Europe centrale
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La Suisse, pays de paix mais obsédé par son armée : voici l’énigme au cœur de ce livre référence. Rudolf Jaun retrace, du XVIIe siècle à nos jours, l’évolution d’une institution unique en Europe, entre neutralité.
1848, 1874, 1891 : trois dates qui ont façonné la Suisse moderne. Une brève histoire constitutionnelle de la Suisse retrace l’évolution des institutions helvétiques, de la guerre du Sonderbund à l’initiative populaire.
Le destin des Hongrois fut lié à l'histoire du monde germanique dès la fondation de leur État autour de l'an 1000. Peuple païen venu d'Asie centrale, leur contact avec le christianisme fut violent et suscita des révoltes dès le XIe siècle. Par la suite, les charges et les abus de l'ordre seigneurial ne cessèrent d'alimenter les « fureurs paysannes » qui se confondent à partir du XVIe siècle avec les luttes contre la mainmise des Habsbourg sur le pays et contre la conquête ottomane prédatrice. Succédant à ces événements séculaires, les mouvements du prolétariat agraire et industriel marquèrent l'histoire contemporaine de la Hongrie, s'inspirant très souvent comme dans le passé des idéologies libératrices des nations européennes.
Vers la moitié du XIXe siècle, les Aroumains sont une population de bergers, marchands et dirigeants de caravanes, éparpillée dans toute la région des Balkans. Suite au bourgeonnement des idées nationales modernes dans le sud-est de l'Europe, ce groupe ethnique, parleur d'un idiome néolatin, est revendiqué par deux discours identitaires rivaux : l'un faisant d'eux des membres de la nation grecque, l'autre, leur attribuant la nationalité roumaine. Notre ouvrage se propose de tracer le développement du discours identitaire aroumain-roumain, qui construit les Aroumains comme des membres du peuple roumain, dès ses origines balkaniques jusqu'en 1878, l'année où le mouvement aroumain-roumain persuade les Ottomans de reconnaître le droit des Aroumains à bénéficier d'enseignement dans leur supposée langue nationale : le roumain. En mobilisant le modèle de Paul Brass, nous suivrons le processus de construction discursive qui rend l'ethnicité aroumaine assimilable à la nationalité roumaine.
Indépendante depuis 1991, l'Ukraine a connu au début du XXIe siècle deux révolutions puis un conflit avec la Russie. Ces événements s'enracinent dans une longue histoire peu connue en France, où elle n'a généralement été étudiée qu'à travers le prisme russe. L'ouvrage propose une lecture de cette histoire, des origines à nos jours, en partant des questions les plus souvent posées ou les plus complexes. Des chronologies et un atlas historique complet font de cet ouvrage un outil de référence pratique pour tous ceux qui veulent comprendre le passé et la situation actuelle de l'Ukraine. Cette deuxième édition a été améliorée et complétée pour la période 2008-2019.
Longtemps apparue comme une province du monde germanique, par sa langue et sa culture, élément de la monarchie des Habsbourg jusqu'en 1918, l'Autriche a constitué, contre son gré, une République indépendante. L'annexion par Hitler en 1938 lui a fait prendre conscience de son existence en tant que nation de l'Europe danubienne, qui, aujourd'hui, trouve sa place dans l'Union européenne. « Copyright Electre »
L'année 1918 a marqué la fin de la Première Guerre mondiale, la disparition de l'Empire austro-hongrois et la création de nouveaux États en Europe, dont la formation du premier « État des Serbes, Croates et Slovènes ». D'emblée, cette création étatique est apparue ambiguë dans ses intentions et son fonctionnement. Les institutions étatiques de la Croatie qui avaient survécu sous la monarchie austro-hongroise ont été supprimées. Les conditions mêmes de l'unification - déjà au terme d'une guerre tout comme après 1945 - ont été équivoques. La tendance centralisatrice imprimée d'entrée a suscité des tensions et des courants centrifuges qui n'ont cessé de s'amplifier, à cause d'une répression devenue de plus en plus impitoyable et sanglante. Après la mort du maréchal président à vie de la Yougoslavie, Josip Broz Tito, en 1980, la crise s'est aggravée et a conduit à la dislocation de l'État yougoslave en 1991, avec le début des guerres d'agression sur les territoires des républiques de Slovénie et de Croatie. Cet ouvrage présente la complexité de la réalité politique, tant après l'année 1918 qu'au cours de la période 1991-1995 qui a vu l'État croate lutter pour son indépendance.
