Dance
Dance
Filter products
Et si le corps dansant était le plus bel acte de liberté ? La danse de Florence Didier-Lambert explore avec élégance et profondeur notre rapport au mouvement, entre verticalité, espace et temps.
D'un traité du XVIIe siècle aux procédés aléatoires de composition, de la présence scénique de l'interprète à la « gargouillade » du ballet classique, de l'improvisation à la répétition, les mots de la danse sont nombreux. Geisha Fontaine en retient 100 qui rendent compte des multiples facettes de cet art de l'espace qui est aussi un art du temps. Le mouvement, le corps, la création chorégraphique, les courants esthétiques sont abordés sous toutes leurs formes. Histoire et techniques, enjeux théoriques et questions pratiques : c'est la place de la danse dans nos sociétés qui est ici interrogée, et le dialogue qu'elle entretient avec les autres arts, notamment la musique. Passant d'un terme à l'autre, le lecteur est ainsi invité à créer sa propre chorégraphie, mot à mot, pas à pas...
En 2014, la chorégraphe Dominique Brun recrée Le Sacre du printemps, oeuvre majeure du XXe siècle, chorégraphiée par Nijinski sur la musique de Stravinski, en s'appuyant sur des archives variées permettant d'approcher au plus près de ce qui a pu se passer lors de la première de la pièce en 1913. Danseuse, chorégraphe et écrivaine, Enora Rivière a vécu cette expérience de l'intérieur, en dansant ce Sacre avec vingt-neuf autres danseurs et danseuses. Naviguant entre récit et essai, tissant les souvenirs et mots des autres interprètes - avec lesquels elle s'est entretenue au cours de son processus d'écriture - avec des matières plus intimes, moteurs - un sacre entrecroise cette expérience collective et polyphonique majeure à un point de vue autobiographique qui prolonge le travail littéraire amorcé avec le livre ob.scène : récit fictif d'une vie de danseur paru aux éditions du CN D en 2013.
En 2007, alors qu'il danse Set and Reset de la célèbre chorégraphe Trisha Brown, Noé Soulier découvre avec surprise sa difficulté à interpréter cette danse qui ne présente pourtant aucun problème technique. Il prend alors conscience que sa manière d'envisager le mouvement, issue de sa formation classique, ne lui permet pas de bien appréhender des gestes ou des actions relevant d'autres styles ou pratiques de danse. Cette révélation est à l'origine de ce livre. L'artiste y distingue plusieurs manières de prêter attention au mouvement en s'appuyant sur une analyse des pratiques chorégraphiques ou de la performance, de la danse classique à William Forsythe, mais aussi de divers concepts empruntés aux philosophes, linguistes ou théoriciens de l'art. « Implicitement, j'avais analysé et mémorisé les deux premiers mouvements de la manière suivante : le bras forme une ligne droite qui décrit un arc de cercle vers le bas ; au moment précis où il passe devant le genou, celui-ci se fléchit, puis le tronc bascule d'environ 20 ° vers l'avant, etc. Il était impossible d'exécuter correctement la phrase de Set and Reset avec cette lecture du mouvement. La suivante fonctionnait mieux : je laisse tomber le poids du bras étendu, le bras entraîne dans sa chute le genou dont le fléchissement fait basculer le torse, et ainsi de suite. » Danseur, chorégraphe, Noé Soulier articule ici des manières de prêter attention au mouvement en s'appuyant sur une analyse des pratiques chorégraphiques. Il développe ainsi des focales d'attention : des cadrages conceptuels qui proposent différentes façons d'appréhender le mouvement et le corps. Cette recherche se situe à la frontière ténue entre une pratique artistique qui se concentre sur l'attitude du spectateur et une réflexion sur l'art qui cherche moins à décrypter le sens des oeuvres qu'à enrichir les multiples manières d'en faire l'expérience. Actions, mouvements et gestes est une proposition chorégraphique qui prend la forme d'un livre. C'est une oeuvre d'observation qui fait de l'élaboration de différents modes de regard sur le mouvement la danse elle-même.
