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« Le monde, depuis quelques décennies, est devenu multipolaire donc plus complexe et incertain, tandis que l'hégémonie absolue de l'Occident appartient au passé. En marge de phénomènes comme le dérèglement climatique et ses conséquences ou des innovations apportées par l'intelligence artificielle, on constate un déplacement en cours du centre de la puissance vers l'Asie orientale : Chine et Inde en premier lieu, mais aussi à la périphérie (Indonésie, Japon, Corée du Sud, Vietnam) qui accentue le poids de cette aire entre la mer de Chine et l'océan Indien. La Russie quant à elle, a conclu un mariage de raison avec la Chine qui durera tant que les États-Unis resteront prééminents. Entre-temps, la démographie occidentale est passée de 33 % à 10-12 % de la population mondiale tandis que l'Europe, hier encore enjeu majeur, est déclassée par ce qu'on désigne comme l'Asie/Pacifique, et ne dispose pas elle-même des moyens d'assurer sa propre sécurité. Les conflits irréguliers et leurs conséquences depuis plus d'un demi-siècle ont fortement contribué à l'accélération de cette mutation, dont l'auteur est « un des témoins les plus lucides » (Hubert Védrine). Sont rassemblés ici les travaux qui annoncent et analysent ces transformations. » Gérard Chaliand
Un baril de pétrole à plus de 120 dollars, une tonne de cuivre à plus de 10 000 dollars et des prix inobservés jusqu'alors sur les marchés gaziers européens... L'invasion de l'Ukraine par la Russie a rappelé l'importance des matières premières dans l'économie mondiale et l'extrême volatilité de leurs prix. Elles impactent l'ensemble de l'économie, notamment le secteur industriel et les chaînes de production, les grandes variables macroéconomiques (produit intérieur brut [PIB] et inflation), la finance (cours du dollar et prix des ressources naturelles), mais également l'environnement et la géopolitique. En 2021, les matières premières représentaient plus de 26 % des échanges internationaux selon l'Organisation mondiale du commerce (OMC). L'objectif de cet ouvrage est de présenter les principales problématiques relatives aux matières premières, les enjeux économiques et géopolitiques, notamment la concurrence accrue entre les puissances (Chine, Etats-Unis, Japon, Union européenne (UE)) dans leur volonté de sécuriser leurs besoins. Les questions relatives aux matières premières sont en outre renouvelées par un triple contexte : une dynamique de décarbonation mondiale, une rivalité systémique entre puissances et une conscience des limites planétaires.
En France, la révolution russe est devenue un repoussoir, le moment fondateur d'un totalitarisme aussi terrifiant que le nazisme. Elle n'est plus envisagée que sous l'angle de ses victimes, aussi bien dans le discours public que dans les manuels scolaires. Éric Aunoble retrace la réception de l'événement en France depuis 1917 - comment L'Humanité, aux mains des socialistes d'Union sacrée, vilipende la révolution bolchevique ; comment le Parti communiste, créé dans la foulée d'Octobre, impose une lecture de plus en plus stalinienne, se mariant après la Seconde Guerre mondiale avec le discours déterministe de l'Université. Ainsi sont étouffées les voix dissidentes, celles des premiers communistes français, familiers de Lénine et Trotsky. L'usage politique de 1917 se dessèche et Mai 68 ne voit réémerger que des clichés du bolchevisme (qui témoignent toutefois de l'importance de l'événement dans la culture populaire). Au long d'un siècle, la révolution russe a été lue en fonction du contexte politique français. Ainsi s'explique le retournement qui s'est joué, de l'engouement au dénigrement et à l'effacement d'aujourd'hui, quand triomphe le conservatisme et son rejet de toute « culture révolutionnaire ».
Quelle menace la Russie représente-t-elle pour les pays occidentaux dans les prochaines décennies ? Dans cet essai, Aurélien Duchêne montre que la Russie de Poutine risque à nouveau de réaliser les scénarios les plus impensables. L'auteur décrit la solidité de la puissance russe malgré les revers et les sanctions internationales, et étudie ce qui au sein du pouvoir et de la société russes annonce l'aggravation de la dérive autoritaire de ce pays. En s'appuyant sur des experts reconnus, il décrypte la lutte que la Russie de Poutine mène contre les démocraties occidentales, et explique comment cet affrontement pourrait dégénérer en confl it armé.
