Île-de-France
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Paris, capitale mystique ? On pense plus volontiers à des contrées exotiques, en Asie, ou alors aux chemins de Compostelle. Et pourtant, Paris a vu son histoire façonnée par les hommes et les dieux, du paganisme des origines jusqu'au christianisme. On découvrira au travers de cet itinéraire les traces laissées par l'hindouisme, le bouddhisme, et bien évidemment par le judaïsme et l'islam. C'est un récit de voyage singulier que livre ici Cyprien Mycinski : à travers l'évocation de lieux célèbres (Notre-Dame ou le Sacré-Coeur) ou secrets (le pilier des Nautes, l'église Saint-Bernard-de-la-Chapelle, le quartier Couronnes...), il révèle la face mystique souvent méconnue de Paris, l'histoire sacrée de la capitale et de son territoire (Saint-Denis, Port-Royal-des-Champs, Evry, Bussy-Saint-Georges, Le Raincy...).
L'histoire des "jeux de balle et de paume" commence en Grèce puis se propoage un peu partout en Europe. Au Moyen Âge et à la Renaissance, on joue à la paume en France et dans une partie de l'Europe. Le jeu de paume a donc longtemps été le sport favori de nos populations, qu'une ordonnance royale interdira de pratiquer pendant la journée, "en abandonnant son travail"... ce qui montre l'incroyable ferveur pour ce sport. Un ouvrage sur un sport oublié mais profondément inscrit dans l'imaginaire national, fondé sur un corpus d'archives exceptionnel.
Travel back in time to 20th century Montmartre and immerse yourself in the vibrant artistic and cultural atmosphere of post-war Paris. Follow the story of a young boy as he navigates the cobblestone streets, encounters iconic figures, and witnesses the flourishing creativity of the 1950s. From the bustling cafés to the bohemian art studios, experience the magic of a bygone era through the eyes of a child coming of age in one of the world's most captivating neighborhoods. This evocative tale captures the essence of a remarkable period, weaving together nostalgia, imagination, and the timeless allure of Parisian life.
Au cabaret du Boeuf sur le toit, les mondes de la littérature, de la peinture, de la sculpture, de la mode se mêlent aux univers de la chanson, de la musique, de la danse. Le mythique cabaret attire le Tout-Paris. Toutes les musiques, initiées par le fameux « Groupe des six », se jouent au Boeuf, et les plus grands talents viennent enchanter un auditoire en quête de rêves. C'est un îlot de liberté au coeur de Paris, une bouffée d'oxygène dans des périodes difficiles de l'histoire de la France et de l'Europe. Un témoignage de toutes les gloires, bien souvent oubliées, de nos jours qui enchantèrent les publics de ce cabaret vraiment différent des autres.
Dictionnaire biographique des archéologues des Hauts-de-France, originaires de nos cinq départements ou qui y ont fouillé comme ces officiers des troupes allemandes ou britanniques. On y relèvera les noms connus de Jacques Boucher de Perthes, d'Auguste Mariette, de Roger Agache, de l'abbé Biévelet, mais aussi de nombreux archéologues amateurs. Les sources des 240 notices proviennent de la consultation de revues spécialisées et d'archives familiales. Une trentaine de photographies et de caricatures agrémentent l'ensemble. C'est aussi une façon de redécouvrir des sites et des musées régionaux. Nous livrons le témoignage d'écrivains comme Gustave Flaubert, Romain Rolland. Au-delà, nous rendons hommage au Père Lambiez qui, à Bavay, lança en 1790 la première revue archéologique, Feuille d'Or. Un tableau replace les trouvailles du nord de la France dans le contexte des principales découvertes contemporaines (Abou Simbel, Vix, Machu Pichu, Lucy...).
La rue de Passy représente, pour de nombreuses femmes, un endroit privilégié, où elles peuvent venir s'habiller, de la tête aux pieds. Et cette réputation est plus que cinquantenaire. Cependant, il n'en a pas toujours été ainsi : en 1860, cette rue était surtout consacrée à l'alimentation. Comment s'est faite cette transformation ? Quels en sont les moteurs ? Basé sur l'étude des commerces qui se sont succédé, dans chaque boutique de la rue, pendant près de cent cinquante ans, ce livre tente de répondre à ces questions.
