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Et si le capitalisme moderne ne reposait plus sur la contrainte, mais sur la capture de nos désirs ? Capitalisme, désir et servitude déconstruit les mécanismes par lesquels le système économique transforme nos aspirations en servitude consentie.
Avec ce premier livre en français visant un large public, le prix Nobel d'économie 2014 nous fait partager sa passion pour la discipline. Il défend une certaine vision de l'économie, science qui fait le pont entre la théorie et les faits au service du bien commun, et de l'économiste chercheur et homme de terrain. Ce faisant, le lecteur pénètre dans l'atelier d'un économiste, et voyage à travers les sujets affectant notre quotidien : économie numérique, innovation, chômage, changement climatique, Europe, État, finance, marché... En dressant un panorama des grandes problématiques de l'économie d'aujourd'hui, Jean Tirole nous fait entrer au coeur des théories dont il est le père.
Après l'immigré OS à vie et l'épicier maghrébin, le chauffeur Uber racisé se présente comme une nouvelle figure du système d'emploi. Si le déploiement des plateformes numériques marque l'avènement de formes renouvelées, voire exacerbées d'exploitation, il s'inscrit dans un capitalisme racial de plateforme reposant sur celle d'hommes racisés. L'enquête inédite menée auprès d'une centaine de chauffeurs Uber à Paris, Londres et Montréal est l'occasion d'aller à la rencontre de cette figure emblématique de l'« ubérisation » pour décrire la réalité de leur quotidien de travail. Entrés dans le métier pour améliorer leur condition, ces travailleurs indépendants connaissent des conditions de travail et d'emploi dégradées. Caractérisées par la combinaison du management algorithmique et de formes d'emploi ultra-flexibles, les plateformes numériques participent d'une reconfiguration de l'emploi précaire qui se révèle particulièrement adaptée à l'exploitation des travailleurs racisés. Elles peuvent ainsi tirer parti d'une main d'oeuvre disponible et docile qui, au moment même où elle croyait y échapper, se voit à nouveau assignée à « un travail pour immigré ».
Qu'est-ce qui réunit Smith, Polanyi, Friedman, Keynes, Marx et Schumpeter ? Chacun, à sa manière, refuse les grilles de lecture de son temps et la pensée économique mainstream. Face aux mutations enfantées par les révolutions industrielles, ils sont tous des penseurs de l'alternative : ils questionnent l'intervention étatique, le risque d'épuisement de la croissance, son contournement par l'innovation et, surtout, la dose tolérable d'inégalités dans une société. Confrontés aux conséquences des grandes crises économiques contemporaines et des guerres industrielles, ces six auteurs clés posent les jalons de la macroéconomie. En s'appuyant sur de nombreuses citations, cet ouvrage analyse finement la pensée de ces six économistes et propose des mises en perspective pour comprendre les débats politiques contemporains.
Omniprésent, le mot « crise » est souvent galvaudé. Comprendre l'économie et ses enjeux futurs suppose une analyse fine et précise de ce qu'est une crise économique. C'est à cet objectif que s'attache ce livre. Exposé pédagogique de ce que dit la théorie économique sur les crises et leur éternel retour sous forme de cycle, il se penche ensuite sur les leçons à tirer de l'histoire. Depuis 1945, l'économie mondiale est dominée par les Etats-Unis si bien qu'analyser les crises conduit à étudier leur action. Celle-ci se caractérise par une justification keynésienne du recours systématique au déficit budgétaire et à la facilité monétaire. Le livre tente de répondre à la question de savoir si cette hégémonie américaine, qui n'avait pas été remise en cause par le contre-modèle soviétique, l'a été par les coups de boutoir qu'ont constitués les récessions de 1975, 1992, 2009 et 2020 et par leurs séquelles sous forme de dettes. Quant aux problèmes environnementaux, portent-ils en eux une crise dévastatrice, rappelant le « piège nutritionnel » théorisé par le prix Nobel Angus Deaton, c'est-à-dire un retour à des périodes de pénurie semblables à celles qui marquaient l'économie d'avant 1750 ?
