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Au milieu du XIXe siècle, on allait encore à l'hôpital pour y mourir. Depuis lors, les grandes maladies ont massivement reculé, l'espérance de vie a doublé et la mortalité infantile a été divisée par 50 ! Ce miracle est dû à la révolution des sciences du vivant. Pour la raconter, un fil rouge : 125 ans d'attribution du prix Nobel de médecine. Persuadé que le xxe siècle serait celui de la science, Alfred Nobel créa ses prix pour en distinguer les avancées décisives. Depuis 1901, du déchiffrage des mécanismes du vivant, de la recherche des causes des maladies à la découverte de méthodes de diagnostic, de vaccins, de nouvelles thérapies, les Nobel de médecine jalonnent l'histoire, parfois chaotique, de la médecine moderne. Mais, pour être prix Nobel, on n'en est pas moins homme (au sens littéral, hélas, tant les femmes furent longtemps tenues à l'écart de la science et de ses récompenses). Ce livre suit le parcours de ces prix Nobel, leurs découvertes autant que leur vie. Il raconte des caractères forts, pour le meilleur et parfois pour le pire. Nombre d'entre eux ont connu les heures sombres du xxe siècle quand guerres et persécutions raciales et anti- sémites ont fait glisser l'épicentre de la science de l'Europe vers l'Amérique. Derrière chaque Nobel, une passion, une obstination, des échecs, des doutes, parfois de la chance : ce livre raconte la part d'aventure et d'humanité qui définit la science. Une aventure qui rappelle, en ces temps d'incertitude, que comprendre le monde reste la plus belle des libertés. Philippe Solal-Céligny, arrière-petit-fils de Charles Richet, prix Nobel de physiologie ou médecine 1913, est médecin spécialiste en hématologie, cancérologie et médecine interne, ancien directeur médical et de la recherche d'un centre de lutte contre le cancer. Philippe Sansonetti, médecin-chercheur en microbiologie et maladies infectieuses, est professeur émérite à l'Institut Pasteur et au Collège de France, membre de l'Académie des sciences. Ce livre n'est pas comme les autres. Je veux dire qu'il est plus riche et plus divers que d'autres. E. Orsenna
Sportifs, découvrez comment allier performance et alimentation végétale sans compromis ! Faire du sport, être vegan vous guide avec 50 recettes protéinées et gourmandes, adaptées à tous les niveaux.
Le 9 août 1987, Marie, 12 ans, autiste, survit à un viol qui la laisse pour morte. Vingt-cinq ans plus tard, le silence se brise. Ce récit incandescent raconte son combat pour transformer la douleur en force, l’invisibilité en voix.
Méditant sur le destin de la nature dans le contexte contemporain de son artificialisation toujours plus avancée, Philippe Descola annonce « son décès prévisible, en tant que concept » et la « clôture probable d'un long chapitre de notre propre histoire ». Mais comment définir les « dégâts anthropiques » occasionnés par l'action de l'homme sans faire référence au moins implicitement à ce que cette action modifie et à ce qui est atteint par ces dégâts ? Soit à ce qui, dans le monde, a de loin précédé notre existence, l'a produite et continue de la déterminer : la nature. Il est tout à fait certain qu'une époque est en train de se clore, caractérisée par une certaine manière de concevoir notre rapport à la nature. Il n'en reste pas moins que nous avons beaucoup de raisons, et des raisons assez solides, de douter que ce à quoi renvoie le mot « n'existe pas », ou encore que la notion de nature n'ait « aucun sens » et ne soit qu'un « fétiche » qui a « fait son temps ». Comme on peut douter qu'il faille « désormais penser sans elle » et qu'user du concept de nature soit, comme le suggérait Pessoa, le symptôme d'« une maladie de nos idées ». Il est ainsi plus urgent de le clarifier de manière critique que de penser par-delà nature et culture. Si l'on en croit l'anthropologue Philippe Descola, la pensée moderne de la nature fait partie du problème et non de la solution. En philosophe, Patrick Dupouey interroge cette proposition pour montrer que, bien au contraire, un concept de nature solide reste un outil indispensable pour comprendre les crises que nous traversons, sans sombrer dans les apories du relativisme. L'analyse de ces processus permet de faire émerger des solutions pour une transformation progressiste et coopérative du monde, pour sortir des crises qui caractérisent notre époque. Longtemps professeur de philosophie en classes préparatoires, Patrick Dupouey est notamment l'auteur d'un « Que sais-je ? » sur La Nature (2023), de La Croyance. Comment savoir ce qu'il faut croire ? (Vrin, 2022) et, en passionné d'alpinisme, de Pourquoi grimper sur les montagnes (Guérin, 2012).
