, ville des avant-gardes, Barcelone est célèbre, entre autres, pour les constructions emblématiques de Gaudí, pour avoir été le lieu des débuts révolutionnaires de la peinture de Picasso, tout comme pour son éternel esprit de résistance à tout autoritarisme. C'est pour ces raisons, et bien d'autres, qu'elle est depuis des années l'une des destinations privilégiées des touristes français... et des cinéastes qui ont décrit les soubresauts et les luttes qui ont marqué son histoire, mais aussi les joies, les plaisirs et la douceur de vivre qu'elle recèle. Michelangelo Antonioni, Ken Loach, Cédric Klapisch, Woody Allen, Alejandro González Iñarritu et, bien sûr, Pedro Almodóvar, sont de ceux-là.
La Sorbonne, Saint-Germain-des-Prés, le boulevard Saint-Michel, le Panthéon, le Luxembourg, la Mouffe : autant de petits mondes qui constituent, entre autres, le Quartier latin. Leurs amphithéâtres, leurs cafés emblématiques, leurs bars, leurs pelouses ou leurs petites rues attirent, depuis des siècles, la jeunesse et fascinent ses aînés. Quoi de plus normal donc que nombre de cinéastes aient posé leur caméra dans ce décor, symbole incontournable de vie intellectuelle, de bouillonnement d'idées et, parfois, lieu de révolte.
Ville solaire et méditerranéenne, Marseille est la capitale régionale la plus filmée de France. Marcel Pagnol, Jean Renoir, Jacques Demy, Jean-Pierre Melville, William Friedkin et, bien sûr, Robert Guédiguian y ont posé leur caméra pour nous en révéler une image à chaque fois différente.En parcourant les lieux de tournage de scènes cultes ou emblématiques, Vincent Thabourey nous fait redécouvrir plus de soixante-dix films dans ce ciné-guide de Marseille enrichi de nombreuses cartes et de plusieurs index (films, réalisateurs, lieux).Cette réédition est enrichie de sept nouveaux films (dont La Villa de Robert Guédiguian, Shéhérazade, primé à Cannes, et Taxi 5 ). Le cahier de cartes a été complété et les index étoffés.
Ce second volume de "L'OEuvre de Steven Spielberg. L'art du blockbuster" vous invite, que vous soyez néophytes ou cinéphiles aguerris, à porter un nouveau regard sur les longs-métrages de ce cinéaste majeur, à la filmographie aussi diverse que riche et cohérente. De manière claire et didactique, en se concentrant essentiellement sur la mise en scène, Victor Norek, alias Le CinématoGrapheur, décortique film par film la réalisation de Spielberg, les symboles et les métaphores qu'il exprime visuellement par le langage du cinéma. Par le prisme d'axes thématiques transversaux, ce second volume analyse dix-sept longs métrages du cinéaste, parmi lesquels : Jurassic Park, A.I. Intelligence artificielle, Ready Player One, La Liste de Schindler, Il faut sauver le soldat Ryan, ou encore Hook. Le premier volume, également chez Third Éditions, traite quant à lui des dix-sept films restants de sa filmographie. Les deux ouvrages peuvent ainsi être lus séparément, dans l'ordre de votre choix. À PROPOS DE L'AUTEUR Après dix ans à exercer la chirurgie dentaire, Victor Norek est revenu à ses passions de jeunesse en créant, au cours des confinements successifs, la chaîne YouTube d'analyse et de décorticage de blockbusters Le CinématoGrapheur, avec pour objectif de de rendre ses lettres de noblesse au cinéma dit « pop-corn ». Il écrit également pour le magazine Rockyrama.
Choisir de voir l'Iran dans les regards qu'y ont posés les cinéastes, c'est suivre des trajectoires plutôt que s'attarder sur certains sites. Les distances à parcourir, petites ou grandes, s'emparent des scénarios. Pays de nomades et de cavaliers, l'Iran est par excellence celui du road-movie, une invitation à des parcours, tant géographiques qu'initiatiques.Étrangers et Iraniens n'ont pas filmé le même Iran. Les premiers, peu nombreux mais non moins reconnus (Pier-Paolo Pasolini, Agnès Varda, Ben Affleck, entre autres), ont mis en scène ce pays de haute civilisation, s'en servant parfois comme d'un décor luxuriant ou rugueux. Les seconds ont pris à revers cette beauté trop imposante et ont dessiné une autre cartographie de leur pays, développant une modernité cinématographique « à l'iranienne ». Abbas Kiarostami, Majid Majidi, Samira Makhmalbaf, Asghar Farhadi, Jafar Panahi en sont parmi les représentants les plus connus.
Perdue dans le Nevada, Las Vegas est devenue à partir des années 1930 la cité du jeu et du spectacle. Ses gigantesques casinos, ses shows prestigieux, ses nuits chaudes et ses boîtes sordides, tout comme l'aride désert qui l'entoure, ont séduit de nombreux cinéastes. John Ford, Clint Eastwood, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Steven Soderbergh, entre autres, ont contribué à écrire l'histoire de Las Vegas. Ce ciné-guide, enrichi de nombreuses cartes et d'index, fait revivre certaines des scènes les plus mythiques des films qui y ont été tournés.
