Le drame français au XVIIIe siècle n’avait pas encore été l’objet d’une étude d’ensemble ; l’intéressante thèse de M. Gaiffe nous en présente un tableau complet, clair et définitif. Etudié successivement dans ses origines littéraires ou sociales, nationales ou étrangères, dans ses rapports avec les idées et les mœurs du temps, dans son évolution et sa constitution organiques, dans les thèmes d’inspiration, dans son expression des sentiments et des milieux, enfin dans sa technique, le drame apparaît, entre les deux dates extrêmes que l’auteur s’est fixées pour limites, 1757 à 1799, comme l’un des efforts les plus originaux qu’ait tentés notre théâtre pour se renouveler.
Le Drame en France au XVIIIe siècle
Au cœur du siècle des Lumières, Le Drame en France au XVIIIe siècle de Félix Gaiffe explore la révolution théâtrale qui a bouleversé les scènes françaises.
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person_edit À propos de l'auteur
Félix Gaiffe (1874-1934) était un professeur d’histoire de la littérature dramatique à la Faculté des Lettres de Paris, reconnu pour ses travaux sur le théâtre du XVIIIe siècle. Spécialiste des Lumières et du drame bourgeois, il a marqué la critique littéraire par ses analyses rigoureuses et ses éditions de textes classiques. Son ouvrage Le Drame en France au XVIIIe siècle (1910) reste une référence pour comprendre la transition entre le théâtre classique et les formes dramatiques modernes. Gaiffe a également contribué à l’enseignement et à la diffusion de la culture théâtrale par ses cours et ses publications.
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Au point de vue littéraire, et si l’on met à part quatre ou cinq œuvres de premier rang, le drame du XVIIIe siècle risque fort de demeurer un chapitre négligeable dans l’histoire des lettres françaises ; mais l’invention dramatique, la technique théâtrale et la réalisation scénique ont dû à cette tentative persévérante quelques précieuses conquêtes ; en ce sens, le drame a contribué à affranchir notre théâtre des formules surannées et à l’orienter dans une voie que d’autres écrivains, mieux doués ou plus heureux, rendront féconde.