Depuis les années 1960, l'essor de certains pays, notamment en Asie, a contribué à masquer le faible développement de l'Amérique latine, voire le retard d'autres pays, comme l'Afrique subsaharienne. Aujourd'hui, plus d'un milliard d'habitants dans le monde vivent encore dans la pauvreté. Les acteurs politiques privilégient actuellement la mise en oeuvre d'interventions au niveau des populations pauvres plutôt que des politiques macro-économiques et structurelles adaptées. François Bourguignon entreprend d'interroger le bien-fondé de ce choix, d'évaluer les savoirs acquis et d'identifier la nature des contraintes politiques dans le contexte de la mondialisation.
"J'en ai lu des livres sur l'Afrique, depuis le temps que je l'aime et que je m'acharne à la comprendre. Peu d'entre eux m'ont autant éclairé." Érik Orsenna C'est en Afrique, désormais, que se jouent la démographie et la croissance de notre planète. Parmi les premières régions touchées par le réchauffement climatique, ce continent porte aussi en germe les drames humanitaires et écologiques de demain. À rebours des idées reçues, cet ouvrage dresse un panorama complet de la réalité africaine, pour comprendre le présent et appréhender l'avenir. Cette nouvelle édition mise à jour aborde successivement les questions de politique, d'économie et de culture, sans omettre les sujets d'actualité que sont le terrorisme, la pauvreté, l'aide au développement... Conçu par un ancien diplomate ayant consacré l'essentiel de sa carrière à l'Afrique, il constitue un outil unique de découverte et d'étude, agrémenté d'une douzaine de cartes.
Ce manuel offre une analyse de la dynamique d'intégration économique européenne qui met en évidence les grands enjeux économiques de la construction européenne. Il utilise des concepts économiques élémentaires, mais prend également en compte des éléments historiques, institutionnels et géopolitiques indispensables à la compréhension des phénomènes complexes qui affectent l'économie de l'Union européenne. Il passe, en outre, en revue le développement des principales politiques économiques de l'UE. De nombreux exemples et études de cas sont développés de manière pédagogique, de façon à permettre au lecteur de mieux comprendre les nuances du fonctionnement économique de l'UE et de son marché unique. Cette analyse critique de la construction européenne, du début du 20e siècle à nos jours, facilite la mise en perspective et l'analyse prospective dynamique de l'économie européenne. Ce livre d'introduction est destiné à tous ceux qui veulent saisir les enjeux de l'économie de l'Union européenne et qui disposent de notions élémentaires d'économie, qu'ils soient étudiants de différentes disciplines ou praticiens issus des institutions publiques, des ONG ou du monde de l'entreprise. Grâce aux QR Codes placés dans l'ouvrage, vous aurez accès à des figures complémentaires, des questions d'examens et une webographie sélective.
La crise des dettes appelle une réflexion philosophique au-delà de l'analyse économique et sociologique par ailleurs indispensable. Car la dette ne désigne pas simplement un fait économique (ce que je dois) ou social (une relation d'obligation) fondamental, à côté de l'échange et du don. Elle est indissociable de la question des origines. Se demander avec saint Augustin : « Qu'avons-nous que nous n'ayons point reçu ? », c'est reconnaître une expérience fondatrice de la dette qui fait de l'homme un héritier et du lien de filiation un paradigme de la condition de l'homme débiteur. Si sous sa première forme, le capitalisme a participé à l'émancipation de l'individu et à la libération de toute forme de dette congénitale, il a ensuite contribué à forger des débiteurs insolvables en vidant l'individu et le lien social de toute substance propre. L'utopie d'une société sans dette, en voulant faire table rase des origines, débouche sur la production d'individus désaffiliés sur lesquels pèsent à rebours des dettes impayables.
