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Longtemps on a voulu opposer deux familles du rap français : le rap conscient et le rap bling-bling, les lyricistes et les punchliners - la critique sociale ou le commercial, la poésie ou l'egotrip. Or, l'immense succès du rap de la dernière décennie est venu briser les carcans qui enfermaient cette musique. Ce livre est la chronique de l'explosion artistique qui a vu le rap s'imposer partout. Mehdi Maïzi retrace l'aventure d'un genre qui n'a cessé de passer d'un registre à l'autre, entre la nostalgie du boom bap et l'énergie de la trap, entre l'underground et le succès mondial. Face à une industrie qui encourage les artistes à calibrer leur musique selon la logique productiviste des plateformes d'écoute, il rappelle que la politique du rap ne réside pas tant dans ses textes ou ses publics mais dans son habileté à subvertir ses propres codes.
Découvrez Mémé Anna, le touchant hommage de Pierre Perret à sa grand-mère, femme abandonnée, battue, mais toujours debout. Un récit poignant et engagé, entre résilience et langue populaire, qui éclaire l’œuvre du célèbre chanteur.
Depuis La Cavalerie en 1968 jusqu'à Une vie, son vingt-huitième album, Julien Clerc a traversé plus d'un demi-siècle de chanson française sans jamais se soumettre aux modes. Son secret tient en un mot : la mélodie. Compositeur de toutes ses chansons, ce mélodiste hors pair a su insuffler à son oeuvre une grande cohérence, quelles que soient les plumes auxquelles il confiait ses notes. Étienne Roda-Gil, Maurice Vallet, Jean Loup Dabadie, Maxime Le Forestier, Luc Plamondon, David McNeil, Françoise Hardy, Carla Bruni, etc., des voix très différentes, mais une même musique, reconnaissable entre toutes. Julien Clerc, une vie à contre-chant retrace ce parcours au fil des rencontres qui ont façonné l'homme et l'artiste : les partenaires d'écriture, les femmes aimées, les enfants, les amis dèles ont été autant de présences qui ont nourri son inspiration et forgé ce caractère singulier, pudique et passionné. Enfant écartelé entre deux mondes, héritier des Antilles et de Bourg-la-Reine, passionné des Beatles et de la grande chanson française, Julien Clerc n'a jamais cessé de composer - même après avoir perdu ses grands complices les uns après les autres. À l'occasion de ses 80 ans et de ses 60 ans de carrière, célébrés en 2027, Julien Clerc retrouve son public avec une grande tournée. Julien Clerc, une vie à contre-chant est le récit du chemin parcouru, par l'un des derniers géants de la chanson française.
Découvrez pourquoi l'opéra n'est ni élitiste ni désuet ! En finir avec les idées fausses sur l'opéra de Jean-Philippe Thiellay démontre, avec humour et expertise, comment cet art se réinvente sans cesse.
Qu'ont en commun Jacques Brel, Salvatore Adamo, Pierre Rapsat, Maurane, Arno, Jean-Luc Fonck, Axelle Red, Saule, Suarez et Stromae, sinon de représenter en chansons et en français, chacun à leur façon, une certaine idée de la Belgique ?Depuis plus d'un demi-siècle, ce « pays petit » exporte un nombre exceptionnel d'artistes. Plus récemment, on assiste à l'affirmation grandissante d'une identité belge portée fièrement aux quatre coins de la planète, à l'image d'un Stromae formidablement créatif, original, actuel et symbolique.Peut-on pour autant parler de chanson belge ?À PROPOS DE L'AUTEURThierry Coljon est journaliste depuis une quarantaine d'années pour le quotidien belge Le Soir. Il y est responsable de la rubrique « musiques non classiques ». Il a également publié une vingtaine d'ouvrages : des romans, mais aussi des biographies d'artistes tels qu'Adamo, Pierre Rapsat, Sttellla, Maurane ou Carla Bruni, ainsi que des anthologies de musique belge.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'Europe se remplit de musique. Partout, la pratique musicale s'organise, se déploie, se structure, portée par la présence de grands fondateurs : Monteverdi, « Inventeur de l'Opéra », Rameau, « Fondateur de l'Harmonie », J.S. Bach, « Père de toute la Musique », et d'autres noms bien connus : Couperin, Vivaldi, Handel, Purcell, Lully... La musique de cette époque, qualifiée entre temps de « musique baroque », a connu un important mouvement de renouveau au XXe siècle et se trouve aujourd'hui plus jouée que jamais. Elle occupe une place importante dans la programmation des salles de concert, des radios, et touche un public éclectique et nombreux. Face à cet engouement, le moment est venu de faire le point : Pouvons-nous précisément définir ce qu'est la musique baroque ? Pourquoi la jouer aujourd'hui ? Sur quoi fonder la régénération des pratiques qui pourront continuer de nourrir la fascination des musiciens et des auditeurs ? Pour mener cette réflexion, il est ici question de techniques de composition, d'ornementation et de basse-continue, de notre relation au temps, à l'écrit, aux sources historiques, des rapports du musicien à son instrument et de ce qui lui permet d'être un vecteur d'intensité et d'expression. Un ouvrage à destination des mélomanes et des musiciens, pour mieux comprendre, mieux écouter ou mieux jouer la musique baroque.
