Sexualité
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Sexualité, consentement, plaisir : et si on apprenait enfin à en parler sans tabou ? *Corps, amour, sexualité : y’a pas d’âge pour se poser des questions !
La bisexualité n’est ni une mode ni une lubie : c’est une identité à part entière, souvent invisibilisée.
Et si le désir féminin n’était pas le problème, mais bien le devoir conjugal ? Maylis Castet, sexologue féministe, révèle dans ce texte cinglant comment des générations de femmes subissent encore le sexe sans envie.
Et si la maturité était le meilleur âge pour aimer et désirer ? Serge Guérin brise le tabou de la sexualité après 55 ans et révèle comment la tendresse, le plaisir et la liberté transforment l’amour à chaque étape de la vie.
Et si le désir n’était pas une évidence, mais une aventure à explorer sans tabou ? Désirer vibrer de Géraldine Delot vous guide, témoignages et jeux à l’appui, vers une sexualité plus authentique et épanouie, seul·e ou en couple.
Construire sa sexualité sans se soucier des normes, avoir et donner du plaisir sans tabous, développer une intimité sexuelle loin des obligations de performance... Cet essai est une invitation à définir, ensemble, une éthique sexuelle pour parler sexe, simplement et en toute liberté.
Et si l’amour et la sexualité étaient désormais dictés par des lignes de code ? Aurélie Jean, spécialiste des algorithmes, décrypte comment nos relations intimes sont transformées par les applications de rencontre.
Le sexe serait-il en berne ? 43 % de nos 15-24 ans n'auraient pas eu de rapport sexuel au cours des douze derniers mois : comment expliquer cette révolution du No Sex chez les jeunes ? S'agit-il d'un phénomène mondial ? Durable ? Est-il possible de n'éprouver aucune attirance pour personne ? Quelle différence y a-t-il entre asexualité et abstinence ? Qu'en est-il de la libido ? De la masturbation ? Pourquoi le No Sex dérange-t-il toujours autant ? L'hypersexualisation de notre société serait-elle à l'origine de la sobriété sexuelle du moment ? Une « récession » est-elle déjà en cours ? Mêlant approche historique, enjeux socio-sexologiques et témoignages éloquents, la sexologue Magali Croset-Calisto répond ici à toutes ces interrogations et analyse l'abstinence et l'asexualité par-delà les problématiques de l'intime en questionnant leur place et leur signification dans notre civilisation. Un petit traité instructif, bienveillant et déculpabilisant.
Un manifeste pour une contraception prise en charge par les hommes En 2021, 223 000 interruptions volontaires de grossesse. 60 % des femmes sont sous contraception. 76 % des Français et Françaises pensent que la contraception n'est pas une affaire de femmes. Et pourtant, rien ne change, les femmes sont toujours les seules concernées. Pourquoi serait-ce aux femmes de porter toute la responsabilité de la contraception ? Pourquoi les hommes s’appuient-ils autant sur les femmes pour gérer leur fertilité et la natalité collective, alors que les femmes sont fertiles environ 24 h par mois, et les hommes tous les jours du mois ? Alors que la contraception est encore considérée comme « une affaire de bonne femme », ce manifeste court propose en 28 arguments concrets et documentés, de renverser les rôles, de changer le paradigme de la contraception et de rééquilibrer la charge mentale liée à la contraception dans les couples hétérosexuels. Gabrielle Blair est une bloggeuse américaine, designer et mère de 6 enfants. Son blog Design Mom traite de la parentalité, du design et du lifestyle. Elle est la fondatrice de la plateforme Alt Summit, LA conférence pour les influenceurs lifestyle. Gabrielle Blair compte 183 000 abonnés sur son compte Instagram (@designmom).
