Antiquité (jusqu'en 476)
Antiquité (jusqu'en 476)
Filter products
« Je suis Ulysse, fils de Laërte, dont les ruses sont fameuses partout, et dont la gloire touche au ciel. »Odyssée, IX, 19-20 Après les dieux, les héros flamboyants, Héraclès l'infatigable et Achille qui court vite, voici un simple mortel, un homme insaisissable, imprévisible, Ulysse le tournoyant, dit Homère. Il a plus d'un tour dans sa tête et a connu mille détours sur les mers couleur de vin. Ulysse aurait pu vivre éternellement, sans vieillir, dans l'île paradisiaque de la sublime Calypso, qui lui a proposé de devenir immortel. Mais il avait un seul désir : rentrer chez lui, retrouver sa vie d'avant, sa femme Pénélope et son fils Télémaque dans sa petite île, Ithaque la rocailleuse, quittée depuis vingt ans. Or, rentrer chez soi, c'est l'aventure la plus risquée. L'espace infini de la mer fait surgir mille rencontres fantastiques, des amours, des terreurs : les Lotophages, le Cyclope anthropophage, Circé, la splendide sorcière, la musique divine et funeste des Sirènes, Scylla, la dévoreuse, Charybde qui engloutit tout. Mais, quand on revient, est-on encore chez soi après vingt années qui ont tout changé ? Pénélope, pour rester fidèle, n'a-t-elle pas dû ruser, même avec Ulysse ? Une lecture vivante du plus grand roman d'aventures jamais écrit, par l'un des meilleurs connaisseurs français de la Grèce antique.
Zeus, Aphrodite, Athéna : et si les dieux grecs n’étaient pas seulement des légendes, mais des forces vivantes qui ont façonné notre imaginaire ?
Plongez dans l’épopée millénaire d’un peuple qui a marqué l’Histoire : Les Égyptiens d’Isaac Asimov retrace, avec brio et clarté, le destin unique d’une civilisation ayant traversé les âges sans jamais perdre son âme.
Trois mille ans d’histoire grecque, de l’épopée d’Homère à la chute de Constantinople, racontés avec la rigueur d’un scientifique et le souffle d’un grand conteur.
Rome avant l’Empire : comment une petite cité est devenue la maîtresse du monde méditerranéen ? Isaac Asimov retrace, avec brio et précision, les guerres, les trahisons et les conquêtes qui ont forgé la République romaine.
De Méryt-Neith à Cléopâtre VII, douze destins exceptionnels révèlent comment les femmes ont marqué l’histoire de l’Égypte antique. Plongez dans une fresque vivante où pharaonnes, prêtresses et médecins redéfinissent le pouvoir au féminin.
Rome, berceau de notre rapport aux animaux. Les animaux dans le monde romain de Philippe Le Doze explore comment, dès l’Antiquité, philosophes, juristes et citoyens ont façonné notre vision des bêtes — entre domination.
Entre mythe et réalité, Le Monde d'Ulysse révèle la société secrète des siècles obscurs grecs. Moses I.
VIe siècle avant notre ère : un homme, Cyrus le Grand, transforme à jamais le visage du monde antique. En moins de trente ans, ce roi perse fonde l’Empire achéménide, un géant s’étendant de l’Indus à la Méditerranée.
1750 avant J.-C., dans les cuisines du palais de Hammourabi : découvrez comment les cuisiniers royaux de Babylone transformaient les ingrédients en festins sacrés, entre rites, interdits et recettes oubliées.
Et si la vraie fin de l’Antiquité n’était pas en 476, mais en 542 ? Sylvain Destephen révèle comment cette année charnière, marquée par des bouleversements politiques, militaires et sanitaires majeurs.
Trois millénaires d’histoire, trente dynasties, une civilisation qui a façonné le monde : L’Égypte ancienne de Sophie Desplancques vous invite à redécouvrir l’époque pharaonique à la lumière des dernières recherches.
Athènes, Ve siècle avant notre ère : et si le hasard était le vrai fondement de la démocratie ? Tirage au sort et démocratie explore comment les Athéniens ont fait du sort un outil politique révolutionnaire, bien loin de nos élections modernes.
Décryptez la pensée secrète des anciens Égyptiens à travers leurs hiéroglyphes, ces « paroles du dieu » qui ont façonné une civilisation pendant plus de trois millénaires.
D'où viennent les expressions qui peuplent notre quotidien ? Les 100 légendes de la mythologie grecque et romaine de Joël Schmidt révèle l'origine des mots et des récits fondateurs de notre culture.