Le populisme contre l'Europe ? L'Europe aux marches de la Russie ? L'Ukraine peut-elle adhérer à l'Union européenne ? Faut-il en finir avec la candidature de la Turquie ? Pourquoi les Balkans patientent-ils dans l'antichambre ? Au Sud, l'Europe est-elle affaiblie ? Israël-Palestine : pourquoi le grand silence de l'Europe ? Les politiques de voisinage se sont fracassées sur les fractures internes de l'Europe et sur ses dépendances face à l'agression russe, à l'irruption de la Chine et à l'idéologie de Trump II. De Kiev à Erevan, d'Ankara à Belgrade, de Tunis à Jérusalem, les illusions se sont dissipées. Devenue vassale de Washington, otage de Moscou et proie économique de Pékin, l'Europe doit se réinventer. Pierre Mirel ouvre des pistes pour un changement profond : reconquête de souveraineté, affirmation d'un pilier européen dans l'OTAN, émergence d'une culture stratégique commune pour dépasser les divisions et défendre le modèle européen, élargissements conduits selon un processus graduel et refonte de la gouvernance.
Publié en 1927, Stratégie est l'oeuvre visionnaire dans laquelle Alexandre Svetchine repense la guerre à l'âge industriel. À rebours des doctrines rigides, il montre que la stratégie n'est jamais un ensemble de recettes, mais un art de l'adaptation, où chaque nation doit ajuster son action militaire à ses forces, ses limites et ses buts politiques. Opposant la bataille décisive à la guerre d'usure, analysant le rôle de l'économie, des infrastructures, de la mobilisation sociale et de la profondeur stratégique, Svetchine dévoile une guerre moderne totale, longue et façonnée par l'ensemble de la société. Précurseur de l'art opératif soviétique, il propose une réflexion lucide et nuancée, qui éclaire autant les conflits du XXe siècle que ceux d'aujourd'hui. Redécouvert après avoir été marginalisé, Svetchine apparaît ici dans toute sa modernité : un penseur essentiel pour comprendre comment les nations conçoivent, soutiennent et remportent la guerre.
L'éclat et le rayonnement d'un chef de guerre, d'un roi, d'un empereur, d'un président, se mesurent à l'aune des résultats qu'ils ont laissés dans leur pays à la fin de leur pouvoir, déchus ou morts. Les ruines, les misères, le dépeuplement dû aux guerres, en restent malheureusement les plus probants. Les guerres de Louis XIV ont conduit directement à la Révolution française, comme les guerres napoléoniennes, en ruinant une fois de plus la France, en finissaient avec l'éclat d'un pays au Traité de Vienne de 1815. L'Allemagne impérialiste, voulue à Versailles en 1870 par Bismarck, sombrait à Berlin en 1945 avec le suicide d'Hitler. L'Union soviétique du camarade autoritaire Lénine, de 1917 à 1991, disparaissait après une succession autant rapide que comique de dirigeants cacochymes. Gorbatchev, bien aidé par Reagan, n'avait rien pu sauver. Cette pauvre Russie en crève encore sous Poutine. Comme prévisible, les régimes républicains français, américain ou la démocratie royale britannique, s'écroulent dans le délitement de leurs institutions que ne respectent plus les dirigeants. La liste des chefs à élire, Trump, Macron, Poutine, Xi Jinping, Erdogan, Orban ou d'autres, fait frémir le plus froid des démocrates. Les peuples se détournent de systèmes dont ils ne comprennent même plus le sens au profit de partis d'extrême droite qui se présentent comme respectables et armés de leurs mortelles solutions clés en main. Et le dérèglement climatique passe...
Depuis la chute de l'URSS, les conflits n'ont pas cessé aux frontières de la Russie. C'est le plus vaste État de la planète, fédéral et transcontinental. Son actualité, violente et complexe, ne cesse de nous interroger. En abordant conjointement les aspects historiques, politiques, internationaux, économiques et sociétaux de la Russie, cet essai accessible et vivant donne des clés de lecture pour aborder ce pays, non seulement à travers sa profondeur historique mais aussi à travers ses paradoxes contemporains. Ainsi, il nous permet de mieux saisir son positionnement actuel sur la scène internationale, les motivations de sa guerre contre l'Ukraine et la nature des relations franco-russes. Derrière la figure polémique de Vladimir Poutine se joue le destin d'une grande puissance en même temps que notre équilibre géopolitique mondial.
