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L’Hispanie romaine, véritable supermarché de l’Empire : découvrez comment cette province a nourri Rome et son armée en métaux, vin, huile et sauces de poisson pendant quatre siècles.
La Catalogne est devenue, au Moyen Âge, une principauté souveraine et une puissance méditerranéenne. Privée de son indépendance politique, elle a conservé le vif sentiment d'une identité nationale et linguistique. La renaissance culturelle du XIXe siècle a amorcé un combat pour la reconquête de sa souveraineté. Ce livre retrace l'histoire de la Catalogne, des origines à la maturation de l'autonomie. Il se double d'une histoire de la littérature et de l'art catalan.
Dotée d'une forte conscience nationale et d'une vigoureuse identité culturelle, la Catalogne a connu une histoire cahotique qui l'a longtemps privée de toute forme d'existence politique. Ayant recouvré son autonomie depuis deux décennies, elle s'impose à l'Europe par un grand dynamisme économique et culturel.
En 1711, en el gélido invierno de Madrid, el hermano coadjutor Felipe Frutos, soldado en las guerras de Cataluña en los años 1690, jesuita en la Barcelona convulsa de 1701- 1705, se sentó a redactar su vida, aunque sin esperanzas de verla publicada. ¿Por qué tomaría la pluma? Para quien había sido un pequeño y pícaro campesino de la región de Segovia, las experiencias se habían acumulado y su protagonismo se había paseado de España a Nueva España, atravesando el sur de Francia hasta llegar a Italia. De barco en carruaje o a lomo de mula, había vivido insólitas aventuras en tiempos de miseria y de frío, mil facetas que se plasman en una escritura muy propia. Frutos escribe como es: jocoso, inventivo, autodidacta. El estudio y edición anotada de su diario, que abarca los años 1674 a 1711, y de su «Relación sucinta de las propiedades de los indios mexicanos», redactada en 1722, hacen de este volumen una fuente excepcional para comprender la visión «desde abajo» de un universo que se extiende de Roma a Acapulco, por el que desfilan algunos de los más relevantes personajes y sucesos históricos del período, entrelazados con la percepción personal de Frutos hacia castellanos, catalanes, romanos e indios.
Connu de l'Occident depuis au moins 1340, l'archipel des Canaries ne tomba définitivement sous la domination espagnole qu'en 1496. Ce livre se propose de faire découvrir les différentes étapes de cette conquête si espacée dans le temps. En chemin, le lecteur croisera la route de navigateurs venus d'Italie, des Baléares et du Portugal, de chevaliers français originaires de Normandie, et de bien d'autres personnages hauts en couleurs comme Luis de la Cerda, proclamé en pleine Guerre de Cent ans « Prince de la Fortune », en référence à ces îles dites « Fortunées ». Il n'existe qu'un très petit nombre de livres en langue française sur ce sujet. Tout en s'appuyant sur les articles et publications d'éminents historiens, le présent ouvrage cite également des extraits de chroniques anciennes, parfois rédigées par des témoins oculaires qui nous livrent leur regard sur la population locale, son apparence, ses vêtements, et ses réactions face aux Européens surgis de l'océan.
Le règne d'Alphonse X reste dans l'histoire espagnole comme l'une des périodes les plus riches du Moyen Âge hispanique, tant pour l'immense production intellectuelle que pour les projets sociopolitiques qui ont animé la cour castillane. À l'occasion du 800e anniversaire de la naissance du Roi sage, ce volume rassemble divers articles qui visent à rendre compte de la polyvalence intellectuelle et de l'ambition politique du monarque. La contribution de chercheurs hispanistes d'Europe et d'Amérique ainsi que la diversité des domaines abordés (économie, linguistique, paléographie, politique, urbanisme) reflètent la richesse de l'oeuvre alphonsine, un ensemble qui, par ses thématiques variées et sa dimension humaine, ne peut qu'aider à une meilleure compréhension de notre passé comme de notre présent.
