C’est peut-être cela au fond, la « méthode Indridason » : une sorte d’acharnement méticuleux fait de patience et de répétitions, d’où peuvent jaillir au milieu de la pénombre, et seulement si l’on persiste à s’obstiner, quelques parcelles de lumière. Sombres aussi.
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Reykjavik, 1947 et aujourd’hui. Quand une jeune femme disparaît et qu’un vieux cold case ressurgit, Konrad, ex-policier têtu et solitaire, se lance dans une enquête où les fantômes du passé murmurent encore.
Il sait aussi écouter les fantômes. Dans une construction particulièrement brillante, Indridason crée un suspense et des attentes sur des plans différents et surprenants.
Il captive le lecteur et le tient en haleine avec brio. Il est ici question d'espoirs déçus et d'enfants que personne ne protège.
Arnaldur Indridason
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person_edit À propos de l'auteur
Arnaldur Indridason, né en 1961 à Reykjavik, est le maître incontesté du polar islandais. D’abord journaliste et critique de cinéma, il se consacre depuis 1997 à l’écriture et a imposé son style unique : des intrigues méticuleuses, des personnages tourmentés et une plongée dans les zones d’ombre de la société islandaise. Ses romans, traduits dans plus de 40 langues, ont été récompensés par de nombreux prix internationaux, dont le Prix du Polar européen Le Point et le Grand Prix des lectrices de Elle. Avec Les Fantômes de Reykjavik, il confirme son talent pour mêler suspense, profondeur psychologique et critique sociale.
newsmode Revue de presse
L’Islandais Arnaldur Indridason avait amorcé avec Ce que savait la nuit, paru l’an dernier, une nouvelle série autour d’un policier à la retraite qui, un peu malgré lui, mais aussi pour passer le temps, se retrouve à fouiller dans de vieilles histoires et à mener des enquêtes informelles.
On sort des Fantômes de Reykjavik avec un sentiment ambigu : entre la qualité littéraire du livre (dans le genre polar, il est difficile de faire mieux…) qui nous enthousiasme, et la très déprimante peinture d’une société islandaise corrompue par des vices universels qui nous accable.
Les romans d’Indridason portent également le deuil d’une Islande en voie de disparition, banalisée par la mondialisation. Les personnages, Erlendur comme Konrad, sont mal à l’aise dans leur époque, ils expriment toute la mélancolie des hivers islandais.
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