Qu'est-ce qui fait se dire à un auditeur qu'il est en train d'écouter une histoire ? Tissera-t-il un lien affectif aussi fort avec ce récit musical qu'avec un livre ou un film ? Au-delà des paroles, quels facteurs sonores peuvent encourager un rapport narratif à la musique ? The Tune Will Come To You At Last, entre musicologie et narratologie, apporte des pistes de réponses à ces questions en s'appuyant sur des témoignages de mélomanes. Que ce soit dans la quête spirituelle menée par un flûtiste dans « Stairway to Heaven » de Led Zeppelin ou dans le récit engagé contre la discrimination raciale de la célèbre « Hurricane » de Bob Dylan, on entend en effet souvent les musiciens rock et folk se changer en conteurs. Il s'agit ici de comprendre comment des chansons du siècle dernier sculptent encore notre rapport à ces répertoires, en écoutant à travers les oreilles de leurs publics les histoires qui leur restent chères.
Tupac Shakur: La Biographie Autorisée, écrit par Staci Robinson, retrace la vie de Tupac Shakur au-delà de l'image publique du rappeur devenu légende. Le livre revient sur son enfance, son environnement familial, l'influence de sa mère Afeni Shakur, son rapport très fort à la culture noire américaine, à la politique, à l'art et à la justice sociale. Il montre comment Tupac s'est construit très tôt comme un jeune homme sensible, brillant, en colère, mais aussi profondément conscient du monde qui l'entourait. L'ouvrage raconte aussi son parcours artistique : ses débuts, son rapport à l'écriture, à la poésie, au théâtre, au cinéma, puis son ascension dans le rap. On y découvre un Tupac multiple : artiste, poète, acteur, militant, fils, ami, mais aussi jeune homme traversé par de nombreuses contradictions. Le livre ne se contente pas de raconter ses succès musicaux, il cherche à comprendre ce qui nourrissait sa voix, sa rage, son urgence et son besoin de laisser une trace. La biographie aborde également les moments plus sombres de sa vie : la célébrité fulgurante, les tensions médiatiques, les affaires judiciaires, les conflits dans l'industrie musicale, les dangers qui entouraient son quotidien et les conséquences de son exposition permanente. Le livre replace Tupac dans son époque, entre les luttes héritées des années 1960, les violences sociales des années 1990, l'affaire Rodney King, l'explosion du hip-hop et les tensions qui ont marqué la culture américaine. À travers des archives, des souvenirs, des photos, des écrits personnels et des témoignages, Staci Robinson propose un portrait intime de Tupac. Le livre cherche à dépasser le mythe pour raconter l'homme derrière l'icône : un artiste très jeune, déjà habité par une mission, partagé entre la lumière et les contradictions, et dont l'héritage continue de marquer la musique, la culture et plusieurs générations.