Pendant plus de quarante ans, Vincent Laforge, médecin urgentiste, a arpenté les trottoirs de Marseille et de Paris, couru les cages d'escalier, les cités, sillonné les autoroutes, les hôpitaux et les prisons. Il a vu naître, mourir, souffrir et a tenté l'impossible pour sauver ou soulager. Fusillades, suicides, accidents absurdes, naissances improbables, délires psychiatriques, toxicomanie, misère sociale, le constat reste le même, l'urgence ne choisit jamais ses victimes. À travers des récits bruts et profondément humains, l'auteur raconte le quotidien des SMUR et des pompiers, les gestes techniques exécutés sous la pression, les erreurs, les choix impossibles, la fatigue et puis la camaraderie et l'humour noir comme ultimes protections. Ici, rien n'est romancé. Les anecdotes sont vraies et les émotions à vif. Mais derrière les interventions, il y a des visages, des prénoms, des parcours brisés... et cette question qui persiste : comment préserver son humanité quand la mort fait partie du métier ? Collection Jacques Dallest
Fin XIXe siècle : la vaccination divise déjà la France entre partisans d’un progrès scientifique incarné par Pasteur et opposants dénonçant une médecine liberticide.
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Plongez dans les coulisses glaçantes des Unités pour malades difficiles, où le psychiatre Laurent Layet révèle le quotidien des « fous » les plus dangereux.
Après vingt ans au coeur de l'action au sein de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, mais aussi en mission ou opération à l'étranger, Claude Fuilla anesthésiste-réanimateur, spécialiste de médecine d'urgence livre le récit de son parcours professionnel et revient sur les moments bouleversants de sa carrière. Sa profession hors du commun, lui a fait côtoyer des drames " de tous les jours " et d'autres, qui restent imprégnés dans la mémoire collective. Il est notamment intervenu sur la catastrophe de la gare de Lyon et le tremblement de terre en Arménie en 1988, la prise d'otages de la maternelle de Neuilly en 1993, la mort de la princesse de Galles en 1997, ou encore l'incendie de la rue de Provence en 2005 et puis le sauvetage miraculeux de Darlène, ensevelie 15 jours sous terre, lors du séisme d'Haïti en 2010. Dépassant le sensationnel, l'auteur nous propose de le suivre en traversant une vie de passion, d'engagement et de réflexion. On en ressort souvent ému, parfois secoué, mais toujours grandi. Pendant plus de quarante ans, le docteur Claude Fuilla a vécu au quotidien avec la souffrance et la mort, sans jamais cesser de croire en l'humanité. Il est parvenu ainsi à trouver de l'or au coeur de ces tragédies, celui-là même qui permet de continuer à vivre au milieu des pleurs et du sang.
L'histoire juridique de l'édification de l'État social donne une idée de sa grandeur. Mais ce souverain débonnaire, tolérant la contestation et répondant du bien-être de ses sujets, semble aujourd'hui frappé de misère. Exposé par l'ouverture de ses frontières commerciales à des risques financiers systémiques, il voit ses ressources s'effriter et ses charges augmenter. D'inquiétants docteurs se pressent à son chevet. Certains lui prescrivent saignée sur saignée, tandis que d'autres dressent déjà son acte de décès. Plutôt que de cette médecine létale, c'est d'un diagnostic précis de l'État social dont nous avons besoin.
Et si comprendre votre enfant était la clé pour l’aider à s’épanouir ? La santé mentale de mon enfant propose des outils concrets et des exercices adaptés à chaque âge.