La guerre de la Péninsule (Espagne et Portugal) est directement liée à la déposition du roi d'Espagne Charles IV par Napoléon Ier (1808) et son remplacement par son frère Joseph Bonaparte. S'ensuivent cinq ans de guerre et de « guérilla » : l'invasion de l'Espagne, puis du Portugal par les Français, l'intervention anglaise au Portugal puis en Espagne. L'emblématique général anglais Wellington mène la coalition anglo-hispano-portugaise à la victoire décisive de Vitoria en 1813 : toutes les armées françaises présentes dans la Péninsule doivent battre en retraite vers le Midi de la France en se battant pied à pied. Côté Ouest, à Pampelune, à Saint-Sébastien, puis sur les passages pyrénéens et vers Bayonne tandis que côté Est, les armées d'Aragon et de Catalogne maintiennent tant bien que mal le front sur l'Ebre. Le capitaine Vidal de la Blache analyse minutieusement, et pas à pas, le déroulement des opérations militaires sur les divers fronts, alors que les dissensions déchirent les maréchaux, et que Napoléon hésite et temporise.Joseph Vidal de La Blache (1872-1915), né à Castres, officier, historien militaire. On lui doit notamment Étude sur la vallée lorraine de la Meuse ; Les causes de la défaite de l'Autriche en 1866 ; La Régénération de la Prusse après Iéna et sa monumentale étude sur l'Évacuation de l'Espagne et l'Invasion dans le Midi en 2 tomes et près de 1.200 pages. Voici, pour la première fois, entièrement recomposé, ce texte majeur sur la guerre de la Péninsule.
Le sang fascine. Encore aujourd'hui, il renferme une charge d'émotion et de mystère, qui trouve ses racines dans les anciens systèmes de représentation, de la fin du Moyen Age au XVIIIe siècle. L'ancienne médecine inscrit le sang dans le système des quatre humeurs et en fait un véritable «trésor de vie». Elle l'associe aux «esprits» -qui constituent l'interface entre l'âme et le corps-, au coeur, aux émotions. Le sang est également relié aux questions de genre et d'identité sexuelle. Le sang féminin ne vaut pas le sang masculin. Le sang menstruel, objet d'une véritable mythologie, est associé la souillure, au déchet et au poison. Mais le sang est aussi à la base d'un aliment aussi essentiel que symbolique, le lait, évoqué dans les discours dédiés à l'allaitement et au choix des nourrices. Le sang ne relève pas uniquement du domaine sanitaire : sa représentation convoque des notions-clés comme l'articulation entre le corps et l'âme, la définition et la transmission de l'identité. Il intervient dans la construction d'un véritable « déterminisme hématologique » -dans lequel les caractéristiques physiques et morales se transmettent par le sang-, dans des pratiques d'exclusion, mais aussi dans des discours de tolérance et de la solidarité. Cette rapide évocation des perceptions et des enjeux du sang révèle la densité et la complexité des représentations qui y sont associées. C'est cet héritage ancien, mais jamais oublié, que cet ouvrage se propose d'explorer.
En 1975, Francisco Franco meurt et son régime dictatorial de presque quatre décennies disparaît avec lui. Commence alors ce que les historiens appellent « la transition démocratique ». Elle permet à l'Espagne de passer d'un régime autoritaire à une démocratie libérale. Cet ouvrage interroge les fondements mêmes de cette période clé de l'histoire espagnole, en s'intéressant aux principaux acteurs du changement et à la façon dont cette transition s'est produite avec l'intégration dans la CEE comme horizon.
