Literary Essays
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" Si vous aimez les clowns de rodéo, la country, la pisse de mule, les pumas empaillés, les étendues désertiques, les flics ripoux, Notre-Dame-de-Guadalupe et les motels borgnes, alors vous êtes au bon endroit. "Un road trip aux Etats-Unis, à la rencontre des écrivains américainsDans sa librairie en Corse, Sébastien Bonifay a lu compulsivement une certaine littérature américaine, noire et rugueuse. En 2016, alors que Trump est sur le point d'être élu, il part aux États-Unis sur un coup de tête rencontrer les auteurs de son panthéon personnel. Des auteurs illustres ou inconnus qui racontent l'Amérique des marges, celles des oubliés et des perdants, que la littérature rend magnifiques. Contre toute attente, ils acceptent de le recevoir. Entre une virée chez James Ellory à Denver et une visite à Knockemstiff au côté de Donald Ray Pollock, Sébastien Bonifay s'interroge sur le sens que la littérature a donné à la vie de ces écrivains et le pouvoir de leur prose à rendre compte de l'altérité.
Deux types de créatures féériques peuplent aujourd'hui l'Islande : d'un côté de puissants esprits des lieux capables de semer la mort et la désolation, et de l'autre d'inoffensives figurines aux oreilles pointues et couronnées de fleurs. Ces deux espèces coexistent mais elles sont en réalité séparées par une évolution millénaire advenue dans des contextes culturels très variés : dans l'Irlande médiévale, à la cour du roi Arthur, sur les scènes des théâtres élisabéthains, dans les mélodies de Schubert ou encore dans les romans de J.R.R. Tolkien et de J.K. Rowling. Les multiples voyages des elfes et des fées entre ces différents univers les ont profondément transformés. Nés dans un monde rural hanté par la puissance ravageuse des éléments, ils se sont progressivement immiscés dans l'imaginaire des cours royales, puis dans la culture littéraire et artistique des villes. Chemin faisant, les divinités des croyances populaires rurales archaïques ont laissé la place à de charmantes figurines appelant le citadin à un ailleurs fait de sentimentalité, de fantaisie ou encore de proximité retrouvée avec la nature. Dans ces pages, Matthias Egeler reconstitue la longue saga de ces créatures ambivalentes, tantôt amicales, tantôt malicieuses, et parfois dangereuses. Il fait pénétrer le lecteur dans les paysages enchantés et les récits magiques qui ont fasciné tant de générations et dont le succès est sans cesse renouvelé.
Chacun de nous s'acharne, chaque jour, à « gagner du temps », ou à « prendre son temps ». Économiser notre temps est l'un des soucis les plus constants de notre époque. L'homme a toujours essayé d'encadrer la journée, avec ses contraintes et ses distractions, par le rythme priant des « livres d'heures », et par les horloges au sommet des clochers, ou les montres aux pouls. Si Roland Barthes a étudié les « logothètes », les donneurs de mots, de mots d'ordre et de salut, Carlo Ossola nous propose ici quatre chapitres consacrés aux « rythmothètes », aux « donneurs de la maîtrise du temps » : de la Philocalie à la légende des Sept dormants d'Éphèse, sans oublier cette précieuse « maîtrise du temps » qu'est la création artistique, capable de donner une forme éternelle à la matière. À la fin de ce parcours, il nous arrivera peut-être de découvrir que nous pouvons, si nous le voulons, vider, effacer, alléger le temps.
Téhéran, années 1950. Découvrez les écrits intimes et engagés de Forough Farrokhzâd, poétesse iranienne rebelle, dont les lettres, récits et entretiens révèlent une quête acharnée de liberté et d’égalité.
