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De la Perse à la République islamique d'Iran Nationalisme fervent, politisation du religieux, modernisation de la société, économie en crise, tensions régionales... La République islamique d'Iran ne cesse d'évoluer et d'étendre son influence au Moyen-Orient. En abordant successivement les aspects historiques, politiques, internationaux, économiques et sociétaux de l'Iran, cet essai accessible et vivant donne des clés de lecture pour aborder ce pays, non seulement à travers sa profondeur historique, mais aussi à travers ses paradoxes contemporains. Ainsi, il nous permet de mieux saisir son positionnement actuel sur la scène internationale, caractérisé notamment par une oscillation entre idéologie et pragmatisme, mais aussi de mieux comprendre les défis internes de l'Iran, liés à la nécessité de répondre aux aspirations d'une société en pleine transformation.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'Iran a souvent été une terre d'accueil pour les juifs. Ce livre étudie un bouleversement démographique rarement expliqué : les migrations massives des juifs provinciaux vers Téhéran au XXe siècle. Cet ouvrage documente une période fondatrice où malgré les révolutions, les guerres et les coups d'État, les juifs trouvèrent leur place dans la nation iranienne. Suivant une méthodologie précise fondée sur l'étude des motifs de migration, il offre l'occasion de revisiter l'histoire tumultueuse de l'Iran, d'Israël et du judaïsme. Chemin faisant, il donne des clefs de lecture sur les récents conflits en Orient ainsi que sur les questions religieuses et migratoires en général.
Dans la recherche historique présentée dans ce livre, Hussein Ahmad Sabra essaye de mettre en évidence pour la première fois un aspect très important et peu connu des Assassins ismaéliens chiites, qui n'étaient que des mercenaires à la demande. Il tente ici de prouver que l'importance de ces Assassins sur la scène politique est due au soin, à l'attention, la protection et l'adoption qu'ils reçurent des régimes et des forces qui régnèrent successivement au cours des XIIe et XIIIe siècles (1090-1273 AD), tels que les Seldjoukides, les Zengides, les Aÿubides, les Croisés et les Mamelouks. Ce courant religieux fut donc utilisé à dessein, en tant que minorité chiite, pour affaiblir, puis soumettre les Arabes et les musulmans (majoritairement sunnites, tant dans les pays arabes qu'en Iran même), pour semer la terreur et les pousser à recourir aux dirigeants et aux sultans afin de les débarrasser de leur mal. Mais ils servirent aussi de mercenaires à la demande pour supprimer les adversaires de ces dirigeants et sultans, et de sujets à leur solde dans les luttes internes du pouvoir.
En s'appuyant sur des lettres consultées dans les archives de la Congrégation de la Mission, adressées depuis la Perse au Supérieur général à Paris, l'auteur retrace les événements qui marqueront l'histoire de la mission en Perse depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. Il montre, dans la région d'Ourmiah au nord-ouest de l'Iran où sont concentrées des populations nestoriennes, les rivalités des lazaristes avec d'autres missions. Il met en évidence également les discordes entre les clergés catholique et chaldéen et entre les lazaristes eux-mêmes. Jacques-Émile Sontag, supérieur de la mission, archevêque d'Ispahan mais résidant à Ourmiah, apparaît comme une voix d'apaisement. Embarqué dans la tourmente, il refuse de quitter son église et sera assassiné le 31 juillet 1918.
L'Iran connaît aujourd'hui des soubresauts insurrectionnels. Sans présager de l'aboutissement d'une révolution, il est intéressant d'observer l'attitude et la perception d'un pays limitrophe face à des événements de cette nature, d'autant que la géographie détermine souvent l'histoire. Cet ouvrage appréhende les réactions du pouvoir irakien face au phénomène révolutionnaire naissant, aboutissant en février 1979 au renversement du régime du Chah. Pour cela, l'auteure a procédé au dépouillement et à la traduction d'articles du quotidien irakien Ath-Thawra (février 1979-septembre 1980) qui montrent les craintes que suscita la Révolution iranienne chez les autorités irakiennes et comment ces dernières ont réagi. D'autant qu'au-delà de la frontière, les enjeux sont importants : pétrolier, religieux, ethnique et nationaliste.
A l'instar du droit romain, le droit successoral mazdéen distinguait les présomptions simples et irréfragables, connaissait la représentation successorale, la théorie des comourants, le droit d'accession, le rapport des libéralités ; en matière de règlement du passif, il appliquait la règle nemo liberalis nisi liberatus, permettait aux créanciers successoraux de bénéficier du privilège de la séparation des patrimoines, soumettait les cohéritiers débiteurs à une obligation in solidum ; en matière de droit de la filiation, il distinguait l'adoption simple de l'adoption plénière. Tout en décrivant exhaustivement le droit successoral mazdéen, cet ouvrage établit de nombreux parallèles avec d'autres droits de l'Antiquité, ainsi qu'avec le droit français.