La décennie 1250, qui voit la consolidation du processus de reconquête chrétienne avec l'intégration de l'Andalousie bétique au royaume de Castille, passe souvent pour le début d'un déclin des ordres militaires, dont la vocation de lutter contre les infidèles aurait dès lors perdu sa raison d'être. Le présent ouvrage remet en question cette idée reçue. Une analyse détaillée des sources, dont certaines restaient inédites, montre qu'après le milieu du XIIIe siècle les ordres militaires, alors moins étudiés qu'à leurs débuts, n'entrent nullement en décadence. Leur image auprès des contemporains demeure positive et, si leur profil religieux s'atténue au XIVe siècle, une ouverture croissante aux valeurs chevaleresques les rapproche de la noblesse. Inquiète d'une telle communauté d'intérêts susceptible d'entraver ses prétentions absolutistes, la monarchie castillane réagit en s'efforçant d'utiliser les milices pour affermir son propre pouvoir et les soumet à un patronage de fait qui, tout en pérennisant leur position sociale, les réduit bien avant l'époque des Rois Catholiques à une logique nationale étrangère au principe universel qui était le leur.
Si la nécessité d'améliorer l'instruction des femmes a trouvé très tôt de nombreux défenseurs, il semble qu'il n'ait pas été aussi facile, pour beaucoup et pendant longtemps, de les imaginer aptes à la création. Pour preuve cette affirmation péremptoire de Voltaire, dans ses Questions sur l'Encyclopédie : « On a vu des femmes très savantes comme il en fut de guerrières ; mais il n'y en eut jamais d'inventrices ». En Espagne, aux carences éducatives (plus durables qu'ailleurs, peut-être) s'ajoute le poids des préjugés et des habitudes mentales qui se traduisent par des actes et des discours en réaction à la création féminine. En retour, les femmes qui s'engagent dans une expérience littéraire ou artistique tiennent un discours aux significations variées, voire contradictoires : désir de se justifier, de s'excuser, de s'affirmer ou de se cacher derrière un pseudonyme masculin ; discours sincère ou trompeur, comme le montrent parfois des discordances entre déclarations publiques et confessions privées. L'étude de ces interactions entre le contexte socio-politique espagnol et la création féminine, du XVIIIe au XXe siècle, dans des domaines aussi variés que la littérature, la peinture, le théâtre et le cinéma, apporte des informations précises sur un aspect de l'histoire culturelle encore mal connu, et elle réserve aussi quelques surprises.
La mort du dictateur Franco en 1975, puis le couronnement du roi Juan Carlos, ont ouvert la voie à la "transition démocratique" marquée par un pacte politique inédit, une amnistie, et un processus constitutionnel. Mais depuis 2015, avec l'abdication de Juan Carlos et l'instabilité politique, certains aspects de la Constitution de 1978 sont contestés. Quarante ans plus tard, donc, qu'entend-on par "transition démocratique" ? Et quelle est la légitimité de ce concept ?
À l'été 1936, les troupes nationalistes du général Franco, avec l'appui d'avions allemands et italiens, remontent du sud de l'Espagne vers Madrid. C'est une véritable « colonne de la mort », formée de légionnaires et de mercenaires marocains. En chemin, ils multiplient les massacres de civils et assassinent les responsables politiques d'une République espagnole fragile, qui avait appelé au secours le gouvernement français du Front populaire.Indifférentes à ces crimes de masse, la France de Léon Blum, l'Angleterre de Churchill et l'Amérique de Roosevelt ont refusé d'intervenir pour aider les démocrates espagnols, alors que les régimes fascistes prenaient fait et cause pour Franco et les militaires putschistes.Le livre de Gilbert Grellet est le récit de cette faute impardonnable, qui allait meurtrir le peuple espagnol et accroître l'appétit de conquête d'Hitler et de Mussolini, préfigurant Munich et la Seconde Guerre mondiale. A l'heure où se repose la question des interventions extérieures, cette leçon d'histoire sonne comme un avertissement. L'attentisme et la démission sont inexcusables dans les situations extrêmes.