Par une enquête menée à la fin des années 70, Sabine Chalvon-Demersay nous introduit dans un quartier de Paris apparemment banal. Elle y découvre un lieu en pleine transformation, investi par une population nouvelle. Qui sont les nouveaux habitants du Triangle Daguerre ? Des jeunes plutôt pourvus de diplômes, des professionnels de la parole et de l'écriture ; des aspirants à changer sinon le monde, du moins la vie. Ethnologue dans la ville, Sabine Chalvon-Demersay a observé ces nouveaux venus dans la mise en scène de leur vie quotidienne, dans leurs relations aux autres et à eux-mêmes. Elle les a saisis dans les cafés et les boutiques, dans les réunions de copropriétaires et les jardins publics ; elle a déchiffré leurs réseaux de convivialité, de solidarité et d'économie souterraine. Elle s'est interrogée enfin sur le modèle culturel - alternative ou illusion d'alternative - dont ils sont porteurs et éventuellement créateurs. Reste que, ayant contribué à valoriser culturelle-ment l'image du quartier, ces défricheurs se sont sentis menacés, au coeur de leur « village » qui n'en est plus un, par l'afflux d'une couche sociale plus fortunée dont ils avaient, involontairement, préparé l'arrivée. Pourquoi rééditer ce livre quinze ans après ? Parce qu'il s'agit d'une oeuvre pionnière pour la compréhension des modes de vie urbains. Par le relevé des menus détails de la vie quotidienne, Sabine Chalvon-Demersay, fait apparaître, bien au-delà des caractéristiques des individus, les processus qui gouvernent, à travers la confrontation de groupes d'origines différentes, les transformations des quartiers et des villes. Rarement l'authenticité des images et le bonheur des mots ont été aussi étroitement associés à la pertinence de la description ethnographique d'un quartier et de l'analyse sociologique d'un mode de vie.
Vincennes est un lieu magique, un site unique où dialoguent les souvenirs de dix siècles d'histoire de France. Il est aussi un des grands centres de pouvoir où s'est construit l'État. Château situé « près Paris », il est plus qu'une maison royale : il ne peut se comprendre sans la capitale dont il est un prolongement, sans le Bois de Vincennes dont il tire son origine et sans le village qui est devenu la ville de Vincennes. Au fil d'une trentaine de dates-clés, on découvre le cadre prestigieux de Vincennes, les événements marquants qui s'y sont déroulés - de la guerre de Cent Ans à la Libération de Paris, en passant par la Révolution et la Commune - ainsi que les personnalités liées au château, qu'il s'agisse de Charles V, de Mazarin, du marquis de Sade, de Napoléon Ier ou du duc d'Enghien. Le livre tire parti des recherches les plus récentes des archéologues et des historiens sur le château médiéval, la demeure de Louis XIV et la « ville militaire » du XIXe siècle. Il apporte par ailleurs des informations totalement inédites sur les projets d'installation de la présidence de la République à Vincennes lors du premier mandat de Charles de Gaulle. Vincennes : mille ans d'histoire de France est la première synthèse d'ensemble consacrée à un château qui par son importance historique et artistique égale Fontainebleau et Versailles.
L'incendie de 2019 a provoqué une sidération dans le monde entier et un élan de générosité pour sauver Notre-Dame de Paris. Pourquoi une telle émotion ?
Auberges, bouillons, cafés, brasseries, bistrots, " étoilés "... Plongez au coeur de dix siècles d'une histoire savoureuse : celle du Paris culinaire.Paris est incontestablement la capitale de la gastronomie. Mais qui sait comment cette réputation s'est construite année après année ? Comment se sont progressivement créés les restaurants et les meilleures tables ? Pourquoi les plus grands chefs ont-ils été attirés par cette ville ?Dès le Moyen Âge, la ville est un grand centre de consommation et un important marché alimentaire. Alors que les halles centrales symbolisent le " ventre de Paris ", un artisanat de bouche raffiné s'y développe progressivement. À l'orée de la Renaissance, la capitale est perçue comme une cité de cocagne et donne le ton du bien manger et du bien boire. Elle devient vite le lieu des débats et des révolutions culinaires : on y intellectualise la cuisine, on y crée une nouvelle littérature gourmande, on y invente le restaurant. Petit à petit, l'art de la " bonne chère " est érigé en dogme et Paris devient la capitale mondiale des gourmets. Désormais cosmopolite et dotée d'un rayonnement international, la Ville Lumière est à la pointe de l'innovation : après avoir fait émerger la " nouvelle cuisine " dans les années 1970 et la bistronomie au cours des années 2000, elle réinvente et modernise la gastronomie (grâce aux food trucks et autres " prêts à manger ") depuis les années 2010.Des premiers " petits pâtés " à la parisienne achetés à des marchands ambulants à la création d'institutions iconiques (Le Dôme, La Coupole, La Closerie des Lilas, etc.) en passant par l'invention des célèbres " bouillons parisiens ", cet ouvrage basé sur une recherche approfondie et inédite nous offre l'histoire riche et méconnue d'un Paris gourmand.
