Health Economics
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Antibiotiques, traitements contre des maladies invalidantes, produits de réanimation... De plus en plus de personnes en France rencontrent des difficultés pour accéder aux médicaments dont elles ont besoin. À l'autre bout du spectre, les médicaments nouveaux, dits « innovants », pour traiter des cancers, le diabète ou des maladies rares voient leur prix flamber un peu plus chaque année. Le sujet agite les médias, et si se succèdent enquête au Sénat, rapport au ministère, enquête à la Cour des comptes et projets de lois, les mesures sont encore insuffisantes et en totale inadéquation avec les situations. Il est pourtant possible de faire autrement en transformant les relations du secteur public avec les industriels et la gestion de l'argent public. Parce que oui, le sujet est complexe, mais on peut l'expliquer, le comprendre et en débattre collectivement. Non seulement on le peut, mais on le doit.
Dans la mise à jour de la déclaration d'Helsinki, en 2014, l'Organisation mondiale de la santé reconnaissait que les décisions prises par les gouvernements dans tous les secteurs de la vie collective pouvaient avoir une incidence, positive ou négative, sur la santé des individus et des populations. Cette reconnaissance présente un défi de taille pour les organismes de santé publique qui, dans leur devoir de protection et de promotion de la santé, doivent influencer les élus. Comment s'exerce ce rôle d'influence sur les autorités ? Et, surtout, comment mieux le jouer ? Des médecins et des experts reconnus en science politique et en éthique présentent dans cet ouvrage treize cas d'interventions des directions de santé publique du Québec. Tout en montrant à quel point l'acceptabilité sociale est un enjeu crucial, ils proposent des cadres de référence et tirent des leçons pour de futures interventions. Rares sont les ouvrages qui décrivent concrètement les pratiques de prévention qui consistent à mener des opérations visant à influencer les organisations et les décideurs.
Découlant de la tension entre l'accroissement de la demande pour les soins de santé et les contraintes financières des gouvernements, l'évaluation de la performance des organisations et des systèmes de santé est une condition essentielle à la survie de ceux-ci et constitue en soi un enjeu difficile. D'une part, ces systèmes complexes dépendent fortement de leur contexte : améliorer leur performance requiert la participation de nombreux acteurs aux intérêts souvent divergents. D'autre part, le concept de performance est loin de faire l'unanimité ; les modèles utilisés reflètent souvent des préoccupations et des objectifs contradictoires. Les auteurs exposent les perspectives d'acteurs clés provenant des pays lusophones et francophones des Amériques, de l'Europe et de l'Afrique dans le but d'engager les systèmes et les organisations de santé vers une amélioration continue de la performance. Pour ce faire, ils posent ici trois questions fondamentales : en quoi consiste la performance d'un système ou d'une organisation de santé ? Comment l'évaluer ? Et comment utiliser les résultats de l'évaluation de façon à constamment améliorer la performance ?
La santé mentale au travail devient un enjeu stratégique pour les entreprises en 2026. Découvrez comment transformer ce défi en levier de performance et de bien-être collectif grâce à des solutions concrètes et innovantes.
Les "oubliés du digital", ce sont les patients, les médecins, les aides- soignants et les infirmiers premières victimes des pesanteurs et des paradoxes du système de santé français. Celui-ci donne l'impression de s'effondrer alors qu'il n'a jamais compté autant de femmes et d'hommes exceptionnellement formés et dévoués à leur mission. Mais sans réelle transformation numérique, le temps médical est souvent utilisé à de mauvaises fins... pour ne pas dire gaspillé ! L'irruption et la démocratisation des nouvelles plateformes d'e-santé vont radicalement changer la donne en responsabilisant les patients et en simplifiant le parcours de soins. Dans certains pays, elles permettent déjà de digitaliser la consultation médicale, d'encourager la prévention et de moderniser toutes les étapes de la prise en charge des patients. Pourquoi attendre en France? Convaincu que nous ne sommes qu'au début d'une révolution de grande ampleur, Jérôme Bourreau plaide pour un programme d'urgence de "modernisation numérique du système de santé français" associant patients, professionnels du secteur et plateformes d'e-santé. Rompant avec l'idée reçue selon laquelle il faut toujours plus de moyens et de personnel pour mieux soigner, il ouvre de nouvelles perspectives concrètes pour faire du système de santé français un "modèle de prise en charge" des patients au XXIe siècle.