Peu de pays ont connu une histoire aussi mouvementée et des frontières aussi changeantes que la Pologne : elle a même disparu à plusieurs reprises de la carte de l'Europe. Ce pays est, par ailleurs, mal connu. Longtemps perdue dans la grisaille des « pays de l'Est », la Pologne n'est apparue au premier plan qu'avec l'élection du pape Jean-Paul II en 1978 et l'émergence du syndicat Solidarité de Lech Walesa en 1980. Puis elle a joué en 1989 un rôle essentiel dans la chute des régimes communistes imposés par Moscou. Elle vit désormais la chance de son histoire. Ce livre répond à plusieurs questions fondamentales pour comprendre l'identité de l'ancien et grand pays européen qu'elle a été et expliquer les ressorts de sa politique actuelle.
Ce volume rassemble les essais de chercheurs slovenes, francais et italiens autour des transferts culturels a l'oeuvre aux XVIIIe et XIXe siecles entre, d'une part, les regions de l'empire des Habsbourg confinant avec la republique de Venise notamment la Carniole et, de l'autre, les aires linguistiques italienne et francaise. Ces travaux sondent l'histoire de ces echanges sur une periode qui excede les quatre annees d'existence des Provinces illyriennes, entre 1809 et 1813, sur lesquelles tend a se concentrer l'historiographie francaise, faisant trop rapidement litiere de la complexite d'une situation qu'une vision diachronique est plus a meme de restituer. Ils s'attachent autant aux personnes (individus ou reseaux) qu'aux institutions qui ont servi d'intermediaire dans le cadre d'un tel processus (societes agricoles ou savantes, bibliotheques, academies et cenacles). De maniere generale, les ouvrages sur les relations culturelles entre les territoires slovenes et les autres pays europeens sont peu nombreux et publies exclusivement en slovene. Le present volume permet a un public plus large d'aborder ce domaine des etudes interculturelles sous des angles varies, au travers de contributions abordables par les autres chercheurs en sciences humaines tout en restant a la fois precises et novatrices. Florence GACOIN-MARKS, Universite de Ljubljana Les auteurs ont retrace, de maniere argumentee et originale, la facon dont s'est constituee la culture slovene, notamment en Carniole, berceau historique de l'actuel Etat slovene, dans le cadre d'un dialogue avec des representants eminents de la culture europeenne et, notamment, italienne et francaise, determinant ainsi de profonds changements aussi bien culturels (dans la formation du gout et de la mentalite) qu'economiques et esthetiques. Monica LANZILLOTTA, Universite de la Calabre
L'éclatement de la Yougoslavie était-il inéluctable ? Les guerres yougoslaves ont-elles été des guerres de religion ? Les Balkans ont-ils raté leur transition économique ? La Serbie est-elle le cheval de Troie de la Russie dans la région ? La Chine est-elle en train d'acheter les Balkans ? Alors que l'actualité de l'Europe se déplace vers l'Est, les regards se tournent à nouveau vers les Balkans : la guerre en Ukraine peut-elle s'étendre à cette région fragile ? De nouvelles violences vont-elles éclater au Kosovo ou en Bosnie-Herzégovine ? Trente ans après la dislocation de la Yougoslavie socialiste de Tito, tous les pays des Balkans occidentaux ont théoriquement « vocation » à rejoindre l'Union européenne, mais le processus d'élargissement est bloqué. Ces pays sont dominés par des élites corrompues et autoritaires, leur économie stagne, l'État de droit dérape, poussant ainsi les citoyens à l'exode. Les Balkans redeviennent une périphérie marginalisée, « garde-frontières » de l'Europe, soumise aux jeux d'influences contradictoires de Bruxelles, des États-Unis, de la Russie, de la Chine ou de la Turquie. Ces 100 clés passionnantes nous font comprendre la complexité de cette région voisine méconnue, carrefour composite, véritable miroir grossissant de toutes les tensions géopolitiques de notre époque.