Athènes, Ve siècle avant J.-C. : et si la réalité des femmes dépassait les clichés de la cité misogyne ? Violaine Sebillotte Cuchet démêle le vrai du faux, révélant leur rôle insoupçonné dans la vie publique, religieuse et économique.
Découvrez comment l’archéologie révèle les secrets des premières civilisations du Proche-Orient, de la naissance de l’agriculture à l’émergence des États, à travers le regard expert de Marcella Frangipane.
D’Aton à Osiris, en passant par Anubis et Imhotep, Les 100 mythes de l’Égypte ancienne déconstruit les idées reçues et révèle la richesse d’une religion en perpétuelle évolution.
De l'Écosse jusqu'à la Mésopotamie, de l'embouchure du Rhin jusqu'aux contreforts de l'Atlas, Rome a dominé durant près de cinq siècles un immense territoire. Le démembrement rapide de sa partie occidentale a d'autant plus frappé les esprits que l'Empire a remporté jusqu'au bout des succès décisifs, notamment contre Attila en 451. Pour faire comprendre ce paradoxe, Peter Heather rouvre le dossier en déplaçant le point de vue. Brassant une superbe documentation avec un art consommé du récit, il s'intéresse autant à la vie culturelle, économique et politique de l'Empire qu'à celle des « barbares ». Ceux-ci, en effet, ne viennent pas de nulle part. Qu'il s'agisse des peuples germaniques ou, plus encore, des Huns, Peter Heather fait revivre de l'intérieur la logique des adversaires de Rome. Une logique qui, tout autant que celle des héritiers d'Auguste, façonnera le Moyen Âge européen. On découvre ici l'histoire de la fin de l'Empire d'Occident autant que celle des débuts de l'Europe, comme celle des personnages hauts en couleur qui l'émaillent : diplomates de Rome et de Byzance toujours sur les routes, généraux, chefs barbares, impératrices ambitieuses, poètes, philosophes, théologiens... Considérée comme un classique, cette décapante « histoire nouvelle » a marqué un tournant dans les analyses de la chute de l'Empire romain.
L'histoire de Rome est celle, extraordinaire, d'une petite cité qui a failli disparaître cent fois en deux siècles (509-338) avant de s'imposer à ses proches voisins, puis à toute une région - le Latium -, ensuite à l'Italie (272), et enfin au monde tout entier de l'époque, c'est-à-dire le monde méditerranéen. Pourtant, les Romains rejetaient la guerre et aimaient la paix. Faut-il chercher dans leur organisation politique, dans leur vie économique, dans leurs structures sociales ou dans leurs productions culturelles les raisons de la résistance d'une suprématie qui dura jusqu'à la chute de l'empire, au Ve siècle après J.-C. ? En mêlant approche chronologique et questionnements thématiques, Yann Le Bohec dresse un panorama de ce que nous savons de l'histoire romaine. Il offre ainsi une introduction éclairante au monde des Romains.
Pour Hitler, le passé de la race, celui qui doit emplir de fierté les Allemands, ne se trouve pas en Germanie, mais en Grèce et à Rome. Une réécriture de l'Histoire, qui annexe la Méditerranée à la race nordique, investit le discours nazi et l'espace public allemand. Les peuples aryens de l'Antiquité peuvent dès lors servir d'inspiration et de modèle pour construire une société et un homme nouveaux : tandis que Sparte rappelle comment fondre des individualités en une communauté solidaire, Rome est le meilleur exemple quand il s'agit d'édifier un Empire. L'Antiquité grecque et romaine enseigne comment se perpétuer dans une mémoire monumentale et héroïque, celle du mythe. Cet ouvrage, qui restitue une autre histoire de l'Antiquité, fait pénétrer au coeur du projet totalitaire nazi : il s'agit de dominer non seulement le présent et l'avenir mais aussi un passé réécrit et instrumentalisé.
Et si les légendes recelaient une part de vérité historique ? À travers huit récits fondateurs, de la guerre de Troie à Romulus et Rémus, Thierry Camous démontre comment archéologie et science décryptent le réel caché derrière le mythe.