Pour la première fois, les portaits croisés des femmes qui firent Versailles - reines, maîtresses royales et favorites, filles, belles-filles et amies des souverains -, de Marie-Thérèse à Marie-Antoinette." L'ouvrage d'Alexandre Maral, aussi distrayant qu'instructif, nous propose une incroyable galerie de portraits féminins, en de jolis tableaux finement brossés et étayés par les mémorialistes de leur temps. [...] L'auteur ressuscite le Versailles des trois rois Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. Il nous entraîne dans le sillage des reines Marie-Thérèse d'Autriche, Marie Leszczynska et Marie-Antoinette d'Autriche [...], nous guide dans les alcôves des petits appartements où se succèdent les maîtresses royales [...] et nous fait découvrir les personnalités souvent méconnues des filles et belles-filles des souverains dont la duchesse de Berry si chère à Saint-Simon, la princesse Marie-Adélaïde de Savoie, coqueluche de la Cour, ou les redoutables Mesdames filles de Louis XV. Alexandre Maral nous invite à un voyage passionnant dans les vertugadins des dames de Versailles et par-delà une chronique des moeurs ou des battements de coeur royaux se dessine chemin faisant une singulière histoire de France où s'exerce le règne des femmes. " Stéphane Bern
Ni guide touristique, ni précis d'histoire parisienne, ni recueil de bonnes adresses, ce livre est l'herbier subjectif d'un Paris qui n'appartient qu'à l'auteur. Au fil de la grande Histoire, s'entremêlent ici un chapelet d'anecdotes et mille petits souvenirs intimes.
Un voyage de deux siècles au coeur du Panthéon, son histoire, ses héros, ses grands hommes et quelques stars... Philippe Bélaval a été en charge durant dix ans de la conservation de ce monument qui a une place toute particulière dans notre identité collective, et nous invite à une lecture passionnante de notre Histoire.
Issus d'une quinzaine d'ouvrages majeurs de Charles Virmaître, les textes réunis dans cette édition forment une saisissante anthologie du Paris du vice et du crime au XIXe siècle. Dans une capitale en pleine métamorphose, vice, délits et crimes s'organisent sur les trottoirs, dans les demeures cossues ou les tripots. Observateur de la pègre et de ses combines comme des salons feutrés, Charles Virmaître porte un regard quasi documentaire sur les moeurs de son époque. On côtoie dans ce tableau pittoresque toute une galerie de personnages insolites : "cocottes", tireuses de cartes, indicateurs, "truqueurs"... Et c'est aussi toute la richesse de l'argot parisien que l'on retrouve dans ce recueil truculent. Charles Virmaître (1835-1903) était historien, journaliste et lexicographe. L'un des auteurs les plus productifs et les plus doués de sa génération, il a notamment publié Paris police, Paris escarpe, Paris galant et Trottoirs et lupanars. Laurent Portes est conservateur en chef du département Philosophie, histoire, sciences de l'homme de la Bibliothèque nationale de France.
Paris, capitale de l'amour ? En tout cas, c'est probablement la seule ville au monde dont on puisse dire qu'elle provoque tous les fantasmes, au point qu'on a pu parler, en 1869, de "parisine", le parfum sensuel qui émane du sol de Paris. On trouvera dans ce livre de l'historien Dominique Kalifa une foule d'anecdotes et de faits curieux : la carte imaginaire des adultères, arrondissement par arrondissement, établie en 1928 ; Léon Blum suivant une femme dans la rue ; Landru repérant ses victimes dans le métro ; ou encore des sections consacrées aux petits salons des restaurants, à l'amour dans les fiacres ou sous les portes cochères, aux rencontres amoureuses dans le métro ou, comme Marguerite Duras dans les années 1930, dans les piscines municipales, etc. Mais on pourra également lire ce Paris comme l'histoire sur un siècle, de 1860 aux années 1960, de la conquête de la ville, de l'espace public, par les femmes.