Depuis l'invasion de l'Irak en 2003, les États-Unis font face à de nombreux défis dans le monde arabe. Washington s'est heurté à plusieurs reprises à la complexité du paysage irakien, dans une région rebelle et en proie à des tensions sectaires, ethniques et idéologiques. Malgré la domination de l'armée américaine, l'absence de stratégie précise et de long terme a contrecarré les objectifs de Washington : la lutte antiterroriste, la promotion démocratique, la défense des intérêts vitaux des États-Unis et la préservation de leur hégémonie au Moyen-Orient. Bien que Washington ait jonglé entre unilatéralisme, multilatéralisme, puissance intelligente et coercition, ses stratégies de court et moyen terme n'ont pas été assez efficaces. Les États-Unis se sont donc désengagés de la région, nourrissant les intentions de la Chine et de la Russie qui, aujourd'hui, tentent d'y consolider leur place. Cet ouvrage analyse la politique étrangère américaine dans le monde arabe depuis l'invasion de l'Irak jusqu'en 2016, les trajectoires empruntées, les changements opérés et leurs raisons. Les États-Unis restent certes un allié infaillible pour beaucoup de pays arabes et un acteur incontournable pour la stabilité régionale et mondiale, remettant en cause l'hypothèse de leur déclin. Néanmoins, le bilan de leurs interventions depuis la chute de Saddam Hussein est très discutable. Le monde s'oriente vers un nouvel ordre où leur puissance unilatérale n'est désormais plus d'actualité.
Le conflit actuel russo-ukrainien est ancien car il a des racines culturelles profondes. La guerre en cours est le résultat de différences civilisationnelles de plus en plus grandes entre les peuples russe et ukrainien. Ce livre réussit le tour de force de présenter et expliquer les nombreux aspects, à la fois linguistiques, littéraires, religieux, philosophiques, historiques et mémoriels, artistiques et monumentaux d'une vraie guerre culturelle entre les deux pays. Dans la confrontation imposée par la Russie a lieu la redéfinition de l'identité nationale de l'Ukraine. Une lecture incontournable pour comprendre l'intensité de ce conflit au coeur du continent européen...
Cet essai est une analyse critique de la politique étrangère de la Suisse vue sous l'angle de la neutralité depuis la chute de l'empire soviétique et celle du communisme en Russie. Déjà en 1991, le Conseil fédéral s'est posé la question de la neutralité dans ce nouveau monde d'après la guerre froide promis à la paix et à la prospérité. La « fin de l'histoire » allait-elle avoir raison de la longue histoire de notre neutralité ?L'auteur examine cette interrogation sous l'angle de l'approche subreptice mais déterminée en direction de l'OTAN depuis 1996, caractérisée par un manque de transparence, une opacité renouvelée, voire de la dissimulation. Les sanctions de la Suisse - loin du droit international - telles que conçues par la loi suisse sur les embargos de 2002 interrogent sur la bonne foi de nos autorités. L'attitude des autorités suisses à l'égard de l'Ukraine depuis 2022 n'est pas comprise dans le vaste monde, où elle en a surpris plus d'un et surtout la Russie. Leurs atermoiements au sujet d'Israël suscitent des interrogations dans le monde arabe. Ceci n'est pas sans conséquences négatives sur notre politique de bons offices désormais à l'arrêt, illustrée par l'échec du Bürgenstock. L'âge de l'abêtissement général des autorités politiques en Europe déteint sur la Suisse qui a atteint les limites extrêmes de son système de milice. La « Realpolitik » a été remplacée par la « moraline » chère à Nietzsche.L'auteur propose en conclusion « les dix commandements » de la neutralité et les dix raisons de s'y tenir plus que jamais dans ce contexte de basculement du monde vers la multipolarité.?À PROPOS DE L'AUTEURJean-Pierre Vettovaglia, essayiste et conférencier, a été ministre plénipotentiaire à Genève, ambassadeur de Suisse à Vienne, Bucarest et Paris en tant que représentant personnel du président de la Confédération suisse auprès de la Francophonie. Le Prix Turgot/FFA lui a été octroyé en 2014 pour sa collection Prévention des crises et promotion de la paix. Il est actuellement administrateur d'une banque de financement du commerce international à Genève.
