Changement social & Histoire sociale
Changement social & Histoire sociale
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Alors que des personnalités autoritaires se hissent partout au pouvoir et que les discours de haine se multiplient, nous assistons impuissants à la montée de l'anxiété et nous nous y habituons. Nous vaquons à nos occupations. Car nous n'y pouvons rien, n'est-ce pas? Pourquoi sommes-nous si désemparés? Qu'est-ce que résister veut dire quand l'actualité nous dépasse, quand le pouvoir nous emporte dans son emballement? Pour répondre à ces questions, Catherine Dorion propose une chronique intimiste de l'année 2025, année de la rupture. Pour tenter d'y voir clair, elle l'entrelace de récits du passé qui témoignent de la vie quotidienne en d'autres temps où, comme aujourd'hui, la démocratie s'est fait prendre à la gorge par l'autoritarisme. Le courage et la joie cherche ainsi dans la vie réelle les amorces de la résistance, les failles par où passe encore et toujours la conscience humaine - et, donc, la lumière.
Et si le consentement n’était pas la solution miracle contre les violences sexuelles ? La doctrine du consentement interroge les limites d’une notion devenue centrale dans les débats féministes et juridiques.
Et si les algorithmes, loin de nous libérer, nous enfermaient dans un monde plus injuste ? Les algorithmes contre la société révèle comment la CAF, France Travail ou Parcoursup utilisent le calcul pour contrôler, trier et précariser.
Le bio, trop cher, inefficace, réservé aux bobos ? Laure Verdeau, ex-directrice de l’Agence Bio, démonte 19 idées reçues avec des chiffres et des faits.
Et si l’histoire de France s’écrivait depuis le bas de l’échelle sociale ? Histoire de France populaire de Laurence de Cock redonne la parole aux oubliés du récit national, des esclaves aux ouvriers, en passant par les femmes et les immigrés.
Et si l’égoïsme n’était plus un choix, mais une contrainte imposée par notre société ? Le triomphe des égoïsmes de Camille Peugny déconstruit avec brio les mécanismes d’une compétition généralisée.
Et si la prison n’était pas la solution pour protéger les femmes ? Pour elles toutes interroge avec force le lien entre féminisme et système pénal, et propose des pistes concrètes pour une justice plus juste et plus humaine.
Octobre 2023 : après l’attaque du Hamas, la France s’embrase. Dans La mauvaise cause, Denis Sieffert décrypte comment intellectuels et médias ont relayé la propagande israélienne, au mépris des faits et des victimes palestiniennes.
14 février 1922, Paris : un jeune ouvrier mutilé, Marcel Muller, abat son contremaître en pleine rue. Son geste désespéré divise la France et pose une question toujours actuelle : qui est le vrai coupable ?
Ce livre analyse les deux événements qui ont scellé le sort de Mayotte : son arrachement en 1975 au reste de l'archipel des Comores au mépris du droit international, puis sa progressive départementalisation. Depuis lors et encore aujourd'hui, les Comoriens sont considérés comme des étrangers sur le sol de Mayotte. L'auteur retrace les motivations de l'État français dans cette scission forcée et nous rappelle que la France est loin d'être sortie de son statut de puissance coloniale. L'île de Mayotte se trouve ainsi au carrefour des problématiques de la politique africaine de la France et de sa politique outremarine. Pierre Caminade propose un examen de ce processus de « domtomisation » et de ses conséquences sur l'ensemble de l'archipel. Vingt ans après sa première publication et entièrement revisée, cette actualisation est historiquement indispensable pour qui souhaite comprendre les dynamiques de mépris colonial et d'impérialisme encore à l'oeuvre dans les révoltes qui secouent régulièrement Mayotte contre l'État français, mais aussi dans d'autres outremer, comme la Kanaky (Nouvelle-Calédonie). « Il serait bon que le monde politique et médiatique prenne conscience de la vraie situation de Mayotte, avec ses véritables tenants et aboutissants, au lieu de continuer à valider la version officielle d'une augmentation des expulsions qui résoudrait les problèmes des Mahorais, alors que c'est ce qui les crée. Il est particulièrement choquant de voir à quel point l'argument d'une "submersion" serait accepté pour Mayotte, suite aux déclarations du Premier ministre François Bayrou en janvier 2025, alors que la circulation entre les îles est justement la respiration qui contribuerait à diminuer les problèmes. Mayotte se noie à cause des tentatives de l'empêcher. C'est d'un autre imaginaire politique dont Mayotte a besoin. »
Frontière Mexique-États-Unis, automne 2024. Un journaliste gonzo s’en va enquêter sur le mur de Trump et découvre un monde où le réel bascule dans l’absurde.