Découvrez enfin tout ce qu'il faut savoir sur Franco en moins d'une heure ... ou presque ! Fruit d'une Espagne meurtrie par les luttes intestines, Franco a marqué les esprits par la violence du régime qu'il a imposé à son peuple. C'est dans un pays ravagé par trois années de guerre civile que le Caudillo accède au pouvoir, soutenu par l'armée et l'Église. Bien décidé à poursuivre tous ceux qui se sont dressés sur sa route, Franco lance une répression d'une rare violence. Le monde reste sans voix, et l'Espagne est rapidement exclue des organisations internationales. Il lui faudra attendre près de 20 ans pour être à nouveau admis. C'est qu'entre-temps la situation semble avoir évolué et l'on voit apparaître en Espagne une toute nouvelle génération aspirant au changement. Le Caudillo est à l'agonie, mais tient bon. Lorsqu'il s'éteint, il laisse derrière lui une Espagne qui peine à se relever, hantée par le spectre de celui qui fut le Caudillo. Ce livre vous permettra d'en savoir plus sur : o La vie de Franco o Le contexte de l'époque o Les temps forts de la vie de Franco o Les répercussions de sa dictature Le mot de l'éditeur : « Dans ce numéro de la collection 50MINUTES Grandes Personnalités, Jonathan D'Haese revient sur 35 ans de dictature. Ce faisant, il nous dévoile tout un pan de l'histoire espagnole qu'il est important de connaître afin de mieux comprendre la situation actuelle du pays. C'est que, 40 ans après sa mort, l'ombre de Franco plane toujours sur l'Espagne qui peine à achever son processus démocratique. » Stéphanie Dagrain À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grandes Personnalités La série Grandes Personnalités de la collection « 50MINUTES » présente plus de cinquante hommes et femmes qui ont marqué l'histoire d'une manière ou d'une autre. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent faire le tour d'un sujet précis, tout en allant à l'essentiel, et ce en moins d'une heure. Nos auteurs combinent les faits historiques, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d'histoire.
Découvrez enfin tout ce qu'il faut savoir sur la Reconquista en moins d'une heure ! Fruit d'une lutte politico-religieuse de plusieurs siècles entamée avec l'invasion musulmane de 711, la Reconquista est officiellement achevée en 1492 avec la prise de la ville de Grenade par les Rois Catholiques. L'Espagne, désormais unifiée, devient l'une des nations les plus puissantes d'Europe. Pourtant, rien n'était joué pour les royaumes chrétiens de la péninsule Ibérique aux prises avec la prestigieuse al-Andalus... Ce livre vous permettra d'en savoir plus sur : o Le contexte de l'époque o Les acteurs principaux qui ont pris part à l'événement o La Reconquista o Les répercussions de l'événement Le mot de l'éditeur : « Dans ce numéro de la collection « 50MINUTES | Grands Événements », Romain Parmentier nous présente l'un des événements les plus emblématiques de l'histoire d'Espagne : la Reconquista. Plongés dans de terribles luttes durant près de sept siècles, les souverains successifs font tout ce qu'ils peuvent pour tenter d'unifier le territoire. S'ils réussissent, la fin de la Reconquista sonne également le glas de la tolérance religieuse et voit la mise en place de l'inquisition espagnole. » Stéphanie Dagrain À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grands Événements La série « Grands Événements » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante faits qui ont bouleversé notre histoire. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent tout savoir sur un sujet précis, tout en allant à l'essentiel, et ce en moins d'une heure. Nos auteurs combinent les faits, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d'histoire.
Espagne, juillet 1936. Un putsch tente d'abattre la République. L'assassinat de la démocratie par des militaires, des monarchistes et des fascistes était prémédité de longue date. L'intensité de la réaction populaire et de la résistance du régime, moins attendue, transforme ce conflit en une guerre sanglante de presque trois ans. Une guerre à la fois politique et sociale, civile et internationale: Mussolini et Hitler soutiennent les troupes du général Franco, l'URSS s'engage du côté républicain alors que les démocraties libérales s'abstiennent. Le monde regarde l'Espagne et se mobilise pour cette guerre qui fait plus de 500 000 morts et autant d'exilés. Aujourd'hui, de nombreuses recherches et archives, mais aussi des témoignages, permettent d'écrire une nouvelle histoire de la guerre d'Espagne. Cette histoire dévoile le long travail de sape de la démocratie par les forces réactionnaires et l'extrême droite espagnole, bien avant 1936. Elle montre les mécanismes profonds de la dictature franquiste et se penche enfin sur l'expérience au jour le jour des acteurs de cet épisode majeur du XXe siècle européen.