Après la Première Guerre mondiale, en 1919, la France, en manque de main-d'oeuvre, conclut avec la Pologne une convention d'émigration. C'est par centaines de milliers que des paysans pauvres, des chômeurs et des mineurs de Westphalie signent un contrat pour venir travailler dans les mines, les usines et les champs. En 1931, ces hommes et ces femmes sont plus de 500 000 en France, soumis au travail, reconstituant dans les cités ouvrières de véritables « petites Polognes ». En 1940, la défaite de la France les surprend. Nombreux, ils s'engagent dans la résistance au nazisme : pour eux, libérer la France, c'est libérer la Pologne. Mais à la fin de la guerre, alors que leur pays d'origine renaît et sollicite leur retour, les Polonais de France doivent choisir : retourner en Pologne ou rester en France ?
Après la Première Guerre mondiale, en 1919, la France, en manque de main-d'oeuvre, conclut avec la Pologne une convention d'émigration. C'est par centaines de milliers que des paysans pauvres, des chômeurs et des mineurs de Westphalie signent un contrat pour venir travailler dans les mines, les usines et les champs. En 1931, ces hommes et ces femmes sont plus de 500 000 en France, soumis au travail, reconstituant dans les cités ouvrières de véritables « petites Polognes ». En 1940, la défaite de la France les surprend. Nombreux, ils s'engagent dans la résistance au nazisme : pour eux, libérer la France, c'est libérer la Pologne. Mais à la fin de la guerre, alors que leur pays d'origine renaît et sollicite leur retour, les Polonais de France doivent choisir : retourner en Pologne ou rester en France ?
« Vous parlez bien le français pour des Suisses ! » Le français est la langue maternelle d'une part importante de la population suisse depuis une époque récente, contrairement à ce que l'on pense parfois en dehors de nos frontières. En effet, jusqu'au XIXe siècle, la langue quotidienne des Romand·e·s est le patois. Le français, importé dans le territoire dès la fin du Moyen Âge, est également présent et gagne progressivement du terrain jusqu'à devenir dominant dans tous les cantons romands. Cet ouvrage richement illustré met en lumière le patrimoine linguistique de la Suisse romande. Il retrace l'histoire des langues qui ont été parlées et écrites par les Romand·e·s, du Moyen Âge jusqu'à nos jours, et montre comment, au fil du temps, le français a remplacé les langues locales. Pour chaque période, le lecteur découvrira la place et le rôle des langues en présence - latin, patois et français - ainsi que les événements, les personnages et les textes déterminants de cette histoire. Une documentation abondante ainsi que de nombreux encadrés proposant des éclairages plus spécifiques, notamment sur des noms de lieux et de familles romands, jalonnent le texte.
Les paradis fiscaux aussi ont une histoire. Christophe Farquet a dépouillé des archives multiples et inédites pour comprendre depuis quand et comment la Suisse est devenue l'un des principaux centres offshore du monde. Après la première guerre mondiale, alors que les autres États européens mettaient en place une fiscalité contraignante sur l'activité économique pour financer leur reconstruction, la Suisse, restée neutre durant le conflit, a maintenu le secret bancaire et offert un régime accommodant aux capitaux étrangers. Tout au long du xxe siècle, au fil des négociations internationales, les dirigeants suisses ont d'autant mieux défendu cette position que l' attractivité fiscale du pays avait une incidence majeure sur l'économie et la politique de ses voisins européens et qu'il devenait un maillon indispensable de la globalisation financière. En replaçant l'expansion du paradis fiscal suisse dans l'histoire de la fiscalité, des places financières et des relations extérieures, l'ouvrage bouscule maintes interprétations de l'histoire économique et permet une lecture nouvelle des événements survenus depuis l'éclatement de la crise financière en 2007.
La chute du mur de Berlin en 1989 suivie de l'intégration des pays d'Europe centrale et orientale dans l'Union européenne avait été porteuses d'espoir pour la "victoire de la démocratie" sur le communisme. Cette victoire est cependant remise en cause par la montée des nationalismes et d'un sentiment anti-européen. Pour comprendre ce repli, l'auteur se propose de placer l'expérience communiste dans cette région dans une perspective de longue durée et dans une réflexion sur la modernisation des sociétés européennes. Son manuel croise l'histoire politique avec l'analyse des faits sociaux. Enfin, cette synthèse est axée sur une étude comparative montrant les similitudes et les spécificités des parcours nationaux dans un espace porteur d'histoire très différentes.