Comment naît une voix ? Comment un accent devient-il musique ? Dans ces entretiens, Georges Aperghis revient sur un parcours qui a déplacé en profondeur les frontières de la création musicale. Né à Athènes en 1945, arrivé à Paris en 1963, il traverse les mondes de la musique, de la scène et de la littérature sans jamais se fixer. De Iannis Xenakis à Mauricio Kagel, de Peter Brook à Antoine Vitez, de l'ATEM à ses grands spectacles musicaux, de "La Bouteille à la mer" à "Migrants", il raconte une vie d'expérimentations, de rencontres et de bifurcations.
Derrière les tubes des années 1990, devenus des hymnes (« Wonderwall », « Supersonic »...) et les frasques des frères Gallagher, réputés pour leur arrogance et leur tendance à l'auto sabordage, Oasis est avant tout un groupe qui a marqué l'histoire de l'Angleterre, aussi bien pour son impact sur la Britpop, réponse anglaise au mouvement grunge, que pour ce qu'il a représenté pour toute une génération. Issus de la classe ouvrière anglaise déshéritée de Manchester, marquée par la délinquance et le chômage, les membres du groupe auront symbolisé le passage de l'inconsidération à la starification pour une jeunesse abandonnée par le thatchérisme, faisant d'Oasis une aventure tout autant musicale que sociale et politique. Entrelaçant l'histoire du groupe et celle de la politique anglaise, Oasis ou la revanche des ploucs revient sur un moment où les espoirs d'un pays se sont cristallisés autour de la musique. Benjamin Durand est documentaliste d'archives audiovisuelles et historien de formation. Il est cofondateur du magazine Voxpop. Il a vécu pendant près de dix ans en Angleterre, essentiellement à Manchester. Nico Prat est journaliste culturel. Il écrit sur le cinéma dans Rockyrama, sur la musique pour le webzine Goûte Mes Disques, et il est également la voix de Tsugi Radio. Il a travaillé par le passé pour Libération, OCS et TF1.
"Le tour, celui ouvert (par exemple) par la musique des Beatles, est un jeu où disparaît tout enjeu, un jeu où le jeu est plus grand que tout joueur et les réunit cependant dans la compréhension que la somme dépasse toujours l'addition des parties. Le tour est le voyage où la traversée a plus de sens que la destination qui aurait été préalablement fixée. Le tour est le lieu mouvant, magique et mystérieux, qui réunit tous les séparés. Le tour est un jeu qui ne se passe pas dans un monde imaginaire ou virtuel, mais précisément, immédiatement, dans celui-ci auquel s'ajoutent toutes les virtualités imaginables, tous les possibles, ainsi que tous ceux qui croisent le chemin de celui qui tourne, tous ceux que le tour peut prendre au tournant. Le tour est simplement la disponibilité qui se dit de celui qui, de ce monde, s'est dessaisi pour s'y laisser glisser. Le tour est le modus operandi des devenirs. Le tour est ce qui nous fait revenir. Le tour est l'autre nom de la générosité. Le tour est une invitation à l'amitié. ...Et le tour nous attend toutes et tous pour être joué."
Bach n'a pas écrit d'opéra : c'est ce que regrettent les amateurs de ce génie absolu. Mais y a-t-il vraiment lieu de s'en plaindre ? Telle est la question que pose Gilles Cantagrel, rappelant l'extraordinaire essor des ouvrages lyriques, des institutions et des théâtres de l'époque de Bach, qui les connaissait, et ne s'y est pas attaché : un ou deux opéras de plus dans ce foisonnement de pièces dramatiques et musicales, où se mêlent intrigues amoureuses, conflits armés et hasards des destinées, avec la complicité de divinités mythologiques ? Gilles Cantagrel répond : usant parfaitement du langage de son temps, Bach en a transcendé le genre avec les deux Passions que nous connaissons de lui, opéras sacrés à la dimension métaphysique.
