Italie
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Du haut Moyen Age à nos jours, l'histoire de la Péninsule, qui a attendu 1870 pour réaliser son unité politique. « Copyright Electre »
Des débuts du Risorgimento à la première décennie du régime fasciste, en passant par l'Italie unie libérale et la Grande Guerre, l'auteur, dans une démarche novatrice, mêle l'histoire des études folkloriques inscrites dans le champ des sciences humaines émergentes, et celle de la construction étatique et nationale. Son travail de recherche éclaire ainsi 150 ans d'histoire italienne de débats scientifiques et politiques qui, autour de l'italianité, font de l'intégration des classes populaires et de leurs cultures un enjeu fondamental. Alors que les années 1980 ont vu émerger la notion d'identité nationale et que, de nos jours, de grands musées nationaux (Beaubourg-Metz et le MUCEM notamment) exposent les liens complexes que les artistes européens d'avant-garde ont entretenus avec le folklore européen, le lecteur français ne manquera pas de trouver une riche matière à réflexion dans l'expérience du pays voisin.
Le phénomène Berlusconi peut-il se comprendre seulement en se focalisant sur la personnalité du Cavaliere, du riche entrepreneur, de son pouvoir médiatique ? Le livre de Giovanni Orsina démontre le contraire. Il démonte l'idéologie du berlusconisme et nous permet de comprendre le consensus dont il a bénéficié, sa durée, malgré les échecs, et surtout la diffusion du populisme qu'il incarne bien au-delà de la péninsule italienne. Analyser le berlusconisme sert à mieux cerner les raisons qui ont animé l'électorat américain, français, allemand, autrichien à voter pour des partis et des thématiques proches. Les élections du 4 mars en Italie et la progression de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles s'inscrivent dans la continuité du populisme longtemps incarné par Berlusconi.
Découvrez enfin tout ce qu'il faut savoir sur la bataille de Solferino en moins d'une heure ! L'unification de l'Italie ne s'est pas faite sans heurts. Faisant écho à la période révolutionnaire qui secoue l'Europe à partir de 1848, les huit entités qui composent la péninsule italienne sont décidées à en finir avec la domination étrangère et à s'unir politiquement. En 1859, le royaume de Piémont-Sardaigne donne le ton en provoquant l'Autriche, non sans s'être assuré du soutien de la France de Napoléon III. Et c'est le 24 juin, à Solferino, que prend place la bataille décisive de cette guerre d'indépendance. Ce livre vous permettra d'en savoir plus sur : o Le contexte politique et social de l'époque o Les acteurs majeurs du conflit o Le déroulement de la bataille de Solferino et sa chronologie (cartes à l'appui) o Les raisons de la victoire des alliés franco-sardes o Les répercussions de la bataille Le mot de l'éditeur : « Dans ce numéro de la collection « 50MINUTES | Grandes Batailles », Camille David nous présente cet épisode phare de l'indépendance italienne. Si elle n'a duré qu'une journée, le conflit a d'importantes répercussions territoriales et politiques pour les trois belligérants, mais elle ouvre également une ère de conflits d'un nouveau genre. » Stéphanie Dagrain À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grandes Batailles La série « Grandes Batailles » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante conflits qui ont bouleversé notre histoire. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent tout savoir sur une bataille, tout en allant à l'essentiel, et ce en moins d'une heure. Nos auteurs combinent les faits, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d'histoire.
Une plongée passionnante aux origines du sud de l'Italie.
Feuilleter un extrait.En janvier 1520, le crieur public Pasqualin Durazin est chargé par les magistrats de Venise de proclamer une loi relative à l'écoulement des eaux usées et au ramassage des ordures. Il y a urgence à agir : cet hiver-là, les pluies abondantes font se déverser quantité d'immondices dans les eaux de la lagune mettant en péril la réputation de la ville et la santé de ses habitants. Vénitiens ! Vénitiennes ! nous invite à suivre la tournée du crieur public, de paroisse en paroisse, des palais des grandes familles patriciennes jusqu'aux étals des marchés, des bords du Grand Canal jusqu'aux arrière-cours des maisons populaires. Venise est une ville bouillonnante d'activité, densément peuplée, qui bruisse d'une multitude de langues et de visiteurs venus de toute la Méditerranée. Ancrant le récit dans la description de la vie quotidienne des habitants, Claire Judde de Larivière raconte la ville à travers l'histoire de ceux et celles qui y travaillent, y nouent des liens familiaux et amicaux, s'y déplacent, y déploient des formes de sociabilité. Qu'est-ce qui fait communauté en cette fin de Moyen Âge, dans une des villes d'Italie les plus puissantes de son époque ? Est-il possible, aujourd'hui encore, de percevoir les traces et échos de la ville qu'a parcourue Pasqualin Durazin ? Vénitiens ! Vénitiennes ! propose un récit captivant des dynamiques sociales, de la vitalité et de la beauté de Venise, une cité aussi unique que représentative des sociétés urbaines de la Méditerranée médiévale.Claire Judde de Larivière est professeure d'histoire du Moyen Âge à l'université de Toulouse Jean Jaurès. Ses travaux portent sur l'histoire sociale et politique de Venise. Elle a publié La Révolte des boules à neige, Murano face à Venise, 1511 (Fayard, 2014) et L'Ordinaire des savoirs : une histoire pragmatique de la société vénitienne, XVe-XVIe siècle (Éditions de l'EHESS, 2023).