Quel point commun entre la crise de 1929 et celle de 2007 ? À l'origine de l'une comme de l'autre : le non-cloisonnement entre les activités bancaires et les activités financières.En 1929, c'est la baisse du prix des actions en bourse qui a empêché les banques de rembourser leurs déposants, entraînant de nombreuses faillites. En 2007, ce sont les crédits subprimes octroyés par les banques qui, par le biais de leur titrisation, se sont invités dans les actifs boursiers. La chute du prix de ces actifs a entraîné des pertes considérables pour les porteurs, investisseurs ou banques. Les États ont mis en place des plans de soutien dont le financement s'est fait au prix de l'endettement, particulièrement dans les pays de la zone euro. Dès 2010, les régulateurs américains ont adopté un mécanisme de séparation des activités. L'adoption d'un tel dispositif en Europe se fait encore attendre. À la clé de cette dérégulation généralisée : la perspective de nouvelles crises...
"J'étais pro-européen comme tout le monde. Parce que c'est comme ça. Parce que l'on vous répète du berceau à la tombe que l'Union européenne est formidable. Parce que, aimant les autres peuples européens, l'idée d'une union pouvait paraître a priori sympathique, vue rapidement de l'extérieur. Parce que l'on vous répète que la France serait trop petite seule dans la mondialisation. Parce que l'Europe, c'est la paix. Parce qu'en sortir serait la catastrophe. Avec du recul et en creusant le fonctionnement de cette organisation politique, tous les arguments en faveur de l'UE sont pavloviens, basés sur des slogans et sur la peur. Vous allez le comprendre : lorsque l'on analyse l'UE en profondeur et que l'on décide rationnellement qu'il vaut mieux s'en libérer, c'est un combat des faits face à un dogme. C'est d'ailleurs tout l'objet de ce livre, répondre au dogme, à la religion de l'UE, par des faits." Ch.-H. G. Préface d'Idriss Aberkane Brexit, rejoignons les Britanniques et reprenons en main notre démocratie et notre liberté
Nous vivons dans un monde où les soubresauts de l'économie font les gros titres : de l'assouplissement des réglementations bancaires aux États-Unis à l'établissement de tarifs douaniers susceptibles de déclencher des guerres commerciales internationales. Les racines de cette situation sont profondes. Dans Crashed, l'historien Adam Tooze montre que les bouleversements d'aujourd'hui ont une origine commune dans la crise économique de 2008 et ses répercussions. Si la crise financière a d'abord été présentée comme une péripétie locale, ce qui s'est passé à Wall Street à partir de 2008 a en réalité bouleversé toutes les régions du globe : des marchés financiers occidentaux aux usines et chantiers en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine. La crise a déstabilisé l'Ukraine, semé le chaos en Grèce, suscité la question du Brexit et préparé le terrain à Trump. C'est la crise la plus grave endurée par les sociétés occidentales depuis la fin de la Guerre froide. Reconstituant l'histoire, l'auteur analyse en détail les décisions et le positionnement des acteurs qui ont dominé l'actualité économique, politique et internationale de ces dix dernières années. Il le fait au prisme de multiples thématiques originales : itinéraires du développement économique et de la dette à la surface du globe ; inégalités politiques issues de l'interdépendance financière des pays ; effets de la crise sur l'ascension spectaculaire des réseaux sociaux et le malaise des classes moyennes. Toujours avec la rigueur de l'historien, Adam Tooze prolonge son étude jusqu'à aujourd'hui et s'interroge sur la perspective d'un ordre mondial progressiste, stable et cohérent à l'avenir.
Publication originale : Little, Brown, 2017.Traduit de l'anglais par Laurent Bury. La charrue, l'ampoule électrique, la pilule contraceptive, l'argent liquide, le code-barre, l'air conditionné, l'Etat-providence, le béton, le plastique ... : comment chacune de ces inventions a-t-elle durablement bouleversé l'économie ? À l'heure où l'économie mondiale est de plus en plus complexe et défie la compréhension, Tim Harford conduit le lecteur dans ses arcanes. Cinquante histoires qui sont autant de prétextes à une plongée dans les mécanismes obscurs de l'économie, racontées par un vulgarisateur talentueux. Ou comment l'économie narrative devient un véritable plaisir de lecture.
