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Et si l’histoire du Québec se racontait autrement ? Jocelyn Letourneau propose une relecture audacieuse, libérée des mythes de la victimisation et de la séparation, pour révéler une société en constante évolution et confiante en son avenir.
Les Mohawks forment, avec leurs quelque 20 000 membres, la nation la plus nombreuse parmi les Premières Nations du Québec. Répartis au Canada et aux États-Unis, ils se nomment eux-mêmes les Kanyenkehaka, un terme couramment interprété comme signifiant « le peuple du silex ou de la pierre ». Il y a trois communautés au Québec : Kahnawake, située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, près de Montréal; Kanesatake, un établissement bien connu pour les événements qui se sont déroulés à Oka en 1990; et Akwesasne, un territoire situé à cheval sur le Canada et les États-Unis.Avant l'arrivée des Européens, les Mohawks, les Sénécas, les Cayugas, les Oneidas et les Onondagas étaient - et ils le sont toujours - réunis politiquement au sein de la Confédération Haudenosaunee, encore connue sous les noms de Confédération iroquoise ou Confédération des Cinq-Nations. Vers 1722, un sixième groupe vivant plus au sud, les Tuscaroras, dont la langue est similaire, s'est joint à l'organisation qui devint dès lors la Confédération des Six-Nations.Le présent recueil comprend 42 récits, des mythes principalement mohawks, mais aussi quelques histoires sénécas et tuscaroras. Ils constituent une porte d'entrée à la connaissance de cette culture, dont les racines charnues s'enfoncent profondément dans le sol et l'histoire du continent nord-américain.
Vous rappellez-vous l'attentat de la Gare Centrale de 1984? La grève du chocolat de 1947? Ou encore l'accident de voiture survenu au début du mandat de René Lévesque comme premier ministre et qui aurait pu entacher sa carrière politique? On pense bien connaître l'histoire du Québec. Pourtant, il suffit de se pencher sur certains faits intrigants, voire insolites, pour réaliser combien d'événements importants ont été oubliés. C'est la prémisse du livre L'Histoire ne s'arrête pas là, inspiré du très populaire balado du même nom. À travers 12 textes couvrant plus de 150 ans, revisitez des faits divers et des épisodes savoureux de l'histoire du Québec.
«Jacques Lacoursière a été, pour les Québécois, l'historien du peuple mais aussi d'un peuple.» - Éric Bédard, en préface À une époque où les catholiques devaient faire maigre, c'est-à-dire ne pas consommer de viande, quelque 140 jours par année, les bancs de morue de Terre-Neuve étaient fort populaires. Attirés par la pêche, les Français découvrent les fourrures, le castor surtout qui sert à fabriquer des chapeaux fort à la mode. Les Français s'enfoncent à l'intérieur du continent, multiplient les alliances avec les Autochtones et tiennent tête pendant 150 ans aux colonies anglaises, pourtant beaucoup plus peuplées. Puis c'est la fin. L'Amérique devient britannique. La Province de Québec naît sur les ruines de l'ancienne Nouvelle-France. Ensuite, c'est la longue marche, qualifiée de survivance, qui conduit à une nouvelle Province de Québec en 1867. Malgré des exodes dramatiques de population, le Québec prend sa place et s'affirme. Une société moderne surgit finalement, ouverte aux nouveaux venus, ouverte également au monde.
Entre 2018 et 2023, le Canada a connu une montée sans précédent du complotisme, du populisme et des tensions régionales.
Entre 1680 et 1780, la Nouvelle-France se bâtit aussi par le nombre : comment compter les guerriers autochtones sans ignorer femmes et enfants ?