Il n'est pas vrai - pas même en temps de crise - que seul ce qui est source de profit soit utile. Il existe dans les démocraties marchandes des savoirs réputés « inutiles » qui se révèlent en réalité d'une extraordinaire utilité. Dans cet ardent pamphlet, Nuccio Ordine attire notre attention sur l'utilité de l'inutile et sur l'inutilité de l'utile. À travers les réflexions de grands philosophes (Platon, Aristote, Tchouang-tseu, Pic de la Mirandole, Montaigne, Bruno, Campanella, Bacon, Kant, Tocqueville, Newman, Poincaré, Heidegger, Bataille) et de grands écrivains (Ovide, Dante, Pétrarque, Boccace, Alberti, l'Arioste, More, Shakespeare, Cervantès, Milton, Lessing, Leopardi, Hugo, Gautier, Dickens, Herzen, Baudelaire, Stevenson, Okakura Kakuzô, García Lorca, García Márquez, Ionesco, Calvino, Foster Wallace), Nuccio Ordine montre comment l'obsession de posséder et le culte de l'utilité finissent par dessécher l'esprit, en mettant en péril les écoles et les universités, l'art et la créativité, ainsi que certaines valeurs fondamentales telles que la dignitas hominis, l'amour et la vérité.
Et si l’enfance était la clé pour repenser notre société ? L’enfance de Clémentine Beauvais interroge notre rapport aux plus jeunes et propose une réflexion politique et poétique sur la vulnérabilité, la dépendance et la justice sociale.
Et si la maternité n’était pas un rôle figé, mais un état à réinventer chaque jour ? Jenny Dahan ose briser les tabous et interroge, avec une poésie crue et une sincérité rare, la possibilité d’être mère sans renoncer à sa liberté.
Face à l'absurdité de l'existence, Stig Dagerman pose une question radicale : et si la seule liberté possible était celle de regarder en face notre propre finitude ?
Découvrez l’envers du mythe Tolstoï : Nina Gourfinkel dissèque l’œuvre du géant russe, loin des clichés, en révélant ses contradictions, son style révolutionnaire et sa quête d’authenticité.
La Centrafrique, pays riche en ressources naturelles, reste l’un des plus pauvres au monde. Clément Belibanga y analyse les causes profondes de cette pauvreté persistante : crises politiques, corruption endémique et gouvernance défaillante.
Et si le banc public était bien plus qu’un simple meuble urbain ? Un banc de Viviane Chocas explore comment ces lieux discrets deviennent des havres de pause, de rencontre et de réflexion dans nos vies trépidantes.
Et si l’admiration, au lieu de nous enchaîner, nous libérait ? Admirer d’Hélène Vignal explore ce sentiment complexe à travers un récit intime et percutant, où une rencontre inattendue transforme une adolescence blasée en quête d’émancipation.
En 2026, on célébrera le 125ᵉ anniversaire de naissance d'André Malraux. Cet anniversaire constitue un moment symbolique fort pour le monde culturel, éditorial et institutionnel.
Et si la mémoire n’était pas un simple stock de souvenirs, mais le ciment même de notre humanité ? Dans La mémoire, Étienne Barilier explore avec profondeur et poésie comment le passé, toujours présent, façonne notre avenir.