Dans la région de Kivu, en République Démocratique du Congo, des bandes armées font régner la terreur afin de garder la mainmise sur les richesses du pays. Dans ce climat de violence extrême, ce sont des milliers de femmes qui sont violées et mutilées. Au-delà des blessures physiques et des traumatismes subis, elles sont stigmatisées et rejetées socialement. Denis Mukwege, gynécologue congolais de renommée internationale, a décidé de se battre pour ces femmes. Il a ainsi créé l'hôpital de Panzi, u centre de soins dans lequel, régulièrement aidé par le docteur Guy-Bernard Cadière, il sauve les femmes en leur offrant les soins médicaux dont elles ont besoin ainsi qu'un havre de paix dans lequel se reconstruire. Progressivement, il est devenu le porte-parole mondial de cette lutte pour la sécurité et la dignité des femmes congolaises et à reçu, pour ce combat, le Prix Nobel de la paix en 2018. Dans un ouvrage poignant, les deux chirurgiens racontent leur rencontre et leur travail, mais aussi, et surtout, le courage et la force des femmes congolaises. À PROPOS DES AUTEURS Denis Mukwege est un gynécologue congolais, fondateur et directeur médical de l'hôpital de Panzi. Pour sa lutte au nom des femmes, il a reçu le prix Nobel de la paix en 2018. Guy-Bernard Cadière est professeur de chirurgie à l'Université Libre de Bruxelles et chef de service de chirurgie digestive à l'hôpital Saint-Pierre à Bruxelles. Depuis leur rencontre en 2011, les deux hommes opèrent régulièrement ensemble à Panzi.
Comment la médecine est-elle née, de la Grèce antique à la Chine impériale ? Ce collectif inédit rassemble les contributions de spécialistes internationaux pour retracer l’émergence d’un savoir médical rationnel.
La santé est devenue l'un des grands défis du XXIe siècle. Vieillissement de la population, explosion des maladies chroniques, intelligence artificielle, pénurie de soignants, innovations thérapeutiques, financiarisation, hausse continue des dépenses : jamais les questions de santé n'ont occupé une place aussi centrale dans nos vies et dans nos choix de société. Comprendre le système de santé français suppose de dépasser les approches purement médicales et économiques. Éthique, économie, gestion, sciences politiques, organisation des territoires, mutations technologiques : tous ces thèmes s'entrecroisent et façonnent l'avenir du soin. Construit au fil de plusieurs décennies de terrain, d'enseignement et de recherche, cet ouvrage analyse les mécanismes du système de santé français, son financement, ses contradictions, ses fragilités mais aussi ses capacités d'innovation et de transformation. Écrit dans un langage accessible sans sacrifier la rigueur, ce livre éclaire ce que beaucoup vivent quotidiennement sans toujours en saisir les mécanismes : délais d'accès aux soins, coût de la santé, concurrence public-privé, place des médecins, financement du système, poids des nouvelles technologies. Il fournit également des repères essentiels pour comprendre les transformations qui modifieront demain notre manière de prévenir, soigner et accompagner la maladie. La santé n'est pas seulement une question technique ou budgétaire. Derrière les réformes, les chiffres et les innovations se joue une certaine idée de l'homme, de la solidarité et du bien commun. Destiné aux professionnels, aux étudiants, aux décideurs mais aussi à tous les citoyens, ce livre donne des clés pour comprendre les mutations en cours, penser la santé de demain et agir aujourd'hui.
Scandale sanitaire passé quasiment inaperçu, les implants Essure, commercialisés par Bayer, ont été proposés à partir de 2002 aux femmes qui souhaitaient s'orienter vers une contraception définitive. Alternative à la ligature des trompes, ce sont de simples ressorts dont la pose s'effectue en quelques minutes, sans anesthésie. Tellement facile... Et pourtant ces petits morceaux de métal ont bouleversé la vie de dizaines de milliers de femmes, en France et dans le monde. Fatigues intenses, douleurs chroniques, hémorragies, troubles musculosquelettiques, ou du système nerveux... Leur quotidien est devenu un enfer. En France, sur près de 200 000 femmes implantées, 30 000 se sont fait retirer ces implants au prix de mutilations violentes. Et, souvent, sans que leur santé ne s'améliore vraiment. Autorisé en Europe grâce à une procédure manquant de fiabilité, l'implant Essure est retiré de la vente en 2017. Tandis que Bayer a indemnisé « à l'amiable » 39 000 patientes américaines pour un montant de 1,6 milliard de dollars, en France, le volet judiciaire s'ouvre difficilement avec des plaintes devant différents tribunaux. Scandée par le témoignage d'Anne-Cécile Groléas, qui offre une voix à la souffrance de toutes ces victimes, cette enquête implacable révèle les défaillances, l'incurie et les dénis corporatistes en cause dans cette affaire. Et met en lumière les raisons pour lesquelles, bien trop souvent, les principales victimes des maltraitances et scandales sanitaires sont les femmes.