Cet ouvrage collectif met en lumière le dynamisme des identités et des expériences de renouvellement et de revitalisation des jeunesses autochtones au Québec. Issu d'une initiative de la Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec, il célèbre la fierté autochtone et témoigne de la force, de la résilience et du leadership des jeunes Autochtones. Les recherches collaboratives et les méthodologies autochtones présentées offrent un regard transformateur sur l'engagement auprès des communautés autochtones et sur l'importance de l'amplification de la voix des jeunes. Les thèmes abordés incluent la (re)connexion culturelle, la transmission des savoirs, les relations intergénérationnelles ainsi que la souveraineté narrative des jeunes, en milieu tant urbain que communautaire.Tous les chapitres sont le fruit d'une collaboration, avec la participation active de jeunes en tant que co-chercheurs et co-auteurs. La première partie explore les manifestations de la décolonisation de la recherche. La seconde illustre les sources de fierté, les modes d'expression choisis et les processus de revendication et de redéfinition identitaires des jeunes. La troisième partie explore les parcours d'engagement des jeunes et les espaces où ils naviguent. Chacune s'ouvre sur des témoignages de jeunes et des créations graphiques collectives.
Le 20e siècle a eu son lot de grandes affaires politico-judiciaires qui ont marqué l'imaginaire québécois. Du Red Light de Montréal, avec ses débits d'alcool clandestins et ses maisons de prostitution, à la tragédie de l'Ordre du Temple solaire, Marc Laurendeau revient sur ces histoires qui ont interpelé l'ensemble de la société et qui ont nourri son goût du journalisme.
Si le Québec est aujourd'hui reconnu internationalement comme un grand centre de recherche biomédicale, il n'en a pas toujours été ainsi. Du début du XXe siècle jusqu'aux années 1930, la recherche est entreprise surtout par des cliniciens généralistes isolés. Puis se développe l'expertise de cliniciens spécialisés qui mettent sur pied des instituts et de petits centres de recherche. De la Révolution tranquille jusqu'à aujourd'hui, on remarque l'émergence de grandes équipes de recherche multidisciplinaires et spécialisées, soutenues financièrement par l'État et l'industrie privée, où se poursuivent des programmes de recherche planifiés à long terme.Dans ce premier ouvrage de synthèse sur l'histoire de la recherche biomédicale, Denis Goulet et son collègue Christian-Allen Drouin mettent en lumière l'évolution et le développement de ce champ d'études, en plus de présenter plusieurs grands chercheurs qui ont marqué la recherche internationale par leurs découvertes notamment sur le stress, l'hypertension, le Parkinson et l'Alzheimer.
Buffy Sainte-Marie, Mary Ellen Turpel-Lafond, Michelle Latimer ou Joseph Boyden... autant de personnalités publiques qui ont dû récemment faire face à la vindicte populaire, toutes jugées coupables du même crime, celui d'avoir revendiqué une identité autochtone, sinon fictive, à tout le moins mal documentée et souvent non reconnue par les Premiers Peuples concernés. L'auto-autochtonisation serait devenue la nouvelle peste au pays, entrainant à sa suite une chasse aux « faux Métis », race shifters et autres pretendians afin d'éviter toute contagion. Or, le phénomène d'auto-autochtonisation et les dénonciations qu'il suscite participent du même processus, d'une même logique mimétique, du même fléau. Ce sont des symptômes d'un mal plus profond, d'un régime sacrificiel qui constitue la pierre de faîte de l'édifice colonial canadien. Telle est la thèse au coeur de cet essai. L'argument s'appuie sur près de 25 ans d'expérience en études métisses et sur un cadre théorique peu utilisé en études autochtones et postcoloniales, la théorie mimétique de René Girard (1923-2015). Le livre explore ainsi les rivalités pour le désir de reconnaissance que se livrent les populations métisses, mais également comment ces antagonismes « internes » s'inscrivent dans un système de rivalités plus global, lequel implique non seulement les populations autochtones, mais également l'ensemble de la société canadienne.
