North-Africa & Middle-East
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Les histoires que nous conte ici Idries Shah - qu'il nous donne à entendre et à vivre - illustrent les modes de pensée et d'action des sages soufis.Il s'agit de faire ressortir par-delà les apparences la réalité des êtres et des situations.Plus que toute autre caractéristique, la tendance à entretenir des idées arrêtées, à s'en tenir à des suppositions faciles, fait obstacle à la compréhension et, par là même, à la maturation psychologique et spirituelle. Idries Shah ne se contente pas de porter sur ce travers fondamental un regard grave et amusé, il offre encore une fois un remède, sous la forme d'un livre-exercice.Ces « contes » s'adressent à l'esprit intérieur. Ils sont interactifs, ouverts. Ils réveillent chez celui qui les lit ou les entend la faculté peu exercée de revenir toujours au point de départ, l'aptitude à percevoir ce qui est là. Ils dessinent un chemin. Idries Shah, d'origine afghane, est né en 1924 à Simla (Inde). Il est mort à Londres en 1996. Comme l'avaient fait en leur temps certains maîtres soufis, particulièrement Jalaludin Rumi et Bahaudin Naqshband, il a reformulé pour notre époque les enseignements traditionnels du soufisme.
Ce recueil propose une adaptation libre de l'oeuvre majeure de Mehdi Azariyazdi qui, dans les huit volumes de ses Belles histoires pour les enfants sages, avait compilé des contes traditionnels en persan, caractérisés par une langue claire et une structure narrative adaptée à la sensibilité d'un jeune lectorat. L'ancienneté immémoriale de certains soulève néanmoins des questions exégétiques qui continuent d'alimenter la critique. Leur origine historique remonterait à l'époque parthe-arsacide, marquée par la figure des Ayyâr, représentants d'une chevalerie populaire vouée à la défense des plus démunis selon un idéal éthique exigeant. Outre les fables animalières - reflet intemporel de la condition humaine -, le recueil intègre des anecdotes à portée historique, mettant en scène des figures emblématiques de la Perse antique, telles que Khosro Anouchirvan et son vizir Bozorgmehr. Ainsi, par-delà la diversité de leurs origines, ces contes portent l'empreinte durable de la culture iranienne et transmettent un enseignement moral, souvent condensé en maximes appelées à traverser le temps.
Une jeune femme et une chatte parlante au bord d’une oasis : voici l’étrange rencontre qui ouvre Tamza, conte fantastique puisant dans la tradition berbère.
Trois contes arabes où l’amour, le désert et les ogres se mêlent sous une même tempête de sable. Entre tradition et modernité, ces récits captivants explorent les passions, les chocs culturels et la résistance face à l’inconnu.
Sur la côte marocaine, Malika mène la vie studieuse et enjouée d'une jeune adolescente. Mais vient l'âge où le corps se transforme et bientôt une pluie d'interdits déferle sur les couleurs de son existence. Voilà la fillette confrontée à cette vie monacale que la tradition veut lui imposer. Jusqu'au jour où un Djinn... Lirio Garduño-Buono nous propose ici un conte fantastique, merveilleusement illustré... Préface de Tayeb Ouldaroussi, Directeur de la Chaire de l'Institut du Monde Arabe à Paris. Editions Tangerine nights
Sur la côte marocaine, Malika mène la vie studieuse et enjouée d'une jeune adolescente. Mais vient l'âge où le corps se transforme et bientôt une pluie d'interdits déferle sur les couleurs de son existence. Voilà la fillette confrontée à cette vie monacale que la tradition veut lui imposer. Jusqu'au jour où un Djinn... Lirio Garduño-Buono nous propose ici un conte fantastique, merveilleusement illustré... Editions Tangerine nights
Les Berbères, dit Ibn Khaldoun au XVe siècle, racontent un si grand nombre d'histoires que, si on se donnait la peine de les mettre par écrit, on remplirait des volumes. Les contes qu'on lira plus loin proviennent surtout de la région du Haut-Sébaou ; mais il est évident qu'en raison des innombrables contacts entre les montagnes de la Grande Kabylie et Alger, la localisation des textes ne saurait avoir une rigueur absolue. Les Kabyles conservent jalousement leurs traditions et leurs coutumes, mais ne se dérobent à aucune influence. On s'est souvent demandé dans quel rapport étaient le folklore kabyle et le folklore arabe. le problème est peut-être insoluble et même un peu vain. La phrase citée d'Ibn Khaldoûn semble bien signifier que, dans son esprit, les Berbères avaient de nombreux récits propres avant l'invasion arabe. Frobenius estime qu'une partie au moins du folklore kabyle, par son caractère, ses héros et son style, a des affinités avec l'Europe occidentale plutôt qu'avec l'Asie. Ce qui est par ailleurs certain, c'est que l'invasion arabe contribua à apporter en Afrique du Nord tout le cycle de contes que nous voyons constitué et souvent littérarisé dans l'Orient médiéval.Nous nous sommes efforcés de reproduire les contes tels qu'ils sont dits, sans y ajouter des fioritures littéraires et de vains délayages. il convient, semble-t-il, d'abord et avant tout que soient recueillis tels quels les vestiges des traditions populaires. Tout le travail littéraire ou d'érudition qui peut être fait autour d'eux doit d'abord respecter leur intégrité. Toutes proportions gardées, il faut, comme pour les livres saints, établir des textes authentiques et corrects (extrait de l'Introduction, édition de 1945).Émile Dermenghem, né à Paris (1892-1971) journaliste, archiviste et bibliothécaire. Nommé archiviste-bibliothécaire du Gouvernement général d'Algérie en 1942, il le reste jusqu'à sa retraite en 1962. Les contes kabyles recueillis auprès de Saïd Laouadi sont publiés initialement en 1945.