« Selon un rapport récent, chaque année 50000 à 80000 nouveaux cas de cancer en France seraient d'origine professionnelle. Le cancer est même la première cause de décès par le travail en Europe. Mais qui en parle ? Qui revendique la suppression des produits toxiques au travail ? Les principaux concernés eux-mêmes, salariés ou anciens salariés, ne savent pas le plus souvent que leur cancer peut trouver son origine dans leur travail passé. C'est que la maladie survient le plus souvent des dizaines d'années après avoir été au contact des cancérogènes, jusqu'à cinquante ans dans le cas de l'amiante. En rejoignant le Giscop93 (Groupement d'intérêt scientifique sur les cancers d'origine professionnelle), un dispositif de rechercheaction inédit qui vise à rendre visible la responsabilité du travail dans l'épidémie de cancer, j'ai eu l'occasion d'accompagner près de deux cents salariés et retraités atteints d'un cancer et leurs proches dans leurs démarches de recours au droit de la réparation. » Coiffeuses, ouvriers du bâtiment, mécaniciens, agents de nettoyage, mais aussi laborantins, travailleurs agricoles, manucures, vétérinaires ou sous-traitants dans les centrales nucléaires, apprentis, etc. : nombre de salariés ignorent qu'ils font peut-être partie des millions de personnes exposées à des agents cancérogènes sur leur lieu de travail. Anne Marchand mêle approche historique et enquête ethnographique pour interroger tous les aspects de la reconnaissance en maladie professionnelle. Ce faisant, elle ouvre un champ de réflexion plus large sur le travail et la nécessité de mettre un terme aux activités pathogènes. Un ouvrage qui appelle à surmonter la fatalité des cancers professionnels, et à requestionner la valeur des vies au travail pour en finir avec cette épidémie silencieuse.
Si vous faites partie de celles et ceux qui pensent, comme Caton, que moins on comprend, plus on est prêt à faire confiance, et si vous préférez vivre dans une salutaire ignorance d'un vocabulaire médical anxiogène et globalement incompréhensible pour les profanes, passez votre chemin. Si, au contraire, vous pensez qu'il est important de bien comprendre pour participer à la discussion dans l'officine du médecin, voire vous aider à vous orienter dans le dédale du vocabulaire médical pour guérir vos maux ou rassurer un patient, la lecture des Mots grecs de la médecine vous fera non seulement comprendre, mémoriser mais surtout vous passionner pour la signification des pathologies comme des thérapeutiques ou des remèdes. Que vous vous destiniez à l'art de la médecine, que vous soyez médecin, patient ou encore féru d'étymologie, Guy Lacaze, éminent helléniste et malade impénitent, vous conduira, non sans humour, de l'histoire de la médecine grecque aux étymologies des mots du patient, de la maladie et du médecin, associant à chaque mot étudié la réalité médicale autant que linguistique. Ni dictionnaire médical, ni étude lexicale spécialisée, ce livre est écrit pour être lu de bout en bout, voire d'une traite. Rien de grave si vous ne possédez pas le grec ancien, vous aurez un regard nouveau sur plus d'un point : savez-vous que l'étymologie communément acceptée de l'épidémie repose sur une grave erreur d'interprétation, corrigée ici ? Que la rupture d'anévrisme, telle qu'elle est orthographiée dans les dictionnaires, ne permet pas de remonter jusqu'à l'étymologie authentique, qui n'a rien à voir avec le système nerveux, les névroses ou les névrites, mais bien plutôt avec l'idée d'élargissement (eurusma). Que nos mouvements d'humeur ne sont pas aussi anodins qu'ils en ont l'air et nous renvoient à la théorie hippocratique des humeurs, c'est-à-dire des fluides corporels - catégorie physiologique et non psychologique - qui vont et viennent dans notre organisme, etc. Alors que le vocabulaire médical est de plus en plus souvent convoqué au chevet des sociétés « malades », alors que chacun se précipite sur internet pour décrypter ses résultats médicaux, il est temps, et surtout instructif, de revenir au grec pour comprendre toutes les composantes de ce « gai savoir » qu'est l'art de dire du médecin.