Tout au long de cet itinéraire amoureux dans ce qu'elle appelle ses Espagnes, Christiane Rancé tente de comprendre les paradoxes qui façonnent ce pays. Comment peut-on aimer la fête à ce point et s'adonner aux processions de la Semaine sainte ? Manifester autant d'ardeur à vivre et de vision tragique ? De volupté et de mysticisme ?Du Pays basque à l'Aragon, de la Catalogne à la Galice, de la Castille à l'Andalousie, l'auteure explore la singularité de chaque lieu, de chaque mode. Elle invite ses lecteurs à découvrir les plus beaux paysages, châteaux et légendes de ces provinces et anciens royaumes. Elle évoque les grandes figures qui firent ce pays si original. Elle nous rappelle tout ce que les grands d'Espagne, Thérèse d'Avila et Carmen, Dalí et Cervantes, Picasso et Lorca, Goya et Buñuel, Velásquez et Almodóvar, Gaudí et Manuel de Falla, et bien d'autres encore, nous ont apporté de profondément vivant.Son amour est contagieux comme la passion que les Espagnols mettent à vivre au soleil l'instant qui passe. Si la vie est un songe, comme l'écrit Calderón, sous la plume allègre et entraînante de Christiane Rancé, le voyage en Espagne est un rêve... qui réveille notre joie de vivre.
La Sagrada Familia, l'auberge espagnole, le Barça, la Rambla, le Barri Xino, les « quatre Gats », Gaudí, Miró, Dalí, le jeune Picasso, la plaça de Catalunya, le passeig de Gràcia, la Costa Brava, la Diada, Lluís Llach, Eduardo Mendoza et Montalban... Des noms et des images qui chantent. Un air de fête, de liberté, d'audace et d'impertinence.Aux yeux de millions de gens, Barcelone, c'est aussi la résilience, l'ouverture au monde et une incorrigible jeunesse. Ici, le génie Gaudí incarne un art inimitable. Il voisine avec les comtes-rois maudits, les souverains fastueux, les femmes pionnières, les criminels, les marins audacieux, les fous et les héros disparus. Une histoire éblouissante de lumière et de noirceur.L'auteur nous plonge dans le dédale des secrets de la « Ville des merveilles » et ressuscite, en conteur, son âme rayonnante et ténébreuse. Sublime et vénéneuse. Hétérodoxe et fantasque. « Gaudienne ». Sous nos yeux naît la Barcelone industrielle, moderniste, républicaine et nostalgique. On y découvre la misère et la luxure, les crimes et les châtiments, la fête permanente. On y entend aussi le vacarme des bombes anarchistes et celles de Franco qui tombent sur Barcelone meurtrie.Une fresque aux mille visages qui raconte le destin de cette « ville des prodiges », cosmopolite et outrancière, ouverte à tous les vents. Écrivain, voyageur, aventurier, Pierre Lunel est l'auteur de quelque soixante-dix livres dont certains furent des best-sellers. Ce roman vrai de Barcelone rend hommage à sa ville de coeur, et à Gaudí pour le centenaire de sa mort.
Le 1er novembre 1700 s'éteint le roi Charles II d'Espagne, souverain d'un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais. À la surprise générale, il désigne comme héritier le jeune Philippe, duc d'Anjou, petit-fils du Roi-Soleil. Cette décision arrime le royaume d'Espagne, immense mais à bout de souffle, à celui de France, première puissance du continent. Pour les autres États d'Europe, cette alliance est inacceptable. Le conflit qui s'ensuit représente la plus longue et la plus diffcile épreuve du règne de Louis XIV.