À première vue, il n'est pas d'histoire de l'Italie qui ne débouche sur la création au XIXe siècle d'un État unitaire. Qu'en est-il, cependant, lorsqu'on coupe le film avant l'Unité ? Que devient l'histoire de l'Italie lorsque, s'arrêtant dès 1815, on fait abstraction d'une suite qui nous est désormais connue, mais ne l'était pas des contemporains ? Le récit national, alors, n'a plus lieu d'être, et le postulat d'une Italie perd de sa légitimité. Du XIIe au début du XIXe siècle, c'est tout autant d'Italies, à la fois proches et diverses, dont on peut parler. Au fil de trente-quatre chapitres thématiques, ce livre explore ces Italies d'avant l'Italie. Écartant tout récit qu'aimanterait une fin nécessaire, il invite le lecteur à une promenade entre des histoires distinctes, mais souvent enchevêtrées, survenant dans des espaces tantôt centrés sur la Péninsule, tantôt resserrés dans les limites d'un simple village ou dans les murs d'une orgueilleuse cité, tantôt dilatés à la mesure des mers, des empires ou de l'universelle romanité.
Il s'était rasé de près, avait dissimulé son crâne chauve sous une perruque, pris un tram et, en cette nuit du 24 au 25 octobre 1917, s'était rendu au Palais d'Hiver pour s'emparer du pouvoir. Lénine avait compris qu'il fallait saisir l'occasion favorable qui ne se représenterait pas. Cinq années plus tard presque jour pour jour, dans la soirée du 29 octobre 1922, Benito Mussolini, chauve et mal rasé, vêtu d'une chemise noire, monta dans un train, acclamé par la foule, pour se rendre à Rome et y prendre le pouvoir. Lui aussi avait pressenti qu'il fallait profiter du moment propice. Au terme d'une insurrection de deux jours qu'il avait lui-même baptisée "marche sur Rome", l'Italie n'eut pas seulement un gouvernement, mais une dictature. Si les historiens conviennent qu'il y eut non une révolution bolchevique, mais un coup d'État, il n'en va pas de même pour la marche sur Rome. Comment se peut-il, pour reprendre des expressions de contemporains de l'événement, qu'"un opéra-bouffe", "une kermesse maladroite", "un rassemblement sans importance d'idiots utiles" ait donné naissance à l'un des régimes les plus tragiquement antidémocratiques et impérialistes du XXe siècle ? Prenant pour fil conducteur du récit la confrontation entre l'homme d'action et l'occasion à saisir, c'est-à-dire le moment où la décision humaine intervient sur les circonstances pour fixer la voie à suivre, sans aucune garantie de succès, Emilio Gentile, dans une étude radicalement nouvelle, montre à l'oeuvre un parti organisé comme une milice qui conquiert le gouvernement d'une démocratie parlementaire paralysée par ses renoncements. Le but de la conquête est affiché depuis le commencement : détruire l'État libéral et la démocratie, grâce à l'indifférence et à la passivité de la majorité de la population. La dictature fasciste débuta dès la marche sur Rome, puisqu'elle était l'inexorable conséquence de la nature même du parti.