En 21 après Jésus-Christ, des nobles gaulois se soulevèrent contre l'empereur Tibère César. Écrivant un siècle plus tard, l'historien romain Tacite livre dans les Annales un récit qui est quasiment notre seule source sur cet événement. Il raconte la prise d'armes de Florus chez les Trévires et celle de Sacrovir chez les Éduens. Il révèle la répression brutale menée par les légions du Rhin, assistées d'auxiliaires gaulois, mais aussi les inquiétudes à Rome et la réaction de Tibère, dont il dresse un portrait sans fard. Plusieurs choses surprennent dans cette révolte, qui se produit dans le contexte troublé de la succession d'Auguste et du début du règne de Tibère. Un contexte marqué aussi par l'échec de la coûteuse guerre de Germanie, qui pesa durant trente ans sur les ressources de la Gaule. À travers une explication du récit de Tacite, ce livre en aborde tous les aspects. Il se penche sur les acteurs, leurs motivations et le déroulement des faits, en faisant appel aux acquis récents de la recherche archéologique. Par ailleurs, et grâce à l'apport des études textuelles, il le replace dans l'oeuvre de Tacite ainsi que celle d'autres auteurs, et s'efforce de décrypter les intentions narratives du plus fascinant des historiens romains. Avec cette enquête qui est aussi un voyage dans la Gaule annexée par Rome, l'histoire de la révolte de 21 ouvre une réflexion sur la « paix romaine » et ses limites.
L'Antiquité a connu un affrontement semblable à la célèbre opposition entre les États-Unis et l'URSS. Manuel Rodrigues de Oliveira raconte l'histoire totale de l'opposition, de style comme de modèle, entre deux géants : Sparte et Athènes. Entre 510 et 354 av. J.-C., Sparte, à la tête de la ligue du Péloponnèse, assure une hégémonie qui respecte la liberté de ses alliés ; là où Athènes développe, à partir de 477, une démocratie radicale à la tête d'un empire maritime qui se nourrit d'alliés transformés en sujets. La guerre du Péloponnèse est le point culminant de ce duel qui con-duit à l'affrontement des deux blocs. Le triomphe des Spartiates met temporairement fin à l'expansion d'Athènes et définitivement à la ligue de Délos. Sparte, grisée par sa victoire, se laisse à son tour tenter par l'impérialisme, sans plus de succès. Sa chute et son incapacité à restaurer son hégémonie conduisent à la fin de la logique du bloc contre bloc. Un livre stupéfiant de maîtrise et d'originalité sur un des plus fameux duels de l'histoire de l'humanité.
Et si les Étrusques venaient du Caucase ? Bernard Sergent renouvelle en profondeur notre compréhension de ce peuple mystérieux, en retraçant leur migration depuis l’Orient jusqu’en Italie.
Livie est encore une figure méconnue de l'Antiquité. À côté de Messaline et d'Agrippine, elle semble faire un peu pâle figure. Pourtant, tous les empereurs qui se succèdent, de Tibère à Néron, sont ses descendants. Issue d'une des plus nobles lignées de la République romaine, elle divorce pour devenir l'épouse de celui qui allait devenir l'empereur Auguste. Présentée comme un coup de foudre, leur union sert les intérêts de l'héritier de César, qui gagne ainsi l'appui de familles illustres. Livie elle-même est-elle la parfaite épouse romaine, parée de toutes les vertus ou bien une intrigante ? C'est la complexité de ce personnage que Pierre Cosme se propose d'explorer, en restituant aussi le mode de vie, les goûts et les ambitions de celle qui allait détenir pour longtemps le pouvoir suprême, jusqu'à devenir la véritable impératrice de Rome. Un destin oublié de l'Histoire et la toute première biographie consacrée à Livie.
Avant Humain, trop humain, Nietzsche était philologue. Le Culte grec révèle ses cours inédits sur les rites, les prêtres et la magie en Grèce antique — une plongée dans les sources mêmes de sa pensée généalogique, enfin traduite en français.
Rome, Ier siècle avant J.-C. : comment former un citoyen idéal ? L’Éducation des jeunes Romains au temps de Cicéron révèle les secrets d’une pédagogie où le père de famille.
L'expansion de Rome entraîna une forme particulière d'organisation sociale : la cité romaine. Dans la continuité des cités-États méditerra-néennes, cette modalité territoriale de la civitas a donné naissance à plusieurs centres urbains entourés de leurs propres territoires, dont la juxtaposition a durablement structuré l'empire. Organisée autour d'une communauté de citoyens qui la dirigeait, le populus, la cité jouissait d'une certaine autonomie sous un même droit. Matérialisations de cette communauté, édifices et monuments représentaient par excellence l'urbanitas, le mode de vie urbain. Remontant aux origines de notre propre conception de la citoyenneté, Ricardo González-Villaescusa fait renaître de leurs ruines ces lieux centraux qui facilitaient la circulation des personnes, des marchandises et de l'information, et qui, en étant comme autant de petites Rome disséminées, ont créé un grand réseau urbain jusqu'aux confins de l'empire.