La musique est un art qui s'écoute et c'est par l'écoute que nous entrons dans les oeuvres musicales. S'il peut être utile de connaître l'histoire des oeuvres ou des compositeurs, il est surtout indispensable d'apprendre à écouter pour ne plus avoir la sensation de « passer à côté ». C'est ce que permet ce livre interactif, qui envisage l'écoute comme une pratique musicale à part entière, accessible à tous, aux musiciens comme aux non-musiciens. En s'appuyant sur des extraits musicaux accessibles sur le site de l'auteur, il donne des conseils d'écoute, décrypte les codes musicaux et propose des exercices pratiques. Il vous aidera ainsi à modifier durablement votre manière d'appréhender la musique classique. Se familiariser - S'exercer - Apprécier
Los Angeles, 1993. Le label indépendant Bong Load publie « Loser », un morceau hybride, aux paroles absurdes, combinant rap, blues et country. Le titre deviendra un succès planétaire, qui placera au centre de la scène rock indépendante son créateur : Beck. D'apparence nonchalante, adepte des mélanges les plus fous, Beck s'affirme comme un musicien versatile puisant son inspiration autant dans le folk et les classiques du blues, que dans l'art contemporain et ses performances. En quatorze albums, Beck a développé un style à part dans l'industrie musicale, alliant technologies de pointe et artisanat, chanson et hip hop, le tout parsemé de collaborations variées avec les Dust Brothers, Nigel Godrich, Charlotte Gainsbourg, Pharrell Williams ou encore Thurston Moore. Beck, des palmiers dans l'espace est une exploration des multiples facettes de l'artiste à l'aune d'une réflexion sur sa ville natale : Los Angeles. Enfant des quartiers déshérités de la ville, Beck n'a cessé d'insuffler à ses morceaux une analyse fine des réalités sociologiques de la cité. Pauline Guedj est anthropologue et journaliste, maîtresse de conférences à l'Université Lumière Lyon 2 et affiliée au laboratoire d'anthropologie des enjeux contemporains. Elle est notamment l'autrice de Louis Malle, Regards sur l'Amérique (Ovadia, 2020) et de Steven Soderbergh, anatomie des fluides (Playlist Society, 2021).
Économie Eskimo a été écrit pour répondre à la question suivante : le bonheur est-il accessible aux Terriens ? Et, si oui, comment ? Dans une pratique qui allie à la fois l'expérience et le savoir, et dans lequel on sent grandir sa puissance d'affecter et d'être affecté. Dans la continuité conceptuelle et la constitution de la bulle singulière. Frank Zappa répondrait : dans la musique. Économie Eskimo est un livre sur la pensée de Zappa : un héros énigmatique dans le combat des hommes libres contre l'ignorance, la paresse et la peur. Zappa joue. Il joue presque comme on lance une bouteille à la mer : ne sachant pas, au fond, à qui il s'adresse, perdu au milieu de son ciel intérieur, son immense solitude, des notes de guitare comme une désolation et un appel, une déploration et un sourire. « La musique de Frank Zappa s'est introduite dans mon histoire autour de mes treize ans et, comme un sinueux serpent, s'est enroulée en spirale dans mon coeur pour y secréter sa goutte de venin-sève. Son trésor ? Le visage menaçant de Miss Christine Frka sur la pochette de Hot Rats, sortant de ce que je croyais être une tombe, et n'est en fait qu'une piscine vide. Ce livre est le fruit de mes noces avec cette image. »
Ce livre rassemble des textes écrits sur une période d'une vingtaine années, récents et inédits ou plus anciens, édités mais non disponibles. Il témoigne d'une recherche que Daniel Deshays a mené durant quarante années dans des réalisations sonores effectuées au théâtre, dans la musique et pour le cinéma. Ces réflexions interrogent une donnée commune à tous ces champs : l'écoute. L'écoute, au coeur de la relation établie entre auteur et auditeur préside à la confection de tout objet audio, théâtral ou audiovisuel. Elle est le lieu même du partage du sensible. L'ouvrage livre au lecteur les arcanes de ce dont il n'a que très peu conscience dans ses relations quotidiennes avec le sonore du monde. C'est une approche critique acquise lors des confections sonores d'une grande diversité de créations et pensée depuis cet axe de création et non de la simple analyse des objets achevés. Ce n'est aucunement un ouvrage technique, il se tient plutôt du côté du sensible, dans ces rapports entre l'oeuvre, sa réalisation, l'auditeur et le monde. Il interroge les modalités de confection des représentations : qu'est-ce que représenter avec le sonore ? Il tente de fonder une mise en conscience de cet "objet son" qui hors de l'aspect de ses nuisances passe à côté de nous tous comme un objet inconscient, fantomatique. C'est par la désignation des variables internes aux oeuvres sonores - le plus souvent issues du cinéma - autant que des processus de constructions artistiques que la révélation de l'ampleur du sujet s'échafaude.