Merveilleux, facétieux ou animaliers, ces contes de la tradition orale palestinienne sont le fruit d'un métissage millénaire, une alchimie que seul un pays comme la Palestine, où se sont succédé et croisés tant de peuples, de religions et de cultures, pouvait offrir.
"Il était une fois, ou peut-être pas..." Pendant de longues années, Najla Jraissaty Khoury a sillonné le Liban afin de constituer le corpus le plus exhaustif possible de contes populaires dans leurs différentes versions, rurales et urbaines. Elle les a fidèlement consignés tels qu'elle les avait entendus de la bouche des conteurs qui, eux-mêmes, tenaient à les lui rapporter à la façon de leurs parents ou grands-parents. Ce livre en compte trente, uniquement des histoires racontées par des femmes à l'adresse d'autres femmes, et où le beau rôle revient le plus souvent à des personnages du même sexe. Les héroïnes les vengent en quelque sorte en parvenant à résister à l'oppression des hommes avec beaucoup d'intelligence et de patience. En lisant ces contes, on constate d'emblée leur enracinement dans une tradition proprement arabe de l'étrange et du merveilleux, mais aussi la parenté thématique de certains d'entre eux avec le patrimoine d'autres peuples. La traduction de Georgia Makhlouf restitue toute la saveur du texte original, empreinte de poésie et d'humour.
Réunis pour une nuit par trois femmes génies, Mamé, prince d'Occident, et Zina, princesse de Botan, s'éprennent d'un amour fou. Ils échangent bagues et serments avant d'être séparés. Commence alors une folle quête d'amour, presque mystique, où chacun vit l'absence de l'autre comme un manque qui l'empêche de vivre. Le jeune roi quitte alors son royaume, traverse monts et déserts et affronte mille dangers pour retrouver Zina Zidâne, sa bien-aimée qu'il avait seulement aperçue un soir. Durée : 01H37 Durée : 01H37
De la Kabylie à la Syrie, en passant par la Palestine, un puissant récit circule de pays en pays. Celui d'un roi trop épris d'amour, d'un peuple terrorisé, d'une femme dévorante et d'un enfant sorti du ventre de la Terre. Une histoire monstrueusement forte, pour oser s'exprimer dans un monde sous petites ou grandes dictatures, et prendre le risque de grandir. Durée : 01H09 Durée : 01H09
Les nuits des 20, 22 et 24 juillet 1983, Le Récit de Shéhérazade était programmé au Festival d'Avignon et enregistré par France Culture. C'était la première fois que le Festival proposait un spectacle pendant toute une nuit, la première fois qu'il accueillait des conteurs. Cette narration spectaculaire, annonciatrice du renouveau du conte, est restée mémorable par la force de son histoire, ses drames et ses facéties, et par la qualité de ses interprètes. Contribuant à la connaissance du patrimoine immatériel de l'humanité, ce récit est un hommage à l'intelligence et au courage des femmes dans toutes les sociétés du monde. Il nous rappelle combien la circulation de la parole est, pour les humains, aussi vitale et nécessaire que celle de l'eau. Durée : 06H38
Sept contes soufis Au fil de ces histoires fantastiques, Abdel Saadi nous entraîne dans l'univers magique d'un héros mythique à la recherche d'un trésor entrevu dans l'enfance, ou bien il nous conte le périple d'un homme nostalgique d'une mystérieuse , terre des vivants ". Sept histoires qui expriment l'éternelle quête de celui qui chemine, solitaire, souvent incompris, voire persécuté, parce que "re-né" au vrai visage de la vie.