Tous deux conçus dans une démarche interdisciplinaire, leurs approches respectives diffèrent et se complètent : tandis que l’un puise son inspiration dans le droit et les études environnementales, l’autre repose sur des questionnements en histoire transnationale. La question de la répartition des risques et des dégradations écologiques est au cœur du premier ouvrage, par le biais des concepts de justice environnementale et de justice sociale.
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Le petit marchand d'allumettes
Et si justice sociale et justice écologique n’étaient pas antagonistes, mais les deux faces d’un même combat ?
Dans cette ambiance joyeuse et survoltée, Nicolas arpente difficilement les rues glaciales afin de vendre ses allumettes pour le compte de son père. Affamé et transi de froid, le jeune homme se recroqueville sous une porte cochère afin de se protéger un minimum du vent et de la neige. Désespéré, il cherche un peu de chaleur en craquant ses allumettes.
C'est alors qu'un monde d'illusions s'ouvre devant ses yeux ébahis. Sa troisième allumette se consumant, Nicolas sent ses paupières s'alourdir de fatigue tandis qu'un jeune noble emmitouflé dans sa belle veste s'approche doucement de lui.
La première personne de la journée à daigner poser un regard sur lui et à lui tendre une main secourable.
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Aliènor Bertrand est une chercheuse affiliée au CNRS, spécialiste des questions de justice écologique et justice sociale. Elle a dirigé plusieurs programmes de recherche interdisciplinaires, dont le projet « Inégalités écologiques » soutenu par le CNRS. Ses travaux, à la croisée de l’histoire, de la philosophie politique et des études environnementales, visent à repenser les liens entre écologie et société. Auteure et coordinatrice d’ouvrages de référence, elle propose une approche critique des enjeux contemporains de répartition des risques et des ressources.
newsmode Revue de presse
L’enjeu du livre est de récuser la difficulté d’articuler deux justices, sociale et écologique, sous prétexte qu’elles appartiendraient à des ordres différents, ou même qu’elles seraient intrinsèquement contradictoires. Les auteurs montrent au contraire que l’opposition de ces deux justices est un artefact entretenu par l’approche « environnementaliste », dont l’une des sources est paradoxalement le mouvement américain pour la justice « environnementale ».
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