Ces entretiens investissent et analysent les processus de création du jeune Pierre Boulez après ses années de formation sous l'Occupation auprès d'Olivier Messiaen et de René Leibowitz. Cette publication prend à contrepied l'approche hagiographique trop souvent pratiquée à l'égard de Pierre Boulez et de son oeuvre. Le ton ici adopté vise à interroger concrètement la réalité des étapes de la construction du langage musical du musicien, loin des idéologies musicologiques, et à resituer Pierre Boulez dans le contexte complexe de la Libération.
Jusque là, Mylène Farmer n'a pas beaucoup intéressé les sciences humaines. Pourtant, travailler de façon approfondie sur l'artiste, son oeuvre et ses publics, c'est rendre compte d'un phénomène d'une ampleur sans équivalent et sociologiquement passionnant, à plus d'un titre. Elle aborda très tôt, par exemple, la question du genre et d'un certain désenchantement générationnel - qui marquent profondément nos sociétés actuelles.Faire une sociologie de Mylène Farmer, c'est donc observer la façon dont les grandes questions sociales sont traitées, interprétées, mises en texte et en image. Mais une telle étude ne peut faire l'économie d'une analyse approfondie des publics de l'artiste - tant ses fans accompagnent et portent son oeuvre, jusqu'à en faire partie. Pour y parvenir, Marielle Toulze et Arnaud Alessandrin ont recueilli des centaines de témoignages et produit une analyse inédite - faisant de cet ouvrage à la fois un modèle du genre et une enquête passionnante à lire.
En 1956, la France est représentée à l'Eurovision - la plus grande scène musicale au monde ! - par une chanteuse lesbienne. En 2024, le trophée a été remporté par l'artiste suisse non binaire Nemo qui interprétait une chanson célébrant son identité de genre. En l'espace de soixante-huit ans, tout le spectre LGBTQ+ a rayonné sur la scène de cet événement planétaire et populaire, qui n'existe nulle part ailleurs. À travers une série de portraits et de décryptages, Fabien Randanne montre que l'Eurovision a toujours été un miroir des questions sociétales et une caisse de résonance pour des personnes longtemps invisibilisées. Souvent perçu comme un simple divertissement kitsch, l'Eurovision est en réalité la bande originale de la psyché européenne. D'un chapitre à l'autre, on comprend comment la plus grande compétition musicale est devenu un espace résolument progressiste et précieux, alors que les conservatismes, les populismes et les idées réactionnaires gagnent du terrain.
Lara Fabian a conquis le coeur de millions de fans à travers le monde. Véritable star au Québec avant d'avoir vingt-cinq ans, sa voix, ses chansons sont connues depuis l'Europe continentale jusqu'à la Russie, mais aussi au Brésil ou encore en Turquie. Aujourd'hui encore, l'album Pure, vendu à plus de deux millions d'exemplaires en France, fait d'elle l'une des seules femmes francophones à figurer au palmarès des meilleures ventes de disques. Chez Lara Fabian, tout est intense. De l'incarnation de ses chansons sur scène, jusqu'à l'émotion qu'elle met dans son interprétation, sans oublier l'engagement inaltérable qu'elle donne à la musique. Son parcours est celui d'une autrice-compositrice-interprète portée par une passion sans limites, et près de 40 ans après le début de sa carrière, elle est toujours présente, avec cette même voix qui a captivé et bouleversé le grand public. À travers des témoignages inédits, mais aussi à travers plus de trente années d'interviews en télévision, à la radio ou dans la presse, Aurélien Lévêque propose de découvrir la face intime de l'artiste, ses inspirations, ses doutes, ses difficultés et ses réussites. Dans un livre essentiel pour tous les admirateurs de Lara Fabian, il explore de manière exhaustive le répertoire de la chanteuse et en propose une lecture personnelle. Il retrace également le parcours artistique prolifique et durable d'une diva reconnue et admirée et interroge les plus grands moments de sa carrière. Derrière la voix de Lara Fabian, il y a l'histoire d'une étoile montante, de son audace et de sa gloire. Derrière la voix de Lara Fabian, il y a le récit de sa légende.