Environ 1 Français sur 5 est touché chaque année par un trouble psychique. La crise sanitaire a mis en lumière l'évident enjeu que représente leur prise en charge, à l'heure où l'OMS estime que la santé mentale sera le prochain défi sanitaire du siècle. Un défi qui concerne plus que jamais la France : ses niveaux de suicide sont plus élevés que d'autres pays européens et notre consommation de médicaments psychotropes est parmi les plus fortes au monde. Si la multiplication des témoignages d'anonymes ou de personnalités publiques faisant récit de leurs difficultés a permis d'inviter le sujet dans la sphère médiatique, qu'en est-il de la réalité de l'accès aux soins ? Comment définir les principaux troubles psychiques pour assurer leur identification à tous les âges ? Peut-on en prévenir la survenue ? Quel est le rôle de la psychiatrie dans un paysage qui tend à s'ouvrir aux neurosciences et aux sciences sociales et humaines ? Autant de questions que Maria Melchior explore dans cet ouvrage complet qui envisage l'homme, avec ses forces et ses fragilités, dans l'incertitude de notre monde. Dans une société qui célèbre l'accomplissement à tout prix et encourage la réussite individuelle, afficher sa vulnérabilité serait-il une façon de faire un pas de côté ?
Le stéthoscope, cet instrument destiné à l'auscultation, symbolise le médecin moderne et la clinique modernes. Porté autour du cou, tranchant sur une blouse immaculée, il a ouvert, depuis plus de deux siècles, le champ du diagnostique contemporain. Mais que sait-on vraiment de son inventeur, René Théophile Hyacinthe Laennec (1781-1826) ? Au terme de sa courte vie ancrée dans les vicissitudes de son époque, entre la Révolution française et la Restauration, Laennec est bien plus que son invention. Breton, royaliste et fervent catholique, il émerge en scientifique tout à la fois buté et curieux, en intellectuel réservé et pugnace qui défend ses idées à l'heure d'une métamorphose décisive d'une science et d'un art. Cette édition révisée et augmentée - la première en français - de la biographie de Laennec faisant autorité s'appuie sur un corpus de sources restées inexplorées. Elle s'adosse en premier lieu à l'intégralité de la production écrite du médecin : pas moins de 170 publications, 1 300 lettres, plus de 10 000 pages manuscrites de dossiers de patients et de notes prises dans le cadre de ses leçons au Collège de France, sans oublier des essais non publiés.Le stéthoscope, cet instrument destiné à l'auscultation, symbolise le médecin moderne et la clinique modernes. Porté autour du cou, tranchant sur une blouse immaculée, il a ouvert, depuis plus de deux siècles, le champ du diagnostique contemporain. Mais que sait-on vraiment de son inventeur, René Théophile Hyacinthe Laennec (1781-1826) ? Au terme de sa courte vie ancrée dans les vicissitudes de son époque, entre la Révolution française et la Restauration, Laennec est bien plus que son invention. Breton, royaliste et fervent catholique, il émerge en scientifique tout à la fois buté et curieux, en intellectuel réservé et pugnace qui défend ses idées à l'heure d'une métamorphose décisive d'une science et d'un art. Cette édition révisée et augmentée - la première en français - de la biographie de Laennec faisant autorité s'appuie sur un corpus de sources restées inexplorées. Elle s'adosse en premier lieu à l'intégralité de la production écrite du médecin : pas moins de 170 publications, 1 300 lettres, plus de 10 000 pages manuscrites de dossiers de patients et de notes prises dans le cadre de ses leçons au Collège de France, sans oublier des essais non publiés.
Peut-on vraiment soigner sans expliquer ? Et que révèle une explication, dans le contexte des soins, lorsqu'on l'écoute de près ? Dans les séances d'éducation thérapeutique du patient (ETP), les soignants - médecins, infirmiers, diététiciens - mobilisent des discours pour transmettre des savoirs sur le diabète. Mais au-delà des contenus, ce sont les interactions elles-mêmes qui soignent, questionnent, fragilisent ou transforment. L'explication, loin d'être un simple outil de transmission, fait partie intégrante de l'acte de soin. Elle engage des émotions, réactive des tensions, reflète des choix - souvent implicites - sur ce qu'« apprendre » veut dire. Inscrit dans une perspective socioculturelle, ce livre propose une lecture inédite de l'ETP comme processus partagé, où patients et soignants construisent ensemble les conditions d'une gestion active de la maladie. Devenue incontournable, l'ETP invite désormais à interroger son produit : l'apprentissage thérapeutique. Quels en sont les ressorts ? Et que faudrait-il pour mieux le favoriser ?