Il s'était rasé de près, avait dissimulé son crâne chauve sous une perruque, pris un tram et, en cette nuit du 24 au 25 octobre 1917, s'était rendu au Palais d'Hiver pour s'emparer du pouvoir. Lénine avait compris qu'il fallait saisir l'occasion favorable qui ne se représenterait pas. Cinq années plus tard presque jour pour jour, dans la soirée du 29 octobre 1922, Benito Mussolini, chauve et mal rasé, vêtu d'une chemise noire, monta dans un train, acclamé par la foule, pour se rendre à Rome et y prendre le pouvoir. Lui aussi avait pressenti qu'il fallait profiter du moment propice. Au terme d'une insurrection de deux jours qu'il avait lui-même baptisée "marche sur Rome", l'Italie n'eut pas seulement un gouvernement, mais une dictature. Si les historiens conviennent qu'il y eut non une révolution bolchevique, mais un coup d'État, il n'en va pas de même pour la marche sur Rome. Comment se peut-il, pour reprendre des expressions de contemporains de l'événement, qu'"un opéra-bouffe", "une kermesse maladroite", "un rassemblement sans importance d'idiots utiles" ait donné naissance à l'un des régimes les plus tragiquement antidémocratiques et impérialistes du XXe siècle ? Prenant pour fil conducteur du récit la confrontation entre l'homme d'action et l'occasion à saisir, c'est-à-dire le moment où la décision humaine intervient sur les circonstances pour fixer la voie à suivre, sans aucune garantie de succès, Emilio Gentile, dans une étude radicalement nouvelle, montre à l'oeuvre un parti organisé comme une milice qui conquiert le gouvernement d'une démocratie parlementaire paralysée par ses renoncements. Le but de la conquête est affiché depuis le commencement : détruire l'État libéral et la démocratie, grâce à l'indifférence et à la passivité de la majorité de la population. La dictature fasciste débuta dès la marche sur Rome, puisqu'elle était l'inexorable conséquence de la nature même du parti.
Malgré une unification récente et en dépit de la relative petitesse de son territoire, l'Italie jouit d'un niveau de reconnaissance très fort dans l'imaginaire collectif en Europe et dans le monde. Ses frontières maritimes qui dessinent une botte au coeur de la Méditerranée, ses origines glorieuses au temps de l'empire romain, les chefs-d'oeuvre de ses artistes, de ses hommes de lettres et de ses musiciens, son art de vivre entre Dolce Vita et intrépidité sont autant de repères qui composent une image riche, mais où abondent aussi les poncifs. En 100 mots - Carnaval, Design, Économie souterraine, Pizza, Renaissance, SPQR, Vespa... -, Michel Feuillet reprend ces clichés, pour les documenter, les dépasser aussi. Il explore ainsi les multiples facettes de cette identité italienne si séduisante et nous propose 100 occasions de (re)découvrir l'Italie.
Derrière le Vatican, machine à fantasmes complotistes, il y a un Etat, un chef, une administration, une politique étrangère, une doctrine. À mille lieues des fantasmes complotistes sur les papes et le Vatican, ce livre est l'anti-Da Vinci Code. Les légendes et les semi-vérités n'y ont pas leur place, si ce n'est pour être déconstruites. De cette plongée dans l'univers complexe du Saint-Siège ressortent des faits et des analyses sur les papes, leur gouvernance, leur politique étrangère, leur doctrine et leurs espoirs, puisés aux meilleures sources. Et des réponses limpides aux questions que chacun est en droit de poser. L'infaillibilité pontificale donne-t-elle tous les pouvoirs au pape ? Le Vatican est-il riche ? Est-il misogyne ? A-t-il protégé des pédophiles ? A-t-il des liens avec la mafia ? La Curie est-elle un panier de crabes ? Jean-Paul Ier a-t-il été assassiné ? Jean-Paul II a-t-il provoqué la chute du communisme ? Benoît XVI a-t-il renoncé sous les pressions extérieures ? Du communisme à l'islamisme, le Saint-Siège est-il naïf avec les totalitarismes ? Un pape peut-il être en rupture avec ses prédécesseurs ? Christophe Dickès est docteur en histoire (Paris IV-Sorbonne), spécialiste du catholicisme et de la papauté contemporaine. En 2013, il a dirigé le Dictionnaire du Vatican et du Saint-Siège (Robert Laffont/Bouquins) et a publié récemment un essai sur L'Héritage de Benoît XVI (Tallandier, 2017). Il est le fondateur de Storiavoce, la première webradio consacrée exclusivement à l'Histoire.