Les sociétés canadienne et québécoise se sont tissées au fil des rencontres avec l'altérité. Notre analyse comparative des éditoriaux de The Gazette et du Globe and Mail s'inscrit à un moment où s'opère, sur la scène provinciale, un renversement du rapport de force entre les deux communautés linguistiques québécoises, l'anglophone et la francophone, et, sur la scène fédérale, une véritable refondation identitaire du pays.En raison de son inscription dans la socialité franco-québécoise, le discours de The Gazette paraît être le fruit « d'un processus incessant d'échanges, d'emprunts, de négociations, de transmissions et de transformations » avec l'autre, à savoir les Franco-Québécois. Par son appropriation de matériaux culturels franco-québécois, le journal montréalais exprime une affiliation fluide et plurielle, voire de l'ordre de celle du caméléon, modifiant son épiderme selon les circonstances et les environnements. C'est ainsi que, suivant les contextes politiques, idéologiques et discursifs, cette position est québécoise, anglo-québécoise, canadienne ou canadienne-anglaise.En incorporant la variable « Québec » au coeur de son équation éditoriale, The Gazette saisit et présente, avec plus d'empathie, de justesse et de subtilité que le fait le Globe and Mail, les enjeux liés aux réalités québécoises et canadiennes. Dénuées du « fardeau » québécois, les analyses que publie le Globe and Mail sont plus distancées, mais aussi moins éclairées, à l'endroit de la donne québécoise, entre autres parce que le quotidien torontois n'inclut pas, ou inclut très peu, le Québec dans sa vision du Canada.
Automobiles, autobus, camions, camionnettes, motocyclettes... la région de Québec s'est construite, particulièrement depuis la disparition du tramway en 1948, autour des véhicules à moteur et du système permettant leur déploiement: l'automobilisme.En ce début de XXIe siècle, où il est question du retour du tramway, de réduire la place des véhicules motorisés dans la ville, du changement de pratiques de mobilité face au réchauffement climatique et du déclin du pétrole, cette étude historique a pour ambition de recontextualiser l'essor de l'automobilisme. Il s'agit de comprendre comment les véhicules à moteur ont conquis les Québécois, de quelle manière s'est développé le réseau routier et d'appréhender les enjeux économiques et culturels qui y sont associés.Car parler d'automobilisme à Québec et au Québec, n'est-ce pas parler de la société québécoise avant tout?Étienne Faugier est maître de conférences en histoire à l'Université Lumière Lyon 2, au Laboratoire d'études rurales, et docteur de l'Université Laval et de l'Université Lumière Lyon 2. Ses travaux traitent de l'automobilisme, de la mobilité, de la vitesse et du tourisme en France et au Canada aux XIXe et XXe siècles. Il est président de l'association Passé-Présent-Mobilité et a coordonné, avec Louis Baldasseroni et Claire Pelgrims, Histoire des transports et des mobilités en France, XIXe-XXIe siècles (Armand Colin, 2022).
Le concept de folk society incarne l'idée d'une société imprégnée de conservatisme politique et social. À ce titre, la représentation qui influence encore la mémoire collective suggère que l'histoire du Québec d'avant la Révolution tranquille se serait déroulée en mode survivance sous le signe de l'autorité religieuse. Le Québec accuserait ainsi un retard sur les autres sociétés industrielles, ce qui expliquerait l'infériorité et l'impuissance des francophones jusqu'à leur réveil brutal en 1960.Dans les années 1970 et 1980, cette représentation a été remise en question par de nombreux historiens. L'insistance à dévaluer sans ménagement l'histoire du Québec affecterait la psychologie collective des francophones alors que les sociétés avoisinantes portent fièrement leur passé. Dans cet essai bien documenté, Jacques Rouillard analyse les différents courants de pensée pour comprendre comment le Québec d'aujourd'hui perçoit son passé.
La ville de Québec a accueilli peu de personnages comme celui de José Antonio de Lavalle, aussi connu en tant que Son Excellence le comte de Premio-Real, consul général d'Espagne pour le Dominion du Canada et les possessions britanniques et françaises en Amérique du Nord. Il a été en poste à Québec de la fin de l'année 1874 jusqu'à son décès à l'automne 1888. Homme de lettres, architecte, mathématicien, compositeur, mécène et diplomate aguerri, Premio-Real est très actif dans la vie culturelle et scientifique de Québec. Plusieurs de ses contemporains lui rendent d'ailleurs hommage en lui dédiant des oeuvres, notamment Louis Fréchette, Calixa Lavallée et Joseph Vézina. Croulant sous les dettes, Premio-Real termine ses jours en commettant l'impardonnable péché à l'époque, soit celui de s'enlever la vie, la journée suivant sa mise en disponibilité par Madrid.