L'Afrique, continent du XXIe siecle. L'expression a beau etre connue, la demonstration qu'en fait cet essai est unique. Ce qui fera la force de ce continent pluriel, pour Mireille Faugere, ce ne sont pas ses ressources minieres ni meme sa puissance demographique, mais bien son potentiel d'innovation en sante. Parce qu'une population en bonne sante est le capital le plus precieux d'une societe qui voit loin, les Africains, avec l'agilite et l'inventivite qui leur sont propres, osent l'exploration de methodes nouvelles, issues de toutes les composantes de leurs societes : chercheurs, entrepreneurs, ONG, societe civile... C'est de ce foisonnement de solutions qu'emergent des approches particulierement inspirantes. Le continent africain, jusque-la associe a bien des catastrophes sanitaires, se remet aujourd'hui mieux que le reste du monde d'une pandemie de Covid-19 qui a frappe pendant l'ecriture de ce livre. Grace a l'equilibre entre deux ingredients cles qui fait cruellement defaut a une grande partie du monde occidental, l'humain et le digital, l'Afrique est en train d'inventer sous nos yeux la sante de demain.
L'état nutritionnel et les comportements alimentaires des populations dans les Outre-mer français constituent des enjeux socioéconomiques et de santé publique spécifiques. Les Drom font en effet face à des prévalences de surpoids, d'obésité et de diabète plus élevées que dans l'Hexagone. Ces territoires connaissent une transition démographique, nutritionnelle et alimentaire aussi rapide que profonde, avec une évolution des modes de vie pouvant conduire à une activité physique insuffisante et une alimentation déséquilibrée. La Direction générale de la Santé a confié à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) la réalisation d'une expertise scientifique collective sur l'état nutritionnel et l'alimentation des populations ultramarines, afin d'envisager une déclinaison particulière du Programme national nutrition santé dans les Outre-mer. Le périmètre de l'expertise englobe la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte et La Réunion. L'objectif est de dresser un constat actualisé des disparités et des similarités entre les Drom. À cette fin, l'IRD a mobilisé un comité pluridisciplinaire d'experts, composé d'épidémiologistes, de nutritionnistes, de médecins en santé publique, d'économistes, d'un diabétologue endocrinologue et d'une sociologue. À travers l'analyse des données publiées sur l'alimentation et la nutrition dans les Outre-mer, le comité d'experts propose ici 24 recommandations d'actions et d'études pour éclairer les politiques publiques de nutrition dans le domaine français ultramarin.
1988, la profession infirmière se soulève. Ras la seringue raconte la naissance d’un mouvement historique, ses combats, et comment il a changé à jamais la place des soignants dans le système de santé.
Acquérir des connaissances en sciences sociales, particulièrement en sociologie et en anthropologie, est aujourd'hui nécessaire pour devenir un ergothérapeute compétent, capable d'agir de manière professionnelle, peu importe la situation ou le contexte. Plus encore, ces notions sont primordiales pour être en mesure de jouer les différents rôles d'un spécialiste en habilitation à l'occupation, dont celui d'agent de changement. Le présent ouvrage, principalement conçu pour la formation initiale en ergothérapie, s'adresse à tout ergothérapeute en devenir ou en exercice, et peut également être utile à la formation dans d'autres domaines de la santé et de la relation d'aide. Écrit dans un style clair et accessible, ce guide pédagogique propose une introduction à plusieurs concepts en sciences sociales jugés pertinents pour la pratique de l'ergothérapie. Il facilite leur apprentissage et explicite leurs liens avec l'ergothérapie. La société, la culture, la santé, l'intégration sociale, la justice sociale et occupationnelle, le contrôle social, les inégalités socioéconomiques et la pauvreté, la diversité culturelle ainsi que la diversité sexuelle et les relations de genre sont les thèmes tour à tour abordés à travers les neuf chapitres de cet ouvrage. Chacun d'entre eux comprend des objectifs d'apprentissage, une mise en situation, des implications pour l'ergothérapie, et propose des messages clés ainsi que des questions intégratives et réflexives. Des encadrés décrivant divers contextes de pratique en ergothérapie permettent d'enrichir la réflexion.