Les notions anciennes et modernes de la « folie » recouvrent le plus souvent des réalités bien différentes, et celle de furor ne fait pas exception. Exprimant en général une idée d'aliénation dans laquelle le sujet est comme dépossédé de lui-même, elle désigne en premier lieu un trouble grave de la compréhension et de la volonté dont les racines s'enfoncent dans les profondeurs du corps. Dans un second sens, elle est le nom du sentiment tragique qui inspire aux foules anarchiques comme aux souverains tyranniques des actions mettant en cause les cadres élémentaires de la souveraineté républicaine. Depuis les origines de la cité, la condition de ceux qui souffrent du furor de la première espèce impose à la puissance publique de superviser des mesures de garde (custodia) et de protection (cura). L'édifice juridique qui en est issu se précise à la mesure que l'État romain étend son empire. Quant au furor de la seconde espèce, image poétique empruntant ses traits à toutes les espèces de « folie », il justifie d'appliquer aux ennemis publics le douloureux remède des maladies désespérées et il légitime, par une analogie avec le droit exceptionnel appliqué à la démence, le recours à un état d'urgence. Cet ouvrage, se concentrant sur la période romaine mais examinant aussi les sources grecques, propose pour la première fois une histoire politique de la folie dans l'Antiquité. À travers cet objet, il présente les pratiques romaines du pouvoir dans leur irréductible complexité.
Avec le destin de Juba II se joue celui de l'Afrique face à Rome. Il n'est encore qu'un enfant lorsque la Numidie, royaume de son père, tombe devant César. Le nouvel homme fort de l'empire le ramène, tout jeune captif, en Italie. C'est là que le petit prince orphelin grandit, au plus près de la famille du futur empereur Auguste. L'avenir de Juba est désormais aux mains du premier des Romains, qui décide opportunément de lui confier à l'âge adulte un nouveau royaume en même temps qu'il lui donne pour épouse Cléopâtre Séléné, fille de la grande Cléopâtre et d'Antoine. Avec elle à ses côtés, Juba II fait roi entreprend désormais d'écrire une nouvelle histoire pour l'Afrique. Loin de se contenter d'être un simple fondé de pouvoir de Rome, le souverain, en passe de devenir l'un des plus grands érudits de son temps et fort de sa culture hellénistique, aspire résolument à faire jouer à son royaume un rôle inédit dans l'histoire du nord de l'Afrique et de la Méditerranée, sur lesquelles l'Empire romain a déjà étendu ses filets. Élevé à Rome il en sait le prix, mais il a aussi pour arme l'éducation qu'il y a reçue et l'identité qu'il se construit. Tenu par sa fidélité à l'empereur, quel chemin prend alors sa liberté ? La réponse, complexe, tient au destin singulier du roi. Son récit, encore empreint d'une grande part d'ombre, fut aussi chargé des préjugés modernes qui, entre la violence de la colonisation et les indépendances retrouvées, ont marqué les relations entre l'Europe et le Maghreb. Le portrait de Juba II est à multiples facettes, sur lesquelles cet ouvrage jette une nouvelle lumière.
Auguste est le véritable inventeur du soft power, l'art, non de vaincre, mais de convaincre, ce qu'Ovide, un poète de ce temps à qui le pouvoir augustéen n'était pas sympathique, appelait l'art « de conserver sans violence physique à Jupiter son sceptre redoutable ». Telle est la trame originale du présent ouvrage. Projeté à l'avant-scène de la politique romaine à l'âge de 19 ans par l'assassinat de son père adoptif César, Auguste a réussi à fonder un nouveau régime et à rester à la tête de l'Empire romain pendant un interminable règne de 41 ans. Il multiplia les moyens pour dominer les esprits. S'appuyant sur une exceptionnelle génération de poètes, comme Horace et Virgile, Auguste réussit à inscrire sa politique dans une vision mystifiée de l'histoire. Prétendant qu'Apollon était intervenu pour lui donner la victoire à Actium contre Marc Antoine et Cléopâtre, Auguste s'est présenté comme l'intercesseur de ce dieu sur terre pour accompagner le retour de l'âge d'or. Auguste renouvela l'art ornemental à l'image d'un monde ordonné et fécond. Il multiplia les constructions de théâtres, dont il transforma à la fois l'architecture et la dramaturgie, pour donner en spectacle la révolution cosmique. Il diffusa à des millions d'exemplaires les signes de son pouvoir, sur les monnaies, mais aussi sur les monuments publics et même sur les humbles objets de la vie quotidienne. L'étude renouvelée de ses réalisations les plus spectaculaires à Rome montre qu'il s'adressait à plusieurs publics, de l'aristocratie romaine elle-même avec des messages codés jusqu'aux diverses populations de l'Empire, et même aux adversaires extérieurs à ses frontières. Auguste a entrepris de transformer le décor privé des Romains, en utilisant les compétences des peintres alexandrins que Cléopâtre avait mis au service de sa famille.