Entrez de plain-pied dans la grande histoire !Havre de paix dédié aux muses, les Tuileries furent cet écrin où se jouèrent les grandes heures de l'histoire de France. Une destinée à la fois sublime et tragique pour ce palais, fondé en 1564 par Catherine de Médicis et achevé par Louis XIV à l'aube de son règne.Frappée à l'effigie du Roi-Soleil, la demeure captive les regards éblouis des visiteurs. Comment s'en étonner ? Les Tuileries sont une cité des arts, le haut lieu de la vie culturelle française. Mais c'est aussi une réserve de verdure en plein coeur de Paris, un don gracieux du monarque qui dispense à ses sujets bon air et douce lumière. Dans les jardins dus au génie de Le Nôtre, Précieuses et petits marquis s'y prélassent dans des tenues ébouriffantes devant un peuple bouche bée. Vient la Révolution qui sonne le glas des frivolités. Louis XVI et Marie-Antoinette subissent, sous les lambris dorés, les outrages des révolutionnaires. « Triste comme la grandeur », murmure Napoléon, en parcourant les salles glaciales du palais. Peut-être...Et pourtant il demeure le symbole de la puissance souveraine, réaménagé au fil des régimes qui se succèdent tout au long du XIXe siècle. Avant de sombrer tristement dans l'incendie allumé par les communards, en mai 1871. « Le palais des rois brûle. L'oiseau ne reviendra plus au nid », chantonnèrent les incendiaires, en soupant à la lueur des flammes...
Entrez de plain-pied dans la grande histoire !Havre de paix dédié aux muses, les Tuileries furent cet écrin où se jouèrent les grandes heures de l'histoire de France. Une destinée à la fois sublime et tragique pour ce palais, fondé en 1564 par Catherine de Médicis et achevé par Louis XIV à l'aube de son règne.Frappée à l'effigie du Roi-Soleil, la demeure captive les regards éblouis des visiteurs. Comment s'en étonner ? Les Tuileries sont une cité des arts, le haut lieu de la vie culturelle française. Mais c'est aussi une réserve de verdure en plein coeur de Paris, un don gracieux du monarque qui dispense à ses sujets bon air et douce lumière. Dans les jardins dus au génie de Le Nôtre, Précieuses et petits marquis s'y prélassent dans des tenues ébouriffantes devant un peuple bouche bée. Vient la Révolution qui sonne le glas des frivolités. Louis XVI et Marie-Antoinette subissent, sous les lambris dorés, les outrages des révolutionnaires. « Triste comme la grandeur », murmure Napoléon, en parcourant les salles glaciales du palais. Peut-être...Et pourtant il demeure le symbole de la puissance souveraine, réaménagé au fil des régimes qui se succèdent tout au long du XIXe siècle. Avant de sombrer tristement dans l'incendie allumé par les communards, en mai 1871. « Le palais des rois brûle. L'oiseau ne reviendra plus au nid », chantonnèrent les incendiaires, en soupant à la lueur des flammes...
Qui a eu l'idée de murer les fenêtres du Panthéon ? Qu'était le Val-de-Grâce avant d'être un lieu consacré à la médecine ? Qui sont les Innocents de la belle fontaine des Halles ? Le Palais-Royal est-il vraiment d'origine... royale ?À Paris, au fil des rues, au détour des places ou des allées, de mystérieux indices inspirent des questions surprenantes. Ces traces que l'on finit par ne plus voir, ces noms dont l'explication se perd, ces monuments aux évidences trompeuses nous racontent une époque, des personnages hors du commun, et de sombres spéculations immobilières. Comme dans une enquête policière, avec ses mystères, mais aussi ses preuves et ses témoignages, ce livre revisite 23 hauts lieux de la capitale : autant d'endroits que l'on croit connaître, mais dont la véritable histoire nous échappe. De traces d'histoire, en histoires de traces, ressuscite sous nos yeux, en nous faisant voyager dans le temps et dans l'espace, un passé caché. Celui d'un Paris énigmatique...
Les incendies de la Commune ont-ils été aussi destructeurs que le prétend la version officielle ?Les communards sont-ils les seuls responsables de ce bilan ? Et si ce vandalisme avait offert à la bourgeoisiel'opportunité de métamorphoser Paris en capitale de la modernité ? C'est la thèse d'Hélène Lewandowski, quiraconte ici une autre histoire de la dernière révolution du XIXe siècle.En mai 1871, la Commune prend fin. Le palais des Tuileries et l'Hôtel de Ville sont réduits en cendres. Prisd'assaut par les touristes, les monuments calcinés sont à l'origine d'une économie florissante : vente de guides, plans illustrés, albums-souvenirs, organisation de voyages par les Cook's Tour de Londres... Un siècle et demi après, voici un livre qui révèle comment cette insurrection, loin de détruire la ville modelée par le baron Haussmann, a servi la bourgeoisie en favorisant une transformation qu'elle attendait pour stimuler une industrie qu'elle possédait.Un parcours à travers les ruines qui dévoile les secrets de la reconstruction de Paris.Historienne de l'architecture, Hélène Lewandowski prépare une thèse sur les conséquences des expositions universelles du xixe siècle sur l
Paris dans tous ses états.Avec la Révolution française, l'histoire de la capitale était le sujet de prédilection du maître de la " petite histoire ". En conjuguant talent d'enquêteur et art de la narration, Saïd Mahrane a sélectionné ses meilleures contributions qu'il présente dans une préface très personnelle. Il y raconte le Paris de son enfance tout en expliquant en quoi G. Lenotre demeure un passeur d'exception pour connaître et comprendre l'histoire et les métamorphoses d'une ville-monde dont il a exploré tous les arcanes. En trente chapitres, qui vont du Gaulois Camulogène au zouave du pont de l'Alma, défilent les illustres et les oubliés, les lieux emblématiques comme l'Elysée, les ponts de la Seine ou les cimetières, les événements à commencer par les révolutions ; enfin, les aléas de la vie quotidienne, dont certains restent d'actualité à l'instar de la salubrité, des embarras et des dangers de la circulation, des inondations ou du coût de la vie, notamment en matière de loyer. En regard, la gastronomie règne en maître, tandis que la cité grandit sans perdre son âme. Un festival d'anecdotes au service d'un vrai bonheur de lecture.