Entre tensions récentes et volonté de réconciliation, cet ouvrage propose une analyse lucide et engagée de l'évolution des relations franco-marocaines. Il met en lumière les enjeux diplomatiques, économiques et culturels, tout en questionnant la position de la France sur le Sahara occidental et ses répercussions régionales. Face à la recomposition géopolitique en Afrique, à l'émergence de nouveaux acteurs comme la Russie et la Chine et aux défis du Sahel, il ouvre une réflexion critique sur les menaces mais aussi sur les opportunités d'un partenariat stratégique à réinventer. À PROPOS DE L'AUTEUR Mohammed Boubouche, enseignant-chercheur en relations internationales à l'Université Mohammed Premier d'Oujda, explore avec passion les mutations géopolitiques du monde arabe et méditerranéen. Intéressé par des questions de souveraineté, d'identité et de partenariats équitables, il signe ici un ouvrage engagé qui éclaire avec acuité les enjeux de souveraineté et de coopération au coeur des relations franco-marocaines.
En observant l'évolution géopolitique du monde, on pourrait penser à l'évanescence de l'idée des « chasses-gardées » ou des « prés carrés », surtout ceux des Occidentaux en Afrique. D'autant plus que l'offensive russe orientée vers quelques pays africains anciennement caporalisés continue. Même si elle reste timide et en retard, il demeure tout de même vrai qu'elle devient reconfigurée et démontre des visages nouveaux et anciens. Cet essai montre que la présence de Moscou dans ces ex-colonies contribue, par exemple, à l'émergence d'une russophonie encastrée, à la critique du processus d'évaluation de la gouvernance, et à expliquer la nostalgie d'une rivalité entre la Russie et les USA et entre la Russie et les États de son étranger proche.
La grande question géopolitique contemporaine est celle de la souveraineté. Prenant appui sur les apports de différentes disciplines, dont la géopolitique, l'histoire et le juridisme, l'objectif est d'analyser la crise du modèle de l'État-nation et le retour d'entités propres à la « longue durée » : les Empires. Russie, États-Unis, Chine, Inde, Iran et Turquie présentent des constantes géopolitiques invariables au fil du temps, contribuant à en définir les actuels axes d'actions, tant sur le plan international que sur celui national, intérieur. Au monde westphalien, qui avait structuré les relations internationales pendant trois siècles, est en train de succéder celui du multipolaire. Chaque Empire, seule entité aujourd'hui réellement souveraine, se constitue alors en pôle organisateur d'un espace civilisationnel où les États-nations contigus sont progressivement englobés, voire annexés. Au milieu de ce monde pluriel composé de grands espaces, et de ses nouveaux enjeux géopolitiques, l'Europe, berceau de l'État-nation, ne trouvera son salut que par une profonde refondation unificatrice : en se constituant elle-même comme un nouvel Empire.
Trois Récits Autobiographiques : Tolstoï, Vallès, Musset réunit une série de textes où se croisent introspection et confession, offrant une rare introspection dans la psyché des auteurs. L'anthologie, à travers une variété de styles allant du récit réaliste à la prose romantique, explore des thèmes universels tels que l'identité, la société et l'aspiration personnelle. Cette diversité stylistique enrichit l'expérience du lecteur, le défiant à apprécier chaque texte pour ses qualités uniques tout en étant conscient de leur cohérence thématique sous-jacente. Parmi les pièces remarquables figure un poignant récit d'enfance qui éclaire les fondements des passions humaines. Les contributions des auteurs proviennent des contextes distincts de la Russie tsariste de Tolstoï, de la France troublée de Vallès, et de la période romantique de Musset, chacune offrant une perspective essentielle sur la condition humaine et les dynamiques sociales de leur époque. Ces écrivains, participants à des mouvements littéraires cruciaux tels que le réalisme ou le romantisme, partagent une impulsion commune de disséquer leur réalité personnelle et collective. Ainsi, la collection devient une fresque littéraire offrant une compréhension enrichie des événements sociaux et des aspirations personnelles exprimées au travers des récits autobiographiques. Trois Récits Autobiographiques invite le lecteur à un voyage introspectif au carrefour d'époques et de cultures, où chaque récit dévoile des aspects uniques de la vie intérieure de trois géants littéraires. Par sa capacité à provoquer la réflexion tout en enchantant par son style, ce volume se présente comme une ressource précieuse pour tout amateur de littérature cherchant à apprécier la richesse des narrations personnelles dans un cadre collectif. L'exploration conjointe de perspectives si diversifiées marque cette oeuvre comme un outil indispensable pour approfondir sa compréhension de la littérature et de l'humanité.