Septembre 2008, Québec : deux adolescentes anishnabées, Maisy Odjick et Shannon Alexander, disparaissent sans laisser de trace.
Dans la poussée de luttes sociales puissantes qui irriguent la France des années 1960-1970, un slogan résonne comme un mot d'ordre: «Lesbiennes, pédés, ne rasons plus les murs!» Au coeur du cortège de la manifestation du 1er mai 1971, l'homosexualité scintille pour la première fois dans les rues, pour ne plus jamais s'éteindre. C'est une histoire de folles, de pédés et de lesbiennes, une histoire d'amitiés, d'amours et de désirs politiques, une histoire de personnes qui luttent pour exister, revendiquent leur droit à la différence et exigent de vivre ici et maintenant. Quand nos désirs font désordre retrace une aventure, celle du mouvement homosexuel français dans les années 1970-1980, jusqu'ici largement ignorée. De l'explosion du Front homosexuel d'action révolutionnaire aux Groupes de libération homosexuels et aux antennes du Comité d'urgence anti-répression homosexuelle, cet ouvrage entend réhabiliter par sa synthèse vibrante le passé de celles et ceux qui se sont promis de ne plus jamais raser les murs.
Écrit en exil au Chili en 1968, La Pédagogie des opprimés reste un texte fondateur pour repenser l’éducation comme levier de libération.
1970, La Réunion. Des milliers de femmes subissent avortements et stérilisations forcées, avec la complicité de l’État français. Le Ventre des femmes révèle cette histoire occultée, où contrôle des corps, racisme et héritage colonial s’entremêlent.
Fruit de longues recherches, cet ouvrage du sociologue Abaher el Sakka comble une lacune : l'absence d'une histoire de Gaza entre 1893 et 1948. À partir d'archives locales inédites et de sources internationales, il retrace la trajectoire sociale, politique et économique de cette ville souvent marginalisée, tout en éclairant le rôle central de ses grandes familles. En s'inscrivant dans une démarche postcoloniale, l'auteur analyse les effets du mandat britannique sur la société gazaouie. Entre notabilités, urbanisme, vie quotidienne et luttes politiques, ce livre propose une fresque riche et vivante d'une ville longtemps oubliée, essentielle à l'histoire palestinienne.
Athènes, 2008-2018 : pendant dix ans, le quartier d’Exarchia a défié l’État en vivant sans police. Victor Collet y raconte l’histoire vraie d’une résistance collective, entre squats, violences et solidarités.
Et si l’intelligence artificielle redéfinissait notre humanité ? Dans Le péril IA, Gilles Babinet interroge notre rapport au vivant et à la technologie.
Entre fusées et masques de carnaval, Guyane spatiale, carnavale, décoloniale révèle une terre qui résiste.
Et si l’intelligence artificielle redéfinissait demain notre place dans le monde ? Luc Ferry, philosophe et ancien ministre, explore dans *IA : Grand remplacement ou complémentarité ?
Découvrez La liberté ou rien, l’anthologie la plus complète des textes d’Emma Goldman en français. Une plongée dans la pensée radicale d’une figure majeure de l’anarchisme, du féminisme et de la lutte sociale.
Mars 1976, Montredon-des-Corbières : la révolte des vignerons du Languedoc bascule dans le drame. La guerre du vin retrace cette lutte acharnée pour la survie d’un territoire, entre mémoire enfouie et combat toujours actuel.
Des années 1960 à aujourd’hui, découvrez le combat méconnu des paysannes françaises pour leur émancipation, leur statut et leur place dans la société.
Marseille, mille ans d’histoire à travers le prisme des luttes sociales et de la démocratie locale. Alèssi Dell’Umbria y explore comment une cité méditerranéenne, souvent marginalisée.
Pourquoi les grèves ouvrières échouent-elles si souvent ? Savoir commencer une grève plonge au cœur des luttes contre la désindustrialisation, des années 1960 à aujourd’hui.
Normandie, début des années 2000. Jean-Pierre Levaray, ouvrier en usine chimique classée Seveso, raconte sans fard l’absurdité et la violence du travail posté.
1959, Cuba. À travers le regard d’un pichón – terme raciste désignant les Noirs d’origine antillaise –, Carlos Moore révèle les contradictions d’une révolution qui a changé le monde, mais pas toujours la vie des siens.