De toutes les cités du monde, Venise peut se vanter avec raison d'avoir la plus extraordinaire des biographies. Depuis son origine, vraisemblablement à l'époque romaine, et jusqu'à son intégration à l'Italie en 1866, elle a connu les invasions barbares aux VIe et VIIe siècles de notre ère, la pression des Francs puis celle des Turcs, elle est tombée en 1797 entre les mains de Bonaparte qui l'a cédée à l'empire d'Autriche... tout en ne cessant de connaître un fort développement économique grâce à son commerce maritime. Aujourd'hui, ce chef-d'oeuvre architectural est confronté aux menaces de la submersion, de la pollution et d'une forte chute démographique. Où se situe l'avenir de cette ville exceptionnelle ?
Foyer de création artistique et littéraire, creuset de nouvelles pratiques religieuses, terre de vestiges antiques, l'Italie est à l'époque moderne une source d'inspiration et un objet d'admiration pour l'Europe entière. Elle devient alors à la fois la caisse de résonance de multiples ambitions étrangères et un laboratoire politique et social original, au moment où ses transformations économiques mettent en place un système de production dans lequel se décèlent déjà les contrastes entre le Nord et le Sud. Adoptant une perspective chronologique et thématique large, ce manuel entend proposer une grande synthèse sur quatre siècles d'histoire de l'Italie et souligner toute la richesse de cette période en présentant les plus récents renouvellements historiographiques. Il met en lumière la situation originale d'une Italie moderne qui, morcelée en de multiples États et inexistante sur le plan politique, voit pourtant se développer une identité géographique, symbolique et culturelle spécifique dont l'existence précède le projet d'un État unitaire.
Italien installé en France depuis de longues années, Alberto Toscano nous offre ici un livre personnel, léger et plein d'humour. A travers des scènes cocasses ou des portraits savoureux, il passe en revue les clichés véhiculés par son pays de naissance : pâtes, Vespa, Ferrari, Berlusconi... Ni rivaux historiques, ni alliés capricieux ? Qui sont vraiment ces chers voisins héritiers des Romains ? Aujourd'hui les Italiens sont patrons de leur destin : ils peuvent s'engager sur le chemin des réformes ou replonger dans la spirale de la régression. Les Italiens adorent l'amour et le soleil. Ils aiment rêver. L'auteur y mêle la rigueur de l'historien pour interpréter les vicissitudes d'un peuple unifié depuis un siècle et demi « seulement ». Il nous explique pourquoi cette fois ils ont intérêt à garder les pieds sur terre. De ce portrait amusé, c'est un peu l'Europe d'aujourd'hui que l'auteur peint sous nos yeux. Son texte a été rewrité et actualisé pour cette édition en poche avec un nouveau chapitre sur le populisme remplaçant l'ancien.
En 1343, un navire génois, empli de vivres, est intercepté dans le port de Naples par une population affamée agissant sous la conduite de membres de familles nobles. Le capitaine est sauvagement assassiné et la cargaison du navire est détournée. En 2005, dans la province de Naples, trois jeunes hommes menottés sont tués d'un coup de revolver dans la tête devant les portes d'un collège. Quels sont les liens entre ces deux faits divers, l'un et l'autre tristement banals rapportés à leur époque (dans un cas une révolte de la faim, dans l'autre un crime de la Camorra) ? Y en a-t-il même au-delà de leur localisation – mais n'est-ce déjà pas beaucoup quand le lieu en question, Naples, est connu pour être celui du crime organisé et de l'épanouissement d'un système clientéliste mafieux ? Amedeo Feniello invite le lecteur à revisiter l'épisode de 1343 comme étant révélateur de l'identité même de la ville, de la conception d'une " nation napolitaine " spécifique dont les origines sont à rechercher au XIIe siècle, lors de l'annexion de Naples par les Normands. L'intégration au royaume normand de Sicile s'est faite en effet au prix de la concession de larges pans du pouvoir souverain aux cinquante-sept grandes familles napolitaines, créant ainsi une structure politique divisée en parcelles rattachées à un territoire et marquées par une solidarité et un honneur propres. Cette appropriation clanique de la ville, devenue structure mentale, est liée à la vie la plus profonde de cette cité, à son imaginaire le plus archaïque, à sa part maudite, qui s'exprime aujourd'hui comme hier, en 2005 comme en 1343... Traduit de l'italien par Jacques Dalarun Professeur à l'Instituto di Storia dell'Europa Mediterranea, Amedeo Feniello est l'un des plus grands spécialistes actuels de l'histoire économique et sociale de Naples à l'époque médiévale.