L'hôpital public français connait des bouleversements dont les tenants et les aboutissants font davantage l'objet de controverses que d'analyses. C'est que la régulation actuelle prend les allures d'une rationalisation sans fin. Dès lors, les moyens de cette rationalisation sont souvent perçus comme des carcans ou, pire, comme des gadgets importés du monde marchand. Pourtant, l'ouvrage montre que, sous certaines conditions, des marges de manoeuvre existent qui éloigneraient le mirage de l'hôpital-entreprise tout en évitant les affres de la bureaucratie. Il en est ainsi de la contractualisation, de l'expérimentation ou de l'évaluation. De leur appropriation et de leur adaptation par l'ensemble des acteurs du système de santé dépend l'avenir de l'hôpital.
Ces contributions rassemblent des professionnels et des chercheurs du secteur de la psychiatrie et de la santé mentale en Europe. Depuis les grandes réformes de la psychiatrie, de grands changements ont été opérés dans les pratiques professionnelles. Le tutorat (Programme TuTo), par exemple, se révèle être une réponse pertinente. La pluridisciplinarité des approches illustre les enjeux actuels de la formation continue des jeunes professionnels dans un contexte international.
La politique sociale moderne remonte au début du XIXe siècle, du moins l'idée dynamique qui l'inspire, dont on retrouve une remarquable formulation, dès 1819, sous la plume de Sismondi. Les réalisations sociales d'abord rares et tributaires de circonstances politiques et économiques indépendantes d'une intention typiquement sociale, vont peu à peu constituer dans certains pays, dès la fin du XIXe siècle, un ensemble de dispositions juridiques et de pratiques effectives assez impressionnant. Entre les deux guerres, les idéologies triomphantes prennent un caractère social très marqué, mais ce n'est qu'au lendemain de la Seconde guerre mondiale que la politique sociale revêt dans les pays industrialisés une importance centrale. En une génération (1950-1980), le développement de la politique sociale dans les sociétés industrielles a pris une ampleur prodigieuse dont la crise économique, déclenchée dans les années 1970, n'a fait que ralentir le rythme d'expansion sans la remettre en cause. On trouvera dans cet ouvrage une exposition assez détaillée de ce phénomène socio politique majeur de notre temps, concernant tant les acteurs que les idéologies et les réalisations de politique sociale dans les principaux pays industriels de 1800 à nos jours.
Et si l’hôpital de demain se construisait aujourd’hui ? Hop ! L’hôpital interroge les défis humains, technologiques et éthiques de notre système de santé.
Cet ouvrage analyse les modalités de régulation d'un système de santé décentralisé à partir des résultats contemporains des théories de la planification. L'étude de la croissance des dépenses de soins fait, en effet, apparaître, à côté des facteurs partiellement exogènes que sont le vieillissement de la population ou le progrès des techniques médicales, des causes endogènes liées aux comportements des agents impliqués dans le système de santé. Ce livre met en évidence des propriétés fondamentales des systèmes de santé et la recherche de principes d'organisation permettant une meilleure maîtrise des coûts pour la collectivité.
Les démocraties occidentales vont-elles pouvoir continuer à offrir à tous leurs habitants des soins médicaux le plus souvent gratuits et en quantité illimitée ? Va-t-on encore prétendre que la santé n'a pas de prix alors qu'elle coûte de plus en plus cher et que la sécurité sociale a été et, si rien ne change, sera en déficit en dépit de la croissance continue des ressources qui lui sont affectées ? Comment sommes-nous arrivés à cette inflation médicale ? Que peut-on attendre des découvertes scientifiques ? Une prévention efficace limitera-t-elle significativement les dépenses de santé ? Quel remède proposent les différentes théories de l'état du marxisme au libéralisme ? Ces questions seront successivement examinées pour aboutir à la conclusion qu'aucune d'entre elles n'apporte de réponse à la mesure du problème posé. La seule méthode qui reste est simple, c'est la définition a priori d'une barrière, d'une limite, d'un plafond. C'est le rationnement. Ce mot choquant, surtout quand on parle d'avenir, ne conduit pas nécessairement à des systèmes de santé injustes ou inefficaces et rend toutefois inéluctable un débat politique et éthique sur la place et le financement des systèmes de santé dans les sociétés occidentales. Comment la France, la Grande Bretagne, le Québec et les États-Unis l'aborderont-ils dans les années qui viennent ? C'est ce qui est étudié dans la première partie de cet ouvrage.