« Ce serait quand même plus facile si, de temps en temps, elles disaient : "Oh non ! Oh non..." » Elles disaient « Non », elles disent « Oui »... Tout le problème est que la liberté sexuelle conquise par les unes ne crée pas symétriquement des hommes d'autant plus libres. Ce que la sexualité masculine a perdu en triomphe (avec ou sans gloire), elle l'a gagné en incertitude et en questions... Elle est par là même (re)devenue intéressante ! À l'heure de la parité, la domination masculine a perdu de sa tranquillité, le machisme est en berne. À partir de paroles d'hommes recueillies sur le divan, mais aussi au fil des lectures, Jacques André explore sans détour la vie sexuelle des hommes, sa part la plus intime. Il en interroge les sources, les conflits, les transgressions, les passions, les désirs d'aujourd'hui, qui sont souvent aussi ceux d'hier. Sans fausse pudeur, il sonde ce sexuel qui constitue en chacun de nous la pointe vive de ce qui nous fait jouir... ou défaillir.
L'association AIDES a été fondée en 1984 pour soutenir et accompagner les personnes vivant avec le VIH/sida et pour mener des actions de prévention des risques d'infection. Depuis, elle est devenue l'une des plus actives à l'échelle européenne comme sur la scène mondiale. Cet ouvrage unique analyse en détail la manière dont AIDES a été façonnée et s'est réinventée tout au long de son histoire pour faire face aux défi s d'une épidémie toujours active. Pour ce faire, il s'appuie sur des méthodes ethnographiques d'observation participante et d'entretiens approfondis avec le personnel et les volontaires de l'association. De cette enquête, à laquelle la présidente d'AIDES réagit en postface, il ressort que cet espace associatif, comme les autres, se professionnalise et ne parvient pas toujours à se protéger de mécanismes inégalitaires structurant le reste de la société. Mais c'est aussi un lieu où s'expriment des aspirations à préserver l'héritage de ses fondateurs et à faire contre-société.
Un enfant sur trois a vu des images pornographiques avant l'âge de 12 ans, deux sur trois avant 15 ans. 50% des garçons de 12 et 13 ans vont sur des sites pornos tous les mois et 44% des jeunes déclarent reproduire ce qu'ils ont vu dans ces vidéos. 70% des adultes en consomment dont 25% au moins une fois par semaine. Thérèse Hargot a rencontré des milliers de jeunes en milieu scolaire. Elle a accompagné de nombreux adultes dans son cabinet. Elle a également échangé avec des producteurs, des acteurs, des réalisateurs de films X. Son constat : l'industrie pornographique est en train de détruire des générations entières. Elle détruit leur santé mentale, leur santé sociale, leur santé sexuelle, leur santé affective. Elle détruit leur capacité à aimer. Preuves à l'appui et hors de toute considération morale, Thérèse Hargot dénonce les conséquences d'un phénomène qui ne doit pas être banalisé et donne des pistes pour résister à l'addiction. Elle plaide pour une réflexion et des actes : il est urgent de sortir de cette spirale infernale et de réhabiliter le désir et l'érotisme. Thérèse Hargot est thérapeute de couple, sexologue et conférencière. Elle intervient en milieu scolaire pour l'éducation affective, relationnelle et sexuelle. " Un travail utile et salutaire." Psychologies magazine " Un livre courageux. " Famille chrétienne
Alors que la sexualité est omniprésente dans l’espace médiatique sous forme d’images, de slogans, d’injonctions à jouir, 1 % de la population française se dit asexuelle. Il paraît donc important de comprendre ce que l’asexualité raconte de l’organisation du désir chez les humains et de saisir la particularité de l’asexualité sans la juger ni la mettre dans une case pathologisante. Pour cela, rien ne vaut la parole de celles et ceux qui sont concerné.e.s par le sujet. C’est en allant à leur rencontre et en lâchant l’idée binaire du normal et du pathologique que l’on pourra s’approcher d’une compréhension de l’asexualité. En utilisant plusieurs points de vue, ce livre veut tenter de saisir comment un autre désir est possible et ce que cela dit de notre capacité humaine à vivre avec nos émotions, nos sensations et de les partager avec d’autres sans correspondre obligatoirement à des moules sociétaux pré-établis. Alain Héril est psychanalyste et sexothérapeute formé par Suzanne Kepes. Il a exercé en cabinet pendant 27 ans. Il forme des sexothérapeutes et des psychopraticiens depuis plus de 20 ans. Il co-dirige le centre de formation à la psychothérapie intégrative « Indigo Formations ». Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : Femme épanouie, On ne fait pas l’amour, c’est l’amour qui nous fait, et est l’auteur de L’oracle de la sexualité sacrée aux éditions Leduc.
