Celui qui est pris en otage, c'est un écrivain venu là pour animer un atelier d'écriture.
Dans la bibliothèque du Centre pénitentiaire. Quartier des femmes.
Il y a l'auteur pris en otage.
La femme qui le prend en otage.
Et les autres femmes venues participer à l'atelier.
Des criminelles.
Des meurtrières.
Une "terroriste" de l'E.T.A.
Cela va durer à peu près une journée.
Dans ce huis-clos.
Dans cette bibliothèque où devait avoir lieu un atelier d'écriture dont on lira tout au long du récit des textes que les détenues y ont écrits.
Il y aura cette durée.
Courte. Mais lente. Distendue.
La tentative d'une femme détenue d'obtenir justice non pas pour elle-même mais pour une de ses "soeurs" dont un certain Euzaide a dénigré le prénom africain à la télévision.
Tentative disproportionnée au vu de la puissance qu'elle affronte.