Une texture vivante qui entraîne le lecteur dans un tourbillon incroyablement dynamique et énergique où tout communique, les vivants et les morts, le présent avec le passé, la farce populaire d'un acteur comme Totò et le sublime des madrigaux du prince Carlo Gesualdo.
Les hommes du Duce, ou l'histoire collective d'une fidélité trahie.Auteur d'une très remarquée Histoire du fascisme, Frédéric Le Moal poursuit son travail d'analyse et de compréhension du fascisme italien avec cette série de portraits des principaux compagnons de Mussolini.Peu connus du grand public, ces hommes entourèrent et servirent le Duce avec une ferveur quasi religieuse, tels des disciples vénérant le fondateur de l'Italie nouvelle. Ils furent les protagonistes en chemises noires des violences de l'après-guerre, les acteurs de la Marche sur Rome, les architectes de la dictature, les penseurs de l'idéologie fasciste, les maîtres d'oeuvre d'une diplomatie originale. Beaucoup venaient des rangs du socialisme italien, d'autres du nationalisme. Tous communièrent dans le culte du dictateur, qui exerçait sur eux une sorte de sortilège et ne cessait de les dresser les uns contre les autres dans une sanglante émulation.Pourtant, une majorité d'entre eux se retourna contre lui quand les désastres de la Seconde Guerre mondiale précipitèrent l'Italie dans l'abîme. Les hommes de Mussolini le trahirent, y compris son propre gendre, avec un courage que n'eurent ni les séides de Hitler ni ceux de Staline. C'est cette histoire d'une fidélité rompue que raconte ce livre à travers la vie de quinze personnages au destin particulier. Soit Dino Grandi, Roberto Farinacci, Italo Balbo, Giuseppe Bottai, Emilio De Bono, Cesare Maria De Vecchi, Michele Bianchi, Costanzo Ciano, Galeazzo Ciano, Augusto Turati, Achille Staraci, Giovanni Gentile, Luigi Federzoni, Pietro Badoglio et Alessandro Pavolini.
Pendant près de 400 ans, la péninsule est un des principaux foyers de la vie économique, artistique et scientifique de l'Europe. Cette deuxième édition refondue de L'Italie de Boticcelli à Bonaparte présente les structures et les continuités du destin national de l'Italie à travers la succession des esthétiques et des dominations. Il s'agit également d'une réhabilitation de l'Italie de Monteverdi et de Galilée, de Goldoni et de Volta. La Renaissance. Au temps de l'"équilibre italien". Guerres d'Italie et leçons de l'histoire. Techniques italiennes. Cartes économiques et conjoncture. Retour vers l'Antiquité? La culture italienne au temps de la Renaissance. Floraison artistique. L'Âge baroque. Un dossier controversé. L'effacement politique. L'économie: de la prospérité au repli. La culture: éclat et excès. Les Lumières. Le temps et l'espace des Lumières. Démographie et économie. Aspects culturels. Un esprit nouveau. Les réformes.
À Saint-Pétersbourg, les bolcheviks ont déjà gagné la guerre civile. Mais en Sibérie, à l'extrême est de la Russie, les Iakoutes résistent et tentent un dernier assaut contre l'Armée rouge. En 1922, le général Anatoli Pepeliaïev, poète à ses heures, défenseur de la justice et de la liberté, rassemble les soldats dispersés de l'Armée blanche et met sur pied un détachement de volontaires pour soutenir l'insurrection iakoute. Face à lui se dresse un commandant de l'Armée rouge, Ivan Strod, anarchiste et futur écrivain à succès. Lui aussi est une figure énigmatique de la révolution de 1917. Les deux hommes, guidés par des idéaux très proches, sont devenus ennemis par la force du destin. Dans cet épisode méconnu de la guerre civile russe, Youzefovitch dépeint les passions humaines : l'amour et la souffrance individuelle qui se cachent derrière les idéologies, la soif de justice, mais aussi l'ambivalence des personnages, tout à la fois oppresseurs et victimes. Au coeur du récit, la rivalité tragique des deux héros, dans les neiges de Sibérie, se révèle comme une captivante histoire de vie, d'amour et de mort. Leonid Youzefovitch est né à Moscou en 1947. Historien, il est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment sur le baron Ungern-Sternberg, le « dictateur de la Mongolie ». Il est connu du public russe pour ses quatre polars historiques mettant en scène le commissaire Poutiline, chef de la police du tsar à Saint-Pétersbourg. Trois volumes ont paru en français aux Éditions Noir sur Blanc : Le Costume d'Arlequin, Une maison de rendez-vous et Le Prince des vents.