L'ambition des Nouvelles Routes de la Soie, aussi appelées BRI (Belt and Road Initiative) est de relier la Chine à l'ensemble du continent eurasiatique et à l'Afrique par des voies de communication terrestres et par le renforcement des voies maritimes. La priorité est donnée au co-développement économique entre les 65 pays et régions concernés et la Chine, grâce à une connectivité et une participation active. Ce projet considérable va de pair avec la volonté du président chinois Xi Jinping de faire retrouver à la Chine sa place éminente.
Si la croissance économique apparaît épuisée du point de vue du sens et pas seulement de la substance, s'il importe aujourd'hui de la remplacer par les nouveaux horizons du bien-être, de la résilience et de la soutenabilité, il faut aussi construire un nouveau récit commun pour remplacer le sens perdu et engager la communauté des citoyens, et ce récit ne peut pas se borner au respect de la contrainte écologique. Elargir la brèche ouverte dans le mirage de la croissance par la crise des inégalités, ouvrir l'horizon de la coopération sociale sur le bien-être humain, projeter ce bien-être dans la dynamique de la résilience et de la soutenabilité - en somme repenser la prospérité - ne suffira pas. Dépasser la croissance comme projet social implique non seulement de reconsidérer nos objectifs collectifs mais aussi de lier bien-être et soutenabilité dans un nouveau récit commun positif visant à construire des institutions robustes pour donner corps à la transition social-écologique.
Karine Clément, sociologue et enseignante à l'université Paris 8, a longtemps séjourné en Russie où elle a effectué de nombreuses enquêtes dans une douzaine d'entreprises. Elle en a ramené des témoignages qui nuancent à la fois le tableau noir d'un monde en voie de disparition et l'image colorée d'une population qui se « débrouillerait » et regorgerait de ressources et d'inventivité. Elle explore la vie quotidienne des ouvriers russes et scrute leur subjectivité en leur cédant la parole. Elle nous montre comment ils parviennent, malgré les contraintes qui pèsent sur eux, malgré le poids des rapports de domination, à se forger des espaces d'autonomie individuelle ou collective. Artisans de la chute de l'Ancien Régime, les prolétaires russes ont été sommés d'être libres, en même temps qu'on les privait des moyens de leur liberté. Et tout en perdant les protections des ouvriers soviétiques, ils ont hérité de leurs chaînes. Une fois de plus, ils ont été floués par l'histoire. Le régime ne s'est libéralisé que pour mieux continuer à les exploiter. La tâche est d'autant plus facile que les nouveaux maîtres du Kremlin manient à leur aise la ficelle historique qui permet de jeter le discrédit sur une classe ouvrière qui passe pour avoir été la « classe dirigeante » de l'État soviétique. Là où l'on ne voit souvent dans la Russie d'aujourd'hui que désordre et instabilité, l'auteure nous propose des logiques explicatives d'ensemble où l'instabilité est au coeur de la logique du système qui s'est mis en place sur les décombres de l'URSS.
Plus de quinze ans après la définition du concept de médiation culturelle, celui-ci a acquis une reconnaissance incontestable. Aujourd'hui, il n'est plus possible d'envisager un projet à vocation scientifique et/ou culturelle sans un volet consacré à la médiation. Quelles avancées et quelles dérives a rencontré le concept devenu désormais une discipline enseignée ? À travers une série de contributions, voici un portrait à multiples facettes de la médiation, ses extensions et, en creux, un état des questions en cours.
Krach financier, panique, fuite vers la liquidité : la crise qui entraîne aujourd'hui le monde vers son effondrement est comparable à celle des années trente, mue, à nouveau, par ce que Keynes appelait « le désir morbide de liquidité » et Freud, plus abruptement « la pulsion de mort ». Nichée au coesur du capitalisme, cette pulsion le pousse à détruire et à s'autodétruire. C'est entre le « mardi noir » et l'arrivée des nazis au Reichstag, que Freud, désabusé, découvre le rôle de la pulsion de mort dans la civilisation. Au même moment, Keynes, dont l'oeuvre ne peut être comprise sans sa lecture permanente de Freud, traduit cette pulsion dans le désir insatiable d'argent. Cet ouvrage propose une lecture du capitalisme à travers le double prisme de Freud et de Keynes. Il dévoile comment ce tout jeune système au regard de l'histoire de l'humanité est porteur de menaces pour elle, par son simple désir de détruire et de mourir, et laisse entrevoir « l'au-delà du capitalisme ». Fruit de plus de dix ans de recherches de Gilles Dostaler et de Bernard Maris, il se trouve être, brutalement, d'une extraordinaire actualité.