À l'heure où le Président de la République nouvellement élu doit se consacrer à la réforme du système de santé en France, ce livre vient à point. Cet ouvrage est le fruit d'une dizaine d'années d'enquêtes réalisées par un journaliste aux yeux duquel la santé publique passe d'abord par la non-nocivité, ce qui semble un postulat difficile à réfuter. Jean-Jacques Rocca démontre qu'un grand nombre de médicaments en activité ont fait l'objet d'études fort peu laudatives, et nous livre de nombreux exemples. Que douze mille personnes au moins meurent chaque année à la suite d'une maladie iatrogène, c'est-à-dire provoquée par un traitement médical inadapté. Que certains médecins, qui défendent une médecine non toxique, non iatrogène, sont parfois poursuivis par le Conseil de l'Ordre sur la foi de témoignages douteux. Que la contamination par le virus du Sida aurait sans doute pu être évitée. Un livre choc qui vous fera réfléchir.
Il est aujourd'hui des pratiques qu'il devient difficile d'ignorer : l'industrie pharmaceutique (la plus rentable du monde) n'a aucune limite, ses intérêts passent bien avant notre santé. D'un côté on nous culpabilise de trop dépenser en soins, de l'autre on assiste à une véritable surmédicalisation de la société. Parce qu'il devient difficile de savoir à qui se fier, l'auteur, consultante en communication médicale et journaliste propose avec cet ouvrage de nous aider à y voir plus clair.
L'opinion publique française a été bouleversée par le long secret qui a accompagné l'apparition d'une contamination épidémique par les produits sanguins et par ce qui lui est apparu comme une succession d'erreurs frappant plusieurs dispositifs de sécurité qui auraient dû jouer pour bloquer la dissémination d'une maladie déjà identifiée. Le Sénat qui fut le premier, dès la fin des années 1980, à s'inquiéter de cette dissémination, notamment à l'initiative du Président de sa Commission des affaires sociales, Jean Pierre Fourcade, décida de créer le 17 décembre 1991, une commission d'enquête sur le système transfusionnel français en vue de son éventuelle réforme. Celle-ci a procédé, au cours de ses six mois d'existence, à quelque soixante auditions de spécialistes de la transfusion sanguine et a effectué deux déplacements à l'étranger en Bavière et en Autriche avant de rendre son rapport. Cet ouvrage, qui reprend l'essentiel de ses conclusions, rappelle d'abord les données du drame de la contamination par voie sanguine en France, notamment dans le contexte de l'épidémie SIDA, puis établit un constat et une analyse critique du système transfusionnel français au moment du drame. Il retrace ensuite les obstacles rencontrés dans la mise en oeuvre de la sécurité transfusionnelle depuis 1983, qu'il s'agisse de la sélection des donneurs, du dépistage systématique des dons du sang, de l'inactivation virale des produits sanguins, et des résistances qui se sont manifestées à l'extérieur du système transfusionnel français. La Directive européenne de 1989 a porté la contradiction à des conceptions françaises ardemment défendues par les milieux de la transfusion. Ainsi le contexte issu de cette Directive est encore mal défini et fait l'objet de propositions nouvelles. Le rapport met, par ailleurs, en valeur les éléments scientifiques et industriels au sein desquels devra évoluer le système français et souligne les insuffisances du plan gouvernemental de réforme. La commission d'enquête du Sénat formule enfin une série de propositions destinées à rechercher une sécurité optimale du malade et à développer un système transfusionnel rénové et performant, en réaffirmant le rôle irremplaçable des donneurs bénévoles et en préconisant un aménagement du monopole par la nécessaire association de l'industrie privée au système.
Publié à l'occasion du cinquantenaire de l'École nationale de la santé publique, cet ouvrage évoque un demi-siècle de campagnes de santé publique à travers 52 affiches sélectionnées. Les commentaires de trois historiens restituent les objectifs et les publics visés, interprètent les choix artistiques et rhétoriques. Une approche iconographique inédite à ce jour, qui jette un regard original sur l'évolution des messages de prévention.
