À partir d’une variation sur La princesse de Clèves, Raymond Radiguet invente un nouveau classicisme dans un jeu pervers entre l’aridité de la langue et l’exubérance des sentiments. Éblouissant.
Le Bal du comte d’Orgel
Paris, 1920. Mahaut aime son mari, mais François bouleverse tout. Un triangle amoureux d’une élégance rare.
Le Bal du comte d’Orgel raconte une passion discrète et presque silencieuse dans le monde mondain de l’aristocratie parisienne. François de Séryeuse rencontre le comte Anne d’Orgel et son épouse Mahaut, puis devient peu à peu un proche du couple.
François tombe amoureux de Mahaut, mais cet amour reste longtemps contenu par les règles sociales, la politesse et la peur du scandale. Le drame se joue moins dans les actions que dans les silences, les regards et les hésitations.
Mahaut éprouve elle aussi un trouble qu’elle tente de maîtriser. Elle veut rester fidèle à son mari, mais elle ne peut empêcher la naissance d’un sentiment qui menace l’équilibre de son existence mondaine et conjugale.
Le roman analyse avec finesse la naissance d’une passion impossible. Le bal annoncé dans le titre devient le symbole d’un monde élégant où les sentiments sont dissimulés derrière les rites sociaux, les apparences et la maîtrise de soi.
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person_edit À propos de l'auteur
Raymond Radiguet (1903–1923) est un écrivain français, figure prodige de la littérature du XXᵉ siècle. Mort à seulement vingt ans, il laisse derrière lui deux romans majeurs, Le Diable au corps et Le Bal du comte d’Orgel, ce dernier publié à titre posthume. Proche de Jean Cocteau, il marque la littérature par son style épuré et son analyse psychologique des passions humaines. Son œuvre, bien que brève, reste une référence du roman moraliste et classique.