Au cours d'une vie, nous ingérons environ 30 tonnes d'aliments et 50 000 litres de boissons. Les études épidémiologiques, expérimentales et cliniques publiées ces cinquante dernières années ont permis de lever en partie le voile sur l'impact de ces aliments sur notre santé. La nutrition est aujourd'hui reconnue comme l'un des principaux facteurs modifiables intervenant dans le déterminisme des maladies les plus répandues dans le monde industrialisé (obésité, cancers, maladies cardiovasculaires, diabète). Cette leçon inaugurale présente l'état de l'art en matière de relations nutrition-santé, ainsi que les recommandations actuelles pour la prévention nutritionnelle des maladies chroniques.
La crise sanitaire liée au Covid 19 a révélé combien le système médical français était précieux mais fragile. Les inégalités territoriales augmentent, l'espérance de vie en bonne santé stagne, voire diminue, et trouver un médecin devient de plus en plus difficile. Nous ne sommes plus dans un système d'offre de soins à la hauteur de nos besoins. Il fallait le regard et la pratique décalée d'un médecin « des cités » pour porter des propositions pour la nécessaire refondation de la médecine en France. En créant un lieu de soins et de santé collectif pluriprofessionnel avec la population de la cité du Franc-Moisin, Didier Ménard a mis en oeuvre des alternatives de rupture dans la pratique médicale. Dans ce livre, en s'appuyant sur son expérience des 40 dernières années, Didier Ménard formule sept propositions de transformation de notre système de soins : soigner avec les personnes malades et non pas des maladies, favoriser le collectif et le pluriprofessionnel, faire vivre la santé communautaire avec les habitants, inventer de nouvelles pratiques de soins et de prévention, diminuer les inégalités territoriales de santé, sortir du paiement à l'acte. Ces défis sont immenses. Ils impliquent la médecine de ville, l'hôpital et les populations. À PROPOS DE L'AUTEUR Didier Ménard est président du centre de santé communautaire, La Place Santé, membre du bureau d'AVEC santé et président de la fédération régionale d'Ile-de-France des maisons de santé pluriprofessionnelles. Il a exercé de 1980 à 2013 la médecine générale à la cité du Franc-Moisin (Saint-Denis, 93) et a été président du Syndicat de la médecine générale de 2006 à 2014. Il est l'auteur de Pour une médecine sociale, Éditions Anne Carrière, et contributeur régulier de la revue Pratiques, les cahiers de la médecine utopique.
o L'ouvrage officiel réalisé par le Collège des Enseignants de Médecine de la Douleur (CEMD), le Collège National des Enseignants pour la Formation Universitaire en Soins Palliatifs (CNEFUSP) et avec la participation de la Société Française d'Anesthésie et de Réanimation (SFAR). o Conçu et rédigé par près de 70 enseignants des deux spécialités. o Tout le nouveau programme de connaissances des deux spécialités pour la R2C et les modules du DFASM, avec la nouvelle numérotation. o Pour chaque item, les objectifs de connaissances hiérarchisés en rang A et rang B (dans un tableau en début d' item et tout au long de l'item grâce à un repérage couleur). o Toutes les situations de départ en lien avec les différents objectifs de connaissances (à la fin de l'item dans un tableau récapitulatif). o Une fiche de synthèse par item pour retenir l'essentiel. Un livre indispensable pour mettre toutes les chances de votre côté.
Es-tu fait pour médecine ? Qu'est-ce qui t'attend au cours de ces études ? Comment travailler efficacement dès la première année ? C'est à ces questions et à beaucoup d'autres qu'Aviscène et Marine Lorphelin répondent dans ce livre inédit. Après avoir partagé sur les réseaux sociaux leurs expériences de la fac et de l'hôpital, ils ont rassemblé tout ce qui est le plus utile pour celles et ceux qui souhaitent se lancer en médecine. Dans ce guide, tu trouveras : o Des astuces et des conseils pratiques sur la façon de travailler et de t'organiser lors des révisions, et comment mettre toutes les chances de ton côté pour réussir de la 1re année à l'internat, et tenir sur le long terme. o Le témoignage des auteurs, mais aussi ceux de nombreux autres étudiants, livrant leurs anecdotes sur les cours et l'ambiance à la fac, leurs moments de stress mais aussi de satisfaction. o Des informations sur les réformes des études de santé, en particulier sur les parcours PAS et L.AS, mais aussi sur d'autres filières comme pharmacie, kinésithérapie, dentaire ou sage-femme.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Et si la médecine échouait à expliquer vos douleurs ? Les symptômes médicaux inexpliqués explore cette énigme médicale qui touche des millions de patients. Ivan O.