Lorsque le Canada est frappé par le nationalisme québécois, Pierre Elliott Trudeau a un plan. Il sait que le mouvement est alimenté par l'idée du Québec comme représentant d'un des peuples fondateurs du Canada. Avec la Loi sur les langues officielles (1969) et le rapatriement constitutionnel (1982), il s'emploie donc à miner cette idée, à programmer la division du Canada français et à retourner les minorités francophones du pays contre le Québec.Ce qui surprend toutefois, c'est que le pouvoir judiciaire canadien ait par la suite décidé de s'approprier le plan de l'homme politique. Il fidélise les francophones minoritaires. Il isole le Québec. Il met Ottawa au centre du jeu. Pourquoi? Éric Poirier déconstruit le piège tendu au Québec et démontre comment le Québec et les minorités francophones peuvent contraindre les juges à faire dé
Le Vieux-Québec plaît depuis toujours aux esprits romantiques. L'arrondissement historique de Québec est devenu en 1985 le premier centre urbain nord-américain inscrit sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Seule ville encore fortifiée en Amérique du Nord, la cité fondée par Champlain en 1608 est la capitale du Québec et le berceau de la civilisation française sur le continent.Ce guide, dont la réputation n'est plus à faire, est destiné à la fois au touriste qui prépare son voyage à Québec, au promeneur qui parcourt à pied les rues du Vieux-Québec et de ses faubourgs et au citoyen qui désire mieux connaître ces quartiers où tout parle d'histoire.
Préface de Jacques BeauchampDe la tabagie de Tadoussac à l'adoption de la loi 101, Éric Bédard revient sur huit grands moments de l'histoire nationale québécoise. Il présente des personnalités clés qui ont marqué les événements du passé et ainsi défini le futur. Une manière comme une autre de rappeler que l'histoire du Québec n'a rien d'un long fleuve tranquille, qu'elle est faite de retournements inattendus sans lesquels le destin de cette nation aurait été tout autre.o 1603: La tabagie de Tadoussac, l'alliance avec les Autochtoneso 1663: Filles du roi, mères d'une nationo 1759: Pitt, Choiseul et le destin de la Nouvelle-Franceo 1784: Du Calvet emprisonné, un peuple sous surveillanceo 1845: Garneau l'historien, la survie par les motso 1887: Mercier ou les origines de l'autonomisme québécoiso 1907: Fonder HEC Montréal, combattre l'infériorité économique des Canadiens françaiso 1977: La loi 101 adoptée, une charte pour le français au Québec
1760 marque un tournant pour le Canada : découvrez comment les Canadiens français ont vécu, résisté et façonné leur destin sous le régime britannique.
Cette approche par trois voies (orale, ethnographique et archéologique) à la société wendat nous instruit de l'existence et de la nature d'une pensée nord-amérindienne qui peut faire voir à juste titre la société wendat comme le foyer d'une véritable civilisation, méconnue jusqu'à présent.
L'histoire du Canada est marquée par des rencontres et des conflits. L'unité du pays est toujours à refaire. Sa société se construit au rythme de vagues successives d'immigrants, mais l'accueil qu'on leur réserve est souvent tiède, allant jusqu'à prendre la forme de chapitres locaux du KKK dans les années 1920. On observe d'intenses rivalités entre villes pour récolter les fruits de la croissance du pays, mais aussi d'importantes luttes sociales pour obtenir un juste partage de cette richesse. Non, l'histoire du Canada n'a rien d'un long fleuve tranquille.