Longtemps considérée comme un art mineur dans les sociétés occidentales, la danse fut d'abord exclue du questionnement philosophique. Désormais, elle s'affirme comme objet d'étude qui pose un double problème. Le problème du sens de la danse : que fait le danseur lorsqu'il danse ? Et en vue de quoi danse-t-il ? Le problème du rapport de la danse au politique : quelle relation la danse entretient-elle avec le politique ? Est-elle un instrument au service de la propagande de l'État ou le vecteur d'une micropolitique de résistance à celui-ci ? À travers l'enquête menée sur ce double problème, philosophique et politique, Bernard Bénit tente de saisir l'étonnante proximité de l'oeuvre philosophique de Deleuze et Guattari avec les chorégraphes contemporains. Certaines pratiques de la danse actuelle témoignent notamment d'un lien avec la pensée micropolitique de ces deux philosophes, lorsqu'elles considèrent les actes de création chorégraphique comme des actes de résistance politique.
Au travers d'une nouvelle lecture minutieuse des Cahiers de Vaslav Nijinski, qu'on qualifia de « fou », et en les sortant de la réduction au diagnostic psychiatrique dont ils sont encore l'objet, Madeleine Abassade fait apparaître la révolte du danseur contre un ordre établi dont il fut l'instrument et dont il cherchera à s'émanciper en créant ses propres chorégraphies. Hiver 1919. Le célèbre danseur et chorégraphe russe Vaslav Nijinski écrit sans trêve jour et nuit, depuis la Suisse où il s'est réfugié deux ans plus tôt. Son épouse le fera interner de force à l'hôpital psychiatrique de Zurich, falsifiera ses manuscrits avant de les publier comme témoignage de l'écriture d'un schizophrène. Bien que traduit au plus près de son écriture originale à partir de 1995, le livre du chorégraphe de L'Après-midi d'un faune et du Sacre du printemps est toujours considéré aujourd'hui comme les signes de sa bascule dans la folie. Reprenant la lecture des Cahiers en menant une enquête minutieuse, Madeleine Abassade les débarrasse enfin de leur étiquette morbide. N'est-ce pas la pensée politique et spirituelle de Léon Tolstoï et peut-être celle du révolutionnaire insurgé Maxime Gorki que Nijinski interroge ? Au travers d'une remise en contextes historiques des secousses qui ébranlent l'artiste comme le monde et par l'examen de son écriture spiralée, répétitive, poétique, on découvre alors un Nijinski sensuel, sensible, passionné, non violent, dénonçant les inégalités sociales, pacifiste convaincu, insoumis, dont l'écriture dansante est engagée vers la quête d'une transformation. Là, Dieu n'est pas dans les icônes, mais bien dans les corps. Là, la vie comprend la mort et l'artiste danse l'imprévu. L'écriture de Nijinski est bien aussi radicale et révolutionnaire que l'était sa danse.
C'est le premier ouvrage qui retrace le parcours et l'oeuvre de Lia Rodrigues. La chorégraphe brésilienne occupe une place importante sur la scène chorégraphique française, à la fois iconoclaste et engagée, depuis ses premiers pas dans les années 1980 dans la compagnie de Maguy Marin jusqu'à cette saison 2021, où le Festival d'Automne salue à Paris ses trente ans de carrière par la programmation de plusieurs de ses pièces. Ce livre, à partir de textes originaux, de dialogues et d'entretiens avec ses proches collaborateurs, relate son parcours artistique majeur, trois décennies pendant lesquelles la chorégraphe brésilienne s'est jouée des frontières de la création, de l'improvisation et de la pédagogie. Nourri par ses lectures et ses rencontres artistiques, son itinéraire de création est inséparable de son action sociale, depuis le centre d'arts et l'École libre de danse qu'elle a fondés en partenariat avec l'ONG Redes, dans la favela de la Maré, quartier de la banlieue nord de Rio de Janeiro. Cet ouvrage nous plonge dans le quotidien créatif et tumultueux de Lia Rodrigues et de sa compagnie. Cet ouvrage est la concrétisation du travail méticuleux et intime d'Isabelle Launay, enseignante-chercheuse en Études en danse à l'université Paris 8 et de Silvia Soter, enseignante-chercheuse en Danse et Sciences de l'éducation à l'Université Fédérale de Rio de Janeiro, dramaturge et collaboratrice de Lia Rodrigues depuis plus de quinze ans. La Passion des possibles contient un cahier photographique en couleur réalisé par Sammi Landweer.