Comment, à travers le monde, les vivants appréhendent la mort et son mystère. Dans l'écriture du monde, les sépultures signent une marque humaine et sacrée, distincte du règne animal. Elles inscrivent l'être dans le temps, relient la vie et la mort. Accompagnées de rites millénaires, elles traversent la planète et les temporalités, de la préhistoire à aujourd'hui. Ces pages nous invitent à une pérégrination dans les mondes des morts, là où passent des ombres, où festoient les parents d'un défunt, où se raccommodent les destins. Un lieu théâtral où les vivants apprivoisent finitude humaine et immortalité. Cimetières et nécropoles ont dessiné une géographie post-mortem du silence et de l'éternité, ponctuée de tombeaux, croix, bûchers, fantômes. Françoise Gardiol les a suivis de Chine au Japon, en Égypte et Nubie, à Pompéi et Venise et autres lieux, d'hier à aujourd'hui, en compagnie d'Hérodote ou Marco Polo. La mort n'est pas une fin mais un passage, croyances et philosophies ayant préparé le voyage des défunts vers l'Outre-monde. Rites, monuments, festins, des traces de nos ancêtres qui durent à travers les générations. Quand l'âge contemporain questionne le sens de l'existence en bousculant croyances et valeurs, il y a urgence de mémoire. Dans l'écriture du monde, les sépultures signent une marque humaine et sacrée, distincte du règne animal. Elles inscrivent l'être dans le temps, relient la vie et la mort. Accompagnées de rites millénaires, elles traversent la planète et les temporalités, de la préhistoire à aujourd'hui. Ces pages nous invitent à une pérégrination dans les mondes des morts, là où passent des ombres, où festoient les parents d'un défunt, où se raccommodent les destins. Un lieu théâtral où les vivants apprivoisent finitude humaine et immortalité. Cimetières et nécropoles ont dessiné une géographie post-mortem du silence et de l'éternité, ponctuée de tombeaux, croix, bûchers, fantômes. Françoise Gardiol les a suivis de Chine au Japon, en Égypte et Nubie, à Pompéi et Venise et autres lieux, d'hier à aujourd'hui, en compagnie d'Hérodote ou Marco Polo. La mort n'est pas une fin mais un passage, croyances et philosophies ayant préparé le voyage des défunts vers l'Outre-monde. Rites, monuments, festins, des traces de nos ancêtres qui durent à travers les générations. Quand l'âge contemporain questionne le sens de l'existence en bousculant croyances et valeurs, il y a urgence de mémoire.
Et si la prédation n’était pas une fatalité ? L’Imaginaire prédateur déconstruit les mécanismes de domination qui structurent nos sociétés et ouvre la voie à une identité relationnelle.
À l'occasion de l'entrée de Marc Bloch au Panthéon, et alors que l'histoire redevient le terrain d'âpres batailles culturelles, ce numéro coordonné par Emmanuel Laurentin repose la question qui ouvrait en 1937 une conférence de Marc Bloch : « Que demander à l'histoire ? ». À lire aussi dans ce numéro : Quel projet de puissance pour l'Europe ? ; Un génocide à hauteur d'enfant ; Les municipales à l'épreuve de l'intelligence artificielle ; Urgence de l'État de droit ; Renaud Camus, un apologiste de la violence.
Traduisant les derniers cours qu'a donnés Barthes au Collège de France, Kate Briggs réfléchit à la lecture, à l'écriture, à sa vie passée aux côtés des oeuvres d'autrui. Dans Le petit art, elle raconte sa pratique de la traduction en tant que relation complexe, incarnée, inépuisable, entre deux personnes, deux sensibilités, deux langues et deux oeuvres, entre une infinité de signes en tension et de sens potentiels, mettant à mal l'idée d'une traduction parfaite où la fidélité à l'original se résume à l'absence d'erreurs. Dans cet essai intime et érudit, Kate Briggs convoque Anne Carson, Lydia Davis, Virginia Woolf, Paul Valéry, Gayatri Spivak, André Gide, Dorothy Bussy et bien sûr Barthes, entremêle son histoire à la leur et livre un plaidoyer pour la traduction telle que la font les êtres humains, la traduction comme écriture. Car après tout, traduire un livre, au sens le plus terre à terre, c'est bien l'écrire de nouveau soi-même, pour la première fois.
Découvrez Notes de Ludwig Hohl, une œuvre inclassable où fragments, paraboles et réflexions s’entremêlent pour explorer la création, la solitude et la quête de vérité.
Et si les héros bibliques étaient bien moins parfaits qu’on ne le croit ? Roberto Mercadini revisite avec humour et érudition les récits de l’Ancien Testament, révélant un Dieu imprévisible et des élus aussi improbables que touchants.
Dernier livre de Carlo Ossola, Entrez sans frapper ouvre les portes du bureau 16 du Collège de France, où les livres deviennent des amis et les mots, des ponts entre les époques.
Quatre autrices relèvent un défi audacieux : réinventer la théorie féministe à l’ère post-pandémie. À travers une correspondance intime et engagée, La théorie un autre jour interroge notre capacité à penser ensemble.