A la veille de l'élection présidentielle, une plongée au centre du pouvoir de la Ve République, l'Elysée, doublée d'un balayage de 170 ans d'histoire. Qui aurait imaginé qu'un palais bâti sous la Régence pour les besoins d'une chasse serait un jour le cœur du pouvoir ? Il est vrai que l'Élysée, avant d'être la citadelle du monarque élu de la Ve République, fut le miroir de l'impuissance des régimes précédents. Près de cent soixante-dix années, entrecoupées de coups de force, d'émeutes et de guerres, séparent en effet l'entrée de Louis Napoléon Bonaparte dans la nouvelle résidence d'État jusqu'à celle, au printemps prochain, du huitième président de la Ve République. Faut-il que le premier des Français soit élu, et par qui ? Quelle est la réalité de son pouvoir sous la IIIe République ? En est-il réduit à " inaugurer les chrysanthèmes " dans les années 1950 ? Pourquoi de Gaulle n'aime-t-il pas ce palais ? Ce dernier est-il si peu fonctionnel et onéreux ? Pourquoi changer la durée du mandat ? À quoi servent les premières dames ? Y a-t-il une vie après l'Élysée ? C'est à toutes ces questions, entre roman national, querelles institutionnelles, rivalités des hommes, et parfois théâtre de boulevard, que répondent ces récits vifs et ces portraits à la pointe sèche.
Le premier Métronome, c'était le grand souffle de l'histoire de France sur la capitale.Métronome 2 C'est tout le passé des Parisiens qui se déroule au fil de nos pas jusqu'à nous projeter dans notre réalité d'aujourd'hui. Tout a commencé rue Saint-Jacques. Puis, à chaque siècle, une nouvelle voie fondatrice a matérialisé le développement de la ville, s'éparpillant bientôt en un maillage de rues, carrefours et ruelles où le temps nous échappe dans un flot de souvenirs... La chambre de François Villon à l'arrière de la Sorbonne, Ravaillac en embuscade rue de la Ferronnerie, la Pompadour enterrée place Vendôme, les fripes du Carreau du Temple, des homosexuels brûlés vifs place de Grève, l'invention des champignons de Paris, du baba au rhum et des godillots ! Et tout un monde qui frissonne de créativité pour modeler l'avenir. Ici on crée l'art de demain, là on fomente une révolution. Des mots naissent sur le trottoir, " guillemet ", " argot ", " bistro " ; des petits métiers s'y installent : premiers marchands de lunettes, claqueurs de théâtre ou ramasseurs de mégots. Notre Paris intime, c'est celui des poètes et des chiffonniers, des artisans et des inventeurs. Le Paris de tous ceux qui ont fait sa magie et son âme.
Tout Paris dans la poche... NE mise à jour.
En 1789, Paris comptait moins de 600 000 habitants. A partir de la Restauration, sa population bondit sous l'effet des migrations très fortes : elle double en cinquante ans, quadruple en un siècle. Déjà centre politique et culturel, la capitale devient aussi le principal centre économique et financier : sa puissance inquiète, sa richesse fait envie. Effrayés par la grande métropole, les régimes successifs lui ont tous refusé l'autonomie et l'ont quasi administrée directement. Les monarchies du XIXe siècle ont essayé d'aménager la capitale. La Troisième République, appuyée sur des notables ruraux, l'a négligée. A partir du régime de vichy, Paris semble être devenu le bouc émissaire de l'aménagement. Derrière les critiques mal fondées et les politiques antiparisiennes, on devine toute une doctrine anti urbaine, apparue avec les fascismes des années 1930, qui s'oppose encore aujourd'hui à la grande ville.