Dans ce texte très personnel, à la fois ludique et poétique, Georges Appaix parle de son travail, tel qu'il l'a vécu et pensé tout au long de ses quarante années de carrière où, pièce après pièce, il s'est agi pour lui de construire des spectacles, avec des danseurs, en partant - dit-il volontiers - le plus souvent « de bien peu de choses ». Ce post-scriptum vient saluer et ponctuer sa vie d'artiste ; il s'attache à y dire tant les difficultés que les joies, et toute la complexité de ce rôle particulier, chorégraphe, dans lequel il s'est glissé peu à peu. « Se déplier soi-même. Cette image m'est venue à propos de ce travail. Pas celui d'écrire mais celui d'écrire un spectacle. Ou plutôt écrire une succession de spectacles, comme les chapitres d'un même livre. Se déplier pour essayer de lire quelque chose en soi, comme en qui que ce soit, une humanité qui nous est commune mais aussi diverse et qui recèle des capacités de penser, de rire, de se mettre en mouvement, de vivre nos vies. Nos vies comme des livres dans lesquels beaucoup de choses auraient été glissées entre les pages, un peu cachées. Les autres, le monde. »
« S'appuyer sur l'air », « partager l'espace », « donner son poids », « danser à l'écoute »... Les danseurs et les danseuses sont dépositaires de savoirs implicites dont on trouve trace dans leur langue. Mais comment faire la lumière sur ces savoirs issus de l'expérience du geste et de la perception ? Sur quelle pensée de l'imaginaire ou de l'émotion prendre appui pour saisir au mieux les enjeux du geste dansé ? Comment « lire » ce geste, et avec quels outils ? Comment peut-il faire sens pour celui qui bouge, comme pour celui qui regarde ? Dans le prolongement des travaux des chercheurs en danse Michel Bernard et Hubert Godard, Christine Roquet nous invite ici à penser la corporéité dansante comme un système complexe d'éléments en interaction. Nourrie de son expérience de terrain au contact des danseurs, elle interroge également la manière dont la danse peut contribuer à inventer de la relation et offrir en partage la joie de danser. Car, du cours à l'atelier, du bal à la scène, du point de vue du danseur à celui du spectateur, Christine Roquet nous révèle comment l'analyse du mouvement peut enrichir notre perception, interroger notre relation à l'autre et au monde.
« La danse au plus profond de moi, ma danse profonde, cette nécessité personnelle, d'où vient-elle ? Et votre danse, celle qui est au plus profond de vous, d'où vient-elle ? Dans le dictionnaire, il est dit que les danses sont des pas rythmés. La danse profonde, c'est autre chose. Il y a des gens qui n'ont jamais appris des pas de danse et qui se sont éveillés du moment qu'ils se sont mis à danser. La danse profonde, ce n'est pas un système, c'est quelque chose que vous connaissez avant même de naître, c'est une chose profonde en vous. Mais vous pouvez passer toute votre vie à éviter ce que vous êtes... » Figure majeure de la danse moderne aux États-Unis puis en France, influencé aussi bien par Mary Wigman que par Joseph Pilates, le danseur, chorégraphe et pédagogue Jerome Andrews (1908- 1992) a marqué de nombreux artistes contemporains. Entre 1968 et 1980, à l'invitation d'Arno Stern, pionnier en matière éducative, il donne des conférences sur sa conception de la danse et sa pratique pédagogique. Dans ces interventions, éditées ici pour la première fois, affleurent son humilité, sa spiritualité, sa fantaisie. On y découvre surtout la subtilité et l'exigence de sa quête, celle d'un épanouissement personnel à travers le mouvement, et son désir de libérer en chacun les possibilités d'une « danse profonde ».