Toutes les réponses à vos interrogations sur le plus secret des États : le Vatican.Le Vatican, terre de mystères et de fantasmes, a fait couler beaucoup d'encre sans pour autant lever le voile sur toutes ses zones d'ombre. Au terme de plusieurs années d'enquêtes et de reportages, Bernard Lecomte est parvenu à exhumer trente-quatre dossiers célèbres et souvent non élucidés de l'histoire mouvementée du siège de l'Église catholique. Avec le souci constant de démêler le vrai du faux, il apporte des réponses parfois inattendues aux questions que nous nous posons tous. Pourquoi la Cité du Vatican a-t-elle été fondée par Mussolini ? Quels furent en vérité les silences de Pie XII face au nazisme ? Pourquoi les " prêtres ouvriers " ont-ils été condamnés ? Qui était la sulfureuse soeur Pascalina ? Qui a voulu assassiner Jean-Paul II ? Comment l'Opus Dei a-t-elle été réhabilitée ? Quel était le " troisième secret " de Fatima ? Peut-on être catholique et franc-maçon ? Toutes ces affaires sont résolues et restituées avec maestria dans cette vaste enquête sur la papauté qui se lit comme un véritable polar. La dernière, inédite, répond à une question longtemps taboue mais d'une brûlante actualité : pourquoi et comment les derniers papes se sont-ils enlisés dans les affaires sexuelles ?
À Venise, le niveau des eaux s'élève inéluctablement, ronge les pilotis qui soutiennent les palais, érode les rives... De pharaoniques travaux sont entrepris pour empêcher que l'eau s'engouffre dans la lagune et inonde toujours plus les rues et les maisons.Cette ville à présent fragile fut pourtant triomphante hier, et ce livre raconte l';histoire de sa construction dans un milieu hostile, sopra le acque salse, sur les eaux salées. Dans les derniers siècles du Moyen Âge, quand Venise comptait bien plus d'habitants qu'aujourd'hui, au gré de chantiers innombrables et d'un effort humain et financier considérable, sans cesse de la terre fut charriée et amassée pour conquérir toujours plus d'espace. Grâce à ce travail de création ininterrompue, accompli malgré la menace permanente de l'écosystème, la ville sur l'eau a été bâtie, ornée, pour devenir ce « miracle de pierres ». Mais Venise n'est pas qu'un décor de marbre et de briques. Retracer l'aventure de l'invention de Venise, c'est aussi faire revivre les acteurs de cette histoire collective, restituer une culture urbaine et un imaginaire civique, ou comment les Vénitiens plaçaient leur histoire sous la protection et la providence divines.Cet ouvrage capital est la synthèse la plus aboutie et la plus complète qui existe à l'heure actuelle sur la naissance et le développement de Venise au Moyen Âge; une ville qui, à la Renaissance, deviendra la Sérénissime.
Jamais ville n'a suscité autant d'attrait et de curiosité que Venise. Il fallait tout le talent de Philippe Sollers pour nous enchanter une fois encore." Venise est une grande aventure historique. Elle peut être aussi une passion individuelle. C'est le cas ici. Dans ce titre : Dictionnaire amoureux de Venise, je souligne le mot amoureux. Il ne s'agit évidemment pas d'un "guide" (il y en a d'excellents), mais d'une expérience personnelle liée à ma vie d'écrivain. Je suis arrivé là très jeune, j'ai passé chaque année, printemps et automne, beaucoup de temps à marcher, naviguer, regarder, respirer, dormir et m'émerveiller. Venise, voilà son secret, est un amplificateur. Si vous êtes heureux, vous le serez dix fois plus, malheureux, cent fois davantage. Tout dépend de votre disposition intérieure et de votre rapport à l'amour. L'amour ? Oui, et dans tous les sens : anges et libertinage, architecture, peinture, musique, roman, poésie, mais aussi air, pierre, eau, étoiles. Nature et culture enfin à égalité. Venise n'est pas un musée, mais une création constante. Si vous échappez aux clichés, au tourisme, aux bavardages ; si vous avez réussi à être vraiment clandestin ici, alors vous savez ce que le mot paradis veut dire. Le monde se précipite vers le chaos, la violence, la terreur, la pornographie, le calcul aveugle, la marchandisation à tout va ? Mais non, voyez, écoutez, lisez : voici le lieu magique et futur dont tous les artistes et les esprits libres témoignent. "Philippe Sollers