Inspiré par son intérêt pour la discipline naissante de l'ingénierie aéronautique, Ludwig Wittgenstein (1889-1951) se plonge dans l'étude de la logique et des fondements mathématiques. Son cheminement intellectuel et existentiel le conduira à redécouvrir l'importance du sens commun et de l'intuition pour éclairer la mosaïque des accords sensibles entre humains. Ne renonçant jamais aux exigences de la rationalité, il s'intéresse à l'anthropologie et au langage, à l'éthique et à l'esthétique, au droit et à l'art, refusant la rigidification dogmatique et le cloisonnement des disciplines. Perçue comme difficile d'accès, sa philosophie nous donne pourtant des clefs pour articuler théorie et sensibilité, recherche de l'absolu universaliste et consentement à l'imperfection relative. Ce qui importe alors, et que la musique nous rappelle, c'est que nous sommes tous à la recherche d'une « voix individuelle qui réclame sa validité universelle » - son diapason juste.
Originaire du sud des États-Unis, Vic Chesnutt est l'un des grands représentants de la scène musicale folk des années 1990 et 2000. À 18 ans, il survit à un accident de voiture qui le laisse paraplégique, et l'oblige à trouver une manière unique de faire de la musique. Découvert par Michael Stipe, le chanteur du groupe R.E.M., il est à la tête d'une discographie sensible, centrée sur la vulnérabilité et la bêtise humaine, en particulier la sienne. Sombre mais emplie d'humour et d'ironie, son écriture marche dans les pas des textes de Flannery O'Connor et William Faulkner. Toute sa vie, Vic Chesnutt flirtera avec la mort. Maintes fois sauvé par sa femme ou ses amis, il succombera à une overdose de tranquillisants le 25 novembre 2009, à l'âge de 45 ans. Il laisse derrière lui une oeuvre dense, authentique et à fleur de peau. Vic Chesnutt, le calme et la fureur retrace cette existence dévorée par l'addiction, mais toujours en quête d'une échappatoire. Thierry Jourdain est le fondateur du collectif Equilibre Fragile et de la revue papier du même nom, consacrée à la musique, la photographie et la littérature. Il joue dans le groupe indie rock My Silly Lifestyle, et est l'auteur de plusieurs essais sur la musique, dont Elliott Smith : Can't Make A Sound (Le Mot et le reste, 2018), Dominique A : La Fossette (Densité, 2021) et R.E.M. (Le Boulon, 2022).
Quelques mots pour quelques notes Au-delà des rimes, une chanson puise souvent son efficacité dans la simplicité des mots choisis pour transmettre une émotion, ou pour développer une idée. Le charme d'un texte est une drôle d'alchimie... Auteur à succès de la chanson française, Claude Lemesle nous livre dans cet ouvrage les secrets de plus de cinquante années de métier. En s'appuyant sur des textes incontournables, il prodigue un ensemble de conseils techniques qui vont de l'art de la rime au bon usage des émotions en passant, entre autres, par le choix du sujet et la mise en musique. Car écrire une chanson ne s'improvise pas, cela s'apprend, cela se cultive. Avec beaucoup d'humour et de nombreuses anecdotes, l'auteur fait également le récit de ses rencontres avec les plus grands de la chanson française.