Comme un tango, ce livre est une discussion à deux. Au fil de leurs échanges parfois légers et poétiques, les auteurs ont aussi tenté d'explorer la complexité du singulier et de l'universel portés par cette danse en croisant leurs regards, somme d'expériences, de réflexions et d'anecdotes. Le Tango argentin soutiendrait un langage et l'articulation d'une langue rendant possible une conversation silencieuse par les corps. Avec ce dialogue des partenaires, il permettrait de construire et de déployer, pour celui qui l'investit, sa subjectivité, sa rencontre avec l'altérité et sa sociabilité. Ce dialogue hybride entre la danse et la psychanalyse aborde les spécificités de cette culture comme l'itinérance, l'intime, le jeu, la rencontre, la créativité et la place cruciale de la musique. Autant de facettes clés qui permettent à la communauté tanguera de faire société dans les bals de tango : les milongas.
« Peter Goss est un sorcier. Il a une connaissance presque infinie du corps humain en général et de chacun de nos corps en particulier - à nous qui suivons son enseignement. Il est un maître attentif et exigeant. » Emmanuel Carrère Tel que l'exprime Emmanuel Carrère dans sa préface, Peter Goss est un maître, l'un des grands pédagogues actuels de la danse et du yoga. Ce livre raconte son histoire, de son enfance et de sa jeunesse sud-africaines marquées par l'apartheid au swinging London des années 1960, jusqu'à ses années parisiennes où il est devenu chorégraphe. Son parcours artistique croise de grandes figures de la danse - classique, jazz ou contemporaine - mais aussi de la culture hippie et du showbiz. Mosaïque d'un artiste qui s'est toujours tenu à distance des modes et des influences du milieu professionnel. Ce livre nous parle de pédagogie, de la bonne distance à tenir entre l'enseignant et l'élève, de la façon d'éprouver son corps et ses mouvements, du savant dosage à déployer entre rigueur et liberté. Il est à mettre entre les mains de tous ceux qui sont engagés dans l'éducation et dans la transmission, au-delà du monde de la danse.
La danse se raconte souvent ainsi : du ballet de cour est né le ballet blanc, puis la danse moderne a libéré les corps. Et si d'autres récits étaient proposés, décentrés de l'Occident et de la scène ? Et si l'on interrogeait les narrations fléchées et les hiérarchies établies, pour une histoire décentrée de la danse ? Méthodes en mouvement est le premier volume des actes du colloque tenu à Lyon en 2021. Il met en avant de nouvelles méthodes d'investigation historique : moins ethnocentrées, attentives aux transferts et circulations, croisant souvent histoires culturelle et économique.
La danse se raconte souvent ainsi : du ballet de cour est né le ballet blanc, puis la danse moderne a libéré les corps. Et si d'autres récits étaient proposés, décentrés de l'Occident et de la scène ? Et si l'on interrogeait les narrations fléchées et les hiérarchies établies, pour une histoire décentrée de la danse ? Chorégraphier l'égalité culturelle est le deuxième volume des actes du colloque tenu à Lyon en 2021. Il propose une série de pistes visant à décoloniser les recherches en danse, en pensant de manière décentrée la transmission des savoir-faire, la réception du mouvement et la notion de « contemporain » dans le champ chorégraphique.