Prix Sergent Maginot 2021Quand une armée s'identifie à un pays.Depuis sa naissance, " l'armée a été, pour les Italiens, l'interprète d'un sentiment national commun, facteur de cohésion et exemple permanent d'une détermination tenace et généreuse ". C'est ainsi que, dans son discours aux soldats du 4 mai 2011 à Turin, le président de la République italienne, Giorgio Napoletano, soulignait la connexion du fait militaire et du fait politique dans le processus de nation building que son pays avait connu depuis cent cinquante ans. La création de l'armée, le 4 mai 1861, est en effet contemporaine de l'unification du pays sous la férule du Piémont et la proclamation du royaume d'Italie, le 17 mars. Un peu plus de cent cinquante ans plus tard, les forces armées sont déployées dans les Balkans, au Proche- et au Moyen-Orient, en Asie centrale, en Afrique du Nord, centrale et orientale, dans l'espace méditerranéen. Elles ont su surmonter une kyrielle de guerres éprouvantes - nationales, coloniales, mondiales, civiles... Elles ont également dû s'adapter à la monarchie, au fascisme et à la République, après avoir subi des défaites et des débâcles importantes, mais aussi remporté des victoires. S'appuyant sur une vaste bibliographie d'origine et sur une quantité considérable d'archives civiles et militaires, l'auteur décrit dans le détail la montée en puissance de l'armée italienne par étapes successives, et montre comment et à quel point elle incarne depuis sa création les vicissitudes de l'histoire de l'Italie - jusqu'à faire corps avec elle. Un livre magistral.Prix Sergent Maginot 2021
Quel fut le destin de la lignée de Laurent de Médicis ? De ces trois fils, Pierre était dit le Fou, Julien le Bon, qui fut peut-être l'amant de Mona Lisa, et Jean le Sage ou le Renard, qui devint le pape Léon X et dont la réputation de sagesse et de générosité dissimulait en réalité une soif de pouvoir et une férocité sans bornes. Exhumant, après des années de recherche, d'obscures archives, Marcello Simonetta nous fait pénétrer dans les coulisses de la célèbre dynastie florentine, depuis la mort de Laurent le Magnifique en 1492 jusqu'au sac de Rome par Charles Quint en 1527, depuis l'apogée de cette génération de grands mécènes et d'habiles politiciens jusqu'à sa faillite finale. À travers une galerie de portraits pittoresques de ducs et de cardinaux, de banquiers et d'aventuriers, de politiciens et de philosophes, de courtisans et de bouffons, Marcello Simonetta dresse le tableau d'une Italie renaissante qui, sous le vernis étincelant des arts, du faste et de la religion, est le théâtre d'une vie politique orageuse et corrompue, où s'affrontent les personnages les plus rusés et les plus léonins. Sous le regard critique de Machiavel, les protagonistes de cette fresque aux allures de roman policier sur les mystères de la Renaissance nous révèlent que, si les Borgia ont été de fiers serviteurs du mal, les Médicis, eux, furent d'hypocrites apôtres du bien. Historien réputé, spécialiste de la Renaissance et de Machiavel, Marcello Simonetta est l'auteur, notamment, d'une trilogie sur les Médicis : L'Énigme Montefeltro (paru en 2018), Les renards et les lions et Catherine de Médicis (à paraître en 2020).
La plume trempée dans l'encre du canal, Gonzague Saint Bris retrace l'histoire de la Sérénissime. Suite à sa nomination en 1980 par Gaston Palewski, président des Amis de la Sauvegarde, il a parcouru pendant plus de vingt ans cette cité des Doges, où les pigeons vont à pied et où les lions ont des ailes.Ce livre, rare par la cadence du style et la beauté des images, rassemble une série de petits romans étincelants, à travers des anecdotes savoureuses et des portraits saisissants : de Goldoni à Wagner, en passant par Byron, Musset et George Sand, Ruskin ou François Mitterrand.Venise, cent fois recommencée, fascine le monde depuis plus de dix siècles. Son destin se reflète dans l'eau porteuse de mémoire, tandis qu'on se demande si cette mer qui l'a créée ne la détruira pas un jour... Historien, romancier, essayiste, journaliste, homme de radio et de télévision, Gonzague Saint Bris, tragiquement disparu en 2017, est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages traduits en plusieurs langues, dont beaucoup furent des best-sellers.