En 1991, la grande puissance soviétique s'est effondrée. La Russie, malgré des difficultés, est arrivée à succéder à l'URSS au Conseil de sécurité de l'ONU. Le statut de membre permanent l'a aidée à surmonter avec succès la période difficile des années 1990 et lui a donné une influence supérieure à son poids politique réel. Des changements importants dans la politique intérieure au début des années 2000 ont fortement influencé la politique étrangère de la Russie. L'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine a conduit au rétablissement progressif des positions de ce pays dans le monde. La Russie a commencé à utiliser plus activement le Conseil de sécurité de l'ONU pour réaliser ses intérêts nationaux et s'opposer à l'hégémonie des pays occidentaux. Sa position ferme au sein de cet organe pendant les crises les plus graves des années 2000 et 2010 ainsi que son intervention en Ukraine en 2014 ont fait de la Russie l'un des centres de force importants du monde multipolaire émergent. Ce travail cherche à éclairer cette montée en puissance spectaculaire de la Russie au Conseil de sécurité de l'ONU et sur la scène internationale au cours de la période d'après-guerre froide.
Écrire sur la Russie sans hurler avec les loups, sans manichéisme ni « occidentalocentrisme », sans se réjouir de chaque soldat de Poutine tué au combat et sans porter aux nues Zelensky. Proposer une lecture du conflit russo-ukrainien qui ne doive rien aux poncifs en vigueur à Bruxelles et à Washington. À contre-courant des jugements actuels quasi unanimes sur la Russie, ce livre a l'ambition de présenter un pays, un peuple et une culture aujourd'hui largement ignorés du grand public. Remonter le cours de l'Histoire, donner à voir la Russie à travers une galerie de portraits, une analyse des traits spécifiques du peuple russe et des événements fondateurs du pays, c'est aussi une approche qui s'apparente à celle du général De Gaulle et dont la France est le fil conducteur.
La guerre, dans toute son horreur, frappe à nouveau. Des missiles menacent de détruire des vies, rappelant les sombres épisodes de l'histoire, à l'image de la terreur semée par Adolf Hitler en Europe. Aujourd'hui, c'est Vladimir Poutine qui, dans un contexte différent, a déclenché l'invasion de l'Ukraine le 24 février 2022. Ce livre explore les origines profondes de ces conflits, opposant le totalitarisme de Poutine à la résistance démocratique de Volodymyr Zelensky. Un récit percutant sur les enjeux de pouvoir et de liberté, à l'heure où le monde se trouve une fois de plus au bord du précipice.
L'objet épistémologique et politique « Karl Marx » appartient à la culture universelle. C'est une pensée devenue monde. Sa présence au Congo-Brazzaville s'inscrit dans ce processus d'universalisation. Dans leur épopée, les révolutionnaires congolais d'août 1963 pensaient, durant un long moment, « à partir de Marx ». Le problème était de savoir ce qu'ils pensaient ainsi ? De projet politique, bien sûr ! C'était un truisme pour des révolutionnaires. Mais surtout de dépossession. En effet, à travers un spectaculaire retournement dont l'histoire seule connaît les raisons, l'intention émancipatrice que portait la théorie de Marx au Congo-Brazzaville, à compter de la révolution d'août 1963, avorte à la suite des offensives polymorphes de la classe hégémonique postcoloniale. La déconnexion de la théorie de Marx de son énergie subversive réalisée, la bourgeoisie d'État postcoloniale arraisonne et instrumentalise les oripeaux de cette doctrine, à travers sa variante marxiste-léniniste bien conforme au paradigme soviétique, à des fins de légitimation et d'occultation du pouvoir postcolonial dont elle constitue la classe dominante. La théorie de Marx, de critique des idéologies, se métamorphose elle-même en idéologie. C'est la réitération équatoriale d'un processus déjà daté en Occident.