Et si vous laissiez votre corps danser, dessiner et écrire ses histoires, que vous raconterait-il ? Découvrez une méthode novatrice : Daria Halprin considère que notre corps contient l’intégralité de notre expérience de vie et que le mouvement exprime et révèle notre personnalité profonde. En croisant la pratique artistique et la psychologie, elle propose une méthode inédite en France, invitant le lecteur à considérer la force transformatrice de l’art. Riche des expériences qui l’ont construite, Daria Halprin a développé durant plus de trente ans un travail unique, nourri par son intérêt pour les relations qui existent entre le processus créatif, l’expression artistique et la psychologie. La Force Expressive du Corps vous invite à comprendre comment, lorsque nous travaillons sur notre art (une danse, un dessin, un poème…), nous travaillons aussi sur quelque chose de notre vie. Les métaphores qui se révèlent et le sens que nous pouvons leur donner composent alors la base d’un travail créatif et réflexif. Cet ouvrage est une référence dans le domaine de l’art expressif.
Cent ans -; un siècle de théâtre, de cinéma et d'amour ! La doyenne des comédiens français livre son abécédaire intime, celui d'une femme et d'une artiste d'exception, à l'incroyable joie de vivre. Un livre qui rend heureux. « Quand je serai grande, je serai comédienne et j'aurai des enfants », déclare Gisèle Casadesus dès son plus jeune âge. Ses proches s'attendrissent, sans se douter qu'elle transformera ses rêves en une vie de rêve. Née en 1914 dans une famille de musiciens, Gisèle Casadesus a mené une magnifique carrière à la Comédie-Française, au cinéma et à la télévision, tout en élevant ses quatre enfants avec Lucien, l'amour de sa vie. « Mademoiselle » est aujourd'hui devenue une belle arrière-arrière-grand-mère, pétillante et joyeuse, qui joue encore volontiers pour le cinéma. Revisitant les événements d'un siècle, des deux guerres mondiales aux nombreux bouleversements de société, cet abécédaire personnel raconte la comédie humaine et les coulisses de la scène, comme le destin d'une grande famille d'artistes. Sans jamais se départir d'un humour subtil, Gisèle Casadesus y dévoile son amour de la vie et de la famille, sa foi profonde et sa curiosité insatiable du monde. Lire Gisèle Casadesus, c'est partager la chaleur d'un thé chez elle, se laisser bercer par sa douceur naturelle et goûter à une joie de vivre communicative. Voici un livre qui rend heureux !
Apparues aux États-Unis, ouvertes à toutes les influences, les danses jazz portent depuis toujours les traits de la mixité. Se pencher sur le jazz, c'est observer un art du présent, ouvert à tous les mouvements possibles, hybride dans ses techniques, éclectique dans son inspiration, mélangeant les temps, les lieux, les espaces. Sous-tendu par la question des échanges interculturels et du métissage, cet ouvrage mêle des approches historique et esthétique. Il propose un voyage à la découverte de contextes, d'artistes, d'oeuvres susceptibles d'éclairer les cheminements du corps tout en donnant des repères. Il s'agit de considérer les imaginaires, les fantasmes et les projections qui alimentent les discours critiques portés sur celui-ci, sans oublier les codes qui définissent une appartenance, une manière de vivre et de sentir.
Derrière les paillettes et les rires, Anatomie d'un cirque lève le voile sur l’envers du décor : la vie nomade, les défis humains et la passion qui anime ces artistes hors norme.
Partager la danse est le fruit de plusieurs travaux de recherche sur l'enseignement de la danse en milieu préprofessionnel et professionnel. Ce livre offre des réflexions fécondes pour les artistes de la danse et les aspirants danseurs et danseuses. Il présente un kaléidoscope d'expériences et de points de vue ouverts sur l'expérimentation, la découverte, mais aussi sur le questionnement et le doute. La pluralité des textes offerts permet d'apprécier comment le partage de la danse est une activité complexe, empreinte de ses propres paradoxes ou complémentarités : à la fois sociale et intime, expressive et introspective, ancrée dans un héritage et définitivement propulsée vers l'inconnu de la création. Ce livre a été pensé avant tout comme un espace de rencontres avec des artistes-enseignants-enseignantes qui s'engagent généreusement et qui oeuvrent chaque jour, à leur manière, à amener les autres à embrasser la danse.
