Le Caire à corps perdu est un premier roman riche, dont les ressorts de l’intrigue sont en partie liés à l’activité professionnelle de son auteur, traducteur prolixe et talentueux. Khaled Osman y dépeint avec justesse l’humour, la dérision, la solidarité et la joie de vivre de la rue cairote, malgré la pauvreté et les frustrations.
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Le Caire à corps perdu
Nassi, de retour au Caire après des années d’exil en Europe, se réveille amnésique après un accident. Dans les ruelles chaotiques de la mégalopole, il part à la recherche de son identité, traqué par les services secrets.
Avec l'aide de Sett Baheyya la tenancière de la pension ou on l'a recueilli, et celle des autres pensionnaires et de bonnes âmes rencontrées en chemin, il mène l'enquête pour retrouver sa personnalité. Alors que des pans entiers de son identité ont été effacés, il conserve des souvenirs précis des lectures et des films qui ont marqué sa sensibilité... Parallèlement il est sans le savoir l'objet d'une traque par les redoutables services de la Sécurité centrale.
Cette double enquête identitaire et policière donne lieu à un récit dense en rebondissements à travers Le Caire, ville aussi effrayante qu'attachante.
L'avis de Gilbert Sinoué : J'ai terminé la lecture du Caire à corps perdu, et j'ai accompagné Nassi durant toute sa randonnée égyptienne. J'ai adoré ce roman, comment imaginer le contraire ? Un vrai plaisir de lecture. Plus que ça : un voyage troublant à l'intérieur de soi. Le héros se cherche et, à travers sa quête, et c'est une interrogation majeure qui se pose, celle que se répètent souvent les déracinés : « Qui suis-je ? De quelle terre ? De quel pays ? » D'ailleurs, Nassi exprime bien cet état de naufragé lorsqu'il déclare : « Cette impression de n'appartenir à aucune collectivité, de n'être chez lui nulle part, d'avoir le mal du pays où qu'il se trouve. » L'oubli est une forme de liberté, écrivait Khalil Gibran. Elle est peut-être là la réponse : la liberté de n'appartenir à rien, mais au monde.
Khaled Osman
Khaled Osman, né en Égypte, s'est d'abord fait connaître comme traducteur de
littérature arabe contemporaine. On lui doit la traduction en français d'un
grand nombre de romans égyptiens du prix Nobel Naguib Mahfouz et de son cadet
Gamal Ghitany, ainsi que de certaines grandes plumes du monde arabe comme la
romancière syrienne Samar Yazbek. Ce travail de traducteur a été récompensé de
plusieurs prix. Le Caire à corps perdu est son premier roman.
Khaled Osman
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Né en Égypte et ayant grandi en France, Khaled Osman est d’abord connu comme traducteur de grands auteurs arabes, notamment Naguib Mahfouz et Gamal Ghitany, un travail récompensé par plusieurs prix. Il se lance ensuite dans l’écriture et publie Le Caire à corps perdu, son premier roman, salué pour sa richesse littéraire et son exploration des thèmes de l’identité et de la mémoire. Son expérience de traducteur et sa double culture égyptienne et française nourrissent une œuvre à la croisée des mondes.
newsmode Revue de presse
Khaled Osman, traducteur chevronné de la littérature arabe contemporaine, nous livre avec Le Caire à corps perdu une œuvre qui explore les méandres de l’identité et de la mémoire au cœur d’une ville fascinante et tumultueuse. Loin d’une simple intrigue policière, ce récit nous plonge dans une quête existentielle, où la perte de mémoire devient paradoxalement le catalyseur d’une renaissance.
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