185 personnalités, 659 caricatures cinglantes : Ils ont fait notre histoire revisite avec humour et mordant les 50 dernières années du Québec. Un dictionnaire satirique aussi drôle qu’instructif, où chaque gaffe devient une leçon d’histoire !
1534, Cap-Rouge : voici le point de départ méconnu de l’histoire québécoise. Ce livre révèle, grâce à seize ans de fouilles archéologiques, les secrets des premiers Français en Amérique et leurs relations complexes avec les Autochtones.
Les recherches sur les intellectuels et intellectuelles au Québec ont donné lieu à de nombreuses publications ces quinze dernières années. Ces recherches tissent une histoire riche et complexe autour d'hommes et de femmes qui ont pris la parole dans l'espace public et qui ont tenu un discours critique sur la société. Pour intéressantes qu'elles soient, elles laissent pourtant dans l'ombre une question essentielle pour toute société, la question éducative. L'historiographie québécoise de l'éducation montre en effet qu'il y a très peu d'études dédiées à la pensée éducative au Québec, donc à une histoire intellectuelle de l'éducation. Par pensée éducative, nous entendons les conceptions de l'éducation, leurs finalités et leurs valeurs, les modèles humains qu'elles souhaitent former, les justifications qui les fondent. C'est à combler en partie cette lacune que cet ouvrage est consacré. Il se propose en particulier d'examiner la pensée éducative de quelques figures intellectuelles marquantes au Québec nées entre 1900 et 1915. Quel sens ces personnes ont-ils donné à l'éducation? Quelle place l'éducation occupait-elle dans l'économie de leur pensée? Sur quelles conceptions du savoir et de l'homme reposait-elle? Quelles visées éducatives poursuivaient ces personnes? Ce sont là quelques-unes des questions qui sont examinées dans cet ouvrage. La plupart des textes de cet ouvrage sont issus d'un symposium tenu le 4 mai 2018 à Montréal, à l'occasion du 5e colloque international du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante, et consacré à la pensée éducative au Québec.
Initialement voué à la défense de la profession et à la lutte contre les charlatans, le Collège des médecins du Québec s'est progressivement orienté vers l'organisation, l'uniformisation et la reconnaissance de la profession médicale pour ensuite privilégier l'instauration d'une médecine de qualité.Denis Goulet relate les 175 ans d'efforts du Collège pour établir des critères élevés sur le plan de la formation et de la pratique, notamment par l'élaboration de mécanismes de contrôle de l'exercice de la médecine, par l'adoption de règles déontologiques et par la mise sur pied d'un service de traitement des plaintes. Au fil des pages, l'auteur présente également les principaux acteurs, parfois hauts en couleur, parfois controversés, qui ont dirigé cette institution. Enfin, le lecteur y trouvera une analyse détaillée des nombreux services qui, jusqu'à aujourd'hui, ont permis au Collège de donner tout son sens au concept de protection du public.
La transition de la voile à la vapeur va entraîner une révolution du commerce mondial au XIXe siècle. De ce fait, la première traversée transatlantique avec un bateau à vapeur est un exploit technologique. Le droit à ce titre a souvent été contesté au nom de vapeurs d'autres pays, mais c'est au Canada que revient cet honneur et l'historienne maritime Eileen Reid Marcil met un point final à cette controverse. C'est en effet le Royal William, un bateau à aubes construit au chantier naval Campbell and Black, dans le port de Québec, qui traversera le premier l'océan Atlantique, en naviguant de Pictou, en Nouvelle-Écosse, à Portsmouth, en Angleterre.Eileen Reid Marcil a consacré de nombreuses années de recherche à ce bateau et a dépouillé toutes les sources pertinentes sur les premiers vapeurs. À bord du Royal William, elle nous invite à la rencontre de ses concepteurs et de ses constructeurs.L'historienne maritime Eileen Reid Marcil a obtenu son doctorat à l'Université Laval. Ses ouvrages précédents comprennent notamment On chantait "Charley-Man". La construction de grands voiliers à Québec de 1763 à 1893 et Au rythme des marées. L'histoire des chantiers maritimes Davie. Elle vit à Montréal.
