La propriété littéraire
Et si la littérature n’appartenait à personne ? Dans La propriété littéraire, Rémy de Gourmont interroge avec ironie et profondeur la notion même de propriété appliquée aux œuvres de l’esprit.
C'est honorer bien peu, il semble, les plus belles productions de l'esprit humain que de les considérer sous l'aspect purement commercial. Loin de se plaindre, si l'on admire Musset, que les éditions de ses oeuvres vont se multipliant, ne devrait-on pas s'en réjouir ? Appartenir à tous, devenir le pain quotidien de tous, n'est-ce point le rêve de tous les écrivains dignes de ce nom ?
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Rémy de Gourmont (1858–1915) fut une figure majeure du symbolisme et un critique littéraire influent de la fin du XIXe siècle. Né en Normandie dans une famille de gentilhommes, il s’installa à Paris où il devint l’un des piliers du Mercure de France, revue qu’il cofonda et qui marqua profondément la vie littéraire de son époque. Atteint d’un lupus qui le défigure, il se consacre entièrement à l’écriture, produisant une œuvre variée : poèmes, romans, essais et critiques. Son style, à la fois érudit et ironique, en fait un auteur incontournable pour comprendre les débats esthétiques et intellectuels de son temps.