Préface de Lloyd Chéry De son surgissement, incarné par Mel Gibson, à sa renaissance, portée par Tom Hardy et Charlize Theron, la saga Mad Max a traversé pied au plancher quatre décennies de cinéma. Peuplée de formes hybrides, elle se nourrit de mutations successives, passant du film fauché au spectacle total, du nihilisme à la fragile lueur d'espoir. Chacun des quatre films remet les compteurs à zéro et réinvente la saga. Pour nous alerter sur les catastrophes écologiques et sociales à venir, ils transforment les voitures en monstres. Elles consument les hommes, deviennent un prolongement de leurs chairs, un substitut de leurs âmes. Dopés à l'adrénaline, noircis par la hantise de la dévastation, les Mad Max soulignent l'influence destructrice des hommes sur le monde. Mad Max, au-delà de la radicalité est une plongée dans l'oeuvre phare de George Miller, créateur lucide et ambitieux, qui espère prendre les hommes de vitesse pour ouvrir une voie vers un futur vivable. Nico Prat, Manouk Borzakian, Alexandre Mathis, Elise Lépine et Erwan Desbois font partie du collectif Playlist Society. Lloyd Chéry est le fondateur du podcast C'est plus que de la SF.
La Côte d'Azur doit beaucoup au cinéma et le cinéma doit beaucoup à la Côte d'Azur. De Nice à Saint-Tropez, de Cannes à Monaco, des plages de Méditerranée à l'arrière-pays provençal : les lieux de cinéma ne se comptent plus. Jean Vigo, Marcel Pagnol, Jean Cocteau, Jean Renoir, Alfred Hitchcock, Otto Preminger, Roger Vadim, Woody Allen, François Truffaut, Jean-Luc Godard, Jacques Demy, Claude Sautet, Luc Besson, entre de très nombreux autres cinéastes du monde entier, y ont posé leurs caméras. La Côte d'Azur c'est aussi, bien sûr, le festival de Cannes, la plus grande manifestation cinématographique au monde. C'est enfin les studios de la Victorine à Nice qui ont accueilli les tournages de plus de neuf cents films et dont on fêtera le centenaire en 2019.
Cannes, 1989. Steven Soderbergh reçoit la Palme d'or à Cannes pour son premier long-métrage, Sexe, mensonges et vidéo. Trente-cinq films et quatre saisons de séries plus tard, il est devenu une figure incontournable de l'audiovisuel américain. Prolifique, audacieux, Soderbergh brouille les pistes, enchaînant blockbusters (la trilogie des Ocean's, Erin Brockovich, Contagion...) et films intimes (Bubble, Girlfriend Experience...). Il est à l'avant-garde des essais techniques en matière de captation numérique et des innovations économiques pour la production et la diffusion des films. Réalisateur, chef opérateur, cadreur, monteur, producteur et parfois scénariste, il redéfinit les processus de fabrication d'une oeuvre. Steven Soderbergh, anatomie des fluides brosse un portrait de l'artiste et capture les thématiques qui traversent sa carrière. Explorant le temps, les espaces et les corps, Soderbergh est un observateur du monde contemporain et des mécanismes qui le régissent. Pauline Guedj est anthropologue et journaliste, maître de conférences à l'université Lumière Lyon 2 et collaboratrice à l'hebdomadaire Politis. Elle est l'autrice d'articles et d'ouvrages sur les cultures africaines-américaines, ainsi que de Louis Malle, Regards sur l'Amérique (Ovadia, 2020). Elle vit actuellement aux États-Unis.
Michelangelo Antonioni réalise Profession : reporter en 1974. Porté par les interprétations de Jack Nicholson et de Maria Schneider, ce long-métrage marque une rupture dans la carrière d'un cinéaste qui cherche à se renouveler.Gilles Delavaud analyse cette mise en scène antonionienne et met en lumière le travail d'une caméra qui surprend sans cesse le spectateur par sa liberté. En s'attachant à certains plans et mouvements de caméra, grâce aux nombreux photogrammes tirés du film, l'auteur souligne son rôle crucial dans la construction et le développement de la fiction.Une caméra autonome, spectatrice, en veille ou qui s'affirme. Une caméra-reporter, une caméra-témoin qui marque d'une empreinte unique l'esthétique propre à ce chef-d'oeuvre qu'est Profession : reporter.
Arriver à New York, c'est entrer dans un film qui n'existe que dans la tête de chacun, un film composé des réminiscences d'innombrables plans, d'une myriade de souvenirs plus ou moins précis, qu'on prend plaisir à retrouver sur place. Avec Paris, New York est la ville la plus filmée au monde. Mais elle est, sans comparaison, la cité par excellence du cinéma.Ce livre évoque plus de deux cents films, de Charlie Chaplin à Woody Allen, de Blake Edward à Martin Scorsese, en passant par John Cassavetes, Francis Ford Coppola ou Spike Lee. Cette nouvelle édition enrichie intègre une dizaine de nouveaux films sortis depuis 2016, date de la première parution de New York mis en scènes, dont Wonder Wheel et A Rainy Day in New York de Woody Allen, Sully de Clint Eastwood, Dumbo de Tim Burton, Ex-Libris : The New York Public Library de Frederick Wiseman, Le Musée des Merveilles de Todd Haynes, ainsi que les nouveaux Avengers.
Berlin, ville meurtrie, éclatée, emmurée et enfin libérée, est devenue aujourd'hui l'un des lieux privilégiés de l'avant-garde créatrice européenne. Elle a fourni tout au long du 20e siècle un matériau riche, dense et dramatique à de nombreux cinéastes. En témoignent M le Maudit de Fritz Lang, Cabaret de Bob Fosse, Les Ailes du désir de Wim Wenders, ou encore Cours, Lola, cours de Tom Tykwer, Good Bye, Lenin ! de Wolfgang Becker et La Vie des autres de Florian Henckel von Donnersmarck - sans parler des nombreux films de guerre et d'espionnage.En parcourant les lieux de tournage de scènes cultes, Camille Larbey nous fait redécouvrir Berlin à travers une soixantaine de films. Ce ciné-guide de Berlin est enrichi de nombreuses cartes et de plusieurs index (films, réalisateurs, lieux).