« Si la jouissance se divise en dix parties, la femme en a neuf et l'homme une seule. » Ainsi s'exprime Tirésias, que les aventures mythologiques ont successivement conduit à être homme et femme. La négation, le refoulement dont la sexualité féminine a été l'objet à travers les âges et les cultures sont inséparables des représentations dangereuses et démesurées qui l'accompagnent. « Femme, tu es la porte du diable », écrit Tertullien. Ce qu'il est convenu d'appeler la « libération sexuelle » a principalement concerné les femmes. À ce bouleversement des représentations sociales de la sexualité correspond-il une transformation psychique équivalente ?
Accessible et riche, inventive sur le plan de la recherche documentaire comme dans la réflexion, cette histoire des sexualités propose de retracer les grandes étapes et les évolutions des normes et des mentalités. C'est à partir du croisement des recherches récentes que se dessine cette nouvelle histoire, prenant en compte aussi bien l'âge, le sexe, l'orientation sexuelle, que la légitimité des partenaires et le contexte général. Dans la lignée des travaux de Michel Foucault, la sexualité y est présentée comme un fait éminemment culturel, sensible aux évolutions économiques, religieuses et scientifiques, qui structure les cadres mentaux et nourrit l'imaginaire. Plus que jamais, la sexualité est devenue un domaine incontournable en histoire, en s'emparant du vocabulaire politique : égalité, domination, discrimination, liberté, libération, révolution.
Invisibles, niées ou condamnées, les amours clandestines durables n'en sont pas moins bien présentes dans la vie sociale. Elles sont le quotidien de nombreux hommes et femmes en couple hétérosexuel ; elles occupent des esprits, des coeurs, des agendas et des hôtels. Ce livre invite à explorer ces « jardins secrets » à partir de l'analyse d'une trentaine de récits de vie et d'un corpus de témoignages recueillis sur Internet, traités sous l'angle de la sociologie du genre et des socialisations. L'auteure montre notamment que l'extraconjugalité durable se caractérise par la transgression de deux normes fondamentales du couple contemporain : la norme de véracité et l'égalité des sexes. Mais au-delà de la démarche scientifique, elle propose des clefs pour la compréhension de ces liaisons, à la fois fascinantes et repoussantes, et plus largement de l'amour et de la sexualité des couples hétérosexuels.
La pornographie suscite des opinions divergentes et alimente des débats passionnés. Mais au-delà des stéréotypes et des idées reçues, que savons-nous réellement de ce phénomène? Qu'est-ce que les usages de la pornographie peuvent nous apprendre sur nos sociétés sexualisées? Si certains aspects de la pornographie sont perçus comme problématiques, d'autres peuvent se révéler positifs. Avec un regard critique nuancé et ancré dans les données scientifiques récentes, cet ouvrage explore ses multiples facettes : les usages, les enjeux qui y sont liés, les retombées, les effets sur la santé publique, l'addiction, la violence, la diversité sexuelle et de genre, le racisme, l'usage chez les jeunes et la pornographie féministe. Au moyen de questions percutantes et de pistes de réflexion, les auteurs et les autrices vous invitent à repenser vos certitudes et à forger votre propre opinion sur un sujet complexe et souvent polarisé.
Et si la beauté et l’amour n’avaient pas d’âge ? La beauté des vieilles femmes brise les tabous et révèle comment médecine, féminisme et évolutions sociales redéfinissent le droit des femmes à une vie intime et épanouie.
Des couples homosexuels souhaitent s'engager dans la durée, à la recherche d'une croissance humaine et spirituelle. Quels repères leur proposer pour vivre un amour heureux, en fidélité à leur baptême s'ils confessent Jésus-Christ ? Se rencontrer, s'engager, apprendre à s'aimer en vérité, découvrir la joie d'un bonheur intime mais toujours fragile, vivre cette alliance devant Dieu, enfin s'ouvrir ensemble au monde : autant de jalons sur un chemin de sanctification. Cet ouvrage est destiné aux couples homosexuels chrétiens ou qui du moins honorent les valeurs évangéliques, à leurs proches qui veulent mieux les comprendre, à ceux et celles qui les accompagnent spirituellement.