Aux XVIe et XVIIe siècles, la monarchie espagnole rayonne dans l'Europe entière par la puissance de ses armées. Par l'étendue de ses possessions, de Manille à Barcelone, de Madrid à Mexico, elle atteint une dimension inégalée. Ses métaux précieux inondent le continent alors que ses chefs-d'oeuvre bouleversent la création artistique avec Don Juan, Don Quichotte ou le Cid. De Charles Quint au siècle d'Or, des Lumières au frémissement révolutionnaire, ce livre retrace l'histoire des royaumes espagnols entre 1516 et 1788. Cette nouvelle édition revue et augmentée analyse les permanences et les transformations ainsi que les pratiques politiques qui préfigurent l'Espagne des XIXe et XXe siècles. Complété par une série de documents, qui proposent méthodes de réflexion et de commentaire, et par des outils (glossaire, chronologie, bibliographie), cet ouvrage permettra à chacun d'acquérir les connaissances nécessaires pour s'orienter avec précision dans l'histoire de l'Espagne.
C'est en septembre 1936 que le reporter polonais Ksawery Pruszy´nski arrive dans une Espagne en proie à la guerre civile. Il y est envoyé pour couvrir les événements qui secouent la péninsule Ibérique depuis le coup d'État nationaliste du 17 juillet. Sur place, d'abord à Barcelone secouée par l'anarchie et la terreur, Pruszy´nski aborde le conflit sous l'angle de l'observateur politique de la révolution rouge, menée par le camp républicain. Puis en suivant le siège de Madrid, il se plonge - en véritable anthropologue - dans le passé et la culture de l'Espagne profonde afin de parvenir au plus près de l'âme d'un peuple qui s'entre-déchire. Dans la réalité saisissante du chaos de la guerre, la description de la cité assiégée fait rejaillir l'intense désarroi des victimes et l'immense héroïsme des combattants. Portrait poignant d'un pays en révolution et en guerre, Espagne rouge fait la part belle à l'humain broyé par les rouages sanglants de l'histoire et les mécanismes de la domination politique. Né en 1907, Ksawery Pruszy´nski devient un reporter reconnu en Pologne en chroniquant de façon pertinente la montée des périls au cours des années 1930. Durant la Seconde Guerre mondiale, il combat au sein des forces polonaises sur le front ouest. Après la guerre, il entame une carrière de diplomate et meurt en 1950 dans un accident de la route aux circonstances troubles.
Cet ouvrage propose une synthèse des connaissances permettant de mieux comprendre l'Espagne d'aujourd'hui. Après une revue détaillée de l'histoire de l'Espagne de l'Antiquité à nos jours, le lecteur trouvera un développement structuré présentant son système politique et le fonctionnement des Autonomies (dont la situation en Catalogne ). Enfin, la dernière partie traite des questions économiques ou sociétales dans la société espagnole actuelle. Une chronologie et de nombreux tableaux et graphiques, à jour des dernières données, nourrissent utilement cette synthèse. Cette édition actualisée intègre les données économiques et les faits politiques et sociétaux les plus récents. PLAN DE L'OUVRAGE I. Histoire de l'Espagne II. Le système politique III. Les Autonomies IV. L'Espagne d'aujourd'hui L'auteur : Martine Jullian est professeur honoraire en classes préparatoires au Lycée Janson-de-Sailly à Paris.