Les changements du monde rural, en particulier en France, sont aujourd'hui bien connus. Si la campagne agricole a longuement façonné la société française, « l'agricole » ne fait plus « le rural » : le rural est devenu résidentiel, récréatif, et son caractère d'espace naturel est largement reconsidéré. La question de la gestion des espaces ruraux est donc posée. Le rural est-il un espace intégré dépendant de la ville ? Doit-il - ou peut-il - être gouverné comme tel ? Les spécificités du rural doivent-elles au contraire engendrer des finalités différentes, entre efficacité et équité territoriale ? Les mutations des espaces ruraux et l'évolution de la gouvernance obligent à repenser l'analyse économique de ces espaces. L'économie rurale n'est plus seulement une branche de l'analyse économique qui s'intéresserait à l'agriculture, à l'agroalimentaire et à l'espace dit « rural ». En effet, elle s'est ouverte aux concepts et aux méthodes de l'économie spatiale et régionale, de l'économie de l'environnement, de l'économie néo-institutionnelle, de l'économie publique, de l'économie politique. Ces apports ont permis de renouveler les méthodes et les cadres d'analyse, illustrés par les travaux et les réflexions livrés dans cet ouvrage. Repenser l'économie rurale, c'est appréhender le rural, objet désectorialisé, comme un terrain d'application remarquable pour un ensemble d'approches variées. C'est aussi tracer des perspectives pour la recherche, à partir de questionnements aussi bien au plan local que global. Cette contribution collective fournit un panorama de réflexions sur l'évolution des espaces ruraux, en France et à l'étranger. Les auteurs s'appuient sur les sujets abordés par Philippe Perrier-Cornet et sur sa vision pour repenser « l'économie rurale » en tant que discipline, qu'activité économique des espaces ruraux et gestion du rural.
Ce que nous appelons « la » crise, celle qui a débuté en 2008, a sans doute plus que d'autres suscité cette question : l'économie de marché est-elle juste ? Ou, au contraire, porterait-elle en elle-même les inégalités, le chômage de masse, la pauvreté, en un mot, « l'horreur économique » ? Ce volume est le premier d'une série de six publications, faisant suite aux conférences organisées à l'Académie royale de Belgique, avec pour ambition de cultiver ce jardin du bien et du mal et de fournir à ses lecteurs une sorte de « boîte à outils » leur permettant de se forger leur propre opinion. Il pose la question de la vraie nature du marché. Dans certaines conditions, le marché peut arriver spontanément à un équilibre et cet équilibre a des propriétés étonnantes, notamment du point de vue de la justice sociale. Mais que signifient-elles vraiment ? Quels sont les critères de cette justice : au fond, qu'est-ce que la vie bonne, celle qui, dit-on, « mérite d'être pleurée » ? Jean-Pierre Hansen est ingénieur et économiste. Pendant plus de vingt ans, il a dirigé de grandes entreprises d'énergie et de services collectifs, actives en Europe et au grand international. Il préside ou est membre des conseils de sociétés industrielles et financières ainsi que d'organismes socioéconomiques. Membre de l'Académie royale de Belgique, il enseigne au Département d'Économie de l'École Polytechnique (Paris) et à
On entend souvent dire avec cynisme que «l'argent mène le monde». Mais l'argent n'est pas le seul pouvoir économique et le présent livre porte sur un pouvoir qui est à la portée de tous: celui de contribuer par ses choix de consommation au développement d'une économie responsable.Désireuse de partager les résultats de plusieurs années de recherches et de travail sur le terrain, Laure Waridel décortique dans cet ouvrage les rouages commerciaux qui contribuent à accroître les inégalités entre producteurs des pays du Sud et consommateurs des pays du Nord.Laure Waridel analyse en particulier le cas du café, retraçant sa route, de la plantation à la tasse. Elle en présente les principaux intermédiaires et explique les impacts sociaux et environnementaux des choix de consommation que l'on fait.Puis, elle rapporte l'expérience de la coopérative de café UCIRI, située dans le sud du Mexique, qui fut l'une des premières organisations paysannes à exporter du café équitable et biologique en Europe. À travers son émouvant témoignage, l'auteure raconte l'histoire de cette petite communauté autochtone fière, tenace et courageuse, dont elle a partagé le quotidien, les espoirs et les difficultés. Une histoire édifiante qui décrit l'importance mais aussi les limites du commerce équitable et montre la nécessité d'instaurer un système économique mondial au service des populations plutôt que des multinationales. Ce livre est un appel à l'action!