29 mars 1516. La Sérénissime impose aux Juifs de Venise de se regrouper dans le lieu-dit «Geto», à l'extrémité nord de la ville, sur une île encerclée par des canaux. Deux portes, ouvertes le matin et refermées le soir à minuit, donneront désormais accès à ce lieu. Les habitants pourront le quitter dans la journée pour exercer leur profession, mais la nuit seuls les médecins seront autorisés à sortir pour soigner les Chrétiens hors les murs. Le premier ghetto est né. Son appellation sera désormais associée à tous les lieux de ségrégation dans le monde. Aujourd'hui, 500 ans après, nous nous posons d'innombrables questions concernant cette mesure. Qu'est-ce qui l'a motivée? Comment la communauté juive l'a-t-elle acceptée? Était-elle d'ailleurs ressentie comme une contrainte ou comme s'inscrivant dans une politique générale de la République vénitienne vis-à-vis des communautés étrangères? Quelle a été la vie dans ce lieu de confinement durant les 300 ans qui ont précédé la suppression des portes par Napoléon? Depuis l'institution du «lieu clos» jusqu'au processus d'assimilation, dans une approche qui englobe Venise dans son ensemble, ce livre met en lumière les relations qui, malgré la réglementation, existaient entre la Communauté et le reste de la société civile, et aussi la vie de la plus importante ville cosmopolite du bassin méditerranéen.
Depuis trente ans, Georges Dumézil observe la plus ancienne pensée des Romains sous un éclairage doublement nouveau. D'une part beaucoup de concepts, de types divins, de cultes sont le prolongement de représentations et de pratiques déjà indo-européennes, conservées aussi chez d'autres peuples de la famille. D'autre part, les créations, propres à Rome, loin de relever d'une mentalité balbutiante, se situent à un honorable niveau de réflexion. La démonstration d'ensemble a été donnée en 1966 pour les faits proprement religieux, dans La Religion romaine archaïque et pour la pseudo-histoire des origines, en 1968, dans Mythe et Épopée, I. Elle doit être étendue à quantité de points de droit, d'institutions, de traditions, bref à beaucoup d'«idées», et dans la religion même, plusieurs divinités doivent être étudiées de plus près. C'est la matière des trois groupes d'articles, en grande partie récrits, qui forment ce recueil.
Cet ouvrage propose une synthèse des connaissances permettant de mieux comprendre l'Italie d'aujourd'hui. Après une revue détaillée de l'histoire de la formation de l'Italie et de la situation politique actuelle, des chapitres thématiques font le point sur la richesse et la variété de l'Italie à travers ses aspects les plus significatifs, ses forces, ses faiblesses, ses certitudes et ses contradictions. De nombreuses cartes, des tableaux et graphiques, à jour des dernières données, nourrissent utilement cette synthèse. PLAN DE L'OUVRAGE 1. Histoire de l'Italie : de 1815 à nos jours 2. Arts et culture 3. Économie 4. Institutions 5. Population 6. Éducation - Le système éducatif italien 7. Religion 8. Loisirs et art de vivre 9. Médias 10. Réalités sociales 11. L'Italie dans l'Europe et dans le monde CLAUDE ALESSANDRINI est professeur agrégé d'italien, Inspecteur Pédagogique Régional d'italien. IVAN AROMATARIO et PATRICE TONDO sont professeurs agrégés d'italien au lycée Les Eaux Claires, Grenoble.
Proximité géographique ne rime pas nécessairement avec connaissance de l'autre ! Au fond, connaissons-nous vraiment nos voisins ? Que sait-on concrètement de l'Italie et des italiens, aux modes de vie et aux sensibilités pourtant si proches des nôtres ? Que sait-on des événements qui ont marqué son histoire récente ? Des personnalités qui ont dessiné depuis la guerre son paysage politique ? Des conflits qui éclairent l'incroyable diversité de ce pays, des " ces pays " pourrait-on dire ! Car Milan, Rome, Naples ou Palerme sont des mondes en soi, des univers singuliers. Ce décryptage d'une nation explosée et opaque, nous l'avons confié à une auteure franco-italienne, journaliste basée à Rome, fine observatrice des métamorphoses sociales et politiques. Miracle économique de l'après-guerre, puissance du parti communiste, années de révolte dites de plomb, lutte contre la corruption, séparatisme des régions du Nord, avènement de Berlusconi, luttes des femmes, montée du populisme, irruption des migrants... 10 grands témoins, acteurs directs de ces basculements, nous racontent, sans langue de bois, le rôle qu'ils ont joué dans ce grand théâtre, cette véritable Commedia dell arte.