Barcelone est d'abord un rêve de ville. Mais elle est bien plus qu'un paradis sur mer : c'est une ville frondeuse, excentrique, électrique, un appel permanent à la liberté. Cet ouvrage explore les multiples facettes de Barcelone, capitale catalane et européenne, joyau médiéval et haut lieu du modernisme, ville d'art, de fête, d'architecture flamboyante, de littérature, de gastronomie, ville sensuelle, colorée, bouillonnante. Après une passionnante plongée dans l'histoire de la cité, il nous invite à découvrir Barcelone à travers ses rues, où passent les ombres de ses grands hommes et de passants anonymes. Des écrivains, des historiens, des géographes, des urbanistes, des artistes revisitent leurs souvenirs, nous emmènent du parapet du parc Güell aux ruelles du Gòtic, du Raval, de Gràcia, de l'Eixample. Ils nous offrent mille histoires délicieuses, inquiétantes, sidérantes, au fil d'une promenade légère et passionnée, à l'image de la ville qui l'a inspirée. Les balades personnelles se mêlent ici aux enquêtes érudites pour mieux restituer la singularité multiple et mouvante de Barcelone, telle que Gaudí l'a illustrée à sa manière.
La guerre civile espagnole qui s'est déroulée de 1936 à 1939, au-delà de la dimension qu'elle a prise en Espagne même, a eu de très fortes répercussions sur l'Europe et particulièrement sur la France. C'est en cela que réside l'originalité de cet ouvrage au moment où l'on commémore le 80e anniversaire de cet événement qui a bouleversé la politique, la culture et même la société française et européenne. En effet, au moment où la guerre civile espagnole prend fin, nous sommes en 1939 qui voit le conflit s'internationaliser, l'Espagne de Franco se rapprochant de l'Axe formé par l'Italie de Mussolini et l'Allemagne d'Hitler. De nombreux réfugiés espagnols rejoignent la France libre et le maquis tandis que les intellectuels européens témoignent. Toute une culture naît autour de la guerre civile espagnole avec des artistes tels que Picasso (Guernica), Malraux (L'espoir) ou Capa (Mort d'un soldat républicain). Que reste-t-il aujourd'hui du souvenir de cette guerre civile en Espagne et en Europe? Cet essai revient sur un événement encore présent dans la mémoire collective et sur son héritage.
L'Espagne, entre ombres et lumières, présentée sous ses milles facettes par l'un de ses amoureux transis : Michel Del Castillo.Al-Andalus, Carmen, don Quichotte, Goya, l'Inquisition, Vélasquez, la Tauromachie, mais aussi Franco, Burgos, Almodovar, Picasso, Lorca et Unamuno : voilà quelques-unes des entrées de ce Dictionnaire amoureux, qui parle aussi bien de l'Espagne d'hier que de celle d'aujourd'hui. Ombres et lumières. Autant de prétextes qui en tableaux flamboyants permettent de faire retentir le chant profond de l'Espagne, de suivre le fil qui du plus lointain passé court jusqu'à nos jours. Il fallait toute la culture, la sensibilité et la distance d'un grand romancier pour brosser cette fresque emportée d'un pays qui aura produit l'une des plus hautes civilisations de l'Europe.
L'Espagne a connu depuis deux siècles des changements politiques et structurels majeurs. Jordi Canal et son équipe dressent un tableau complet de cette histoire complexe en en présentant les grandes étapes : la construction de l'État-nation, la stabilisation libérale, les conflits entre réforme et révolution, la guerre civile suivie de la longue dictature militaire franquiste, et, finalement, la construction, avec l'avènement de Juan Carlos en 1975, d'une société démocratique, européenne et normalisée. Mais l'Espagne a connu ces dernières années les traumatismes de la crise de 2008 et la résurgence d'aspirations indépendantistes propres à déstabiliser l'équilibre politique et social de cette "monarchie républicaine".