Plongez au coeur de l'histoire fascinante de la Russie avec ce premier tome captivant, écrit par l'éminent écrivain Lamartine. Découvrez les origines et les premiers développements d'un empire qui a façonné le destin de l'Europe et du monde. Des intrigues politiques aux grandes batailles, des figures emblématiques aux événements marquants, ce livre offre une perspective riche et immersive sur l'évolution de la Russie. À travers une plume habile et érudite, Lamartine offre un récit passionnant qui ravira les amateurs d'histoire et captivera les lecteurs en quête d'aventure et de découverte. Histoire de la Russie est un incontournable pour tous ceux qui cherchent à comprendre les racines profondes d'une nation puissante et complexe. Dans ce volume, Lamartine analyse la relation entre Napoléon Ier et Alexandre Ier, tsar de la Russie, qui était complexe et a évolué au fil du temps. Au début, les deux dirigeants ont entretenu des relations diplomatiques cordiales, mais ces relations ont rapidement tourné à la confrontation en raison de divergences politiques et territoriales. La campagne de Russie en 1812 a marqué un tournant majeur dans leur relation, aboutissant à une guerre ouverte entre les deux puissances. Après la défaite de Napoléon en Russie, les relations entre les deux dirigeants se sont détériorées davantage. Finalement, Napoléon a été vaincu à la bataille de Waterloo en 1815, mettant un terme à sa tentative de domination en Europe et scellant ainsi la fin de sa relation avec Alexandre Ier. Alphonse de Lamartine peut être considéré comme un moraliste. En tant qu'écrivain, poète et homme politique français du xixe siècle, il a abordé des thèmes moraux et philosophiques dans ses oeuvres littéraires. Ses poèmes, essais et discours reflètent souvent ses réflexions sur la condition humaine, la morale, l'amour, la nature et la spiritualité. Sa sensibilité et sa vision profonde de la vie lui ont valu une place parmi les moralistes de son époque.
La guerre en Ukraine aurait-elle pu être anticipée ? Bruno Chiari en est certain. Il dévoile dans cet ouvrage les raisons inéluctables qui ont mené à l'escalade en Ukraine tout en esquissant le portrait d'un leader russe aux ambitions démesurées. Plongez au coeur d'une stratégie de pouvoir qui, si elle n'est pas entravée, façonnera l'avenir. Une analyse perspicace des manoeuvres américaines sur l'échiquier international.
Les raisons qui ont mené Vladimir Poutine à envahir son voisin ukrainien en février 2022 demeurent nébuleuses pour beaucoup d'individus. Dans un monde interconnecté qui est le nôtre depuis la fin de la guerre froide et qui a su créer les conditions d'une paix entre les puissances mondiales qui nous donnaient l'espoir de durer pour toujours, rien ne laissait en effet présager que le maître du Kremlin allait déclencher le premier grand conflit interétatique sur le territoire européen depuis 1945. Dans cet essai, Jean-François Caron explique que cette guerre est plutôt le résultat d'une évolution que la politique étrangère russe a connue depuis le retour au pouvoir de Vladimir Poutine à la présidence de son pays en 2012. De nature civilisationnelle, cette politique, qui s'articule autour d'une opposition radicale avec l'Occident, repose sur la thèse d'un messianisme russe qui s'est donné pour mission de servir de rempart et de guide contre le monde occidental jugé comme étant décadent; cette thèse n'a rien d'exceptionnel en soi et s'inscrit d'ailleurs dans une dynamique qui a été au coeur de l'histoire intellectuelle de la Russie depuis le XIXe siècle. Quelles sont les origines de ce messianisme ? Comment cette idée a-t-elle évolué au point de devenir l'élément clé de la politique étrangère russe des dernières années ? De quelle manière l'idéal civilisationnel russe souhaité par Vladimir Poutine (le russkiy mir) pourrait-il en venir à structurer le monde des relations internationales de demain ? Ce livre, qui intéressera tant les chercheurs que les citoyens avides de mieux comprendre la politique russe et la guerre en Ukraine, se donne comme objectif d'apporter des réponses à ces questions.