Nous sommes en colère! Ce fut une révélation. Une épiphanie. Ce sentiment est tellement honni pour les femmes. Nous vivions dans le déni. Nous ravalions le grondement. Déjà le dire. Se l'avouer. L'écrire. Le hurler. Nous sommes en colère. C'est le début de la libération. Geneviève Morand et Natalie-Ann Roy croient que si les femmes manquent de pratique, leur colère est nécessaire. Elles ont décidé de la prendre au sérieux, et de lui ouvrir un espace. Cette colère accumulée, longtemps cachée pour préserver les apparences d'harmonie, se déploie ici comme une puissance politique méconnue. Ce livre rassemble les témoignages, les coups de gueule et les réflexions d'auteures aux réalités variées. Ensemble, elles pulvérisent le mythe de la femme supportant les outrages en silence, comme celui de l'hystérique aux emportements absurdes. Leur indignation s'explique et s'assume; encore faut-il avoir le courage de les écouter... Avec des textes de Dalila Awada, Laurence Bergeron, Pascale Bérubé, Emilie Sarah Caravecchia, Natacha Clitandre, Sabrina Clitandre, Yolande Cohen, Alexa Conradi, Toula Drimonis, Anne Florentiny, Kristen Ford, Élodie Gagnon, Amélie Gillenn, Andréanne Graton, Gaëlle Graton, Véronique Grenier, Marilyse Hamelin, Mariane Labrecque, Aurélie Lanctôt, Marie-Laure Landais, Marie-Claude Lortie, Melissa Mollen Dupuis, Geneviève Morand, Pénélope McQuade, Véronique Pion, Noémie Pomerleau-Cloutier, Marianne Prairie, Natalie-Ann Roy, Shahad Salman, Carolane Stratis, Josiane Stratis, Elkahna Talbi (Queen Ka), Danielle Veilleux, Jocelyne Veilleux, Cathy Wong.
Réunis autour de Breton et d'Éluard, le groupe des Surréalistes se livra à un « jeu de la vérité » sur les goûts sexuels de chacun, et d'abord sur la position préférée. Réponse « poétique », à la presque unanimité : le 69 ! On ne saurait mieux signifier ce qui est en jeu dans la multiplication des positions possibles : le coït, l'acte sexuel au sens premier, menace l'humaine sexualité d'être « bêtement » rabattue sur la nature (celle de l'instinct) et sa fonction. La chorégraphie des positions en détourne l'usage, de la reproduction vers la quête du plaisir. Le 69 est au coït ce que la métaphore est au sens propre...Du plus pastel, « fleur bleue », au plus criard, « fist fucking », ces 100 mots de la vie sexuelle sont moins un petit dictionnaire que la revue des mots de la sexualité d'hier et d'aujourd'hui. Cet ouvrage ne s'attache pas tant à définir ce que chacun connaît qu'à interroger le sens (historique, sociologique, religieux, esthétique, psychanalytique...) des faits et gestes de la sexualité humaine. Il arrive aussi que les mots de la sexualité soient des mots sexuels, avec toute leur éventuelle brutalité. Baiser, par exemple, est à la fois la désignation d'un geste (le baiser) et un mot-acte, en lui-même porteur de la violence sexuelle.Au commencement était « l'abstinence », à la fin la « zone érogène ».
1986, Téhéran : l’ayatollah Khomeini légalise la chirurgie d’affirmation de genre, un paradoxe dans une République islamique répressive.
Derrière les écrans, des travailleurs et travailleuses du porno amateur francophone racontent leur quotidien. Le sexe précaire lève le voile sur leurs réalités, entre précarité, numérique et capitalisme, sans tabou ni jugement.
Et si la sexologie se racontait à travers les yeux d’un chien ? Dans ce récit drôle et touchant, un médecin sexologue et son cocker observateur ouvrent les portes de leur cabinet.
Le désir n’est pas mort, il est juste endormi. En quête du désir perdu propose une méthode concrète, Alegria, pour aider les femmes à retrouver leur libido et les couples à mieux se comprendre.