Quels sont les risques réels pour la santé des soignants à l’hôpital ? La Santé du personnel soignant à l’hôpital dresse un état des lieux scientifique et pratique.
Bruno, mon fils raconte le combat acharné d’une mère pour son enfant de cinq ans, atteint de leucémie, dans un hôpital où l’inhumanité le dispute à la routine.
Valoriser les personnes handicapées par le travail est l'idée fondatrice du premier atelier protégé pour handicapés mentaux de Belgique. L'initiative de 1960 est un acte de courage d'une association de parents. La formule connait un succès considérable, mais se trouve aussi confrontée à la raréfaction croissante du travail manuel répétitif et aux changements de la société. S'appuyant sur l'histoire de ce premier atelier et sur le contexte européen, les auteurs tentent d'entrevoir la forme du travail protégé de demain.
Et si l’hôpital oubliait l’humain au profit de la technique ? Médecine dure : l’hôpital en question interroge sans concession la déshumanisation des soins. Un plaidoyer vibrant pour une médecine qui écoute autant qu’elle guérit.
Face à la hausse incessante des dépenses de santé, La Réforme des systèmes de santé décrypte les enjeux et les arbitrages politiques derrière chaque réforme.
Et si notre rapport au médicament révélait bien plus que notre santé ? Pharmacofolie explore comment les pilules, des antidépresseurs aux psychédéliques, transforment notre société et nos aspirations.
Et si le soin était d'abord une affaire d'amour ? Aimer et soigner explore les liens profonds entre affect et pratique médicale, de la naissance à la fin de vie.
Dans un langage simple et accessible, cet ouvrage présente les problématiques économiques liées aux questions de santé pour les ouvrir aux débats citoyens. Pour ce faire, il propose un ensemble pluraliste de réflexions relatives à la santé en considérant que l'organisation actuelle du système ne peut se comprendre sans avoir recours à ses trajectoires historiques. Ce manuel s'organise autour d'une logique thématique qui permet de présenter les grands objets de santé : l'hôpital, la médecine de ville, l'industrie pharmaceutique, les assurances privées, mais aussi la financiarisation des soins, la quantification de l'activité de soin, les inégalités et les rapports entre santé et capitalisme.
Cette nouveauté dans la série « Entrez dans l'actu » permet de comprendre les enjeux contemporains liés à la santé. Il fait un état des lieux des principales maladies, causes de décès, handicaps et facteurs à risque pour la santé aujourd'hui. Les inégalités d'accès aux soins et l'empreinte environnementale du secteur sont notamment passées au crible. Il donne aussi l'opportunité d'observer quelles nouvelles technologies et avancées redessinent les contours de la santé. Cet ouvrage synthétise enfin l'organisation du système de santé, et donne à voir ses enjeux-clés (déserts médicaux, financement, relations patients-soignants).
L'hôpital public, Mathias Wargon l'a choisi. Pour sauver des gens, pour l'adrénaline qu'il procure. S'il n'avait pas été urgentiste, il aurait exercé dans une ONG, en zone de guerre. La médecine, il la pratique en Seine-Saint-Denis, l'un des départements les plus pauvres de France. Une banlieue où il a grandi et où il se sent utile auprès d'une population précaire et d'immigrés que certains politiciens voudraient renvoyer chez eux, même malades. Lui, il les soigne grâce à l'engagement de médecins étrangers, car rares sont les Français qui ont envie de venir travailler ici : trop de pauvreté, trop de délinquance, trop de risques. On l'accuse d'être une grande gueule ? Mais diriger un service d'urgences nécessite d'en être une, même si cette réputation l'a souvent desservi. L'organisation de l'hôpital est devenue trop dysfonctionnelle, il faut être capable de taper du poing sur la table pour obtenir de quoi soigner ses malades, ou simplement leur trouver un lit. C'est une vision sans concession de l'hôpital que livre Mathias Wargon. Amoureux de ce chef-d'oeuvre en péril, il offre de nombreuses pistes pour le réformer au sein du système de santé, afin que nous puissions le transmettre aux générations futures. Mathias Wargon, médecin urgentiste et docteur en sciences, est, depuis 2017, à la tête des urgences et du SMUR de l'hôpital Delafontaine à Saint-Denis (93). Il est aussi chargé de mission à l'ARS et président de l'Observatoire régional des soins non programmés d'Île-de-France.