Révélatrice des débats qui ont animé sur plus d'un siècle les relations entre les instances politiques, les fonctionnaires et le milieu culturel en général, l'histoire des politiques culturelles au Québec permet de prendre conscience du chemin parcouru.Dans cet ouvrage, Fernand Harvey explore la période moins connue qui précède la Révolution tranquille, soit de 1855 à 1960. L'intervention encore mal assurée de l'État se manifeste alors dans le domaine de l'enseignement des arts, la création d'institutions culturelles, l'aide aux écrivains, aux artistes et aux scientifiques ainsi que dans la protection du patrimoine.La seconde partie consacrée aux années 1961-1976 met en lumière la place croissante de la culture dans le débat public, la difficile affirmation du nouveau ministère des Affaires culturelles au sein de l'appareil d'État et, également, les relations fédérales-provinciales conflictuelles en matière de culture et de communication. Cette période demeure le point de départ des politiques culturelles générales et sectorielles qui vont se développer au cours des décennies ultérieures.Historien et sociologue, Fernand Harvey est professeur associé à la Chaire Fernand-Dumont sur la culture de l'INRS, dont il a été le premier titulaire. Il est l'auteur de nombreux livres et articles qui traitent des institutions, des politiques et des régions culturelles. Il est aussi à l'origine du chantier de l'INRS sur l'histoire des régions du Québec.
Avec « l'histoire ornithologique du Québec en direct du passé », nous vous ferons voyager dans le temps afin de retracer l'histoire de l'observation des oiseaux à travers les écrits d'une multitude de personnages. Notre projet vise d'abord à vous présenter les citations des personnages qui ont été des témoins privilégiés sur notre territoire et qui, je l'espère, devraient vous transporter dans un voyage ornithologique inédit à l'époque de la Nouvelle-France, du Bas-Canada et du Québec depuis la Confédération.
Établies en 1730 au nord de Trois-Rivières, les Forges du Saint-Maurice furent le premier établissement industriel du Canada. À l'époque de la Nouvelle-France, on y fabriquait du fer pour tous les usages de la colonie. Les Forges ont fonctionné durant plus de 150 ans et ont employé une communauté ouvrière attachée à l'entreprise durant 5 générations.Dans cette introduction historique, Marcel Fournier offre un aperçu de la création et de l'évolution des Forges, citant de nombreux textes d'époque, dont plusieurs inédits. Il y présente ensuite les notices biographiques de 186 ouvriers, artisans et dirigeants qui ont travaillé pour les Forges du Saint-Maurice sous le Régime français.Historien, auteur, et généalogiste émérite, Marcel Fournier s'intéresse à l'histoire du Québec depuis 1970. Il est l'auteur d'une quarantaine de publications et de 150 articles en histoire et en généalogie publiés dans différentes revues québécoises et françaises.
Dans l'Europe médiévale où il a pris forme, le charivari visait surtout à réguler les unions matrimoniales. Il a évolué au fil des siècles pour devenir un rituel de dénonciation d'une variété d'infractions aux normes sociales: inceste, adultère, brutalité conjugale, malhonnêteté dans les affaires, mariage inégal (un vieillard avec une jeune), etc.Longtemps présenté et perçu comme un divertissement populaire voué à sanctionner un comportement par le rire et la moquerie, le charivari prend un autre visage dans les archives judiciaires. Violent et destructeur, il vise généralement à punir et chasser de la communauté. Malgré tout, le rituel sert parfois à réinsérer la victime si elle accepte la sanction imposée.René Hardy met d'abord en évidence les formes originales et les fonctions du charivari dans les cultures britannique et française. Puis, il retrace le long parcours de ce rituel de justice populaire au Québec, depuis sa migration en Nouvelle-France jusqu'à son déclin dans les dernières décennies du XIXe siècle et sa disparition de la mémoire collective au cours des années 1960.Historien de la culture et de la société québécoises, René Hardy a publié plusieurs ouvrages dont Les zouaves. Contrôle social et mutation de la culture religieuse, Forêt et société en Mauricie et La sidérurgie dans le monde rural. Il a été honoré du titre de professeur émérite de l'Université du Québec à Trois-Rivières. Retraité de l'enseignement, il est chercheur associé au Centre interuniversitaire d'études québécoises.