Cet ouvrage est une analyse documentée, destinée à comprendre pourquoi et comment cette guerre en Ukraine, qui défie l'entendement, a-t-elle pu être déclenchée, puis intensifiée. Montesquieu distinguait les causes apparentes des guerres et les causes profondes. Il y a ceux qui les déclenchent, et il y a ceux qui les rendent inéluctables. À la question posée : « À votre avis, quand cette guerre a-t-elle commencé ? » Peut-être sera-t-il répondu : « le 24 février 2022 ». À cette autre question : « À votre avis, quelle est la nature de cette guerre ? » Pour beaucoup, c'est une guerre territoriale. À cette autre question : « À votre avis, que font les forces de l'OTAN et des pays de l'UE en Ukraine ? » Combien répondront : « Ils défendent la liberté et la démocratie face à l'invasion de l'Ukraine par la Russie » ? C'est ce que clame Joe Biden, et c'est ce qui est repris en choeur par les pays de l'OTAN. Or ces 3 réponses, présentées comme des vérités premières, ne reflètent pas la réalité des faits consécutivement au coup d'État du Maïdan, en 2014. Cette guerre est-elle la nôtre ? Vladimir Poutine nourrit-il le projet de reconstituer l'URSS, effondrée en 1991, voire d'envahir l'Europe de l'Ouest, à l'instar d'un Adolf Hitler ? Existe-t-il une menace ? Quelle est cette menace ? Qui menace qui ?
Je voterai pour Trump. Nous sommes à quelques mois des élections présidentielles américaines qui auront lieu le 5 novembre 2024. Lors des primaires chez les républicains Donald Trump a remporté la nomination de son parti avec 1686 délégués. Il sera donc candidat face à Biden aux prochaines élections présidentielles. La guerre qui oppose la Russie à l'Ukraine suscite des tensions dans le monde et fait craindre la survenance d'une troisième guerre mondiale. Actuellement seul le président des USA peut empêcher l'apparition d'un nouveau conflit planétaire. Mais les attitudes de Biden nous montre qu'il n'est pas la bonne personne atteindre cet objectif. Poutine est prêt de perdre son sang-froid, avec l'attentat terroriste du Crocus City Hall qui eut lieu le 24 Mars 2024 dans Moscow. Biden est un piètre diplomate qui n'a ni le charisme, ni la personnalité nécessaire pour se libérer des griffes du complexe militaro-industriel qui l'a placé à la tête de l'Etat et qui l'embrigade. Je voterai pour le seul candidat capable de rendre à l'Amérique sa grandeur et sa gloire, et de stabiliser la paix mondiale, ce candidat c'est Trump. Lisez ce livre et découvrez les raisons qui ont fait et feront encore de Trump un grand président pour les USA.
Les îles Sandwich sont au nombre de onze, dont cinq grandes, Hawaii (Owhyhee), Mawi, Morakoi, 0ahou et Taouaï ; trois petites, Tawou-Rawe, Ranaï et Niihau, et trois îlots ou rochers ; elles comprennent un espace renfermé entre le 19° et 23° degrés de latitude nord, et le 157° et 159° degrés de longitude ouest. La vue seule de ces îles démontre qu'elles sont récentes ; les éruptions volcaniques qui les ont produites sont récentes, et plusieurs promontoires sur lesquels on voit aujourd'hui des villages, sont, de mémoire d'homme, sortis des flancs des volcans. Quand on pénètre dans l'intérieur des îles, il est aisé de se convaincre de la vérité de cette assertion. On peut suivre pas à pas la marche de la création et la prendre, pour ainsi dire, sur le fait ; il est facile de distinguer, à mesure qu'on s'élève, les modifications par lesquelles la lave a dû passer pour se décomposer et devenir terre végétale... La position géographique des îles Sandwich attire l'intérêt de plusieurs nations. Sur dix-huit bâtiments de guerre qui ont visité ces îles depuis 1825, on compte quatre bâtiments russes. Si une guerre venait à se déclarer entre l'Angleterre et la Russie, nul doute que chacune de ces deux puissances ne cherchât à s'en emparer, dans le but d'en faire une station militaire et un lieu de refuge pour ses bâtiments de guerre et ses corsaires.