Comment libérer son expression corporelle ? Comment trouver le moyen d’expérimenter plus de joie et de convivialité grâce à l’expressivité infinie du corps en mouvement ? Rafael Baile offre dans cet ouvrage un condensé de propositions de créativité et d’animation chorégraphique à la portée de tous ceux qui sont en quête d’une vérité basée sur la conscience du corps. Ce livre est une mine d’idées pour l’animation en général et plus particulièrement chorégraphique : l’occasion parfaite pour retrouver son enfant intérieur à travers les exercices et les jeux chorégraphiques. Ce manuel aborde également des thèmes de réflexion importants concernant l’animation chorégraphique, tels que la différence entre créativité et création, le masculin/féminin, la différence entre l’expression théâtrale et chorégraphique, la symbolique de l’espace scénique, l’expression chorégraphique comme facteur de résilience... C’est aussi un guide pratique pour désinhiber les débutants, libérer leur expression personnelle, amener les élèves dans la danse sans qu’ils s’en rendent compte… et révéler le danseur à sa propre créativité !
Le slow apparaît à Chicago à la fin des années 1950 sur le plateau d'une émission de télévision. Avec le twist, il est l'un des marqueurs festifs de l'époque Yéyé. Des surprises-parties aux boums, sa gestuaire incontournable rythme l'éveil sensuel et sexuel des boomers. Il devient l'emblème d'une jeunesse allègre, consciente de son existence en tant que groupe influent. Mais, au tournant du siècle, le désamour l'étreint. Sans justification autre que l'établissement d'une relation sensuelle, cette non-danse est devenue une étrangeté dans une époque où l'impératif pragmatique domine. Qu'est devenu le slow ? Sa fonction de rencontre est-elle détrônée par les applications numériques ? Est-il concurrencé par d'autres danses collées-serrées plus attractives ? La banalisation du sexe le rend-il caduc ? Même à moitié mort, le slow reste un révélateur d'enjeux liés au désir de se rencontrer, de s'enlacer et de se toucher, comme un moment pour éprouver l'expérience d'un plaisir au résultat incertain.
Cet ouvrage, construit autour de deux écrits originaux des soeurs Duncan, rassemble à la fois des textes extraits des récits de vie de personnalités ayant vécu dans l'école Duncan et d'autres issus de la recherche en histoire de l'art et de la danse. Ainsi, « Isadora et Elizabeth Duncan en Allemagne », au début du XXe siècle, ont vécu l'expérience la plus intense de leur vie. Ce duo, « fait pour la danse », a suivi, à sa manière, la voie philosophique d'un idéal transmis en famille. Éduquées « au souci » de transmettre le Bien, les soeurs Duncan ont voué leur vie, par la singularité de leurs modalités pédagogiques, à empreindre les corps de leur « savoir-danser ». Entre culture et pédagogie des pratiques, les soeurs Duncan ont donné vie à un style esthétique innovant et incarnant un art de vivre. Le contexte de leurs pérégrinations, depuis l'Amérique vers l'Allemagne, permet de les suivre pour continuer à questionner la nature de nos relations humaines et le sens que l'on donne à la Vérité.
À travers un recueil de textes esthétiques et critiques sur des créations chorégraphiées ou des performances auxquelles il a assisté, Philippe Guisgand, spécialiste de l'analyse des oeuvres, propose un regard moins académique sur le paysage chorégraphique contemporain. Ce livre s'adresse aussi bien aux étudiants et enseignants en danse, aux interprètes et chorégraphes, aux programmateurs et médiateurs, aux professionnels de la culture, qu'aux simples spectateurs. Il peut également être abordé comme une compilation d'exemples pour tous ceux qui souhaitent s'engager dans la voie de l'écriture sur la danse.