Fatigue chronique, maux de tête, cervicalgie, douleurs multiples, problèmes de concentration, vertiges, troubles du sommeil, sensation d'oppression, troubles du rythme cardiaque, troubles neurodégénératifs, burn-out, dépression... Tous ces symptômes qui concernent des millions de personnes peuvent être le signe d'une électrohypersensibilité, d'une chimicosensibilité ou encore d'une fibromyalgie. Un certain obscurantisme médical consiste à accuser le psychisme, les émotions ou le stress d'en être responsables. Cependant, cette idée sur l'origine psychosomatique de ces problèmes de santé n'est en réalité qu'un aveu d'ignorance... Il est urgent de rassembler nos connaissances pour proposer de vraies solutions à ces pathologies mal étiquetées par la médecine officielle ! La science n'étant rien sans l'expérience, le docteur Gérard Dieuzaide vous propose de découvrir dans cet ouvrage la synthèse de ses recherches sur ces maladies, leurs similitudes et différences, et les solutions qui fonctionnent sur ses patients, sans passer par la chimie médicamenteuse. Le vrai progrès ne serait-il pas que le médecin soit en mesure de mieux poser le problème, d'en comprendre l'origine, pour être ainsi capable d'agir efficacement, en traitant les causes et non les conséquences ?
À partir d'un travail de terrain effectué en service hospitalier de médecine interne, l'autrice interroge les conceptions de la santé et de l'autonomie à l'oeuvre dans situations de soin aiguës qui impliquent des personnes malades chroniques, fragiles ou multimorbides.Elle montre alors qu'en contexte de chronicité, la logique thérapeutique ou de « gestion de crise » propre à la médecine de l'aigu doit coexister avec la perspective d'une médecine envisagée comme soutien à la vie avec la maladie.Dans ce contexte, l'autrice appelle à reconsidérer la décision médicale non pas comme un moment « hors du soin », reposant sur une logique du choix, mais comme une dimension à part entière d'un travail du soin qui vise non pas à restaurer la santé entendue comme absence de maladie ou l'autonomie comme absence de dépendance mais à préserver une certaine « latitude de vie » pour des personnes qui ne guériront pas.
Pourquoi les gouvernements semblent-ils toujours reproduire les mêmes erreurs lorsqu'ils sont confrontés à une crise sanitaire ? Comment faire face à des situations imprévisibles? Pourquoi sommes-nous plus vulnérables aux pandémies aujourd'hui qu'hier ? À travers 30 questions, la scientifique Anne-Claude Crémieux nous donne les clés pour comprendre les crises sanitaires du xxie siècle. Sa proposition est simple : mettre à la disposition du public les connaissances scientifiques qui évoluent sans cesse, pour qu'il puisse mieux comprendre ce qui lui arrive et y faire face. « Je savais, pour avoir vécu des crises sanitaires, que l'information du public est essentielle. Mais ce que j'ai appris pendant ces deux dernières années, c'est ce que m'ont dit les personnes qui m'arrêtaient dans la rue : "Même quand vous nous annonciez des mauvaises nouvelles, vous nous rassuriez." La vérité rassure, même quand elle est inquiétante. Mon objectif est d'éclairer le public sur ce qu'il a vécu; ce qui a été bien fait comme les erreurs. Expliquer ce que nous savons mais aussi ce que nous ne savons pas. Jamais la vie quotidienne des citoyens n'a été autant bouleversée par une crise sanitaire. Ils ont le droit de savoir.» Anne-Claude Crémieux est l'une des infectiologues les plus sollicitées par les médias depuis l'émergence du Covid-19 et l'une des 50 Françaises les plus influentes de 2020 selon Vanity Fair. Membre correspondant de l'Académie nationale de médecine et membre de l'Académie des technologies, elle est professeure en maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis-Université Paris Cité. Normalien, docteur en science politique, Pierre Haroche est chercheur en sécurité européenne à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire (IRSEM).