« Quand l'Inde, après la Chine, sera communiste, disait Lénine, la victoire de la révolution sera assurée. » Les Américains attendent l'offensive soviétique dans la plaine allemande. Ils continueront de l'attendre longtemps. Les dirigeants communistes ont renoncé à emporter de front l'Europe occidentale, alors qu'ils peuvent la tourner par l'Afrique, sans risquer une bataille, sans perdre un homme. L'armée française a conscience de livrer, en Algérie, la bataille décisive de cette troisième guerre mondiale, dont nul ne peut dire au juste quand elle a commencé - dans les montagnes de l'Hellade ou la jungle indochinoise. Guerre d'un type nouveau, menée sans être déclarée, par peuple interposé, au moyen de techniques de subversion dont le Maréchal Juin a pu dire qu'elles étaient autrement destructrices que la bombe atomique. Pierre Debray étudie les conditions politiques, diplomatiques et militaires de l'offensive menée contre l'Occident et montre que la France garde, pour autant qu'elle en ait la volonté, des chances raisonnables de vaincre. Pierre Debray, qui est l'un des meilleurs connaisseurs des réalités soviétiques - n'avait-il pas prédit dès la mort de Staline, l'évolution qui devait conduire Kroutchev au pouvoir suprême ? - était particulièrement qualifié pour mener à bien une étude qui vient à son heure.
Le vicomte de Bredon n'en croit ni ses yeux ni ses oreilles : des éternuements intempestifs viennent de lui faire découvrir la présence d'une ravissante passagère clandestine dans son wagon spécial. Tandis que le train roule à travers les interminables steppes russes, la princesse Yentha Kerenska supplie le diplomate de l'emmener avec lui. Parce que le tsar voulait lui faire épouser un petit potentat oriental qui l'aurait enfermée dans un harem, elle s'est enfuie... Et maintenant, poursuivie par les agents sanguinaires de la redoutable Troisième Section, elle craint pour sa vie. « Comment vais-je expliquer votre présence ? » demande le vicomte, médusé. « Vous n'aurez qu'à prétendre que je suis votre femme. » Les espions du tsar les traquent à travers la Russie, la Hongrie et même jusqu'en Autriche. Le vicomte déjoue les pièges et trouve sa passagère clandestine de plus en plus jolie.Barbara Cartland est une auteure britannique. Traduite en plus de 36 langues, elle est l'auteure contemporaine la plus prolifique et la plus lue au monde. Son secret : toucher le coeur de ses lectrices et faire entrer le rêve dans chacun de ses romans. En 2000, elle s'éteint à l'âge de 99 ans, en laissant un grand nombre de manuscrits inédits.
À travers le prisme de l'arc-en-ciel, ce livre explore les aspects de la vie en Russie. La période dont il est question ici marque un tournant. Entre deux présidents, Eltsine et Poutine, entre deux siècles et même deux millénaires. Les changements décisifs s'opèrent souvent en Russie à la conjointure des siècles. Compte-rendu de séjour, essai se référant à la culture russe, cet ouvrage est un témoignage original, un point de vue personnel fondé sur l'expérience.
Submergée par les invasions mongoles entre 1223 et 1240, la Russie a depuis lors vécu à l'écart des civilisations européennes. À l'image du territoire, les habitants, leur culture et leur religion ont connu un long isolement, caractéristique de la seule Russie dans l'espace européen. À partir du XVe siècle, le pays s'agrandit de façon considérable, sans s'ouvrir pour autant aux influences étrangères. Le pouvoir politique prit un caractère toujours plus brutal et despotique. Cette spécificité du développement historique de la Russie constitue une raison de plus pour parcourir les premiers siècles de sa douloureuse épopée, depuis les origines jusqu'à l'avènement de Pierre le Grand à la fin du XVIIe siècle.
1967 : l’URSS forme cinq fois plus d’ingénieurs que les États-Unis et prépare une jeunesse de 100 millions de moins de 30 ans à transformer le monde.
1957, Moscou. Une aristocrate russe exilée depuis 1917 revient en URSS, trente ans après la révolution. Ma Russie habillée en U.R.S.S. est le récit unique d’un retour au pays natal, entre réceptions au Kremlin et confidences de paysans.