Comment la pornographie est-elle devenue un phénomène culturel banalisé ? Le spectacle du sexe explore, à travers une enquête historique et sociologique, la normalisation du porno dans nos sociétés depuis les années 1990.
Articulé autour de la liberté et illustré par les controverses sociétales qui ont marqué les dernières trois décennies de la vie politique française, cet essai constitue une plaidoirie pour la libre disposition de soi et toutes les libertés qui en découlent : liberté procréative, liberté sexuelle, liberté religieuse, liberté d'expression, liberté vestimentaire... Du Pacte civil de solidarité à l'interdiction de la burqa, du changement de sexe à l'état civil au mariage pour tous, de la pénalisation des clients des prostituées au maintien de la prohibition du suicide assisté en passant par la pornographie, la gestation pour autrui ou encore le blasphème, ces débats ont mis en évidence la difficulté de notre société à assumer le principe politique qui l'a pourtant fondée, à savoir que l'État n'est légitime à intervenir que pour empêcher qu'un tort soit causé à autrui. Autrement dit, vis-à-vis de soi-même aucun pouvoir, aucune autorité ne saurait se substituer à l'individu sous peine de compromettre le contrat social. Affirmer la libre disposition de soi constitue l'acte premier de résistance envers toutes les formes d'assujettissements.
Après deux millénaires de culpabilité chrétienne, on pourrait penser que la liberté de moeurs s'est imposée, or aucune liberté ne va sans angoisse. Afin de dissoudre cette angoisse de la sexualité, d'en éclairer les zones d'ombre, d'en annuler les déterminismes, la société contemporaine s'est lancée dans une folle entreprise : l'encadrer, comme tout échange, par les formes contractuelles des normes juridiques. Mais le contrat peut-il s'appliquer à la sexualité?? A-t-il les moyens de clarifier la relation humaine la plus intime qui soit, de résoudre toutes les tensions liées au contact avec l'altérité?? Cédric Lagandré reprend le débat du statut culturel de la sexualité en Occident pour défendre, sur le socle du consentement mutuel, sa nature nécessairement infra-juridique. On ne peut accéder innocemment à la sexualité, non au sens où le désir sexuel serait moralement coupable, mais au sens où il implique un vertige, une angoisse et une mise à nu. La forme juridique, loin de civiliser la sexualité, l'enferme donc dans un cadre défini par la prostitution, et ne la repousse pas moins que la pornographie dans le registre trivial du besoin. L'effort contemporain pour passer l'intégralité du réel au crible des catégories juridiques ne peut donc qu'échouer devant l'ordre du symbolique : l'obscurité du désir rend la sexualité insaisissable à toute volonté de l'encadrer par la règle.
Au-delà de la définition formulée par l'OMS en 1975, qu'est-ce que la « santé sexuelle » et comment est-elle produite du point de vue du genre ? Ce numéro entièrement consacré à la jeune recherche analyse la manière dont les institutions, dispositifs et pratiques véhiculent des injonctions à une « bonne santé » et à une « bonne sexualité ». Comment les patientes le vivent-ils/ elles ? En quoi cela participe-t-il de la construction d'une clinique genrée ?
Qu'avons-nous fait de la libération sexuelle ? Thérèse Hargot, philosophe et sexologue intervenant en milieu scolaire depuis une dizaine d'années, s'interroge face à la jeunesse d'aujourd'hui.Banalisation de la « culture porno », course à la performance, défiance à l'égard de la contraception, retour des stéréotypes, obsession de l'orientation sexuelle... Si les jeunes se sentent sexuellement libérés, ils sont prisonniers de nombreux diktats. Quelle est cette liberté qui condamne à choisir en permanence son identité, ses amours, ses pratiques comme n'importe quel produit de consommation ?Fondé sur de nombreux témoignages, ce livre ose affronter de vraies questions exprimées par les adolescents et les jeunes adultes. Il invite à repenser l'apprentissage de la vie affective, relationnelle et sexuelle, pour devenir soi-même afin d'entrer en relation avec les autres.
Et si l’amour 2.0 n’était ni une révolution ni une menace, mais un miroir de nos propres contradictions ? Maude Lecompte, sexologue et chercheuse, décrypte sans tabou l’impact réel des applications de rencontre sur nos vies sentimentales.