« Marion Bierry a su trouver le rythme, la fantaisie [et] l’humour de cette valse des mensonges. » Un chef-d’œuvre comique où Corneille déploie toute sa verve, porté par une mise en scène étincelante.
Dorante, jeune séducteur invétéré, transforme Paris en terrain de jeu où chaque mensonge en cache un autre.
Le Menteur met en scène un héros charmeur et imprudent, dont la propension à l'exagération et à la fabulation transforme de simples conversations en enchaînements comiques. À travers une série de quiproquos et d'impostures, la pièce explore les effets inattendus d'un mensonge qui s'emballe et finit par ébranler les relations amoureuses et sociales qui l'entourent. L'action, vive et tournée vers l'intrigue, offre un spectacle où le langage joue le premier rôle.
La pièce est remarquable par son ton enjoué et sa construction dramatique : dialogues enlevés, situations burlesques et retournements successifs. Corneille y déploie un art de la répartie et de la mise en scène des apparences, opposant vérité et théâtre de soi, sincérité et stratégie sociale. Les personnages, pris dans le filet des paroles, révèlent autant leurs désirs que leurs faiblesses.
Sur le plan littéraire, Le Menteur illustre la maîtrise de Corneille de la comédie de caractères et du comique de situation. L'œuvre témoigne de l'importance du langage dans la formation de l'identité et dans la négociation des rapports sociaux au XVIIe siècle, tout en restant d'une vivacité qui la rapproche des préoccupations contemporaines sur la représentation de soi.
Lecture stimulante tant pour le lecteur intéressé par l'histoire du théâtre que pour celui qui apprécie le jeu subtil des dialogues, Le Menteur conserve son pouvoir de divertissement et son intérêt critique, invitant à réfléchir sur la frontière mouvante entre la vérité et la fiction.
Pierre Corneille
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Pierre Corneille (1606–1684) est l’un des plus grands dramaturges français du XVIIe siècle, souvent considéré comme le père de la tragédie classique. Auteur prolifique, il a marqué l’histoire du théâtre avec des œuvres majeures comme Le Cid, Horace ou Cinna, tout en excellant dans le registre comique avec Le Menteur. Son génie réside dans sa capacité à allier profondeur psychologique, virtuosité verbale et réflexion sur les grands dilemmes humains. Ses pièces, encore jouées aujourd’hui, témoignent d’une modernité et d’une audace qui transcendent les époques.
newsmode Revue de presse
« Un super Menteur ! » La pièce de Corneille, mise en scène par Marion Bierry, est saluée pour sa drôlerie et son esprit, ainsi que pour les performances éblouissantes de ses acteurs.
« Un chef-d’œuvre de drôlerie et d’esprit. » Les acteurs, notamment Alexandre Bierry dans le rôle de Dorante, captivent le public du début à la fin, dans une pièce où mensonges et quiproquos s’enchaînent avec brio.
« Quiproquos, confusions, engrenages inextricables… Corneille, avec Le Menteur, montre qu’il possède indubitablement la fibre comique. Une comédie à la fois légère et profonde, où la liberté et l’insouciance le disputent à la morale. »