Depuis le dépôt du rapport Parent, dans les années 1960, l'apport de Guy Rocher à la société québécoise est intarissable. Entre la crise d'Octobre et le printemps érable, il est à la fois observateur et acteur. Sociologue dans la cité, le professeur d'université s'est constamment interdit de laisser ses valeurs personnelles teinter la matière qu'il enseignait. Langue, laïcité et indépendance, tel est le trinôme sur lequel se sont appuyées la pensée et les actions de cet homme. Il a contribué à chacune des plus cruciales décisions prises par le Québec moderne et à ses grands débats : - formation des écoles secondaires publiques; - création des cégeps; - fondation de l'UQAM; - rédaction de la loi 101; - opposition au multiculturalisme de Pierre Trudeau; - promoteur de l'idée d'indépendance du Québec; - laïcité de l'État. Dans une société de plus en plus polarisée où le débat cède trop souvent aux prédications tranchantes, la voix posée de Guy Rocher, celle qui porte à la délibération publique, méritait une place, méritait une biographie.
Du premier roman, L'Influence d'un livre, en 1837 jusqu'à l'internement d'Émile Nelligan en 1899, le XIXe siècle est d'une effervescence exceptionnelle. Claude La Charité évoque les artisans hauts en couleur de cette nouvelle littérature, entre originaux et détraqués: poseur de bombe puante, notaire en pantoufles, patriote enragé, abbé voyageur, shérif hors-la-loi, sosie de Victor Hugo, romancière en eaux troubles et génie précoce.o L'Influence d'un livre (1837) de Philippe Aubert de Gaspé filso La Terre paternelle (1846) de Patrice Lacombeo Joseph-Charles Tachéo L'abbé Henri-Raymond Casgraino Philippe Aubert de Gaspé pèreo Louis Fréchetteo Laure Conano Émile NelliganProfesseur à l'Université du Québec à Rimouski, Claude La Charité est le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire littéraire et patrimoine imprimé. Spécialiste de la littérature québécoise du XIXe siècle et de l'humanisme de la Renaissance, il est aussi nouvelliste et romancier.
Préface de Réjean LemoinePostfaces d'Yvon Charest et de Jérôme LandryLa grande région métropolitaine de Québec est, à certains égards, un concentré d'histoire de l'urbanisme nord-américain. Construite stratégiquement sur un promontoire rocheux, ses rues sinueuses et son développement ont d'abord été pensés à échelle humaine: il fallait marcher les rues. Plus tard, le cheval, et ensuite le tramway électrique ont amélioré le confort du transport, sans toutefois bouleverser les habitudes. Avec les années 1960 arrivent la modernité, sa folie des grandeurs et, surtout, l'essor de la voiture individuelle. Subitement, les banlieues deviennent accessibles. Des quartiers sont rayés de la carte, les grands boulevards balafrent le paysage et la ville s'étale.Plus d'un demi-siècle plus tard, voilà qu'on se remet à rêver de tramway, de réseau structurant... et d'un pharaonique projet de tunnel reliant les centres-villes de Québec et de Lévis. Comment comprendre toutes ces options? Sont-elles contradictoires? Quelles sont les forces en présence qui tentent d'influencer le débat citoyen?En conjuguant leurs savoirs, Jean Dubé, Jean Mercier et Emiliano Scanu dressent le portrait de la situation et nous offrent certaines clés de lecture pour comprendre ce débat qui rythme la vie sociale, économique et politique de Québec depuis de nombreuses années.Et pour tester leur analyse, deux personnalités au regard critique, Yvon Charest et Jérôme Landry, donnent leur avis sur cet essai éclairant.