Résonner, réverbérer, paysager, cartographier, retentir : une réflexion philosophique sur le lieu du son, de l'esthétique musicale à l'habitat sonore, au croisement des études du son, de la musique et de la technique, et de la phénoménologie. Que signifie le fait que le son ait (un) lieu, à l'ère du son enregistré et donc délocalisé ? En cinq parties, l'ouvrage se propose de questionner le lieu du son (qui est aussi, mais pas seulement, celui de la musique), en se donnant pour point de départ l'émergence, au cours du XIXe siècle, des techniques de son enregistrement. Il faut mobiliser la physique (résonner), l'acoustique architecturale (réverbérer), l'écologie sonore (paysager) et le soundmapping (cartographier), mais aussi, in fine, la phénoménologie (retentir), pour savoir si le son a vraiment lieu, si son retentissement n'est pas bien plutôt l'éclatement de toute assignation possible à un lieu. Dans cette affaire, la philosophie du son est toujours aussi celle des techniques qui permettent de lui donner un lieu, tant une phénoménologie naturaliste doit, en l'espèce, être remplacée par une phénoménotechnique du son.
De Joséphine Baker à Juliette Armanet, ce livre révèle comment la chanson française a su dire l’amour lesbien, entre sous-entendus malicieux et audaces assumées. Un voyage musical et historique aussi savant que jubilatoire, illustré avec esprit.
L'art meurt du commentaire sur l'art. Le commentaire envahit tout - souvent, hélas, au détriment de l'oeuvre. Censée se suffire à elle-même, elle ne s'apprécie plus qu'assortie d'un discours. Pire : d'accessoire, le commentaire est devenu central - comme le pilier d'un art qui peinerait désormais à tenir debout tout seul ou qui, faute d'émouvoir, exigerait pour être senti filtres, écrans, médiations
Dans cet essai très documenté, Michel Rochon démontre le pouvoir bénéfique de la musique sur notre santé mentale. Il sonde le lien entre la musique et la mémoire, ainsi que l'incidence de la musique sur le développement du cerveau, et montre en quoi elle pourrait être utile à la médecine. Ce faisant, il révèle l'importance fondamentale que revêt la musique dans nos vies.
LE RÉCIT DE 50 ANS DE VIE ET D'AVENTURES AUX CÔTÉS DE JOHNNY. Partager l'intimité d'une légende vivante n'est pas donné à tout le monde. C'est ce qu'a vécu Jacques Verrecchia, qui fut l'avocat de Johnny Hallyday pendant 25 ans et avant tout son ami pendant un demi-siècle, jusqu'à sa disparition. De Saint-Tropez à Los Angeles, dans un cadre professionnel ou en vacances, il a connu une multitude d'aventures avec l'idole des jeunes. À travers ce témoignage, c'est un Johnny inédit qu'il nous décrit. Lui qui fut musicien professionnel avant de devenir un virtuose des prétoires, connaît parfaitement le milieu du show-biz et dévoile mieux que personne l'homme derrière le mythe. Un livre essentiel pour mieux comprendre la plus grande star française.
Depuis 1600 en Europe, puis 200 ans plus tard en Amérique, l'opéra reflète les thèmes culturels et les différents aspects de la vie quotidienne. Neuf chapitres retracent chronologiquement cette histoire de l'opéra des origines à nos jours ; contexte historique, style lyrique, décor de théâtre et biographie des compositeurs regroupés par écoles jalonnent ce florilège des principales oeuvres du répertoire. Cet outil indispensable en résume les arguments, clarifie les principaux termes musicaux et s'attarde parfois plus longuement sur les grands succès. Par force de détails, précisions, anecdotes et autres curiosités, l'auteur invite le lecteur à découvrir les lieux magiques, où les sentiments des protagonistes sont traduits par les paroles et soutenus par la musique. Ce livre s'adresse à tout mélomane, enseignant, étudiant, musicologue, ainsi qu'aux professionnels du spectacle, interprètes, programmateurs musicaux et décorateurs sonores. À PROPOS DE L'AUTEUR Bernard Wodon, docteur en Philosophie et Lettres, a enseigné à l'université de Liège (Belgique), à l'Institut des hautes Études des communications sociales (I.H.E.C.S.) de Bruxelles et, comme invité, aux universités de Louvain et de Bruxelles. Cet ouvrage prolonge son Histoire de la musique parue chez Larousse en 2014. Son importante synthèse avec lexique, "1500 ans d'arts et de musique en Belgique", édité en 2021 par La Renaissance du Livre, réserve, elle aussi, une large part à ce genre musical.