Cet ouvrage didactique comprend un abrégé méthodologique, et 10 dissertations originales, traitant de sujets importants proposés aux concours des grandes écoles, ou susceptibles de l'être lors des sessions à venir. Les grands thèmes de l'économie contemporaine sont analysés, de façon approfondie, sous forme de dissertations : stagnation séculaire, progrès technique, déflation, déficits publics, fiscalité, concurrence, crises financières, inégalités, Europe monétaire. Conçu initialement pour les élèves des classes préparatoires aux grandes écoles de commerce, cet ouvrage peut être utile au-delà à tous les étudiants qui suivent des études d'économie et passent des examens dans cette matière : IEP, sciences économiques, IUT, concours administratifs, Capes, Baccalauréat.
Qu'est qu'une Petite Économie Insulaire (PEI) française ? Quelles sont les spécificités de sa trajectoire historiographique, sociale, économique, culturelle, sociétale, institutionnelle et identitaire d'une PEI française ? Quels sont les enjeux et perspectives pour une telle économie impactée par l'antériorité coloniale ? Avec clarté, interdisciplinarité et altruisme, l'ouvrage s'inscrit dans la perspective d'une réflexion sur le fait postcolonial dans le contexte d'une Petite Économie Insulaire, ancienne colonie française, la Guadeloupe. Plusieurs des dimensions spécifiques de l'île y sont abordées : économique, géographique, historiographique, identitaire, sociétale, entrepreneuriale et managériale. S'inscrire dans une réflexion sur le fait postcolonial, en France, traduit la volonté d'une meilleure connaissance des racines précoloniales et coloniales. L'auteure entreprend une analyse fine, en contournant l'écueil de la subjectivité ou d'une conversion communautariste. Johanna Pierre-Justin Virapatirin est enseignant-chercheur à l'IUT de la Guadeloupe Université des Antilles. Docteure en sciences de gestion, ses recherches portent principalement sur les styles de management dans les cultures postcoloniales.
Ce livre part du constat qualifié de « paradoxe de la gouvernance » pour décrire le caractère paradoxal et contradictoire, entre une volonté affichée par les pouvoirs publics de consacrer les principes d'une « gouvernance renforcée » et la réalité sur le terrain infirmant cette volonté. Le tourisme marocain se trouve tiraillé et confiné entre une gouvernance « de forme » caractérisée par son aspect institutionnellement « parfait » et « utopique » et une gouvernance « de fait » dont les règles du jeu sont prescrites et maintenues par des groupes d'intérêt.
La lutte contre la pauvreté a depuis fort longtemps constitué l'une des préoccupations majeures de la communauté internationale sans qu'elle ne puisse, à aucune étape historique, parvenir à son éradication. Au Maroc, des millions de personnes de catégories sociales gisent toujours dans le gouffre de la misère. L'auteure étudie le rôle joué par les microcrédits, comme mécanisme, dans la lutte contre ce fardeau. Il s'avère que la pauvreté et les politiques adoptées à l'échelle nationale vont dans des sens opposés. En outre, les microcrédits ne constituent qu'une solution ségrégationniste qui perpétue la persistance de grands écarts entre les catégories sociales.
La crise que la région du Kasaï a connue entre août 2016 et fin 2017 a auguré d'un régime de violence et laissé des stigmates qui tourmenteront de nombreuses générations. Cet ouvrage met en lumière la dynamique complexe de la crise du Kasaï non encore suffisamment documentée sur le plan scientifique et se focalise sur les enjeux et les défis majeurs de la gestion de l'après-conflit au Kasaï central, épicentre de la crise.