Produire une oeuvre parfaite, telle était la volonté de Dante qui a appelé sa Comédie : « poème sacré ». Un poème sacré en appelle à une langue où se révèle le caractère de l'absolu, ouverture sur l'infinité des interprétations. Cette étude met en lumière, d'une part, l'influence des civilisations orientales anciennes où la danse et la musique symbolisaient la lumière, la beauté et la joie et, d'autre part, celle de la mystique juive, notamment du kabbaliste espagnol Abraham Aboulafia qui porta à un très haut niveau la sacralité du langage et sa corrélation au nom de Dieu. La langue hébraïque serait-elle le modèle de langue parfaite pour Dante ? Acceptée ou contestée, cette thèse a le mérite d'ouvrir des espaces de réflexion nouveaux, de mettre à jour des structures et des liens insoupçonnés.
Timbatón, salsatón, casino, danses afro-caribéennes... tous ces noms de musiques et de danses associés à la salsa dite « cubaine » résonnent comme autant de promesses d'exotisme et de sensualité. Mais qu'en est-il vraiment de ce style de salsa, particulièrement prisé en France depuis la dernière décennie du XXe siècle ? Est-il légitime de le considérer comme original et spécifique à Cuba ? Quelle est son histoire ? En quoi se différencie-t-il d'autres styles de la salsa ? Comment, par qui est-il pratiqué, en France, en Europe, en Amérique ? Au-delà d'un style de musique et de danse latines, la salsa « cubaine » manifeste, comme d'autres formes d'art, une part d'idiosyncrasie du peuple et de la nation cubaine. En quoi réside cette spécificité, ces caractéristiques propres à l'île caribéenne ? En tant que danse latine, la salsa « cubaine » participe de ce rapport particulier au corps, où celui-ci trouve pleinement sa place et peut exprimer sa féminité ou sa virilité intrinsèque individuelle tout en se reliant à l'autre ou aux autres.
Cette autobiographie vous fera découvrir le monde de la danse et du spectacle. Préparez-vous à être époustouflé ! Kriss Firmin, Directeur de l'école équilibre, a été formé par des professeurs de Broadway. Après avoir été danseur sur des comédies musicales, il s'installe à Paris et devient chorégraphe pour des émissions de télévisions, des clips musicaux et des revues de cabarets. Parallèlement à sa brillante participation à des oeuvres du spectacle audiovisuel, Kriss Firmin est professeur dans des écoles prestigieuses et jusqu`à aujourd'hui, enseigne la danse avec énergie et authenticité. Découvrez l'histoire passionnante de Kriss Frimin, un danseur-chorégraphe, qui finira par enseigner dans les écoles les plus prestigieuses de danse !
Refuser la dénomination de spectacle comporte un risque : celui d'un repli sur soi de l'artiste et d'un effacement progressif de la place de spectateur. Peut-être alors faut-il tenter de s'éloigner des querelles conceptuelles qui gravitent autour du vaste champ qu'est la danse dite « contemporaine » ? Elles la paralysent parfois, et nous empêchent de la penser, positivement. Un livre comme un retour à l'essentiel.
La danse de salon est un art dont l'apprentissage, tout comme ceux de la flûte ou du chant lyrique qui impliquent aussi le corps, requiert beaucoup de persévérance. Or ceux qui ambitionnent d'y exceller n'ont pas toujours les moyens de s'offrir plus d'un cours par semaine et ne disposent pas d'une salle où aller s'entraîner régulièrement entre les cours. Cet ouvrage propose, sous forme d'enchaînements de figures, des exercices pouvant être exécutés, seul ou en couple, dans un espace relativement restreint, aménageable dans une bonne salle de séjour ou sur une terrasse. En les pratiquant, les danseurs progresseront plus rapidement tout en prenant plaisir à s'exprimer et à se dépenser physiquement. Ils bénéficieront de surcroît d'un bien-être corporel, mental et relationnel leur garantissant une meilleure santé.