Comment la révolution islamique s'est-elle imposée ? Quel sens revêt-elle dans l'histoire politique de l'Iran ? Est-elle, comme le soutient la propagande officielle du régime islamique, l'incarnation véritable de l'Iran ? Pour le comprendre, il faut exhumer l'histoire occultée de la démocratie en Iran : depuis la révolution constitutionnelle de 1906, jusqu'aux dernières tentatives de résistance, comme le mouvement « Femme, Vie, Liberté » en 2022, en passant par le gouvernement éphémère de Chapour Bakhtiar en 1979. À rebours de cette tradition démocratique, l'avènement d'un véritable totalitarisme islamique sous la conduite de l'ayatollah Khomeini a instauré un régime liberticide et répressif d'une extrême violence. L'historienne engagée Ladan Boroumand met en lumière cette histoire politique oubliée où s'affrontent démocratie et théocratie, souveraineté du peuple et volonté de Dieu. Elle analyse les crimes perpétrés par le régime des mollahs et les différents mouvements de résistance qu'ils ont successivement déclenchés. Autant d'histoires méconnues et d'outils critiques pour repenser le passé et imaginer une démocratie à venir en Iran.
Entre histoire et récit familial, cet ouvrage dresse un tableau inédit de l'Iran, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : le règne du dernier shah, la Révolution islamique et ses conséquences sur près d'un demi-siècle, pour le peuple iranien bien sûr mais aussi pour tous ceux qui furent condamnés à l'immigration. Dans un ouvrage à deux voix, Yves Bomati, historien spécialiste de l'Iran, recueille les souvenirs de Davoud Palhavi - le petit-neveu du dernier shah d'Iran, Mohammad Reza Pahlavi (1919-1980) - et les replace dans leur contexte historique. Rares sont les familles a avoir connu cette combinaison entre faits historiques et vécu quotidien. Dans un tel cas, on aurait pu s'attendre à ce que les membres de la famille de Davoud Pahlavi, si proche du pouvoir, en soit la copie conforme. Ce serait méconnaître les soubresauts de l'histoire, et ses désirs de dissidence. Le dissident, ce fut le père autoritaire de Davoud Pahlavi, Ali Patrick Pahlavi. En raison de ses choix politiques et religieux, affirmés surtout à partir de 1972, ce dernier fut bientôt assimilé aux opposants puis partisans de l'Ayatollah Khomeini en 1979, lors de la chute du shah, qui emportait avec elle tout espoir de sécularisation de l'Iran. Durant quatre années, il fit vivre à sa famille, et particulièrement à son épouse Sonja Lauman, et à son fils, le très jeune Prince Davoud, la naissance d'un Etat religieux ouvertement sanguinaire.Ce récit ambitieux et vivant, révèle les dessous de l'histoire et éclaire d'un jour neuf la trajectoire d'un pays qui a basculé. Ecrit dans une langue accessible au plus grand nombre, l'ouvreage clarifie une période dense et controversée à partir d'un témoignage étonnant puisqu'il constitue, au meilleur niveau, un pont vivant entre deux époques.
L'Iran, 4 000 ans d'Histoire à portée de main. Connaître l'histoire de l'Iran pour comprendre les tensions géopolitiques au Moyen Orient.Depuis les antiques civilisations du plateau iranien jusqu'à l'actuelle République islamique née de la révolution de 1979, ce pays-continent, creuset bouillonnant au coeur d'un Moyen-Orient turbulent, a vu naître des religions et des systèmes aussi novateurs que le zoroastrisme, la quête d'un empire universel, l'émergence du modèle du despote éclairé, en même temps que des courants philosophiques et artistiques majeurs. Avec cette fresque se déroulant sur plus de 4 000 ans, puisant dans les récits historiques, les travaux les plus récents et les anecdotes issues de chroniques persanes, Houchang Nahavandi et Yves Bomati ravivent également le destin d'illustres personnages tels Cyrus, Darius, Avicenne, Reza Shah, Alexandre le Grand et, moins connus du lecteur occidental, ceux d'Hassan Sabbah l'Assassin, de Tâhéreh Qorrat ol-'Eyn la poétesse et d'Amir Kabir le réformateur. Croisant leurs regards, ils montrent combien l'actualité la plus récente et parfois la plus controversée plonge ses racines dans un passé marqué par la double emprise du rêve impérial et du sens religieux. Un livre essentiel pour connaître et comprendre un pays charnière et matrice de siècles de civilisations.