Le luxe et son savoir-faire sont inscrits dans l'ADN culturel et économique de la France. Ils sont un atout majeur de l'économie française, les entreprises françaises figurent parmi les toutes premières dans ce domaine. Comment s'explique ce succès ? Que font les marques, grandes ou petites, pour durer ? Et que peut faire l'État pour préserver et consolider cet écosystème, développer les capacités de production et filières de formation, renforcer la prise en compte des facteurs écologiques, éthiques et durables... ?
La question des réformes est un marronnier médiatique, chaque nouvelle réforme entreprise par les gouvernements successifs étant présentée comme agressive pour les uns et timide pour les autres. Qu'en est-il vraiment ? La France est-elle véritablement impossible à réformer ? Sa situation peut-elle être comparée à celle des autres pays européens ? Et quelles sont les réformes urgentes ? Comment établir des réformes efficaces ? Quels chemins politiques doivent-elles emprunter pour être menées à bien ? C'est à ces questions que répond cet ouvrage, qui rassemble les contributions des membres et des invités de l'Académie des sciences morales et politiques sur le sujet, en attaquant de front les grands sujets de société (économie, santé, emploi...) et en y apportant des solutions concrètes.
This book is about the economics and management of the process of innovation: a key for growth and wealth. This book does not target a new theoretical contribution but presents the results of applied field research over a long period of time and in many different geographical and sectoral contexts as well as different size of organizations. This is based on the authors' long academic experience as professors, senior researchers and lecturers in Europe, China and in The United States with focus in the field of economics and management of technology and innovation at bachelor, master and doctoral levels.
Ce livre expose les grands principes de gouvernance des banques centrales, la pertinence du choix des régimes de change, les stratégies de mise en oeuvre de la politique monétaire commune, les résultats obtenus ainsi que les perspectives envisageables pour l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Il est le fruit d'une réflexion issue d'une longue expérience dans la pratique, l'analyse et la recherche économique, monétaire et financière.
Ce manuel, résolument pédagogique, expose les principaux concepts de l'économie internationale. Il fournit les données récentes sur la plupart des sujets liés à la mondialisation et traite les questions suivantes : o l'évolution historique des échanges internationaux ; o les déterminants du commerce ; o les firmes dans un monde globalisé ; o les effets de la mondialisation sur l'emploi, les inégalités et l'environnement ; o les causes du retour actuel du protectionnisme et ses enjeux ; o l'avenir incertain des négociations multilatérales et la fragilité de l'intégration européenne. Le livre comprend de nombreux exemples, des focus sous la forme d'encadrés, et des graphiques. Chaque chapitre s'achève sur une liste des points à retenir, des QCM corrigés et des applications.Les corrigés des applications sont disponibles sur le site www.vuibert.fr
L'ouvrage de référence pour comprendre les débats sur l'avenir de la zone euro. Depuis la signature du Traité de Maastricht, le parcours de l'euro n'a pas été un long fleuve tranquille : critiques du rôle de la Banque centrale européenne, absence de politique budgétaire commune, crise de la dette souveraine, remise en cause des fondements de la monnaie unique... L'architecture de la zone euro pose des questions. L'UEM cherche un second souffle dans un contexte international instable. Cet ouvrage permet de comprendre les difficultés auxquelles la zone euro est confrontée et les défis qu'elle doit relever pour se rapprocher d'une zone monétaire optimale. En abordant à la fois les problématiques monétaires, budgétaires, fiscales, financières et bancaires, il permet de cerner, de façon exhaustive, les différentes facettes de la gouvernance économique de la zone euro. Cet ouvrage s'adresse à un public très large : étudiants en sciences économiques, sciences politiques, droit, candidats aux concours des grandes écoles ou aux concours administratifs, praticiens ou observateurs de l'intégration européenne et, d'une façon générale, toute personne qui souhaite saisir les enjeux relatifs à l'union monétaire européenne.