Longtemps délaissée comme source primaire des études historiques en Espagne, la presse est devenue, depuis les travaux pionniers d'Alberto Gil Novales sur les Sociedades patrióticas (1820-1823) une source incontournable pour nombre de chercheurs. À côté des rubriques consacrées aux seules informations et des articles de fond, qui intéressent essentiellement l'histoire événementielle et celle des mentalités, les diverses annonces qu'accueillent généralement les périodiques permettent des études socio-économiques particulièrement utiles en ce qui concerne le XVIIIe siècle. María José Alonso Seoane a déjà exploité ce genre de sources pour la période 1808-1819 à partir de la Gaceta de Madrid et du Diario de Madrid. Pour notre part, nous attachant au règne de Charles IV (1789-1808) et utilisant les annonces de librairie publiées dans l'ensemble des périodiques madrilènes de cette période, nous entendons non pas simplement nous contenter de produire les listes des ouvrages imprimés et annoncés dans les différents périodiques mais, à partir de celles-ci, de dresser un état des lieux de la production imprimée à la fin du XVIIIe siècle, d'étudier les réseaux de diffusion des ouvrages et les stratégies mises en place par les auteurs et les éditeurs avant de constater les succès et échecs de leurs entreprises. Et ce, afin d'apporter une contribution utile à l'étude du livre et permettre de mieux appréhender ce qui fut le premier vecteur de diffusion des Lumières en Espagne.
L'évolution de l'Espagne au travers les yeux de dirigeants majeurs L'Espagne s'est dotée d'une Constitution en 1978. Pendant ces quatre décennies, elle a connu d'importantes métamorphoses. Elle s'est enrichie, sécularisée, européanisée, mondialisée, métissée, tout en conservant ses traits distinctifs : le sens de la famille et une façon de vivre, solaire et chaleureuse, qui a su résister aux crises économiques successives et aux assauts du terrorisme, etarra puis djihadiste. Malgré ses succès évidents, la démocratie espagnole connaît aujourd'hui une véritable crise de la quarantaine. La violente récession économique dont elle a été victime à partir de 2008 a provoqué l'apparition de nouveaux acteurs politiques et le durcissement du mouvement indépendantiste catalan. L'unité nationale et la pérennité de la monarchie sont remises en cause. Certains s'interrogent sur la nécessité de réformer la Constitution, d'autres au contraire mettent en avant ses qualités et réclament le retour de cet esprit de consensus qui caractérisa la Transition démocratique. Cet ouvrage a pour objectif de retracer cette évolution et de déchiffrer ces nouveaux défis, à travers douze entretiens de grands acteurs et témoins de la période, mis en regard des souvenirs de l'auteur : Miguel Herrero de Miñón, " père " de la Constitution ; José Luis Rodríguez Zapatero, ancien président du gouvernement ; Javier Solana, ministre de Felipe González puis secrétaire général de l'OTAN, Íñigo Méndez de Vigo, parlementaire européen puis ministre de Mariano Rajoy ; Soledad Becerril, première femme maire de Séville et première " defensora del pueblo " ; Juan José Brugera, président du groupe Immobilier Colonial et du Cercle d'Économie de Barcelone. Ils nous racontent leur Espagne.
Troisième édition de cette petite synthèse qui fait désormais référence pour une approche informée de l'histoire, de la société et et de la culture espagnoles. Cette édition est notamment mise à jour des développements de la très lente sortie de crise des dernières années, des récentes échéances électorales, émergence de Podemos et de Ciudadanos, vote de rupture en Catalogne etc. Bien souvent, l'Espagne séduit et surprend les observateurs étrangers, au point de les désorienter. Cette Espagne du XXIe siècle s'est-elle totalement libérée de ses carcans - très forte emprise du catholicisme, culture de l'autoritarisme - et de ses tensions traditionnelles, notamment entre conservateurs et réformistes, entre centralistes et partisans des idéaux périphériques ? En quelles valeurs croit-elle ? De quelles passions, de quels espoirs est-elle aujourd'hui porteuse ? Si l'" histoire longue " permet de mieux comprendre certains de ses traits, cet ouvrage très vivant aborde surtout l'Espagne la plus actuelle sous les angles politique, économique, sociétal et créatif. Tour à tour bienveillants et critiques, les auteurs invitent le lecteur à redécouvrir cette grande nation européenne, trop longtemps perçue à travers le prisme de clichés réducteurs, qui n'a pas fini d'étonner son monde.