Pourquoi l'Iran fait-il trembler l'Occident depuis quarante ans ? Comment est née cette république islamique dont dépend en partie la paix au Moyen-Orient ? Depuis l'avènement des Qâjârs au début du XIX siècle, la modernisation de l'État a progressé en même temps que la violence politique. Un nationalisme particulier s'est développé en réaction contre les ingérences des puissances européennes. Une première révolution, en 1906, a doté l'Iran d'une monarchie parlementaire. Soixante-dix ans plus tard, la révolution qui a renversé le chah a été menée par les mollas associés à des intellectuels libéraux et à des forces de gauche. Derrière le rideau de l'islam militant, les cortèges révolutionnaires réclamant l'indépendance et la liberté dénonçaient autant l'absolutisme du chah que l'impérialisme de Washington. En 2009, le « Mouvement vert », démesurément amplifié par les médias occidentaux, a fait long feu ; à l'automne 2022, la contestation a grondé à nouveau mais la révolte semble s'essouffler. D'où le régime tient-il son dynamisme, et de quelle légitimité se réclame-t-il ? Les Iraniens cherchent la liberté malgré le retour incessant de l'autoritarisme.
Pourquoi l'Iran fait-il trembler l'Occident depuis quarante ans ? Comment est née cette république islamique dont dépend en partie la paix au Moyen-Orient ? Depuis l'avènement des Qâjârs au début du XIX siècle, la modernisation de l'État a progressé en même temps que la violence politique. Un nationalisme particulier s'est développé en réaction contre les ingérences des puissances européennes. Une première révolution, en 1906, a doté l'Iran d'une monarchie parlementaire. Soixante-dix ans plus tard, la révolution qui a renversé le chah a été menée par les mollas associés à des intellectuels libéraux et à des forces de gauche. Derrière le rideau de l'islam militant, les cortèges révolutionnaires réclamant l'indépendance et la liberté dénonçaient autant l'absolutisme du chah que l'impérialisme de Washington. En 2009, le « Mouvement vert », démesurément amplifié par les médias occidentaux, a fait long feu ; à l'automne 2022, la contestation a grondé à nouveau mais la révolte semble s'essouffler. D'où le régime tient-il son dynamisme, et de quelle légitimité se réclame-t-il ? Les Iraniens cherchent la liberté malgré le retour incessant de l'autoritarisme.
L'histoire des neuf Shahs qui ont fondé l'Iran moderne.Sophis, Safavides, Séfévides... Si les noms qui désignent cette dynastie sont nombreux, ce qu'elle accomplit est unique : entre 1501 et 1722, elle fait vivre à l'Iran l'âge d'or de son histoire. Après une période médiévale qui voit de nombreux empires éphémères régner sur une zone mal définie, les neuf Shahs qui se succèdent à la tête de la Perse pendant deux siècles parviennent à mettre en place un pouvoir fort et centralisé, à fédérer un territoire composite, à stabiliser les frontières face aux forces étrangères - essentiellement ottomanes et ouzbèques -, à redéfinir juridiquement les rapports entre les pouvoirs internes et, enfin, à imposer le chiisme comme religion d'État. Cet apogée est en grande partie dû au plus illustre des souverains de cette lignée, le grand Abbas Ier (1587-1629). Réformateur, administrateur, conquérant, il est également visionnaire : en choisissant de déplacer la capitale à Ispahan, il sait qu'il va faire de son empire une puissance importante sur le plan international. Et en effet, cette " moitié du monde " ouvre le pays aux échanges politiques, diplomatiques, commerciaux, religieux et artistiques. Alors quelles faiblesses précipitent la chute de la dynastie sous les assauts afghans au XVIIIe siècle ? S'appuyant sur de nombreux récits iraniens et occidentaux, Yves Bomati nous fait revivre deux cents ans d'histoire méconnue. Romanesque mais en rien romancée, cette synthèse retrace toute l'épopée des grands Sophis, l'héritage durable qu'ils ont laissé en Iran et leur imprévisible chute.