The Marathon Don't Stop : The Life and Times of Nipsey Hussle, écrit par Rob Kenner, retrace la vie de Nipsey Hussle, de son vrai nom Ermias Asghedom. Le livre raconte son parcours depuis son enfance à South Central Los Angeles jusqu'à son ascension dans le rap, en montrant comment son environnement, sa famille, la rue, la culture hip-hop et son héritage érythréen ont façonné sa vision du monde. L'ouvrage revient sur ses débuts dans la musique, son désir d'indépendance et sa manière de construire sa carrière en dehors des schémas classiques de l'industrie. Rob Kenner montre que Nipsey n'était pas seulement un rappeur, mais aussi un entrepreneur, un stratège et un homme obsédé par l'idée de bâtir quelque chose sur le long terme. Le titre du livre renvoie justement à cette philosophie du marathon : avancer avec patience, discipline et persévérance, même lorsque les résultats ne sont pas immédiats. Le livre parle également de son rapport à Los Angeles, à son quartier de Crenshaw, à la communauté et à la transmission. Nipsey voulait réussir, mais il voulait aussi que sa réussite bénéficie à ceux qui l'entouraient. À travers ses projets, sa boutique The Marathon Clothing, ses investissements locaux et son discours sur l'indépendance économique, il a construit une image rare dans le hip-hop : celle d'un artiste capable de transformer son influence en outil de construction collective. Rob Kenner aborde aussi les contradictions et les difficultés de son parcours : les liens avec la rue, les obstacles de l'industrie musicale, les tensions entre ambition personnelle et responsabilité communautaire, puis sa mort brutale en 2019, dans le quartier même qu'il cherchait à développer. Le livre ne se contente pas de célébrer Nipsey Hussle, il cherche à comprendre l'homme, son époque, ses choix et l'héritage qu'il a laissé. Au fond, The Marathon Don't Stop est le portrait d'un artiste devenu symbole. Un livre sur la musique, mais aussi sur l'entrepreneuriat, la loyauté, la discipline, la communauté et la volonté de laisser une trace durable. Simon & Schuster présente l'ouvrage comme la première biographie approfondie de Nipsey Hussle, construite à partir de reportages de terrain et d'entretiens directs.
Vera Moore est une des premières pianistes néo-zélandaises à avoir atteint une renommée internationale. Née en 1896 dans une famille de musiciens, elle a suivi son frère à Londres pour faire carrière. Elle vécut à Jouy-en-Josas de 1958 à son décès en 1997. Les élèves viennent chercher auprès d'elle la tradition de Schumann dont elle était la meilleure interprète. « Mon grand maître, c'est Vera Moore. » Pierre-Alain Volondat, Premier Prix de piano du Concours Reine Elisabeth 1983 Cette nouvelle édition est suivie du Journal de l'écriture de Vera Moore, pianiste, qui retrace les moments qui jalonnent le parcours de ce livre, du début de l'enquête biographique en 2010 à l'hommage à Vera Moore en Touraine en 2025. Des QR codes permettent d'écouter jouer la pianiste.
Plus de 30 ans de jazz. Mémoires de jazz regroupe près de 80 chroniques rédigées par un journaliste grand amateur et connaisseur de ce genre musical et publiées dans Le Devoir. A travers six chapitres thématiques, on peut y lire des portraits de grands musiciens (Miles Davis, Oscar Peterson, Chet Baker, Dexter Gordon et autres); des coups de chapeau à certaines rééditions d'oeuvres musicales majeures; le compte rendu de grands moments du Festival de jazz de Montréal au fil des ans; des textes sur les musiciens canadiens les plus intéressants; et une section sur le jazz et la politique, qui démontre l'implication de certains grands musiciens en faveur de la lutte des Noirs.