Comment le mouvement Black Lives Matter a-t-il pu naître sous le mandat du premier président noir ? Une plongée dans l'histoire du racisme aux États-Unis, écrite par une universitaire et militante membre du mouvement Black Lives Matter. Réédition avec une préface qui actualise ce classique sur le renouveau des luttes contre le racisme aux États-Unis à l'aune de l'évolution des luttes sociales au cours de la dernière décennie. Cet essai revient sur l'« économie politique du racisme » depuis la fin de l'esclavage, le reflux des mouvements sociaux des années 1960 et l'essor d'une élite noire prompte à relayer les préjugés racistes et anti-pauvres. Il défend le potentiel universaliste de Black Lives Matter : afro-américain et tourné contre les violences policières, il peut parfaitement rallier d'autres groupes et s'étendre à une lutte générale pour la redistribution des richesses. Dès 2017, K-Y. Taylor avait anticipé la déflagration qui suivra l'assassinat de George Floyd en 2020, comme plus tôt le meurtre de Mike Brown par un policier blanc avait marqué un point de rupture pour les Afro-Américains de Ferguson (Missouri). Peut-être était-ce à cause de l'inhumanité de la police, qui a laissé le corps de Brown pourrir dans la chaleur estivale. Peut-être était-ce à cause de l'arsenal militaire qu'elle a sorti dès les premières manifestations. Avec ses armes à feu et ses blindés, la police a déclaré la guerre aux habitants noirs. Militante antiraciste, féministe et anticapitaliste, Keeanga-Yamahtta Taylor enseigne au Département d'études afro-américaines de l'université de Princeton. Black Lives Matter, son premier livre, a reçu de nombreux prix et a été plusieurs fois réimprimé depuis sa sortie aux États-Unis.
Véritable classique de l'écologie, La simplicité volontaire est une réflexion profonde sur notre rapport à la consommation et sur notre pouvoir d'organiser notre vie autrement. Serge Mongeau remet en question la société de consommation dans toutes ses dimensions, cette «cage dorée» qui s'avère une source de multiples aliénations: les individus existent par ce qu'ils possèdent et non plus par ce qu'ils sont, pendant que la frénésie consommatrice continue à menacer notre environnement. Privilégiant l'être sur l'avoir, l'auteur prône une philosophie de vie recentrée sur les besoins essentiels, les plaisirs simples, l'engagement dans sa communauté - des comportements à la base de l'épanouissement personnel et collectif. Vingt-cinq ans après avoir propulsé le concept dans l'espace public et près de 40 000 exemplaires plus tard, La simplicité volontaire n'a rien perdu de sa pertinence; même que la démarche s'impose plus que jamais. Une occasion unique de (re)découvrir une pensée d'une grande sagesse. Pour ma part, il y a longtemps que j'ai découvert que «le système» - la société de consommation dans laquelle je vis - nous enferme, individuellement et collectivement, dans une cage qui nous laisse de moins en moins de choix véritables et de vraie liberté. Que les barreaux de la cage soient dorés ne change rien à la réalité profonde de l'aliénation de ses prisonniers.
Dans la Silicon Valley, terre traditionnellement fertile pour les spiritualités excentriques, un nouveau récit se répand. Les start-up de l'intelligence artificielle vendent désormais aux investisseurs l'imminence de la fin des temps. L'IA deviendrait si intelligente qu'elle en serait divine, capable de nous sauver comme de nous anéantir. Sous son influence, l'industrie de la tech tout entière bascule dans un discours aux accents religieux. On ne vend plus le progrès, mais la métamorphose. On ne vend plus le futur, mais la fin de l'histoire. Certains les appellent les doomers - les catastrophistes - ou encore les techno-oligarques. Pour les besoins de ce livre, nous les appellerons les «prophètes». Cette congrégation se compose majoritairement d'hommes blancs, issus des élites universitaire et entrepreneuriale. Ils viennent de Stanford, Oxford, Harvard ou du MIT. Ils sont ingénieurs, chercheurs, philosophes, patrons, investisseurs et milliardaires, et pas une semaine ne passe sans que ces prophètes apparaissent dans la presse pour prononcer un oracle. Dans un inquiétant amalgame d'autoritarisme et d'ultracapitalisme, ils veulent nous faire croire en leur toute-puissance pour mieux imposer leur pouvoir. Ce faisant, ils représentent une réelle menace pour la société civile et nos libertés.
Dans un contexte mondial marqué par la montée des conflits et des ambitions prédatrices, Taïwan apparaît comme une exception politique et culturelle. Ce dossier, coordonné par Jean-Yves Heurtebise, explore les différentes facettes de la réalité taïwanaise contemporaine, en envisageant l'archipel comme une autre voie possible pour la Chine, et un miroir pour l'Europe. À lire aussi dans ce numéro : Que faire du concept de civilisation ? ; Une révolte historique au Bangladesh ; Affaire Epstein : quand la transparence attise le soupçon ; Les mots peuvent-ils tuer ? ; L'Europe et les Juifs ; Sartre, piéton du monde.