Au cœur des urgences, là où la souffrance et l'espoir se croisent, Marc Magro révèle des destins hors norme. Ces patients, malgré l'adversité, offrent des leçons de vie et de résilience qui bouleversent notre regard sur la fragilité humaine.
Si la plupart des acteurs de la chaîne de production du médicament devraient oeuvrer sous le label de la science, leur savoir est en fait tiré d'un flux de connaissances alimenté, véhiculé et entretenu par l'industrie pharmaceutique, et ce, dans un dialogue intime entre science et marketing. Opérant dans l'ombre, de nombreuses « mains invisibles » au service de Big Pharma élaborent en effet ces connaissances : des planificateurs de publication commandent des articles rédigés par des auteurs fantômes pour des revues médicales ; des leaders d'opinion et des représentants commerciaux sont recrutés et déployés pour orienter subtilement les médecins ; des associations de patients subissent l'influence de l'industrie et diffusent des points de vue partiaux sur les maladies ou les traitements. Finalement, au bout de cette chaîne fantomatique pilotée par ce « marketing d'assemblage », les ordonnances rédigées par les médecins feront « naturellement » place aux nouveaux médicaments promus par les compagnies pharmaceutiques. Soucieux de s'adresser à un large public, Sergio Sismondo désire, avec ce livre dont nous proposons ici une traduction inédite, lever le voile sur le management fantôme dans l'industrie pharmaceutique, un management dont nous devrions nous soucier tant il a une incidence majeure sur la santé publique.
La femme de Mark Lee Hunter a voulu mourir, avec son aide, avant que la progression inexorable de la maladie de Charcot l'ait achevée. C'est le point de départ d'une enquête sur le droit de mourir, inédite tant par sa forme que par son contenu. À partir du calvaire de Sophie, les auteurs montrent plusieurs milliers de condamnés à une fin effrayante, parfois qualifiés de « petite minorité ». Ils enquêtent sur les aidants, cible étonnante des opposants au droit de mourir. Ils exposent la stratégie de ces derniers, leurs sources américaines de financement et leurs rêves de contrôler la vie de la conception à la mort. Ils racontent les dessous politiques de la réforme manquée de 2021, et dessinent les contours d'une loi applicable. Ce livre, à la fois rigoureux et engagé, révèle les lacunes et les vrais enjeux du débat sur la fin de vie.
Au xixe siècle, des innovations majeures révolutionnent la conservation des aliments ; on invente des matériaux d'emballage et des additifs alimentaires de synthèse. Ces progrès induisent toutefois de nouvelles menaces sur l'alimentation, telles que des intoxications par des substances nouvelles, ou des fraudes avérées pour tromper le consommateur. Dans les pays industrialisés, les pouvoirs publics et scientifiques engagent alors une lutte commune qui débouche, à l'issue d'un long processus, sur une régulation et sur la création, après 1945, d'organismes supranationaux comme la FAO. À la croisée des cultures de l'alimentation el de la toxicologie, ce livre nous parle de la sécurité alimentaire au travers de nombreux cas emblématiques et fascinants tels que l'arrivée progressive des colorants, le développement de l'usage de la cellophane, ou encore I'utilisation de l'aluminium dans la levure chimique qui fut la plus longue controverse alimentaire de l'histoire des États-Unis ! Le progrès scientifique coexiste-t-il avec l'impuissance de la science dans un monde toxique ? Quelle peut être à chaque époque la capacité des États à gouverner les technosciences ? Quelles ont été les origines des demandes de régulation au sein de chaque société ? Florence Hachez-Leroy livre une réflexion importante sur un sujet d'une actualité brûlante.
Culture, médecine et inégalités : voici les trois piliers sur lesquels s’appuie cette introduction claire et engagée à l’anthropologie médicale.
Derrière le génie musical de Beethoven se cache un homme rongé par la maladie. Ce livre explore ses combats contre la surdité, les douleurs abdominales et la cirrhose, tout en révélant ses relations complexes avec les médecins de son époque.