La nouvelle concernant une escale qui manque de tourner mal aborde avec franchise (et humour) un sujet tabou dans le métier : l'alcool.
Publication Date
21 October 2014
Publisher
Ker Editions
Collection
Paroles aériennes
Technical Characteristics
Language
Français
Pages
20 Pages
File Size
0.3 MB
ISBN 13
9782875860255
Format
Epub
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N'est pas commercial qui veut
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Un commandant de bord, excédé par les retards et le manque de transparence, décide de remplacer le responsable commercial à bord.
Echange de place à bord d'un avion
Lors d'un vol où la malchance et la technique se liguent pour retarder l'avion, et persuadé que le responsable des services commerciaux manque de motivation, un commandant décide de se substituer à lui. Les initiatives qu'il prend semblent judicieuses... à première vue.
Michel Vanvaerenbergh nous invite à embarquer dans ce recueil de nouvelles autobiographiques, glissant quelques anecdotes personnelles de sa carrière de pilote.
CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
- "La nouvelle concernant une escale qui manque de tourner mal aborde avec franchise (et humour) un sujet tabou dans le métier : l'alcool." - L'avenir.net
A PROPOS DE L'AUTEUR
En 1948, Michel Vanvaerenbergh poursuit des études d'ingénieur industriel avant d'intégrer l'école d'aviation civile à Bruxelles. Pendant près de trente ans, il pilotera des Boeing pour le compte de la Sabena, la compagnie aérienne nationale belge. Devenu instructeur en vol, il donnera cours de navigation aérienne et maritime dans diverses écoles et rédigera le cours de navigation de l'administration de l'aéronautique. Son livre, Souvenirs sans gloire, se décline sous forme de 14 nouvelles.
EXTRAIT
Ce vol se situe dans les deux ou trois dernières années de ma carrière. À cette époque, la direction de la compagnie se met en tête d'exiger des commandants plus de sens commercial. Ce que la compagnie entend par là, c'est du « contact passager ». Outre les annonces, on nous suggère vivement de venir dire bonjour et au revoir à nos passagers.Je suis de la vieille école. Avant le vol, plutôt que d'accueillir mes passagers en gants blancs à l'échelle de coupée, je préfère me concentrer sur la préparation du vol. Lorsqu'il y a un retard, qu'il soit dû au contrôle aérien ou à un problème technique, je n'essaie pas d'être commercial, je leur dis la vérité. S'il s'agit d'un délai dû au contrôle, j'avoue humblement que j'ignore quand nous pourrons décoller, mais que je me bats pour partir as soon as possible, le plus rapidement possible.La politique de la compagnie consiste à ne jamais annoncer plus de quinze minutes de délai... à la fois. À cette époque, il n'y a pas encore de téléphones portables, ou en tout cas infiniment moins qu'aujourd'hui, et le département commercial a constaté qu'à partir de quinze minutes de délai, les passagers qui ont des rendez-vous souhaitent aller téléphoner. Ceux qui craignent de rater leur rendez-vous ne reviennent pas toujours à bord.Toujours à cette époque, les terroristes ne sont pas des kamikazes. Leur technique consiste à s'enregistrer avec des bagages piégés et à s'arranger pour ne pas embarquer. Lorsqu'il manque un passager et que celui-ci a des bagages, il faut donc vider les cales et demander à chacun des passagers restant à bord d'identifier ses bagages. Donc, en n'annonçant pas plus de quinze minutes, on évite les débarquements « téléphone » et le « check bagage » subséquent.Je n'ai pas ce problème : je ne laisse pas descendre mes passagers. À ceux qui viennent au cockpit solliciter un débarquement, j'explique pourquoi je ne peux l'autoriser. J'ignore si j'ai jamais été commercial, mais en tout cas, j'ai toujours été convaincant.
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Lors d'un vol où la malchance et la technique se liguent pour retarder l'avion, et persuadé que le responsable des services commerciaux manque de motivation, un commandant décide de se substituer à lui. Les initiatives qu'il prend semblent judicieuses... à première vue.
Michel Vanvaerenbergh nous invite à embarquer dans ce recueil de nouvelles autobiographiques, glissant quelques anecdotes personnelles de sa carrière de pilote.
CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
- "La nouvelle concernant une escale qui manque de tourner mal aborde avec franchise (et humour) un sujet tabou dans le métier : l'alcool." - L'avenir.net
A PROPOS DE L'AUTEUR
En 1948, Michel Vanvaerenbergh poursuit des études d'ingénieur industriel avant d'intégrer l'école d'aviation civile à Bruxelles. Pendant près de trente ans, il pilotera des Boeing pour le compte de la Sabena, la compagnie aérienne nationale belge. Devenu instructeur en vol, il donnera cours de navigation aérienne et maritime dans diverses écoles et rédigera le cours de navigation de l'administration de l'aéronautique. Son livre, Souvenirs sans gloire, se décline sous forme de 14 nouvelles.
EXTRAIT
Ce vol se situe dans les deux ou trois dernières années de ma carrière. À cette époque, la direction de la compagnie se met en tête d'exiger des commandants plus de sens commercial. Ce que la compagnie entend par là, c'est du « contact passager ». Outre les annonces, on nous suggère vivement de venir dire bonjour et au revoir à nos passagers.Je suis de la vieille école. Avant le vol, plutôt que d'accueillir mes passagers en gants blancs à l'échelle de coupée, je préfère me concentrer sur la préparation du vol. Lorsqu'il y a un retard, qu'il soit dû au contrôle aérien ou à un problème technique, je n'essaie pas d'être commercial, je leur dis la vérité. S'il s'agit d'un délai dû au contrôle, j'avoue humblement que j'ignore quand nous pourrons décoller, mais que je me bats pour partir as soon as possible, le plus rapidement possible.La politique de la compagnie consiste à ne jamais annoncer plus de quinze minutes de délai... à la fois. À cette époque, il n'y a pas encore de téléphones portables, ou en tout cas infiniment moins qu'aujourd'hui, et le département commercial a constaté qu'à partir de quinze minutes de délai, les passagers qui ont des rendez-vous souhaitent aller téléphoner. Ceux qui craignent de rater leur rendez-vous ne reviennent pas toujours à bord.Toujours à cette époque, les terroristes ne sont pas des kamikazes. Leur technique consiste à s'enregistrer avec des bagages piégés et à s'arranger pour ne pas embarquer. Lorsqu'il manque un passager et que celui-ci a des bagages, il faut donc vider les cales et demander à chacun des passagers restant à bord d'identifier ses bagages. Donc, en n'annonçant pas plus de quinze minutes, on évite les débarquements « téléphone » et le « check bagage » subséquent.Je n'ai pas ce problème : je ne laisse pas descendre mes passagers. À ceux qui viennent au cockpit solliciter un débarquement, j'explique pourquoi je ne peux l'autoriser. J'ignore si j'ai jamais été commercial, mais en tout cas, j'ai toujours été convaincant.
Ebook
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shield_question Frequently Asked Questions
Ce recueil de nouvelles autobiographiques offre un regard unique sur le quotidien des pilotes de ligne, entre anecdotes savoureuses et situations inattendues. L'auteur, ancien commandant de bord, y mêle humour et franchise pour dévoiler les coulisses de l'aviation, loin des clichés. Une lecture idéale pour les passionnés d'aéronautique et les amateurs de récits authentiques.
Le livre aborde des thèmes comme le sens commercial dans l'aviation, les relations entre équipage et passagers, les retards et leurs conséquences, ainsi que des sujets plus tabous comme l'alcool dans le métier. Il propose aussi une réflexion sur la gestion des imprévus et la communication en situation de crise.
Ce livre s'adresse aux amateurs de récits autobiographiques, aux passionnés d'aviation, ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent aux métiers du transport aérien. Son style accessible et son humour en font une lecture agréable pour un large public, y compris les professionnels du secteur.
Vous pourrez interroger le smartbook sur les anecdotes de carrière de l'auteur, les défis rencontrés par les pilotes de ligne, les spécificités du métier à l'époque de la Sabena, ou encore sur les thèmes comme la gestion des retards, la relation avec les passagers, ou les tabous de la profession.
person_edit À propos de l'auteur
Né en 1948 à Etterbeek, Michel Vanvaerenbergh est un ancien pilote de ligne belge, ayant volé près de 30 ans pour la Sabena. Ingénieur industriel de formation, il a également enseigné la navigation aérienne et maritime, et rédigé des cours pour l'administration de l'aéronautique. Aujourd'hui à la retraite, il partage ses souvenirs et son expérience à travers des récits autobiographiques, mêlant humour et franchise. Passionné de mécanique de précision, il consacre désormais une partie de son temps à la réparation d'appareils photo Leica.
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9782875860255
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