Chemins d'écriture et de vie se répondent dans cet essai atypique où se croisent expériences, enfances, maternités, lectures et résistances. Témoignage d'une mère à ses filles : exil, exclusion, amour, peur... pour dire la géographie constrastée du monde. À travers tumultes et triomphes, la littérature et l'art demeurent compagnons et guides fidèles. Toni Morrison, Paule Marshall, Gabriel García Márquez et James Baldwin... Nos solitudes rend hommage aux figures qui ont inspiré l'autrice et marqué son parcours. Elle fait appel à l'exigence de la vérité, de la mémoire afin de tracer les contours de demain. Nous sommes face à nos solitudes et cherchons ensemble les clefs.
Et si la sagesse antique éclairait nos défis modernes ? Étincelles d’humanité rassemble 200 chroniques percutantes où Irene Vallejo, philologue virtuose, décrypte notre époque avec ironie et profondeur.
De nouvelles conceptions de l'engagement, de la famille ou de la rencontre, ont profondément transformé nos manières d'aimer, en particulier chez les jeunes générations. Ces évolutions sociologiques, si elles n'ont pas disqualifié l'amour comme horizon d'attente, redéfinissent les contours du sentiment amoureux. Ce numéro interroge le devenir de l'amour, notion essentielle en philosophie, pour le monde d'aujourd'hui. À lire aussi dans ce numéro : L'Émirat des talibans : un régime aux pieds d'argile ?; Immersion en Ukraine ; Les envies de France de Raphaël Glucksmann ; La mémoire de la Shoah après le 7-Octobre ; Federico García Lorca et l'été 1936.
Et si la vraie sagesse résidait dans les vertus ordinaires, celles que l’on oublie trop souvent ? La Vie simple de Carlo Ossola nous invite à redécouvrir la bonhomie, le tact ou l’ironie.
Virginia Woolf, figure majeure du modernisme, y explore l’art de lire et de critiquer avec un lyrisme envoûtant et une ironie mordante. Un essai intemporel pour tous ceux qui aiment les livres et s’interrogent sur leur pouvoir.
Et si la critique était avant tout un acte de liberté ? Gestes critiques de Georges Didi-Huberman explore, à travers les grands penseurs, comment la pensée critique se réinvente sans cesse pour émanciper et transformer le monde.
À l'origine fut la poésie des fondateurs : le récit épique ; ensuite surgit la poésie de l'homme : la tragédie, la lyrique ; puis l'histoire de ses gestes, de ses entreprises ; enfin, le sens à donner à toute cette oeuvre issue de ses mains, à cette fabrication d'outils et de monuments : la philosophie de l'histoire. Par ses négations, ses ruptures de civilisation, le XXe siècle a humilié le savoir de l'histoire, le livre de la famille humaine. Nous livrant à des savoirs analytiques qui creusent et renvoient sans cesse le moment et la possibilité même d'une soudure, d'une synthèse, nous ne pouvons plus « nous représenter » nous-mêmes, notre statut d'êtres vivants, uniques. Ce livre s'est donc formé comme un parcours « étiologique », une recherche des causes, dont la poésie - comme aux origines des écritures et au-delà des apories de l'histoire et des sciences - reste le témoin le plus fidèle. Une poésie néanmoins consciente de son inactualité : car sa parole - comme l'écrit Paul Celan - n'est pas d'ici ; elle est le Zeltwort, le « mot-tente » qui nous réunit, « au nord du futur ».
Et si Platon, souvent présenté comme l’ennemi des poètes, avait en réalité fait des histoires le cœur même de sa philosophie ?
Quinze écrivains révèlent leurs rituels, leurs doutes et leurs astuces pour dompter la page blanche. Comment écrivent les écrivains de Belinda Cannone lève le voile sur les coulisses de la création littéraire, entre discipline et inspiration.
Et si la Terre du Milieu cachait bien plus que des elfes et des runes nordiques ? Tolkien et la mémoire de l’Antiquité révèle comment Homère, Virgile et les mythes grecs ont secrètement façonné l’univers du Seigneur des Anneaux.