Et si la République islamique d'Iran, en fait, n'existait plus ? Annoncée depuis plus d'une décennie, la prise du pouvoir par la Légion des Gardiens de la révolution n'aurait-elle pas déjà eu lieu ? Depuis 2016, en effet, un système d'assemblées électives contrôlé par les Gardiens s'est mis en place, parallèlement aux institutions républicaines qu'il tend à vider de leur contenu. Et pourtant, loin d'une sécularisation du régime, que cette militarisation aurait pu entraîner, rarement en Iran le religieux et le politique auront été aussi intimement liés. Comment l'expliquer, malgré des vagues de contestation populaire, malgré aussi ce que nombre d'anciens de la Légion eux-mêmes dénoncent comme une dérive mafieuse ? En se bureaucratisant, la Légion des Gardiens, constamment, s'est remobilisée, jusqu'à son passage à la soft war et à la cyberguerre grâce à une génération de hackers aguerris dans la lutte contre l'Occident. Parmi les moteurs de cette remobilisation : un ancrage local et communautaire fort qui, mâtiné d'interactions avec les mosquées, constitue une spécificité de cette milice d'État d'un genre particulier.
Edition bilingue français et anglais.Mahsa Amini, jeune Iranienne de 22 ans, décède le 16 septembre 2022 après avoir été arrêtée par la police des moeurs, accusée d'enfreindre le code vestimentaire strict qui impose aux femmes le port du hijab dans l'espace public. Sa mort déclenche une véritable révolution et de nombreuses manifestations en Iran. La réponse du pouvoir est implacable : la répression se durcit. En six semaines, des centaines de personnes sont arrêtées, condamnées, exécutées, à l'issue de procès expéditifs. Iran In/Out est le souffle de la liberté face à la dictature. Sarah Doraghi y dénonce tous les interdits qui étouffent la société, mais que le peuple iranien apprend à contourner pour survivre. S'embrasser, danser, rire, se montrer, penser ou s'exprimer librement... autant d'actes ordinaires devenus gestes de résistance pour une population réduite au silence. Au travers de photographies exclusives, elle illustre avec tendresse, humour et poésie, le courage, la détermination, la force des Iraniennes et des Iraniens. La vie ne s'interdit pas. L'avènement d'une démocratie laïque n'est plus un rêve pour les Iraniens, mais une nécessité vitale. Livre en français et en anglais.
La Révolution islamique n'a pas aboli plusieurs siècles de culture persane, l'une des plus riches du Moyen-Orient, qu'il est indispensable de connaître pour appréhender l'Iran d'aujourd'hui. Ardavan Amir-Aslani en est le meilleur spécialiste. Depuis deux mille cinq cents ans, la culture persane participe de l'aventure universelle des sciences, de la philosophie, de l'art et des religions. Car la Perse n'est pas limitée au peuple iranien ni aux frontières actuelles de l'Iran : la géographie et l'histoire l'ont placée à la croisée de plusieurs mondes.En envahissant la Perse en l'an 633, les Arabes héritent d'une civilisation dont l'apport a par la suite été sous-estimé, quand il n'était pas nié. Or, il est impossible de comprendre l'Asie centrale, le monde indien et l'ensemble de l'univers islamique en laissant l'Iran et sa culture de côté.Aujourd'hui, la culture musulmane de la Perse, si admirée au Moyen Âge, vit un âge sombre. En Occident du moins, on s'en méfie. Oubliés, prophètes et poètes – de Zarathoustra à Mani, de la poésie soufie de Rûmî aux élégies amoureuses de Hafez de Chiraz – qui chantaient la beauté de la femme et de l'amour, et montraient le chemin vers une compréhension de Dieu et des hommes !Quatre décennies après la révolution islamique, l'Iran semble de nouveau à un carrefour. Ardavan Amir-Aslani s'érige dans cet essai contre la réécriture fallacieuse du passé de cette civilisation. Pour rendre à la culture perse la place qui lui revient dans l'Histoire.
Qui sont les Perses ? Pourquoi la révolution de 1978-1979 est-elle devenue « islamique » ? Quel est le rôle des Gardiens de la révolution ? Pourquoi l'Iran est-il devenu chiite ? Qui est Hassan Rohani ? Le Mouvement vert est-il sans lendemain ? L'homosexualité « existe-t-elle » en Iran ? Comment est-on parvenu à résoudre la question du nucléaire iranien ? Iran-Arabie Saoudite : une nouvelle « guerre froide » ? Depuis trois mille ans, l'Iran rayonne dans tout l'Orient. Des splendeurs de Persépolis au raffinement d'Ispahan, le pays fascine par son histoire, sa tradition ancestrale et son immense patrimoine culturel. Mais, depuis la révolution khomeyniste, le pays inquiète car la République islamique mêle le politique et le religieux sans assouplir les libertés de son peuple ni garantir son développement économique dans une région en plein chaos.En 100 questions concises et didactiques, Mohammad-Reza Djalili et Thierry Kellner décryptent les enjeux majeurs d'un géant mal aimé mais plus que jamais incontournable sur l'échiquier géopolitique moyen-oriental.