Si la danse est l'art accompli du mouvement, inhérente à l'humain, elle est une voie privilégiée pour réaliser la réconciliation entre le corps et l'esprit, la reliance entre l'intime et l'universel. C'est en cette réconciliation, qui accueille et invite nos émotions à se danser, que s'affirment l'harmonie et la beauté du vivre. C'est un cheminement à la fois artistique et thérapeutique qui nous est proposé dans cet ouvrage. Chacun à notre façon, en réapprenant à nous laisser danser par la vie, par le coeur, nous pouvons contribuer à faire de notre existence une belle création.
Le Crazy Horse, un temple de l'érotisme raffiné où le nu est érigé en art. Passez derrière le rideau, découvrez les coulisses de ce haut lieu des nuits parisiennes et allez à la rencontre des danseuses dont les chorégraphies ont fait la renommée du cabaret. Pour beaucoup de jeunes filles, travailler au Crazy est une chance extraordinaire. Même après l'avoir quitté, la plupart sont fières d'y avoir dansé. Eblouies par le glamour et le luxe, elles arrivent des quatre coins du monde, la tête emplie de rêves de célébrité et avec la volonté féroce de conquérir Paris. Cependant, le rythme de travail effréné et la concurrence entre femmes font vite déchanter les plus fragiles. Jalousies, coups bas, trahisons, amertumes : les danseuses évoquent sans complaisance leurs désillusions, leur vie privée, leurs flirts avec des personnalités. Quand on travaille six jours par semaine, à raison de deux à trois spectacles par jour, il n'est pas facile de mener une vie équilibrée, de construire une famille. Et de fait, toutes n'ont pas connu la gloire ou la vie dorée tant espérées, que de rêves brisés par la vie nocturne et ses excès, les mauvaises rencontres ! Pas évident non plus de se reconvertir, d'être une femme comme les autres quand on a été sous le feu des projecteurs? Malgré tout, certaines danseuses ont réussi à se reconstruire loin du monde de la nuit. Rentière, sculpteur, comédienne, professeur de flamenco, Cheetah Magnetic, Mapa Panama, Rita Xenon, Zara Nevada, Fifi Standby? se racontent dans ce livre intimiste et touchant.
Pourquoi tant de petites filles veulent-elles devenir danseuse ? Que signifie danser ? Est-ce célébrer la vie ? Partager son idée de la beauté ? Rechercher, dans ses ressorts les plus intimes, ce que peut et ce que veut notre corps ? Toutes ces questions, j’ai eu la chance de pouvoir les poser à Anne Teresa De Keersmaeker qui, pendant deux ans, m’a ouvert ses répétitions, ses archives et donné de son temps pour expliquer comment elle travaille, pourquoi elle travaille et comment ce travail la rend heureuse et lumineuse. L. A.
La danse représente un réel défi pour les historiens. Art de l'éphémère, elle ne laisse dans son sillage que des traces très partielles une fois évanouie, et continue souvent à être oubliée dans les récits de l'histoire de l'art. Afin de combler ce manque, Laura Cappelle a réuni vingt-sept des meilleurs spécialistes internationaux de la danse occidentale, dont les travaux mettent en avant sur la longue durée, depuis la Préhistoire jusqu'à nos jours, une multiplicité de techniques et de pratiques. Des premiers indices de transes dansées à la libération moderne du corps, des ballets de la Renaissance à la création chorégraphique actuelle, cet ouvrage décrypte le mouvement à la lumière des dynamiques sociales, culturelles et artistiques qui l'ont façonné en Occident. La danse y est contemporaine, classique, apollinienne, dionysiaque, politique, esthétique, populaire ; de la ville à la scène, elle brouille les frontières et revendique aussi bien l'élévation que l'ancrage au sol, la virtuosité que le dépouillement. Projet essentiel pour que les fruits de la recherche nourrissent la culture générale de la danse ainsi que la compréhension des oeuvres et des pratiques aujourd'hui, cette traversée de l'histoire s'adresse à tous les publics.